CHAPITRE X : La Mission
Tôshirô la vit partir et se retrouva seul dans le labyrinthe. Il se sentait stupide. Trois années qu'il ne l'avait pas vu et qu'il n'attendait que ça. Trois années qu'il se retenait de descendre car il savait qu'elle avait de l'importance pour lui. Ils se ressemblaient tellement parfois…
Mais à la Soul Society, ce genre de sentiments envers les humains étaient interdits. Tout ça pour ça !
Et maintenant, il devait se rapprocher d'elle. Pourquoi de cette façon ? Si cet enfoiré de maître des enfers n'était pas apparu avec sa prédiction de merde…
Quel idiot il faisait ! Le capitaine donna un coup de pied dans un gobelet qui traînait par terre et le fit valdinguer au loin.
_Joli coup, dit la voix de Zaraki Kenpachi.
Tôshirô se contrôla pour ne pas envoyer boulet l'impétueux capitaine.
_Que voulez-vous Taïcho ?
_Moi ? Je ne veux rien. C'est lui qui veut quelque chose.
Sortis de l'ombre l'impressionnant Capitaine Byakuya Kuchiki. Tôshirô savait déjà de quoi allé parler la conversation et il aurait tout donné pour l'éviter.
_Taïcho, dit le capitaine Kuchiki. Vous savez pourquoi nous sommes ici ?
_Merci, je sais. Je n'ai pas besoin que vous veniez m'espionner.
_Et bien, à ce que j'ai entendu et aux vus de la tournure de votre conversation, je dirai que si, vous avez besoin qu'on vous le rappelle. Vous vous y prenez plutôt mal…
Tôshirô défia les deux autres capitaines du regard.
_Doutez-vous de moi ? Rétorqua-t-il.
_Nullement Taïcho. Cette petite a l'air de bien vous aimer. Ne vous la mettez pas à dos et employez-vous à vous faire apprécier en retour. N'oubliez pas que sans sa confiance totale, nous échouons. Et l'échec n'est pas possible. Il en va de l'avenir de nous tous. C'est elle, Taïcho qui doit s'attacher à vous, pas le contraire…
_Je sais.
Tandis que le silence s'installait, Zaraki Kenpachi grogna que cette mission était nulle et qu'il s'ennuyait ferme. Tôshirô quant à lui commençait déjà à retourner vers le manoir quand le capitaine Kuchiki rajouta :
_C'est votre mission plus que la nôtre Taïcho. Nous n'avons pas le droit aux sentiments ici. Alors refoulez vos émotions et faites votre travail. Vous savez ce que vous risquez si vous vous laissez aller à ça ? Vous serez durement punis. Contrôlez.
