Hello me revoilà ! Je suis contente d'avoir écrit vite ! J'espère que ça vous plaira ! Bonne lecture !

Chapitre 10

Cher Harry,

Les jours passent et le climat est de plus en plus froid. Etrange pour un mois de mars. Bien trop étrange. C'est comme si le printemps ne voulait pas se réveiller, ou plutôt comme si Voldemort l'avait banni à tout jamais. Ce serait logique. Il détruit tout ce qui est beau, tout ce qui nait, tout ce qui vit et qui est coloré. Mais nous, il ne nous aura pas. Il aura beau détruire Poudlard, les saisons, le monde magique, la vie, il ne pourra jamais éteindre ce que je ressens pour toi.

Ginny.

Ginny reçut une lettre le lundi matin. Une lettre qui venait de Hagrid et qui la fit longuement sourire.

Cher Ginny,

Je donne une nouvelle fête Soutien à Harry Potter ce soir, comme la dernière fois, tu te rappelles ? Dis à Neville et tes autres amis de venir, j'en serais ravi !

Hagrid.

Ginny éclata de rire et passa la lettre à Neville qui était juste à côté d'elle.

« On y va ? dit Ginny.

- Carrément ! ricana Neville. J'adore Hagrid !

- On propose à Seamus ? demanda Ginny.

- Il est en retenue ce soir, annonça Neville. On a qu'à proposer à Parvati et Lavande.

- Tu sais très bien qu'elles n'aiment pas tellement Hagrid, dit Ginny. Enfin elles l'aiment bien mais… enfin je me comprends.

- On a qu'à proposer à Anthony et Michael.

- Mouais », répondit Ginny.

Bien qu'elle ait gardé un bon contact avec son ex, Michael Corner, elle n'aimait pas tellement faire la fête avec lui. Quand ils travaillaient ensemble pour les cours ou pour l'A.D., il ne la dérangeait pas plus que ça mais pour une fête, c'était différent. Elle tenta d'être amicale et ne dit rien à Neville sur ses réticences.

Lorsque Neville et Ginny proposèrent aux garçons d'aller avec eux à la fête, devant rattraper leur retard dans leurs devoirs. Intérieurement, Ginny fut soulagée. Après tout, elle savait qu'elle s'amuserait bien à cette fête.

Le soir, Ginny se coiffa pour aller à la fête d'Hagrid. Elle ne savait même pas pourquoi elle se coiffait étant donné qu'Hagrid était plutôt du genre barbe hirsute et cheveux emmêlés.

Elle rejoignit Neville dans la Salle commune. Elle était à moitié vide, le couvre feu était dans seulement trente minutes. Ils arrivèrent à la cabane d'Hagrid, tous sourires.

« Ah ! soupira Hagrid. Vous êtes là ! J'ai cru que vous alliez me faire faux bond !

- Non, non nous sommes venus, sourit Ginny.

- Il n'y a que vous deux ? demanda Hagrid.

- Oui, les autres ne pouvaient pas, expliqua Neville.

- Ah… bien… bien, très bien ! Bon… vous voulez boire quelque chose ? Une Bierraubeurre, du whisky pur feu ? Ah non Ginny tu n'as pas l'âge encore ! rigola Hagrid.

- Hé ! s'exclama Ginny. J'ai bientôt dix-sept ans, je suis majeure dans quelques mois !

- Je plaisante Ginny », ricana Hagrid.

Ils mangèrent ce que Hagrid avait préparé bien que ce ne soit pas réellement de la haute gastronomie. Ginny se risqua à goûter un de ces cookies qui étaient durs comme la roche. Elle cru s'être cassée une dent.

Ils burent des litres et des litres, ou plutôt Hagrid but des litres et des litres, tandis que Neville et Ginny buvaient quelques verres, ils se rendirent compte qu'Hagrid était complètement saoul quand il se mit à chanter Odo le héros et qu'il dériva sur Harry.

« Vous savez quoi, commença Hagrid, les petits garnements, je suis prêt à parier mon parapluie que, plus tard, lorsque Harry aura vaincu Vous-Savez-Qui, il aura droit à une chanson lui aussi ! Et si on en inventait une maintenant ? Allez les amis ! Tous en chœur ! »

Hagrid se mit à inventer une chanson qui parlait d'Harry avec des rimes tout aussi pitoyables les unes que les autres.

« Harry Potter, le survivant

A battu Vous-Savez-Qui a un an,

Mais maintenant

Ce n'est plus un enfant.

Où est notre cher Potter

Sera-t-il à l'heure ?

Pour faire un malheur

Car c'est le meilleur.

Il va nous sauver

Il va nous délivrer

C'est lui notre sorcier

Qui va chanteeeeeeer. »

Ginny et Neville explosèrent de rire. Hagrid était un véritable cirque à lui seul. Cette chanson n'avait aucun sens mais elle leur apportait la joie.

« Merci Hagrid pour cette merveilleuse chanson, rigola de bon cœur Ginny.

- Et surtout, merci le Whisky pur feu, sourit Neville.

- Le whisky ! Une Muse incomparable ! s'époumona Hagrid.

- Il est fou, ricana Neville.

- C'est pour ça qu'on l'aime ! dit Ginny.

- Attendez ! Attendez ! s'exclama Hagrid en regardant par la fenêtre.

- Qu'est-ce qui se passe Hagrid ? s'inquiéta Ginny.

- Les Carrows, annonça gravement Hagrid qui ne semblait plus être sous l'influence de l'alcool.

- QUOI ?! s'écria Neville en regardant discrètement par la fenêtre. Merde ! Ils arrivent !

- Sortez par derrière ! leur ordonna Hagrid.

- Hagrid, on ne va pas vous laisser ! rétorqua Ginny.

- Ils savent déjà que je suis là, je ne peux pas m'échapper mais s'ils vous trouvent ici ! Sortez, vite ! »

A contrecœur, Ginny et Neville sortirent par la porte de derrière pile au moment où les Carrows enfonçaient la porte d'entrée de la cabane d'Hagrid. Ils eurent le temps d'entendre la voix menaçante d'Amycus :

« Alors sale géant, qu'est-ce que tu manigances ? On se demande pourquoi on t'as pas flanqué à la porte avant…»

Neville et Ginny coururent vers le château. Une fois arrivés, Ginny proposa à Neville qu'ils se Désilusionne pour éviter d'être repérés. Même si leur sort n'était pas parfait et qu'on voyait toujours leurs contours, cela ferait l'affaire.

Ils réussirent à monter jusqu'à la Tour de Gryffondor sans encombres bien qu'ils aient été légèrement effrayés par Miss Teigne.

Les Mangemorts étaient de plus en plus présents à Poudlard. Certains allaient et venaient tout au long de la journée. Cela en était inquiétant. Les plus jeunes comme les plus vieux ne pouvaient s'empêcher de frissonner à chaque fois qu'un d'eux passait près d'eux.

« Je ne comprend pas pourquoi il y a autant de Mangemorts, commenta Seamus pendant une réunion de l'A.D.

- Ils ont peut-être l'impression de ne pas avoir suffisamment de pouvoir sur l'école, ironisa Neville.

- Au fait, vous avez entendu la nouvelle ? Apparemment samedi, il y a une sortie à Pré-au-lard ! Et dimanche le Poudlard Express part pour les vacances de Pâques, annonça Michael

- J'ai entendu mais je suis sceptique… dit Ginny.

- Mais pourquoi ? demanda Seamus. C'est qu'une sortie, ils doivent en avoir marre d'avoir les élèves sur le dos c'est tout. »

Cette dernière phrase fut comme un déclic pour Ginny.

« Ils préparent quelque chose ! s'écria-t-elle.

- Comment ça, ils préparent quelque chose ? s'interrogea Seamus.

- Ils veulent nous éloigner de Poudlard, c'est logique ! continua Ginny.

- Je crois qu'elle débloque, dit Anthony à Michael.

- Carrément ! ricana Michael.

- Je ne débloque pas ! Tout ça est très logique ! répliqua Ginny. Depuis septembre, il n'y a eu aucune sortie à Pré-au-lard ! Pourquoi maintenant ? Et pourquoi avoir prévu au dernier moment ? D'habitude les sorties sont prévues des mois à l'avance ! Et là, seulement trois jours avant ! Et juste avant qu'on parte en vacances ! Je trouve ça… bizarre !

- Je ne pense pas, réfléchit Neville. Qu'est-ce que tu veux qu'ils fassent en cachette ? Ils ne prennent jamais la peine de cacher les choses, aussi horribles soient elles, qu'ils font ! »

Ginny se dit qu'il ne servait à rien d'argumenter. Elle avait un mauvais pressentiment. Elle ne savait pas si c'était par rapport à cette sortie ou bien par rapport à autre chose mais elle avait l'impression que quelque chose de mauvais allait arriver.

A vingt heures, les membres de l'A.D. sortirent de la Salle sur demande pour se diriger vers leurs salles communes respectives. Ginny commença à faire ses devoirs de Sortilèges. Elle devait simplement s'entraîner à lancer des sortilèges informulés. Etant devenue assez douée dans ce domaine, cela ne lui prit que quelques minutes. Après quoi, elle sortit son livre de Métamorphose. Elle devait rédiger un parchemin de trente centimètres de long sur la manière de faire apparaître un invertébré. C'était beaucoup plus complexe que le Sortilège de Disparition qu'ils avaient dit étudiés pour les B.U.S.E.S. Son Effort Exceptionnel en B.U.S.E de Métamorphose l'avait soulagée mais elle ne devait pas se reposer sur ses lauriers. Elle rédigea son devoir puis, lorsqu'elle l'eut fini, elle monta se coucher dans son dortoir.

Elle était toujours seule dans son dortoir. Il n'y avait plus personne. La solitude l'immergeait mais elle tentait d'y faire face. Cette nuit-là, Ginny Weasley ne dormit pas, elle était bien trop préoccupée par son curieux sentiment qui ne présageait rien de bon.

« Sérieusement Gin' ! s'exclama Neville au déjeuner le lendemain midi, après qu'elle ait reparlé de son mauvais pressentiment. Tu devrais voir Professeur Trelawney et faire équipe avec elle, tu es aussi flippante ! Qu'est-ce que tu veux qu'il arrive de pire ?! »

Ginny lui lança un regard noir.

« Très bien, ne me croit pas ! » s'indigna Ginny.

Elle posa ses couverts et laissa son repas à moitié entamé, elle prit ses affaires et s'en alla sans un mot. Elle était exaspérée qu'on ne prenne pas au sérieux ses craintes. Après tout, elle avait prouvé qu'elle était digne de confiance. Elle se consola en se disant, qu'après tout, Harry aussi était souvent incompris. Bien trop souvent même.

Elle arriva en cours de sortilège en avance, elle resta donc devant la salle de cours en attendant les autres. Elle vit deux silhouettes arriver du fond du couloir. Lorsqu'ils arrivèrent à sa hauteur, elle remarqua que c'était Drago Malefoy avec une valise et son père Lucius Malefoy.

Elle trouva cette situation étrange. Pourquoi Malefoy était-il avec son père ? Et pourquoi avait-il l'air d'être pressé de partir d'ici ? Elle croisa le regard de Malefoy, regard qui se voulait hautain. Mais son regard était tellement différent des autres années. Aujourd'hui, son regard semblait s'être éteint. Ginny se ressaisit, comment Malefoy pouvait ne pas profiter du climat actuel ? Après tout, il avait gagné pour l'instant, c'était le mal qui régnait, il devrait être heureux et s'extasier de ce monde. Mais pourtant, cela ne semblait pas être le cas.

« Neville ! dit Ginny au dîner lorsqu'elle le retrouva. Devine ce que j'ai vu ?

- Tiens, tu as fini de bouder ? rigola Neville.

- Très drôle, commenta Ginny. Écoute-moi, continua-t-elle. J'ai vu Malefoy partir avec son père, du moins, je crois vu qu'il avait sa valise. Tu ne trouves pas ça bizarre ?

- On est vendredi, c'est les vacances, tenta de comprendre Neville, Malefoy n'a pas du vouloir attendre le Poudlard Express vu qu'il ne part que dimanche. Franchement, Ginny tu te prends la tête pour rien, c'est logique, Malefoy se croit toujours mieux que tout le monde, il doit penser qu'il peut partir en vacances avant les autres. Allez relax ! C'est les vacances, tu rentres bientôt chez toi, tu vas voir ta famille !

- Ouais… » marmonna Ginny.

Elle monta dans son dortoir bien tôt mais comme la nuit précédente, elle n'arrivait pas à dormir. Il était une heure du matin mais le sommeil ne l'emportait pas. Elle décida de descendre dans la Salle Commune près de la cheminée pour tenter de se détendre. Mais quelqu'un était déjà sur le fauteuil face à la cheminée.

Ginny s'approcha de la silhouette. C'était la petite Lucie.

« Hé, salut Lucie, dit Ginny en s'approchant doucement, qu'est-ce que tu fais là à cette heure-ci ?

- Oh salut Ginny, répondit celle-ci en se retournant, je n'arrivais pas à dormir.

- Comment ça se fait ? demanda Ginny.

- Pour rien, s'empressa de répondre Lucie. Je… ça va.

- Dis, tu sais que tu peux tout me dire, qu'est-ce qui te tracasse ? insista Ginny.

- Non mais c'est stupide, c'est rien.

- Rien n'est stupide, allez raconte moi, je peux peut-être t'aider, dit la rousse.

- Je… c'est juste une bande de Serpentards qui s'est amusé à m'embêter tout à l'heure, ce n'est rien, annonça-t-elle.

- Ce n'est pas rien ! s'offusqua Ginny. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

- Rien, ils se sont amusés à me bousculer puis… ils ont dit des choses…

- Qu'est-ce qu'ils ont dit Lucie ? Dis moi, qu'est-ce qu'ils ont dit ? »

Lucie commença à avoir les larmes aux yeux. Elle ne pouvait plus se retenir, elle commença à avoir la respiration saccadée et parla avec difficulté.

« Ils ont dit que, les…les… Mangemorts et…et Tu-Sais-Qui, ils… ils… ils vont tuer… tué ma mère parce que mon… mon père était… Moldu… puis ils m'ont traité de… impure… san…sang-mêlé.

- Ils sont stupides, la rassura Ginny. Ta mère ne craint rien, elle n'a rien à craindre avec son Statut de sang, les Mangemorts ne persécutent pas encore les Sang-mêlé, ne t'inquiète pas.

- Tu es sûre ? hoqueta-t-elle.

- Absolument, la consola-t-elle. Regarde, si ça peut te rassurer, ma famille sommes pire. Nous sommes peut-être tous des Sang-purs, à part un cousin éloigné de ma mère qui est moldu mais on n'en parle jamais, en tout cas nous sommes la pire famille de traître à leur sang qui existe. Et ils ne nous ont encore rien fait, tu vois.

- J'espère que tu as raison, soupira Lucie.

- Ne t'en fais pas, n'y pense pas, dit doucement Ginny. Dis, tu veux un excellent conseil ?

- Oui je veux bien, accepta Lucie.

- Le sortilège de Chauve-Furie, sourit Ginny, idéal quand un Serpentard t'embête. Tu devrais le maîtriser, il est pratique et plutôt redouté. A ton âge, je le lançais déjà donc tu peux le faire.

- Oui mais toi, tu es beaucoup plus douée que moi, dit Lucie.

- Non, je suis seulement plus âgée, je te promets qu'à mon âge, tu seras mille fois plus forte que moi !

- Ca m'étonnerait mais bon, murmura Lucie avec un faible sourire. En tout cas, merci de m'écouter, je n'ai pas beaucoup d'amis ici.

- Personne n'a beaucoup d'amis ici, relativisa Ginny. Regarde moi, je suis toute seule dans mon dortoir, j'ai perdu ma meilleure amie Luna qui a été kidnappé, j'ai perdu Hermione, une amie très proche…

- Hermione, répéta Lucie. Hermione Granger, la préfète ?

- Oui, tu sais qui c'est ? s'étonna Ginny.

- Oui, l'an dernier elle essayait toujours de faire respecter le règlement, un jour elle a empêché un garçon de ma classe de se moquer de moi.

- C'est tout Hermione ça, elle adore défendre les autres, sourit Ginny.

- Elle avait l'air gentille, j'espère que tu la retrouveras elle et Luna. J'avais une meilleure amie aussi à Poudlard avant, mais elle est née-moldue alors elle n'a pas pu venir cette année, expliqua Lucie, elle est en fuite, du coup je n'ai pas de nouvelles. Ca me rend triste, je sais ce que tu peux ressentir.

- T'inquiètes pas, la rassura Ginny, on les retrouvera nos amis.

- C'est tout ce que je demande, dit Lucie.

- Il faut juste y croire. »

Elles allèrent se coucher après leur discussion. Ginny réussit à dormir bien qu'elle dormit très mal.

Le lendemain, elle se rappela qu'aujourd'hui, il y avait la sortie à Pré-au-lard. Par réflexe, elle allait sortir des vêtements moldus, après tout, même si sa famille était entièrement sorcière, ils avaient pris l'habitude de s'habiller en moldus lorsqu'ils étaient en vacances. Mais elle se rappela que les Carrow risquaient de lui offrir un abonnement d'un mois en retenue. Elle enfila donc une robe de sorcière comme à l'ordinaire.

Etant un peu en avance, elle commença à faire ses bagages pour le lendemain, après tout, elle n'aurait pas le temps de les faire si elle passait la journée à Pré-au-lard. De plus, ce soir, il y avait une réunion de l'A.D., elle aurait encore moins de temps.

Après avoir fini, elle descendit dans la Grande Salle prendre son petit déjeuner où elle retrouva Neville et Seamus qui discutaient.

« Alors, Ginny, t'as fini de te préoccuper sur le pourquoi du comment de la sortie à Pré-au-lard ? rigola Seamus.

- Très drôle, répondit-elle en lui tirant la langue.

- Ca fait tellement longtemps qu'on n'est pas sortit du château ! se réjouit Parvati qui était à côté. Ca va nous faire du bien !

- Tu m'étonnes ! » commenta Lavande.

Neville, Ginny, Seamus, Lavande et Parvati partirent à Pré-au-lard. Une fois au village, ils semblaient émerveillés comme s'ils découvraient un nouveau monde. Cela faisait tellement longtemps qu'ils n'étaient pas venus.

« Zonko direct ! » s'exclama Ginny qui fut soutenue par Neville et Seamus.

Lavande et Parvati décidèrent de partir dans leur coin au magasin de bijoux qui était juste à côté.

Lorsqu'ils arrivèrent à Zonko, ils remarquèrent qu'il n'y avait pas tellement de monde. Ils remarquèrent aussi qu'il y avait beaucoup moins de produits à vendre que d'habitude. Ils ressortirent bien vite du magasin.

« C'est dommage, ça m'a l'air de faire faillite, commenta Ginny.

- C'est tes frères qui leur volent la vedette, ricana Seamus. Faut pas comparer les produits Weasley sont les meilleurs.

- Je leur transmettrais le message, rigola Ginny, tu viens de gagner une boîte à flemme offerte avec ce genre de commentaire. »

Ils ne s'attardèrent pas dans les magasins, voyant bien qu'ils étaient à moitié vides. Ils allèrent donc aux Trois Balais où ils étaient sûrs de trouver une bonne ambiance. Ils ne se trompèrent pas. Il y avait certes, un peu moins de monde qu'à l'ordinaire mais le pub était toujours vivant.

Ils s'installèrent à une table et commandèrent des Bierraubeurres. Ce fut Madame Rosmerta qui les leur apporta.

Ils burent en discutant de tout et rien. A la fin de la journée, ils rentrèrent à Poudlard pour leur dernière réunion de l'A.D. avant deux semaines étant donné qu'il y avait les vacances.

Une fois dans la Salle sur demande, Ginny commença à parler :

« Bonjour à tous ! Aujourd'hui va être la dernière réunion avant un moment, je vous souhaite de bonnes vacances avec votre famille qui j'espère va bien. On va seulement écouter Potterveille aujourd'hui, il faut juste trouver la fréquence. Le mot de passe pour aujourd'hui, c'est sensé être Albus à moins qu'on en ait raté une… »

Ginny chercha la fréquence puis finit par la trouver au bout de deux minutes. Le mot de passe était effectivement Albus. Ils attendirent encore deux minutes car l'émission n'avait pas encore commencé.

« Bonjour à tous ! commença Lee Jordan. Bienvenue à tous sur Potterveille, la radio qui te dit toutes la vérité sur tout ce qu'il se passe. Nous ne sommes ni de droite, ni de gauche nous sommes seulement pleins d'espoirs ! Je suis Rivière et je vous présente nos excuses pour avoir été momentanément absents des ondes en raison des visites que nous ont rendues quelques charmants Mangemorts. Bien heureusement, nous avons maintenant trouvé un endroit sûr et j'ai le plaisir de vous annoncer que deux de nos collaborateurs réguliers se sont joints à moi, ce soir. Bonsoir les amis !

- Salut, s'exclama Kingsley qui se faisait appeler Royal.

- Bonsoir, Rivière, dit Lupin ledit Romulus.

- Cependant, avant d'écouter Royal et Romulus, poursuivit Lee, nous allons consacrer quelques instants à vous parler des mots que Sorcellerie-Info et La Gazette du Sorcier n'ont pas jugées suffisamment importantes pour les mentionner. C'est avec beaucoup de tristesse que nous informons nos auditeurs des meurtres de Ted Tonks et de Dirk Cresswell. »

Ginny eut un haut-le-cœur, Ted Tonks était le père de Nymphadora Tonks. Elle se sentit extrêmement triste pour elle.

« Un gobelin du nom de Gornuk a également été tué. On pense que le né-Moldu Dean Thomas et un deuxième gobelin… »

Ginny sursauta en entendant le nom de son ex petit-ami. Elle se tourna vers Seamus, le meilleur ami de ce dernier. Celui-ci était devenu tout pâle.

« …ont pu s'échapper. »

Ils furent soulagés tout à coup, la pression retomba. Ils firent une minute de silence pour tous les morts énoncés par la suite.

« Que répondriez-vous, Royal, à ceux de nos auditeurs qui nous disent qu'en cette époque périlleuse, on devrait penser aux sorcier d'abord ? demanda Lee.

- Je leur répondrais qu'il n'y a qu'un pas entre « les sorciers d'abord » et « les Sang-purs d'abord ». Ensuite, on passe directement aux Mangemorts, répondit Kingsley. Nous sommes tous des êtres humains, n'est-ce pas ? Chaque vie humaine a la même valeur et vaut la peine d'être sauvée.

- Voilà qui est bien dit et je voterai pour vous comme ministre de la Magie si nous sortons un jour de ce gâchis, assura Lee. Maintenant, je passe la parole à Romulus pour notre rubrique très populaire : « Les Copains de Potter »

- Romulus, continuez-vous d'affirmer comme chaque fois que vous avez participé à notre émission que Harry Potter est toujours vivant ?

- Je l'affirme, dit Lupin d'un ton ferme. Pour moi, il ne fait aucun doute que sa mort, si elle survenait, serait annoncée aussi largement que possible par les Mangemorts, car elle porterait un coup mortel au moral de ceux qui s'opposent au nouveau régime. Le Survivant reste le symbole de tout ce pour quoi nous combattons, le triomphe du bien, le pouvoir de l'innocence, le besoin de résister. »

Lupin avait raison, pensa Ginny. Harry était vraiment un véritable symbole. Elle rêvassa quelque temps puis fut tirée de sa rêverie lorsqu'elle entendit :

« …plusieurs partisans déclarés de Harry Potter ont été emprisonnés, notamment Xenophillius Lovegood, ancien directeur du magazine Le Chicaneur. »

Ils avaient pris le père de Luna ! s'horrifia mentalement Ginny. Elle était choquée, d'abord Luna, maintenant lui…

« Nous avons également entendu dire au cours de ces dernières heures que Rubeus Hagrid , garde-chasse bien connu de Poudlard, a échappé de peu à une arrestation sur le territoire même de l'école où, selon la rumeur, il aurait organisé dans sa maison une fête sur le thème : Soutien à Harry Potter. Hagrid n'a cependant pas été capturé et serait, croit-on, en fuite.

- Quand on veut échapper aux Mangemorts, j'imagine que ça doit aider d'avoir un demi-frère de cinq mètres de hauteur ? fit remarquer Lee.

Ils rigolèrent tous ensembles pendant un moment, Neville et Ginny confirmant les faits. Puis, Ginny entendit une voix très familière.

« Je refuse d'être Rongeur, il n'en est pas question, je vous ai dit que je voulais être appelé Rapière ! dit Fred.

Ginny était heureuse d'entendre la voix de son frère même si elle allait le voir le lendemain.

« … de nouvelles inventions. Par exemple, l'idée que Vous-Savez-Qui serait désormais capable de tuer quelqu'un d'un simple coup d'œil, continua Fred Rappelons aux auditeurs que ce sont les Basilics qui possèdent ce pouvoir. Voici un test très simple : vérifiez si la chose qui vous observe est pourvue de jambes. Si oui, vous pouvez la regarder dans les yeux. Mais s'il s'agit vraiment de Vous-Savez-Qui, il y a de fortes chances pour que ce soit la dernière chose que vous aurez faite dans votre vie… »

Encore une fois, ils explosèrent tous de rire. Après d'autres amusants commentaires, l'émission prit fin.

« Continuez à chercher la fréquence, le prochain mot de passe sera Fol Œil. Protégez-vous les uns les autres et gardez confiance. Bonne nuit », termina Lee.

« Génial, comme d'habitude, commenta Neville

- Toujours, sourit Ginny. Allez tout le monde, allons tous nous coucher. Il se fait tard. Bonnes vacances et on se voit dans deux semaines. Si vous avez un problème, n'oubliez pas les Gallions ! »

Ginny retourna dans la salle commune de Gryffondor. Elle monta dans son dortoir et termina de ranger quelques trucs dans sa valise. Elle était tellement heureuse de revoir sa famille.

Elle alla se coucher mais ne parvint toujours pas à dormir. Elle décida de descendre dans la salle commune, peut-être Lucie y était encore. Elle ne l'avait pas vue et elle voulait lui souhaiter de bonnes vacances comme elle ne la verrait pas pendant deux semaines. Elle s'était habituée à la petite jeune fille et l'avait prise sous son aile, il était donc normal qu'elle veuille la voir.

Mais lorsqu'elle arriva dans la salle commune, personne n'était là. Personne à part une petite créature. En s'approchant, Ginny vit que c'était un elfe de maison.

« Bonsoir », lui dit Ginny.

Ce dernier se tourna vers elle. Il ne ressemblait en rien à Kreattur, c'était un elfe très différent. Il avait un gros pull et un cache-théière en guise de chapeau. Plus étrange encore il portait des chaussettes dépareillées. Etrange accoutrement pour un elfe de maison. Puis Ginny se souvint de ce qu'Harry lui avait raconté sur cet elfe qu'il avait libéré…

« Bonsoir Miss, je suis Dobby, je faisais un peu de rangement dans la salle commune.

- Pas de problème ! Hé ! s'écria Ginny. Vous êtes l'elfe que Harry Potter a libéré non ? J'ai entendu parler de vous !

- Miss ne doit pas me vouvoyer, Miss est bien trop gentille. Vous connaissez Harry Potter ?

- Oui, je le connais très bien, sourit Ginny.

- Harry Potter est un sorcier extrêmement beau, c'est grâce à lui que Dobby a cette vie », raconta Dobby.

Soudain, Dobby se figea et tendit l'oreille comme s'il écoutait quelque chose. Il se redressa et paru soudainement pressée.

« Dobby ne peut pas rester Miss, dit Dobby. Monsieur Abelforth m'appelle pour que j'aille aider Harry Potter et ses amis.

- Pardon ?! s'étonna Ginny. Comment tu sais ça ?

- La magie des elfes est différente de celle des sorciers Miss, expliqua Dobby. Dobby doit y aller, à bientôt Miss. »

Et il transplana. Que voulait-il dire par « aider Harry Potter et ses amis » ? Harry, Ron et Hermione étaient-ils en danger ? Ginny commençait à paniquer. Elle fit les cent pas dans la pièce puis se décida à aller se coucher. Quoi qu'il en soit, elle était impuissante face à ce qu'il se passait à l'extérieur.

Elle n'eut pas le temps de s'endormir. Quelqu'un toqua à la porte de son dortoir. Méfiante, elle prit sa baguette et s'approcha de la porte. Elle l'ouvrit d'un coup et découvrir le professeur McGonagall.

« Professeur ?! s'étonna Ginny.

- Miss Weasley, prenez votre valise et suivez-moi dans mon bureau, c'est très important.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?! demanda Ginny, paniquée. Il est arrivé quelque chose à ma famille ?

- Non, mais vous devez partir, ils vous expliqueront, nous devons nous dépêcher, je vous ai prévu un Portoloin mais il faut faire vite avant qu'ils ne fassent quelque chose.

- Qui ça « ils » ? s'enquit Ginny tandis qu'elles marchaient à grands pas vers le bureau du professeur de métamorphose.

- Les Mangemorts, répondit-elle. Votre famille vous expliquera, vite nous y sommes. »

Elles arrivèrent dans son bureau. Un encrier vide scintillait avec brillance.

« Votre Portoloin va partir dans une minute, Miss Weasley, préparez vous, attrapez bien fort votre valise.

- Mais Professeur, ils vont savoir que je suis partie, surtout que les Portoloins sont détectables comment…

- Ne vous en faites pas, s'empressa de répondre le professeur McGonagall. J'espère vous revoir bientôt, Ginny. »

Sur ces mots, Ginny attrapa le Portoloin et sentit une force s'accrocher à son nombril. Quelques instants plus tard, elle était à terre, sur le sol dans une pièce qui semblait être un living-room. Elle tourna la tête et vit sa mère, entourée de son père et de ses frères Fred, George et Charlie.

« Harry, Ron et Hermione ont été attrapés par des Mangemorts, ils savent désormais que Ron est avec Harry, expliqua Arthur Weasley. Nous devons nous cacher nous aussi. Ils sont chez Bill et Fleur pour l'instant. Et nous, nous devons rester cachés chez Tante Muriel.

- Je suis désolée Ginny, dit sa mère, tu ne pourras plus retourner à Poudlard. »