Petit blabla : Bonjour à tous ! Dites-moi, vous arrivez à survivre, avec cette chaleur ? Parce que personellement, si je pouvais rester enfermée toute la journée au frais, je dirais pas non... Cet été va être duuuuur x)) Enfin bon ! Alors, ce chapitre va être définitivement un peu plus long que les autres (argh, quasiment 8 000 mots), le rating M est mérité, et je crois qu'il va y avoir une avalange de fluff. Voilà voilà. Je crois que tout est dit ?

Ah, non. les personnages ne m'appartiennent pas, mais par contre, les fautes d'orthographes sont entièrement de ma responsabilité. Et au fait... c'est le dernier chapitre avant l'épilogue. Voilà voilà. So... enjoy !


Castiel Novak était un homme basique. Il avait des doutes, des remords, mais toute sa vie ne tournait pas autour de cela. Il avait des moments de joie, des moments de peine, et si Castiel avait pris une feuille de papier pour faire une année en pixels, cela aurait donné quelque chose plein de couleur différentes. Oui, Castiel Novak était un homme basique, capable d'avoir le minimum syndical de contrôle sur ses émotions, mais lorsque son grand frère direct ferma la porte de la cuisine, il déglutit difficilement en s'agrippant à un dossier de chaise.

- Bon, Cassie, on va commencer depuis le début, dit Gabriel en tirant une chaise pour s'asseoir, mais Castiel ne fit pas de même, se sentant trop mal à l'aise pour cela.

- Hum, oui. Que veux-tu savoir ?

- Comment tu en es venu à connaître Dean au point de le faire dormir chez toi alors qu'il est une dizaine d'années plus jeune, déjà.

Gabriel accompagna sa phrase d'un sourire en coin qui détendit légèrement son petit frère, et l'homme aux cheveux noirs secoua doucement la tête.

- C'est basique. Nous sommes dans le même train, et à force de se côtoyer, nous avons fini par nous parler, principalement de musique.

- C'est tout ?

- Oui. Pourquoi, tu t'attendais à autre chose ? Demanda le comptable, un petit peu perplexe.

- Nah. Mais cela ne me dit pas comment, bon de Dieu, tu en es arrivé à le loger chez toi !

- Oh. Et bien…

Castiel hésita un instant sur la tournure à donner à sa phrase, et se décida finalement à reprendre la parole.

- Dean est venu ici lorsque son père l'a mis à la porte.

- Pourquoi il a fait ça ?

- Je… je ne pense pas être le plus habilité à répondre à cela. En tout cas, il est venu. Il n'avait pas d'endroit où aller et -

- Pourtant, il est le dernier à être seul, observa Gabriel en fronçant les sourcils. En plus, Charlie et Benny sont assez proches de lui, il me semble.

- Gabriel… soupira le comptable en se passant une main sur le visage, soit tu m'écoutes, soit je ne parle pas, comme ça, c'est réglé.

- Vas-yyyy, raconte, rit doucement son grand-frère, je ne t'interromps plus.

- Donc, Dean est venu. Je lui ai proposé de rester ici puisqu'il n'avait pas de lieu où dormir. Il ne voulait pas rester au début, parce qu'il ne voulait pas déranger, mais je lui ai dit qu'il n'y avait pas de problème. Il a simplement fini par rester, alors. Comme il refuse de vouloir être un parasite, il insiste pour payer certaines fois la nourriture, mais je m'arrange pour que cela soit les fois où c'est le moins cher possible.

Castiel laissa passer un petit silence, avant de demander.

- Cela te convient ?

Son grand frère laissa échapper un léger soupir, avant de laisser ses doigts traîner l'air de rien sur la table, marmonnant quelque chose que l'homme aux cheveux noirs ne comprit pas, mais qu'il ne demanda pas à Gabriel de répéter. En fait, c'était tout simplement qu'il n'en avait pas eu besoin, parce qu'il connaissait son frère, et qu'il savait que c'était inutile.

D'ailleurs, celui-ci reprit la parole quelques secondes plus tard, relevant les yeux sur son petit frère.

- Non. Est-ce que c'est simplement cela, Cassie ? Est-ce que tu as simplement fait cela pour l'aider ?

- Oui, dit Castiel, confus.

- Réellement ?

- Oui.

- Il n'y a rien de plus, Castiel ?

Gabriel ne l'appelait jamais Castiel. Il ne l'appelait jamais, mais vraiment jamais, Castiel. Sauf quand il se passait quelque chose de grave. Gabriel poussa un léger soupir, les yeux fixés dans ceux de son frère.

- Cassie, écoute, je ne veux pas te juger ou quoi que ce soit, mais est-ce que tu te rends compte que Dean a quinze ans ?

- Seize.

- Seize ans. Tu en as dix de plus.

Gabriel garda la bouche entrouverte un moment, avant de se lever brutalement pour aller chercher un paquet de bonbons qui traînait dans un des placards de la cuisine de Castiel spécialement pour lui.

- Tu penses que votre relation est saine ?

Le châtain avait braqué son regard doré sur son petit frère, qui déglutit difficilement.

- Nous – il n'y a rien entre Dean et moi, Gabriel.

- Cassie, s'il te plaît ! S'exclama l'enseignant en faisant un grand mouvement de bras. Je suis ton frère, je suis quand même capable de voir que vous vous bouffez des yeux en permanence ! Adam et Mich, déjà, c'était quelque chose, mais là, c'est plus des regards, c'est carrément de l'amour par téléphone sans téléphone !

Castiel se figea, les yeux écarquillés, la bouche entrouverte, incapable de dire un mot. Gabriel, qui s'attendait à autre chose, fronça les sourcils, avant de finalement s'effondrer sur la table en fixant son petit frère.

- … Tu ne t'en étais même pas rendu compte ?

- Je – tu – ne…

Castiel déglutit difficilement, avant de détourner le regard, passant une main maladroite dans son cou.

- Je – et bien, je sais que je suis… légèrement… attiré par Dean, peut-être même un peu plus que physiquement parlant, marmonna-t-il en mâchant ses mots, mais – cela n'est qu'à sens unique, Gabriel, et je ne compte absolument pas entamer une quelconque relation avec lui, cela ne serait pas raisonnable.

Gabriel fronça les sourcils avant de soupirer.

- Raisonnable, hein ? Marmonna-t-il, avant de secouer la tête. M'enfin… Je me demande bien quand même si -

- Cas ?

Les deux frères sursautèrent brutalement alors que Dean haussa un sourcil, appuyé contre le chambranle de la cuisine. Et putain, Castiel déglutit difficilement alors que son regard parcourait le corps de l'adolescent qui venait de sortir de la douche. Il avait emprunté un tee-shirt de l'homme aux cheveux noirs comme il le faisait parfois, et ses cheveux, pas totalement secs, laissaient couler des gouttes sur ses clavicules. Mais le pire, c'est qu'il n'avait pas ses lunettes, et que ses yeux verts brillaient incroyablement.

Castiel se racla la gorge, les paroles de son frère jouant dans sa tête – et d'ailleurs, celui-ci avait un foutu sourire en coin.

- Oui, Dean ? Demanda-t-il.

- Tu ne saurais pas où j'ai foutu mon CD de Led Zep' ? Je voulais le filer à Sammy, mais j'arrive pas à reposer la main dessus.

Le comptable chercha un instant dans sa mémoire, avant de sourire légèrement.

- Tu l'avais rangé, Dean. Dans le placard à CD.

- … Exact !

Le châtain eut un gigantesque sourire avant de crier le nom de son frère, qui répondit, mais moins fort.

- Ouais, tu es absolument pas frappé, toi, ricana Gabriel, et Castiel le frappa, pas méchamment, à l'épaule.

- La ferme.

Son grand frère eut un éclat de rire, mais celui-ci fut coupé lorsqu'une sonnerie de téléphone retentit. Toute la tension de la pièce s'envola lorsque les notes de Tomboy résonnèrent dans la pièce. Castiel eut une tête blasée alors que Gabriel ricana un bref instant, avant qu'il décroche son téléphone.

- Vouaaaais ?

-…

- Hein ? Aaah ! Oui ! Exact ! Laisse-moi deux minutes, et je bouge mon cul.

-…

- Mais non, je fous pas rien !

Castiel lança un regard railleur à son frère qui leva les yeux au ciel.

- Hé, mais si tu me laisses pas raccrocher, je peux pas partir, moi !

-…

- Oui, je t'aime aussi, Kali.

Un sourire attendri s'afficha sur le visage de Gabriel alors qu'il raccrochait, et Castiel leva un sourcil.

- Et après, c'est moi qui est critiqué ? rit doucement Castiel, se prenant une tape sur le crâne de la part de son grand frère.

- Petit con, râla Gabriel, avant de se relever. Bon, je vais te laisser, avec ton… colooocataire, huh ? Sérieusement, Cassie, j'espère que tu sais ce que tu fais. Enfin. Je vais ramener Sam avec moi, je pense. Histoire de dialoguer avec son paternel un petit peu si je le vois. Mettre les points sur les i.

Le comptable hocha la tête en se levant également, et les deux frères rejoignirent les adolescents dans le salon.

- Sam, je te raccompagne ? Proposa le professeur, et le plus jeune redressa la tête.

- Cela ne vous dérange pas ? Demanda Sam en redressant la tête, alors que les épaules de Dean se relâchaient.

- Si je te le propose !

- Dans ce cas-là…

Sam se redressa rapidement, rassemblant ses affaires en un tour de main, et quelques secondes plus tard, il était debout, prêt à partir.

- On y va ?

- Yup !

Gabriel donna une brève accolade à son petit frère qui la lui rendit maladroitement, alors que Dean ébouriffait les cheveux du sien, et Gabriel se retourna vers l'adolescent aux yeux verts.

- Tu t'occupes bien de mon petit frère, huh ? Demanda-t-il avec un clin d'œil.

Il fallut quelques secondes à Dean et Castiel pour comprendre le sous-entendu du plus vieux, et le châtain rougit alors que le comptable poussait un long soupir désespéré. Sam de son côté, fronça les sourcils, ne comprenant pas ce qu'il se venait de se passer. Il ne l'avait toujours pas compris lorsque Gabriel l'entraînait hors de l'appartement de son petit frère, mais haussa simplement les épaules en laissant tomber.

La porte se referma tranquillement derrière eux, les laissant dans un silence relatif, puis Dean se tourna vers son aîné en fronçant les sourcils.

- Pourquoi il a dit ça ?

- C'est Gabriel, grogna simplement Castiel en fronçant les sourcils, s'apprêtant à faire demi-tour pour retourner dans la cuisine pour nettoyer tout le bazar qui s'y était installé, mais son bras fut happé par l'adolescent.

- Cas…

- Dean.

Ils se fixèrent pendant un long moment, puis finalement, Dean s'approcha un peu plus de Castiel, rentrant dans son espace personnel sans même le remarquer. L'adulte déglutit difficilement, et son regard se perdit un léger instant dans les yeux de Dean puis descendit sur ses lèvres. Merde merde merde. Il redressa précipitamment les yeux, voulant échapper à l'emprise de l'adolescent, mais en faisant cela, il retomba sur la prise qu'avait Dean sur son bras.

- Explique, quoi ! Râla-t-il, mais ce qui figea Castiel, ce fut la supplication à moitié inaudible et pourtant bien présente dans la voix de l'adolescent.

Mais comment pouvait-il lui avouer cela ? Comment pouvait-il tout simplement penser à le lui dire ? C'était tout simplement impossible. Dean prendrait sûrement peur, et s'il ne partait pas, les choses deviendraient extrêmement gênantes entre eux – et Castiel ne voulait pas perdre le petit châtain, même si leur relation n'était qu'une relation amicale.

Seulement, il y avait les yeux de Dean qui le suppliaient, et sa peau qui touchait la sienne, et il y avait l'être tout entier de l'adolescent qui attendait de lui une réponse. Castiel se sentait tellement faible face à lui, et il ne pouvait pas résister à cela.

- Crois-moi, Dean, commença-t-il, la voix rauque, tu ne veux pas savoir.

Le châtain fronça un instant les sourcils, avant de tirer encore sur le bras de Castiel pour qu'il soit totalement face à lui.

- J'suis pas un gosse, putain, siffla Dean entre ses dents, et ses yeux lancèrent des éclairs, alors accouche.

Si pendant un instant, le comptable ne comprit pas réellement la formulation de l'adolescent, il fut surtout piégé par son regard. Il avait tellement été habitué à le voir avec ses lunettes, qui atténuaient la brillance de ses yeux, que les avoir comme cela, face à lui, sans rien pour bloquer leur foutu pouvoir hypnotisant… c'était tout simplement trop pour Castiel. Sans même réfléchir à ses actions, il bougea vivement ses bras, s'arrachant de l'emprise de Dean, et attrapa son visage entre ses mains avant de plonger sur sa bouche.

Et il l'embrassa. Sans faire attention à ses yeux écarquillés, sans faire attention au souffle qui se coupa dans sa gorge, sans faire attention à tout son corps qui se crispait.

Parce que bordel, c'était juste tellement bon. Ce n'était qu'un simple contact de leurs lèvres, mais c'était ça, et c'était bon. Encore meilleur que ce qu'il avait pu imaginer, même si la lèvre de Dean était tuméfiée. Ce fut justement cela qui dût être la cause du gémissement de douleur qui échappa à l'adolescent, et Castiel redescendit brusquement du nuage sur lequel il était monté.

Le comptable relâcha le visage de l'adolescent qui avait fermé les yeux, sûrement par dégoût, et se recula d'un pas, un frémissement le traversant, parce qu'en plus, il n'arrivait même pas à se sentir coupable alors qu'il aurait dû. Seigneur, il allait finir en Enfer.

- Excuse-moi, dit Castiel, levant ses mains devant lui alors qu'il fermait les yeux, tentant de graver dans sa tête les sensations qu'il avait ressenties. Je n'aurais pas dû faire cela sans ta permis -

Cette fois-ci, ce fut le souffle du comptable qui fut stoppé alors que des lèvres fraîches se posaient contre les siennes. Dean avait refermé les yeux en fronçant les sourcils après avoir attrapé le col de la chemise de Castiel, avant d'avoir un foutu soupir de contentement contre les lèvres de l'adulte. Son corps svelte était appuyé contre celui plus massif de l'homme aux cheveux noirs et était totalement… détendu. Certain de ce qu'il faisait.

Alors Castiel laissa sa morale aux oubliettes, comme il l'avait fait la première fois qu'il s'était masturbé sur l'adolescent, et l'attrapa par la taille pour le soulever et le plaquer contre le mur le plus proche – et jamais Castiel n'avait autant béni la petite taille de son appartement. Et visiblement, Dean également, puisqu'une de ses mains glissa dans les cheveux de Castiel, agrippant ses mèches noires alors que son corps se coulait contre le sien.

Les pensées de ce dernier se résumaient à Dean, et il n'était plus réellement capable de réfléchir correctement. Le corps qui se courbait pour se coller au sien était trop chaud pour qu'il l'oublie, et les lèvres de l'adolescent dansaient contre les siennes comme si elles avaient été faites pour lui. Le comptable eut un grognement, sortant sa langue pour approfondir leur baiser, et le châtain n'hésita pas un seul instant avant d'ouvrir la bouche dans un putain de pleurnichement qui fit frémir Castiel.

Dean avait un goût de sang et un peu de sueur, mais il avait aussi une trace de la crème qu'il avait mise sur sa lèvre, et c'était le meilleur baiser de Castiel depuis qu'il avait embrassé quelqu'un pour la première fois dix ans plus tôt. Alors que son colocataire n'avait que six ans.

Cette pensée eut sur l'homme aux cheveux noirs l'effet d'une douche froide et il voulut rompre le baiser, se reculer et s'excuser de son action, mais Dean ne lui laissa pas le choix. Au moment même où le comptable s'était tendu, l'adolescent avait raffermi sa prise dans ses cheveux, et la main qui se tenait à sa chemise avait fait le tour de son corps pour se plaquer contre ses omoplates.

- Non, putain, gronda Dean, séparant brièvement leurs lèvres en ouvrant à moitié les yeux, ça fait trop de temps que j'attends ça.

- Dean… Nous ne pouvons pas faire cela, réussit à dire Castiel, même si tout son corps tendait vers celui de l'adolescent démentant totalement ses propos. Tu es trop jeune et -

- J'ai seize piges, Cas. Tu en as vingt-cinq, et alors ? On s'en fout, bordel.

- Non, Dean, ce n'est pas raison-

La protestation de Castiel fut rompue lorsque Dean reprit ses lèvres en se surélevant à moitié sur la pointe des pieds. Et sa langue, par tous les saints, sa langue. Castiel ne pouvait décemment rien faire contre celle-ci lorsqu'elle entraînait la sienne dans la bouche de l'adolescent.

Merde, Castiel était tellement faible face à Dean que cela lui faisait foutrement peur. Dans un dernier sursaut de volonté, le comptable se détacha du petit châtain, décollant leur corps en faisant fit du froid soudain qui l'assailli. Il se détourna immédiatement de lui en se passant une main frustrée dans les cheveux, alors que ses veines lui semblaient être parcourues d'étincelles, et qu'il peinait à retrouver un rythme respiratoire normal.

- Tu ne sais pas ce que tu dis – tu ne sais pas ce que tu veux, Dean, dit-il d'une voix bien plus rauque que d'habitude. Je ne peux pas profiter de toi comme cela, c'est mal.

- Profiter de – Cas !

Dean eut un grognement et l'homme aux cheveux noirs l'entendit bouger, mais il ne se retourna pas pour autant, se massant l'arête du nez en se pinçant les lèvres.

Mais l'adolescent l'attrapa par l'épaule, le forçant à faire demi-tour sur lui-même pour se retrouver face à lui, et surtout face à ses yeux qui lançaient des éclairs.

- Tu crois que je suis incapable de te dire non, c'est ça ? Tu crois que si je n'en avais pas envie, je me laisserais quand même faire ?

Castiel ouvrit la bouche pour répondre, mais ses mots se retrouvèrent coincés dans sa bouche lorsque Dean colla son corps contre le sien, posant son autre main à la base de la nuque du comptable en le forçant à baisser la tête pour que leurs visages ne soient plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre.

- Cas… Si tu savais à quel point je te veux, putain !

- Dean – tu te trompes, okay ? Tes idées sont en désordre avec tout ce qu'il s'est passé récemment, et tu essayes de t'accrocher à moi, mais tu te fourvoies, raisonna Castiel, même si dire cela lui arrachait les tripes. Et quand bien même tu serais attiré par moi, ce n'est pas ce que je veux.

Ce fut ceci plus qu'autre chose qui parut frapper Dean, et l'assurance qu'il affichait se fissura brièvement. Ses mains furent moins fermes sur la nuque et l'épaule du comptable, et il se mordilla nerveusement la lèvre en baissant la tête.

- Mais…

- Non.

Le ton ferme de Castiel se fit plus doux lorsqu'il remarqua le tremblement qui parcourut l'adolescent, et l'homme aux cheveux noirs enleva lentement les mains de Dean sur son corps, les serrant brièvement.

- Tu… tu es jeune, Dean. À la recherche de nouveauté, ce qui est normal. Mais cela n'est pas – cela n'est plus mon cas, d'accord ? Je ne veux pas d'une simple relation sans lendemain avec toi et -

- Je ne veux pas que cela soit de la simple baise, le coupa Dean, redressant la tête alors que le comptable se figeait, éberlué.

- Pardon ?

- Je…

Dean eut le réflexe de remonter ses lunettes sur son nez, mais premièrement, elles n'étaient plus là, et deuxièmement, ses mains étaient emprisonnées dans celles de Castiel, alors il ne put pas faire diversion du rougissement qui prenait le haut de ses joues. Il inspira un grand coup, avant de planter fermement ses yeux dans ceux du comptable.

- Je t'aime, okay ?

- Dean, tu ne sais pas ce que tu es en train de dire, glissa Castiel, mais l'adolescent fronça les sourcils en se rapprochant d'un minuscule pas, et désormais, c'était lui qui tenait les poignets de l'adulte.

- Je déconne pas, Cas. Je suis foutrement tombé amoureux de toi, et je ne veux pas simplement baiser avec toi. Putain, je veux qu'on fasse l'amour et qu'on se câline devant un film et qu'on fasse toutes les choses que les couples font et qui sont ridicules mais que j'ai quand même envie de faire avec toi parce que je t'aime.

Le petit châtain resta silencieux un instant, attendant visiblement que l'homme lui réponde, mais Castiel était incapable de faire autre chose que d'avoir la bouche entrouverte d'étonnement, le fixant sans dire un mot. Alors Dean s'écarta, laissant retomber les poignets du comptable, et se passa une main gênée sur la nuque en se balançant d'une jambe à l'autre.

- C'est con, hein ? Marmonna-t-il d'une voix amère, sans regarder Castiel. Après tout, je suis qu'un ado, c'est ça ? Je sais même pas pourquoi je viens de te dire ça. C'est pas comme si ça pouvait changer quoi que ce soit – c'est pas comme si tu pouvais ressentir la même chose.

L'adolescent se passa une main sur le visage, et ce fut à cet instant-là que l'homme aux cheveux noirs remarqua qu'il semblait retenir des larmes – et merde, cela le ramena brusquement au moment présent.

Dean… l'aimait. Dean avait des foutus sentiments pour lui – les mêmes qu'il ressentait à son égard. Dean l'aimait.

Sans réellement s'en rendre compte, Castiel se rapprocha de l'adolescent, envahissant à son tour son espace personnel comme il aimait tant le faire, et attrapa le visage du châtain entre ses grandes mains, le coupant dans ses paroles. Dean resta la bouche entrouverte, une moue d'incompréhension sur le visage, puis ses yeux firent la navette entre les lèvres du comptable et ses yeux sans paraître s'en rendre compte.

Ce fut le geste de trop pour Castiel qui s'empara de la bouche de son colocataire, l'embrassant langoureusement et longuement sans s'arrêter un seul instant, parce que Dean l'aimait et que bon sang, lui aussi. L'adolescent eut un gémissement qui finit dans la gorge de Castiel, et il se plaqua contre lui d'un seul mouvement, ses doigts s'agrippant tour à tour au col de son aîné et à ses cheveux, comme si tout était soudainement trop pour qu'il réussisse à garder les pieds sur terre.

Castiel goûta lentement la bouche de Dean, s'emparant de tout ce que l'adolescent lui donnait et même de ce qu'il n'avait pas conscience de posséder. Ses mains avaient glissé de ses joues imberbes à son cou, puis étaient descendues jusqu'à ses hanches pour le ramener encore plus contre lui-même si cela était impossible – mais Castiel voulait se fondre dans Dean parce qu'il ne pouvait pas faire autrement, il en avait besoin.

Et il y avait Dean qui grognait contre ses lèvres, allant chercher toujours plus, et Castiel sépara brièvement leurs bouches pour tourner légèrement la tête et rattraper ses lèvres sous un autre angle. L'adolescent eut un sursaut contre lui, se cambrant un petit peu, et le geste causa une friction entre leurs bassins. Une forte étincelle de désir traversa le corps de Castiel qui gronda, fronçant les sourcils, avant de quitter la bouche de Dean en collant leurs fronts ensemble.

- Dean… réussit-il à dire d'une voix qui roulait comme si elle était usée, nous ne devrions pas - si l'on continue, je ne vais pas pouvoir m'arrêter, et nous devrions attendre, au moins que tu sois majeur, et –

- Et si je en veux pas qu'on s'arrête ? Je ne veux pas attendre, Cas, j'en ai marre de devoir attendre. Je veux juste… je te veux juste, répondit-il, déglutissant lentement alors que sa main droite glissait sur la joue pas tout à fait bien rasée de Castiel.

Dean avait des yeux brillants qui fixaient Castiel comme s'il parvenait à voir son âme, et une rougeur sur ses joues qui n'était définitivement pas de la gêne, alors qu'il caressait la joue de Castiel. Par réflexe, l'homme aux cheveux noirs s'appuya sur cette main, serrant un peu plus Dean contre lui.

- Mais -

- Cas. Fais-moi l'amour.

Le comptable manqua de s'étrangler un instant, mais Dean était si sérieux, si sûr de lui, que le souffle de Cassiel se coupa dans sa gorge. Il le regarda longuement, notant que finalement, le cocard allait être petit - mais que surtout, le plus jeune ne plaisantait pas.

- Tu es réellement sûr ? Tu veux cela ?

- Putain, ouais, grogna l'adolescent rapprochant le visage de Castiel pour l'embrasser.

Le comptable eut un grognement, mais cette fois-ci, raffermit sa prise sur le corps du petit châtain. Il fit glisser ses mains dessous ses cuisses puis appuya fermement dessus. Au début, Dean ne comprit pas réellement, avant de saisir ce que voulait faire Castiel. Sans lâcher les lèvres du plus vieux, il sauta, comme s'ils avaient fait cela toute leur vie, et enroula ses jambes autour de la taille de l'adulte - qui eut un grondement lorsque leurs bassins eurent un nouveau contact plus fort que le précédent.

Ses pouces caressaient les cuisses de Dean enserrées de son jean alors qu'il le portait jusqu'au canapé, songeant vaguement que la chambre était toujours froide et que même si un lit était plus confortable, le canapé était plus proche – et c'était cet argument plus que l'autre qui l'emportait parce que merde, Castiel voulait tellement Dean.

- Cas ! Gémit bruyamment ce dernier lorsqu'il fut allongé sur le canapé, une bouche vorace lui mordillant le cou.

Le comptable remonta lentement au visage de Dean, venant embrasser chacune de ses blessures tendrement, comme s'il pouvait les soigner d'un baiser. Le plus jeune eut un gémissement étranglé sous lui, ses mains parcourant le dos de Castiel et ses épaules, incapable de les fixer à un endroit.

Lentement, l'homme aux cheveux noirs revint récupérer la bouche de l'adolescent, alors que ses mains se glissaient sous le haut de Dean.

Et merde, sa peau était tellement douce, et Castiel retira rapidement le tee-shirt de Dean pour y avoir accès plus facilement. L'adolescent eut un sursaut, s'agrippant plus fortement à la nuque du comptable alors qu'il roulait des hanches. Le plus vieux eut un grondement, mordant la lèvre non-tuméfiée de l'adolescent, avant de s'écarter légèrement de son visage.

Dean avait le souffle court sous lui, ouvrant des yeux étrangement foncés, et gémit lorsque Castiel passa lentement ses doigts sur les tétons du petit châtain. Lentement, le comptable les fit rouler entre ses pouces, le regard fixé sur le visage de son colocataire. Dean s'arc-bouta contre lui, tirant sur les mèches de cheveux de Castiel.

- Cas – je – souffla-t-il, est-ce que tu – enfin, je…

Les quelques rougeurs sur le visage de l'adolescent stoppèrent un instant Castiel, et il fronça un instant les sourcils, avant de se redresser un peu plus.

- Dean… est-ce que tu es vierge ? Demanda-t-il.

- Je – nan, enfin – juste avec les hommes, je veux dire – parce que sinon j'ai baisé avec pas mal de filles et –

- Hey, Dean, si tu veux, on peut s'arrêter là, souffla Castiel, souriant doucement même si son érection coincée dans son jean était douloureuse.

Après tout, Dean passerait toujours avant tout, et le comptable préférait se couper les mains que lui faire mal, ou qu'aller plus loin que Dean était prêt.

- Non ! S'exclama l'adolescent, raffermissant sa prise sur le coup de son aîné. Juste continue, okay ?

- Okay.

Dean eut un sourire et Castiel sentit son cœur faire un sursaut dans sa poitrine, avant de se penser pour l'embrasser de nouveau, mais cette fois, plus doucement, laissant l'adolescent prendre ses marques. Lentement, le châtain reprit de l'assurance, et ses doigts glissèrent sous le haut de Castiel, avant de sortir avec fébrilité sa chemise de son pantalon. Le comptable le laissa lui retirer son vêtement, et Dean s'immobilisa ensuite, son regard parcourant le corps de l'adulte.

- Putain, Cas, siffla-t-il, et le plus vieux haussa un sourcil.

- Ce n'est pas la première fois que tu me vois comme ça.

- Ouais, mais j'ai jamais pensé que tu voudrais – enfin qu'on finirait comme ça, quoi…

Les mains de l'adolescent glissèrent contre le torse de Castiel alors qu'il se mordait la lèvre, et un frisson parcouru le brun sous le toucher hésitant. Merde, c'était tellement bon… Castiel déposa ses lèvres dans le cou de l'adolescent, descendant peu à peu sur son torse. La, il y embrassa encore une fois les quelques bleus laissés par John, et ses mains commencèrent à défaire le pantalon du plus jeune. Dean l'aida en relevant son bassin, faisant de même, et ils furent tous les deux nus sur le canapé, leurs vêtements éparpillés un peu partout autour.

Le visage de Dean était adorablement rouge et Castiel ne put s'empêcher de reprendre doucement ses lèvres alors que sa main glissait bien plus bas, attrapant leurs deux sexes tendus. L'adolescent eut un hoquet alors que ses ongles courts s'enfonçaient dans les épaules de l'homme aux cheveux noirs.

- Cas !

- C'est moi, sourit-il, et Dean roula des yeux, tentant une nouvelle fois de reprendre son souffle alors que Castiel reprenait ses mouvements.

- Bordel de merde.

L'adulte eut un léger rire, se penchant un peu plus au-dessus de Dean alors qu'il continuait à les caresser lentement. Celui-ci gémit un peu plus bruyamment, bougeant en rythme avec la main de Castiel, et ses yeux papillonnèrent un bref instant. Le comptable se mordit la lèvre, subjugué par le tableau qu'offrait inconsciemment Dean.

Étendu sur le canapé, les cuisses ouvertes et ses genoux redressés, serrant Castiel entre eux, il avait rejeté sa tête en arrière, son souffle bruyant s'échappant de sa bouche ouverte, et c'était tout simplement magnifique. Il sentait encore le savon au Monoï de la douche qu'il avait juste prise, et merde, mais combien de fois Castiel avait-il pu imaginer cela ?

Et pourtant, rien n'était plus beau que la réalité qui s'offrait devant ses yeux. Puis la queue de Dean eut un sursaut contre celle de l'adulte alors que celui-ci accélérait progressivement ses mouvements, et Dean gémit un peu plus fortement, resserrant son emprise sur le dos de Castiel.

- Je – si tu continues, je ne vais – ah, pas tenir longtemps, réussit-il à souffler, et Castiel s'immobilisa un instant, soucieux.

- Est-ce que tu es sûr que tu veux aller jusqu'au bout aujourd'hui, Dean ? Demanda-t-il, et il se figea en se rendant compte de ce que sa phrase laissait sous-entendre.

Mais Dean, lui, s'il comprit que cela ne serait pas la dernière fois à en juger la rougeur qui apparut sur ses joues, eut un sourire, ondulant légèrement contre Castiel, et bougea une de ses mains pour le forcer à baisser sa nuque.

- Putain, oui, répondit-il, à quelques centimètres des lèvres de l'adulte. Ça fait trop longtemps que je fantasme sur toi pour que je te laisse partir.

À ces mots, Castiel eut un grondement, attrapant la bouche de Dean sans lui laisser le temps de protester. Et puis, l'adolescent embrassait tellement bien – trop bien pour que cela soit honnête, et ce, même avec une lèvre tuméfiée. Mais lorsque le châtain gémit sourdement dans le baiser, au moment où le comptable appuya lentement sur son frein, celui-ci dut se retenir de le prendre là maintenant tout de suite.

Dean méritait mieux qu'une baise rapide sur le canapé sans la moindre préparation. Bon sang, Dean méritait d'être vénéré pendant des heures et Castiel ne voyait aucun problème à l'aduler. C'est pour cela qu'il lâcha lentement leurs érections, faisait fi du grognement dépréciateur du plus jeune, et se pencha un peu plus au-dessus de lui pour aller attraper le tube de lubrifiant qui se trouvait dans le faux-fond d'un des tiroirs de la table basse.

- Sérieusement, Cas ? Demanda Dean, roulant des yeux, et l'adulte haussa les épaules.

- Jusque-là, personne ne l'avait trouvé.

- En même temps, dans le salon, quoi. Qui cache ça là ?

- Moi, répondit Castiel, un sourire incurvant ses lèvres alors qu'il se redressait tirant légèrement sur les cuisses de Dean pour les écarter un peu plus. Comptes-tu parler de la place du lube avec moi pendant toute la soirée ou préfères-tu me laisser l'utiliser ?

Dean eut un léger ricanement, se détendant légèrement, et il passa un doigt sur un des biceps de l'adulte au-dessus de lui. Ni Castiel ni lui n'avait pensé qu'ils auraient pu être aussi… tranquille pour leur – huh, leur première fois, mais pourtant, c'était. Mais quand le comptable y réfléchissait, ce n'était pas si étonnant que cela – après tout, malgré tout ce qui pouvait les séparer, ils avaient toujours été sur une sorte de… pied d'égalité.

En tout cas, Castiel ouvrit le tube de lubrifiant avec un bruit de caoutchouc et en versa une généreuse dose sur ses doigts, les frottant légèrement pendant quelques secondes pour réchauffer le gel frais. Après avoir fait cela, il se pencha de nouveau au-dessus de l'adolescent qui n'avait pas quitté ses mouvements des yeux, et l'embrassa du bout des lèvres tout délicatement.

- Puis-je ?

- J'attends que ça, souffla Dean donnant un léger mouvement de hanches provocateur même si une légère rougeur était étalée sur ses joues.

- Je commence, dans ce cas, sourit doucement Cas, et l'adolescent eut le souffle coupé.

L'homme aux cheveux noirs laissa tout d'abord ses doigts lubrifiés se poser sur la tête de la queue de Dean, avant de descendre tout le long de son sexe en suivant une veine apparente, faisant trembler l'étudiant, et finit par arriver sur ses bourses, qu'il taquina un instant, avant de se glisser entre ses fesses.

Dean eut un hoquet lorsque les doigts de Castiel appuyèrent lentement sur son entrée plissée, et il dut retenir le réflexe de se reculer. Sous les yeux attentifs de l'adulte, il soupira longuement, fermant les yeux un bref instant, et ses doigts serrés sur le canapé se détendirent lentement. Castiel prit cela pour un bon point et se remit à bouger ses doigts sur la zone sensible, la caressant avec application. Voyant que le corps de son colocataire était moins tendu, il rentra avec précaution un doigt à l'intérieur.

L'adolescent eut une grimace, serrant brièvement la housse du canapé et le comptable s'arrêta dès que sa première phalange fut entrée, regardant avec inquiétude Dean.

- Tout va bien ? Demanda-t-il, fixant le châtain qui hocha avec hésitation la tête.

- Ouais. Je crois. C'est juste que – huh, j'ai jamais rien foutu dans mon cul avant donc…

- Je comprends, sourit Castiel, se penchant légèrement pour aller déposer ses lèvres sur celles du plus jeune brièvement. Dis-moi juste si tu as mal, ou si tu veux que l'on arrête, d'accord ? Je ne ferrais rien que tu ne veuilles pas.

- Je sais, murmura Dean, un tendre sourire aux lèvres.

Le cœur de Cassiel rata un battement. Seigneur. Comment Dean pouvait-il faire passer autant de... d'amour dans un regard ? Le comptable avait l'impression d'être littéralement enveloppé dans la chaleur de ses yeux vert. Sans y penser, il se baissa, venant embrasser le petit châtain une nouvelle fois. Ce dernier répondit immédiatement au baiser, avant de bouger légèrement les hanches.

L'homme aux cheveux noirs retint difficilement un grognement en sentant les chaires chaudes et serrées entourant son doigt se mouvoir, et son érection se rappela douloureusement à lui. Il tenta d'occulter de cela, quittant les lèvres de Dean pour se concentrer uniquement sur le corps en dessous de lui, et il finit d'insérer totalement son doigt en Dean sans que celui-ci ne montre un quelconque signe de douleur. Avec précaution, Castiel bougea son index, lentement, doucement, ne quittant pas des yeux l'adolescent même si une partie de lui mourrait de glisser son regard plus bas pour voir son doigt bouger.

Au bout d'un moment, Dean laissa échapper un doux soupir, se mordant la lèvre, et l'adulte prit cela pour une invitation, insérant peu à peu son majeur. Celui-ci rentra plus facilement que l'index, mais cela n'empêcha pas l'adolescent de se tendre un instant. Encore une fois, Castiel s'immobilisa, se retenant fortement de pilonner le magnifique corps allongé de ses doigts, et à la place, il déposa une multitude de baiser sur le cou de Dean, remontant parfois embrasser sa mâchoire ainsi que son œil non-blessé, avant de redescendre sur le haut de son torse. Ceci eut le mérite de détendre notablement l'adolescent, et Castiel attendit encore de brèves secondes avant de replier lentement ses doigts à l'intérieur de son corps.

Dean eut un hoquet, fronçant les sourcils, mais les lents mouvements de son désormais presque amant n'étaient plus si douloureux que cela – étrange, certes, presque un peu désagréable, pas cela ne faisait pas mal. Alors Castiel continua de détendre lentement les muscles du corps offert, jouant doucement avec. Parfois, il faisait des mouvements de ciseaux, d'autres fois, il se contentait de retirer presque complètement ses doigts pour revenir un peu plus précipitamment dans l'entre chaude – et alors, Dean ne pouvait pas s'empêcher d'accompagner ses mouvements, ouvrant inconsciemment ses cuisses en se cambrant légèrement.

Tout cela ne faisait que maintenir l'érection de Castiel dans un état vraiment douloureux – et il devait à chaque instant combattre le désir de s'enfouir tout de suite maintenant en Dean. Presque pour se venger d'avoir face à lui un corps aussi désirable, Castiel vint grignoter les lèvres de Dean, l'embrassant lentement, et l'adolescent lui répondit immédiatement, décrochant ses doigts du canapé pour les perdre dans les cheveux du comptable.

Un troisième doigt se glissa dans l'intimité du petit châtain sans que celui-ci paraisse le remarquer, continuant de perdre son souffle contre la bouche de Castiel, du moins, jusqu'à ce que celui-ci frôle une protubérance dans son corps. Dean hoqueta soudainement, s'accrochant à Castiel en rejetant la tête en arrière, se cambrant sans même s'en rendre compte.

- Pu-putain, c'était quoi, ça ? Demanda-t-il, les membres encore tremblants de l'étincelle de désir incroyablement forte qui l'avait parcouru.

Castiel se redressa avec un sourire satisfait, savourant l'air hagard de Dean, et bougea de nouveau ses doigts, sachant cette fois où se trouvait ce qu'il cherchait. L'adolescent lâcha un long gémissement lorsqu'il appuya de nouveau à cet endroit, et le comptable commença à jouer longuement ici.

- Ta prostate.

Dean émit un cri étouffé, ses yeux roulant dans ses orbites alors qu'il remuait contre le canapé, tentant d'augmenter encore la friction que Castiel lui offrait avec plaisir. Désormais, il était totalement détendu autour de ses doigts – et merde, l'adulte avait l'impression que le cul de Dean en voulait toujours plus et que ses doigts n'étaient plus assez. Mais peu importait à quel point Castiel voulait s'enfoncer en Dean, il ne pouvait pas se résoudre à le blesser.

Mais le plus jeune attrapa l'épaule de l'homme aux cheveux noirs, la serrant fortement, et Castiel releva ses yeux pour les plonger dans les orbes verts.

- Cas – je – je ne veux pas venir tant que tu n'es pas – enfin, huh…

Une légère rougeur se forma sur le bout du nez de l'adolescent et une vague de tendresse traversa Castiel, qui se pencha lentement pour glisser ses lèvres contre les siennes.

- Je ne veux pas que tu te sentes forcé, Dean, et -

- Bordel Cas, juste, prends-moi, okay ? Je veux te sentir en moi.

Et il y avait les yeux de Dean qui étaient tellement fermes, plongés dans les siens, et il ne pouvait pas résister à cela. Alors lentement, Castiel retira ses doigts, reprit le tube de lubrifiant, mais juste avant de l'utiliser, il se rendit compte qu'il n'avait pas de préservatif, et que putain, il n'en avait pas racheté depuis un siècle – puisque d'habitude, c'était toujours ses… partenaires d'une nuit qui en avaient.

- Dean – je suis clean, mais je ne veux pas prendre le risque que nous -

- Je suis clean aussi.

Castiel fronça les sourcils, étonné par la vitesse avec laquelle Dean avait répondu cela.

- Tu -

- Ouais – je suis allé me faire dépister y'a quelques semaines – et j'suis okay.

L'adolescent bougea légèrement, avant de laisser sa main glisser le long du bras de Castiel, glissa sur son torse, avant de s'arrêter sur sa hanche – puis il récupéra le tube de lubrifiant, écarta un peu plus les jambes, et sous le regard émerveillé – et foutrement excité de l'homme aux cheveux noirs, il déposa du gel dans sa main, avant de la poser sur la hampe de l'adulte, pour le caresser fermement.

Bon sang. Castiel gronda, fermant brièvement les yeux, se laissant envahir par toutes les sensations qui parcouraient son corps. Il y avait la main de Dean, le corps de Dean, et puis il y avait le souffle de Dean qui rebondissait au niveau de son cou, le faisant frissonner en permanence. Autant dire qu'il ne put pas tenir beaucoup plus longtemps.

Le comptable stoppa la main de Dean, entrelaçant leurs doigts en ramenant leurs mains au-dessus de l'épaule de l'adolescent, et de son autre main, il s'inséra doucement dans le corps du châtain.

Il dut s'arrêter trois fois avant d'être enfin complètement rentré en Dean, mais lorsqu'il le fut, il lâcha un grondement de soulagement et de plaisir mal contenu. Putain. C'était tout simplement incroyable. La sensation des chaires serrées de Dean autour de lui auraient suffi à le faire venir s'il n'était pas à ce point déterminé à ce que son amant ne jouisse avant lui.

Mais pour l'instant, le visage de Dean était plissé par la douleur et il fermait fortement les yeux en se mordant la lèvre, et ce n'était pas de plaisir. Alors Castiel l'embrassa pendant de longues minutes, le câlinant sans interruption en glissant sa main qui n'était pas enserrée par celle de l'adolescent sur tout son corps, le caressant encore et encore, repassant sur tous les points sensibles qu'il avait découvert et surtout, il embrassa Dean.

Et Dean l'embrassait en retour, se détendant progressivement, et tout son corps finit par se relâcher alors que son visage perdait sa crispation. Avec hésitation, il finit même par bouger légèrement les hanches, et Castiel eut un long gémissement lorsque les muscles anaux de Dean se resserrèrent autour de lui par intermittence.

- Puis-je ? Demanda tout de même Castiel, et cette fois-ci, Dean hocha la tête.

Les bras de l'adulte, sur lesquels ils s'appuyait depuis de longues minutes, de très très longues minutes, de très très très longues minutes, tremblèrent un instant, et il descendit sur ses coudes avant de commencer à bouger, doucement, lentement, profondément.

Peu à peu, des gémissements envahirent la pièce, et Dean eut un cri plus aigu que les autres lorsque le gland de Castiel frappa sa prostate fermement. Et l'adulte continua, encore et encore, tapant en continuité la protubérance dans le corps de l'adolescent.

Et tout était tellement bon – pour l'un comme pour l'autre, et surtout à partir du moment où Castiel força en se reposant sur un seul de ses avant-bras, celui où leurs doigts étaient entremêlés, et de son autre main, il vint prendre en main l'érection de Dean, et le caressa.

Si ses deux mouvements étaient synchronisés pour donner le plus de plaisir possible à l'adolescent – et bien, cela eut un peu trop d'effet. Dean ne mit pas longtemps avant de se tordre sous Castiel, incapable de penser à quelque chose d'autre que le plaisir que lui donnait son amant. Et le voir comme ça, le sentir comme ça, ce fut cela qui perdit l'homme aux cheveux noirs.

Peu à peu, ses mouvements furent plus rapides, moins doux, plus brusques, mais tout n'en fut que meilleur, et Dean en perdit ses capacités de réflexion sous lui, et Castiel se perdait en grognement, et Dean se perdait sous les coups de reins puissants, et Castiel en perdait totalement sa synchronisation.

Et puis – et puis Dean jouit brutalement entre les doigts de Castiel, et il se resserra complètement autour du comptable. Le souffle brutalement coupé, Castiel jouit en Dean, et ce fut le meilleur moment de sa putain de vie. Lorsqu'il se laissa retomber sur le corps de son colocataire, Dean eut un soupir de contentement, un sourire repu s'étalant sur son visage. Songeant vaguement à ne pas l'écraser, l'adulte le souleva de ses bras encore un peu tremblants, et sans sortir de son corps, il donna un coup de reins pour les tourner, le laissant ainsi reposer au-dessus de lui.

- Merde, Cas, grogna Dean, enfouissant son nez dans le cou de Castiel, c'était putain de génial.

Castiel eut un rire rauque, resserrant ses bras autour du corps de l'adolescent. Ils étaient tout en sueur, le sperme de Castiel remplissant les entrailles de Dean et le sien étalé sur leurs estomacs. Ce n'était pas la sensation des plus agréables – mais ce qu'ils venaient de vivre était juste trop bon pour qu'ils s'en préoccupent.

Non, vraiment, c'était la meilleure chose que Castiel Novak n'ait jamais ressentie.