Disclaimer : Les personnages des Romains Harry Potter sont la proporiété de leur créateur, JK Rowling, merci à elle.
Résumé du chapitre précédent - je pense malheureusement que ce soit nécessaire - : Après avoir surprise Alicia et George, Angelina a passé la nuit chez William. Elle évite conscieusieument Alicia, à qui elle ne sait pas quoi dire, et les non dits s'enchaînent. Invitée au restaurant par Harry, Ginny et Ron, elle accepte de devenir médicomage. George arrive au restaurant et une fois de plus, le ton monte. Sous ses yeux écarquillés, elle fuit, une fois de plus, pour ne pas lui montrer sa douleur.
Note d'avant lecture : A tous et à toutes, je m'excuse au ras du sol pour le délai. Je m'excuse pour vous avoir laissé sur une telle fin de chapitre, je m'excuse pour ne pas avoir donner de nouvelles, je m'excuse de publier sans dire quand exactement, je pourrais répondre aux reviews. Tout est assez confus en ce moment et j'ai sport dans 20 minutes donc, pour les explications, il faut que je me dépêche ! J'ai commencé au mois de mai, des ateliers créatifs - vous pouvez décorché si ça ne vous intérésse pas - et ça me prend beaucoup de temps. J'ai l'impression que toute ma vie s'articule autour de ça - ce n'est pas qu'une impression d'ailleurs - et même si je prend énormément de plaisir à tout ça, donner, partager, créer avec les gens, je regrette de plus avoir le temps d'écrire, ou de finir un bouquin - cette pauvre Justine n'en finit plus de m'attendre, oui je lis Sade et ça ne me choque même pas - en fait, mon planning est devenu un vrai jonglage et croyez-moi je n'ai pas l'habitude de voir dire aux gens, je ne peux pas avant telle date... Je trouve ça horrible. Bref, j'ai lâché mon poste de bénévole dans l'association sportive pour avoir plus de temps, j'espère que ça va m'aider. Ecrire reste important pour moi et je n'abandonnerai pas cette fiction, j'y met beaucoup de mon âme.
Ensuite, au passage, je trouve que brusquement, j'ai eut beaucoup de reviews en passant en statut M, le monde n'est-il vraiment entouré que de petits pervers ? ^^ Bien, j'avoue que ça correspond tout de même plus à l'ambiance générale maintenant, ne vous attendez pas a des scènes de sexe torride dans tous les chapitres - ne serait ce que dans un seul d'ailleurs - je n'en écrit que lorsqu'elles me paraissent nécessaires mais oui, il va sans doute y avoir un peu plus de passages.
Dans ce chapitre, vous suivrez le point de vue de George, c'est venu comme ça. Avec Angelina, je n'arrivais pas à écrire le chapitre. Du coup, certaines scènes sont reportées à plus tard, tant pis et c'est intéréssant pour une fois, de savoir ce qu'il se passe dans la caboche masculine. Je tiens juste à signaler que non, je ne suis pas persuadée que les mecs ne pensent qu'au sexe, de toute façon, on ne vaut pas mieux qu'eux sur ce point là même si on le nie avec véhémence ^^. Seulement, je pense qu'on tombe tous d'accord sur combien il est parfois difficile de ne pas laisser une main s'égarer ou simplement d'avoir envie d'embrasser quelqu'un alors que ce n'est ni le moment ni l'endroit et combien il est dur de devoir résister à une attirance. On a tous connu ça je pense, donc, vraiment, les hommes, ne criez pas ! J'ai l'impression de justifier mon comportement au lieu de défendre un point de vue, c'est assez perturbant - ou je fais simplement des liaisons que je ne devrais pas faire ici - bref, j'ai cours dans 5 min, je suis en retard !
Je vous embrasse, vous remercie encore pour être toujours là, toujours présents, pour me lire, me laisser vos impressions et soyez certains que ça compte énormément pour moi.
Alfa
Chapitre 9 Ondées
Août
Ses yeux gonflés de fatigue s'ouvrent sur le plafond carmin de la chambre. Les limbes du sommeil tant recherché disparaissent lentement et sa vision se précise. Ses lèvres s'ouvrent et laissent échapper un soupir couvert par la respiration paisible à ses côtés.
Ses pupilles bleues jouent à cache cache derrière ses paupières qui se referment sans arrêt. Il voudrait encore dormir. Une heure, deux heures, le plus possible pour que jamais demain n'arrive avec son cortège de conséquences. Bien qu'il soit la principale cause de son insomnie, il ne cherche pas à combattre ce qu'il considère comme une juste punition.
Alicia près de lui a enroulé ses mains autour de son bras gauche qu'elle tient fermement, de peur qu'il ne s'échappe, ce qui, il doit bien l'avouer, est une idée tentante. Le réveil sur sa droite imprime dans ses rétines ses chiffres rouges comme un fer passé au feu et les minutes mettent tellement de temps à passer qu'il lui semble qu'on y a rajouté des secondes.
Une heure passe et ce calme qui bien souvent l'apaise et l'aide à se rendormir, l'irrite davantage à chaque chiffre qui défile. A trois heure, exténué de ce combat qu'il s'obstine à livrer sans résultat, il dégage son bras de la poigne ramollie d'Alicia et quitte la pièce.
Sur la porte qui se referme, les paupières de la jeune femme papillonnent et ses pupilles vertes se fixent comme une caméra sur le bois acajou. Durant quelques minutes, elle pense qu'il est allé aux toilettes, qu'il va revenir mais rapidement, elle sent monter en elle la certitude que les draps vont refroidir. Par la fenêtre ouverte, la nuit noire apporte un léger vent, une fraîcheur relative qui la réconforte. Il fait si chaud à Londres depuis quelques jours que tout souffle d'air est un soulagement.
Tout en s'asseyant au milieu du lit, elle passe ses mains sur son corps, cherchant inconsciemment à se rassurer. Quelque chose ne va pas en ce moment et ses amis s'éloignent un à un d'elle sans qu'elle ne comprenne ce qu'elle a fait de mal pour obtenir une telle réaction. Elle soupire et joue avec ses orteils, espérant que George va se décider à revenir.
Ce dernier, après un détour rapide par sa chambre, histoire de changer de caleçon, a trouvé comme point de chute, le canapé du salon. Tourné vers le couloir, il l'appelait muettement. Allongé, il observe à présent le plafond, en se disant que lui aussi, décidément, il le connaît par cœur.
Sur la table basse, de l'encre, une plume et un parchemin déjà noirci de lignes, pour la plupart barrées. Ce papier est le quatrième jet d'une lettre destinée à Angelina. Il préfère éviter de se rappeler qu'elle est là car sa présence est un rappel constant de l'absence de son amie dans sa vie.
Les trois autres jets sont enfermés dans bureau, loin des yeux curieux d'Alicia. Consciencieusement, il ferme la porte de sa chambre à l'aide de sortilèges, pour qu'elle n'y entre pas et lui raconte que c'est celle de Fred. Peut être n'est-elle pas dupe et dans ce cas, souffre-t-elle de ce manque de confiance. Il ne peut pas y faire grand-chose, depuis sa dispute avec Angie, lui-même n'entre plus dans cette pièce que pour y chercher des vêtements.
Il n'aurait jamais pensé que ne plus parler à Angelina puisse bouleverser sa vie à ce point là. Depuis dix ans qu'ils se connaissent et malgré les disputes, ils se sont toujours réconciliés. Même s'ils n'étaient pas constamment ensembles, au moins savait-il qu'en cas de besoin, il avait une personne pour le réconforter.
« C'est à cause d'Angie n'est-ce pas ?
Il tourne la tête vers Alicia et aperçoit la peau nue qu'elle couvre peu à peu en fermant les boutons de la chemise qu'elle lui a enlevée, quelques heures plus tôt. Il se redresse et elle vient s'allonger entre ses jambes, prenant soin de frotter dans un art consommé, leurs jambes.
Il étouffe un soupir. Ce côté félin qui l'avait tant attiré, des années plus tôt, l'exaspère maintenant profondément par moments. Comme s'il elle ne voulait jamais être sérieuse, comme si tous les problèmes pouvaient être réglés avec un lit et quelques gémissements.
Lorsqu'elle tend le bras vers la table basse, attirée par le parchemin, il la retient contre lui et la déteste d'étouffer un sourire.
- Alors ?
Il ferme les yeux, pour lui échapper même s'il sait qu'on n'échappe jamais à ses sentiments, peu importe à quel point on se force à se voiler la face et à se complaire dans le personnage que l'on se crée.
- Tu as des nouvelles ?
Elle rit contre lui et avant qu'elle ne réponde, il connaît déjà sa réponse.
- L'appartement était vide un matin quand je suis arrivée. Plus d'affaires, plus aucune trace d'elle, pas même son odeur dans l'air, comme si elle n'avait jamais vécut là. Elle a envoyé un mot, par Cracotte, disant qu'elle me laissait les murs, les meubles, que c'était bon comme ça. Depuis, rien.
- Au moins, elle t'a dit quelque chose.
Il se rend bien compte que sa phrase sonne creux, qu'il n'est pas concentré. Son cerveau ne cesse de se demander où Angelina vit à présent, comment est son nouveau chez elle, si elle l'aime autant que l'ancien, si c'était une bonne idée de quitter ces murs si riches de souvenirs, si elle le déteste. Si c'est à cause de ce soir là, avec Alicia.
Alicia se gratte le bras gauche et sa voix est pleine de ressentiment mesuré, parce qu'elle se retient d'exploser et lui se demande si ce ne serait pas mieux, juste une fois, de tout laisser sortir.
- Je t'emmerde George. Il n'y a vraiment que toi pour penser que c'est mieux. Elle me fuit parce qu'elle ne veut pas TE voir, parce que je suis avec Toi et que nous avons couché ensemble dans le lit qu'elle partageait avec Fred. Je suis en train de perdre ma meilleure amie pour une histoire de cul. C'est n'importe quoi.
C'est à son tour d'éclater de rire. Décidément, Alicia est fidèle à elle-même, ne voyant, n'entendant et ne comprenant que ce qui se rapporte à sa petite personne, comme si le monde entier tournait autour d'un soleil qu'elle serait.
- Une histoire de cul ?
Elle lève la tête vers lui, cherchant à l'apaiser. Elle tend ses lèvres vers lui, pour tout effacer d'un baiser et soudain il n'y croit plus. Il les repousse en posant une main dessus.
- Tu peux retourner dans ton nouvel appartement. L'histoire de cul s'achève ici.
Elle se redresse et il en profite pour se relever à son tour et s'étirer.
- Tu es vexé ?
- Du tout. Nous sommes deux adultes consentants et nous avions une relation purement sexuelle qui prend fin à cet instant. Je te remercie pour les moments de plaisir, récupère tes affaires et pars.
Elle s'étire à son tour, souplement, laissant voir ses fesses nues.
- Je pourrais le prendre mal.
- J'en serais désolé mais je ne changerai pas d'avis.
Elle ouvre un à un les boutons de la chemise et lentement, la laisse tomber sur la table basse. Alors qu'elle se tient nue, il la regarde à peine, déjà pressé d'en avoir terminé.
- Tu ne me verras plus jamais, tu es sûr de toi ?
- Ton cœur se serait-il réchauffé pour moi depuis la dernière fois ? Si je me rappelle bien, tu m'as déjà quitté une fois, sans tenir compte de mes sentiments.
- C'était différent.
Il se penche pour saisir sa chemise et rouler en boule le parchemin raturé.
- Tu as raison. La dernière fois, l'un de nous deux était amoureux de l'autre. A bientôt Alicia.
Elle reste sonnée quelques secondes avant de lui sourire doucement, d'un sourire décontracté qui n'a plus rien à voir avec la femme fatale qu'elle a tenté d'être quelques minutes.
- Merci George. »
Quand elle transplane cinq minutes plus tard, l'appartement est vide et l'air chaud étouffant mais ça ne l'empêche pas de se laisser tomber sur le canapé et de s'endormir, immédiatement.
Septembre
La lueur diffuse des bougies dévoile une silhouette aux épaules larges et au dos voûté, penché sur des livres épais, au moins autant qu'elle la laisse dans l'ombre. Les étagères remplies de livres semblent se mouvoir sur le mur, comme des voiliers légers et aériens sur l'eau. Le feu dans la cheminée brûle doucement, lançant quelquefois des crépitements comme ronronnerait un chat heureux.
Les voilages de la fenêtre volètent sous l'air qui s'engouffre par un des battants entrouverts. Ce vent nocturne vient à point pour sécher les perles de sueur sur le front de George. Il ferme les yeux, histoire d'en profiter un peu, même juste une minute, avant de reprendre son travail qui l'épuise tant il est compliqué, répétitif et d'un ennui certain pour lui qui n'aime pas les chiffres.
Ses yeux fixent la pleine lune entourée d'un voile de nuage, danseuse des milles et une nuit, tentatrice, mystérieuse, attirante. Un parchemin s'envole et le ramène au présent et à ses cruelles obligations.
Les livres de comptes s'étalent sur le bureau, comme à l'époque des révisions lorsqu'il étudiait encore à Poudlard. Il n'a jamais vraiment regretté cette époque où Fred et lui faisaient les quatre cent coups, sans se préoccuper d'un lendemain qui de toute façon, leur paraissaient de plus en plus incertain. La création de la boutique, c'était son idée à lui, son projet. Quelque chose qui avait lentement mûrit dans son esprit au fur et à mesure des années, quand il s'était aperçut que leurs bêtises se vendaient bien. Un peu comme un expert du marketing, il avait convaincu Fred de tester des produits et noté scrupuleusement les avis des clients. Il avait crée des tableaux, esquissé des publicités, imaginé avec Lee des slogans.
Petit à petit, le projet avait pris forme. Quand exactement avait-il cessé de considérer cela comme un jeu pour en faire un métier, il n'en savait rien. Fred avait suivit et c'est tout ce qui comptait parce que sans Fred, il n'aurait jamais concrétisé son idée.
Il secoua la tête, faisant se rencontrer les deux tresses de chaque côté de son visage et les perles à leur extrémités s'entrechoquèrent agréablement. L'esprit mélancolique, il se leva pour se servir un verre de jus de citrouille au pichet perché sur le rebord d'une étagère. Son verre en main, il vint s'accouder à la fenêtre, perdu dans ses souvenirs.
Son frère lui manquait. Depuis sa mort, George n'arrêtait pas de se demander si un jour sa première pensée au réveil ne serait plus pour Fred. Est-ce qu'il finirait par avoir une femme et des enfants ? Est-ce que son magasin, ses projets, les comptes, ses amis, seraient un jour plus importants que la constatation de cette absence, incommensurable qui lui semblait insurmontable et qui le brisé encore actuellement ?
Depuis deux ans, il tentait de se donner des objectifs raisonnables comme, payer les employés à la fin de chaque mois, voir Lee, ou encore arrêter de fuir sa famille. Il réussissait bien la partie financière moins la partie sentimentale.
Il évitait consciencieusement son père et sa mère, moins Ron qui était après tout son petit frère et qui avait besoin de lui, même si, il fallait bien l'avouer, se sortait admirablement mieux de la perte de Fred. Ron avait Hermione et lui n'avait qu'un lit froid. Ces relations amoureuses se résumaient invariablement à sortir boire quelques verres, trouver une fille, coucher avec et le lendemain, gentiment la jeter de l'appartement.
Son habituelle logique le poussa à admettre qu'Alicia lui manquait. D'une parce qu'elle chauffait admirablement bien les draps et qu'elle était son amie, en plus d'être une amante ni trop possessive, ni trop jalouse.
Au delà de la silhouette agréable d'Alicia, de sa confiance en elle et de ses poses aguichantes qu'il ne se rappelle que trop bien, se dessine dans l'ombre de ses paupières fermées, les cheveux noirs d'Angelina, avec leurs boucles dans la nuque quand le temps est humide. Plus encore que Lee, qu'Alicia, que sa famille, la jeune femme lui manque et cette absence pulse comme un organe indépendant, avec une régularité qui loin de calmer la douleur, ne fait que l'accroître un peu plus à mesure que le temps passe.
Il ne sait plus ce qu'il doit faire avec elle. L'appeler ? Elle ne veut plus de lui dans sa vie, elle a été bien claire à ce sujet. Lui écrire ? Où habite-elle à présent et quoi lui dire ? Les mots se bousculent dans sa tête lorsqu'il a le courage de saisir sa plume et d'écrire son prénom en haut d'un parchemin.
Depuis qu'ils se connaissent, ils se sont disputés un nombre incalculable de fois mais c'est la première fois qu'il a cette sensation de l'avoir blessée non seulement physiquement mais aussi moralement et il ne sait pas quoi faire à part lui écrire qu'elle lui manque.
Le feu derrière lui change subitement de couleur et se teinte de vert. Sous le crépitement inhabituel, George se retourne et observe la tête de Lee qui flotte au milieu du feu. Avec ces dreads qui bougent au rythme des mouvements de leur propriétaire, on dirait un diable à ressorts fraîchement sortis de sa boîte, qui s'agite encore dans tous les sens.
George lui sourit mais il est encore dans ses pensées et les sourcils de Lee se froncent. Il est inquiet.
« Hé mec ! Comment va ?
George continue de sourire et termine son verre de jus de citrouille avant de retourner la chaise et de s'asseoir dessus pour faire face à son ami.
- Les comptes ! Les comptes ! Bon sang, ça me donne envie de m'arracher les cheveux cette horreur ! Je devrais engager un comptable sinon je vais avoir des cheveux blancs avant mes trente ans !
Il mime l'hystérie quelques secondes, le temps que Lee éclate d'un rire enjoué.
- Ca te donnera un style. Avec ta tête enfarinée, il ne te manque plus que les yeux rouges pour qu'on te prenne pour un drogué !
- T'es con.
- A ton service mec, je suis un con sociable, moi. On ne peut pas en dire autant d'un certain type louche que je connais.
George se laisse glisser au bord de la chaise et croise les jambes, levant la tête vers le plafond en jouant les exaspérés.
- Tu veux quoi Lee ?
- Discuter avec mon meilleur pote au terme d'une harassante journée de travail et lui rappeler qu'il me maltraite.
- Bien, j'entends tes doléances et je m'en balance. Autre chose ?
- Oui.
Le ton sérieux que Lee vient de prendre oblige George à reposer les yeux sur la cheminée.
- Quoi ?
- Ecoute. Depuis ta rupture avec miss Alicia, tu n'es pas sorti. Je te propose une soirée cool à Pré-au-lard samedi. C'est l'anniversaire d'une vendeuse, t'es le grand patron, normal que tu sois là non ?
- Tu t'inquiètes pour moi Lee ?
- Je devrais, mec ?
George esquisse une grimace rapide.
- Non. Je serais là.
- Ok. Alors amuses-toi bien. »
La tête de Lee disparaît et le feu reprend sa couleur orangée habituelle. Seul dans son bureau, George s'accorde encore quelques minutes avant de reprendre son travail. Bien sûr que son ami s'inquiète, c'est un peu le rôle d'un ami après tout, non ?
Samedi
Emmitouflé dans une serviette comme une adolescente sur le point de vernir ses ongles de pied, George contemple l'image que lui renvoie son miroir ou plutôt, tente de se contempler. Le dit miroir couvert de bué lui renvoie une silhouette grande aux épaules larges, au torse musclé bien qu'il n'ai jamais rien fait pour cela et aux jambes pleines de déliés. Il ne s'est jamais trouvé beau.
En réalité, il ne s'est même jamais demandé où il se situait dans les critères physique de base féminin. Pour lui, il plaisait ou il ne plaisait pas et toute comparaison avec les autres ne valait pas la peine d'être envisagée. Son physique n'est devenu une source de problèmes que depuis la mort de Fred et quelque part, il regrette de ne pas avoir observé mieux son frère de son vivant.
De la main, il nettoie grossièrement la vitre et détache sa serviette. Aussitôt, son corps se couvre de chair de poule et il se frictionne les bras en se traitant d'idiot. Son visage est plus fin qu'avant et ses deux tresses lui donnent un air de faux rebelle préoccupé par son apparence qui n'est pas pour lui déplaire.
Il délaisse le miroir pour s'habiller prestement d'un jean taille basse et d'une chemise, obligation professionnelle oblige, qu'il choisit en soie moirée verte sans trop savoir pourquoi. Ca aussi c'est quelque chose de nouveau chez lui, cette envie de porter des vêtements ajustée à sa taille, neufs et de haute qualité. Toute son enfance à porter les vêtements de ses frères, à acheter d'occasions lui sont restés et il profite allégrement de sa situation financière pour se faire plaisir de ce côté-là.
Après un rapide passage devant le lavabo, histoire de se raser, il sort de la salle de bain, saisit une paire de chaussures qu'il se dépêche d'enfiler et transplane avant de perdre toute motivation.
Le temps est humide et le sol mouillé, traces d'une pluie récente. L'air est empli des odeurs d'herbes et d'humus caractéristiques d'un orage récent. Un vent frais souffle et fait se dresser les quelques poils de son torse. Il s'avance, en essayant d'avoir l'air sûr de lui, alors qu'il aimerait être ailleurs.
Le pub de Mme Rosmerta est toujours le même avec ses clients habitués et ses salles privées à l'étage. Lee lui fait de grands signes dans un angle de la pièce, installé confortablement à côté de Katie, et de la fameuse vendeuse qui fête son anniversaire. George tique en voyant Bell lui sourire nerveusement mais comme il n'a pas vraiment le choix, il vient s'asseoir en souriant.
La discussion est à peine lancée qu'une nouvelle invitée s'approche de la table et George se demande si le destin à décidé de l'achever ou de lui donner une dernière chance.
En pantalon noir qui dévoile ses jambes et vêtue d'un haut blanc à manches courtes et d'une veste sans manche bordeaux brodée d'or, Angelina semble tétanisée. George s'apprête à se lever quand Katie lui décoche un coup de pied qui l'oblige à étouffer une grimace.
« Angie ! Dépêches-toi de t'asseoir !
Angelina paraît reprendre ses esprits et sans quitter George des yeux, qui du reste, serait bien incapable de regarder ailleurs, consent à s'asseoir en face de lui. Un silence pesant s'installe à la table, malgré les plaisanteries que Lee s'entête à lancer. La jeune vendeuse, mal à l'aise, ne cesse de gigoter sur son siège et Katie lance des regards noirs sur toute la tablée.
Les cheveux qu'elle avait coupés se sont allongés et ce carré de mèches qui entoure son visage révèle la douceur de son regard dont le mascara noir accentue la profondeur. Le fard à paupières or illumine le marron de ses yeux, la touche de gloss sur les lèvres donnent envie d'y goûter et le décolleté qu'elle dévoile lui donne des bouffées de chaleur.
Comme une piqûre douloureuse, tombe entre les seins, un collier qu'il ne lui a jamais vu et cet Asclépios qu'il reconnaît sans peine donne plus qu'un indice sur l'identité de son donateur.
La colère qu'il ressent soudain lui fait serrer les poings sous la table. Bien, il ne sera jamais ami avec O'Brien c'est une certitude mais si ce dernier rend Angie heureuse, il faudra qu'il apprenne à le tolérer.
Une serveuse brune vient leur servir leurs consommations, se frayant sans problème un chemin au milieu des tables. George saisit son verre de whisky pur feu et le porte à ses lèvres, pressé de calmer la chaleur violente qui brusquement a assécher sa gorge. Le bruit des verres qui s'entrechoquent l'oblige à détourner la tête d'Angelina pour difficilement sourire à la jeune vendeuse.
Chacun lui souhaite un joyeux anniversaire, bien que sa propre voix sonne empruntée, distante et désintéressée. L'éclat d'un bijou au poignet d'Angelina attire son regard comme un aimant et au moment même où il avale sa boisson, il reconnaît son cadeau et avale de travers.
Il se met à tousser, gêné, tout en se penchant en avant, cherchant son souffle. Angelina ne fait pas un geste pour l'aider, ses yeux marron brillants d'une émotion indéchiffrable. Rouge et se massant sa gorge endolorie, il fuit son regard, incapable de garder son calme. Pourquoi semble-t-il être le seul à être bouleversé ?
Dans la salle s'élève les premières notes d'un vieux standard sorcier que sa mère adore et une sorte de tristesse maladive l'empêche instantanément de parler. Ses yeux le brûlent et l'absence de sa famille autour de lui le frappe, comme un boomerang. Les dimanches après-midi pluvieux, quand Fred et lui n'étaient pas en train de fomenter une quelconque blague, ils descendaient dans le salon, s'enfonçaient entre les coussins usés du vieux canapé familial et regarder maman tricoter magiquement plusieurs ouvrages à la fois, admiratifs sous leurs faux airs ennuyés.
Alors son père les rejoignait avec ses boîtes pleines d'inventions moldues qu'il s'amusait à démonter et il mettait ce disque, laissant la musique les bercer. Ron et Ginny, que la musique avait toujours attirés, arrivaient à leur tour et tant bien que mal, se frayaient une place dans le canapé. Le feu crépitait dans la cheminée, imprégnant l'air d'une odeur boisée. Même Percy finissait par pointer le bout de son nez pour venir réviser sur un bout de table miraculeusement vide.
Généralement, tout se terminait en bagarre générale sur le canapé où l'on ne distinguait plus qu'un amas de bras, de jambes et de cheveux roux emmêlés. Le terrier lui manque.
La main de Lee devant ses yeux le ramène au présent. La jeune vendeuse est partie et Angelina danse un peu plus loin. Katie et Lee soupirent de concert et lui donnent un coup de coude chacun de leur côté. George grimace.
« Qu'est-ce qu'il y a ?
- Sérieux mec, vous nous avez foutus une ambiance de merde !
George, qui fixe à présent Angelina, occupée à repousser les avances d'un type, secoue la tête, dépité.
- Je suis désolé.
Katie se penche vers lui et renifle en fronçant le nez. Tout dans sa posture indique qu'elle n'y croit et il ne peut pas la blâmer.
- Si c'est le cas, réconciliez-vous.
- Ce n'est pas si simple.
Lee boit une gorgée de Bièreaubeurre et devance Katie qui s'apprêtait à lui renvoyer une réplique moqueuse.
- Bien sur que si, va la voir, dis que t'as été un vrai con et elle te pardonnera. Pour les filles, c'est toujours nous qui avons tord.
Katie hoquette et fronce le nez.
- Qui veux-tu que ce soit d'autre ? C'est vous qui ne réfléchissez pas avec la bonne partie de votre corps !
- Et qui vient ensuite se réfugier dans nos bras en gémissant de bien être qu'on sache justement utiliser cette partie ?
George se retrouve pris entre deux colères, visiblement depuis longtemps présentes et enfouies et juge prudent de se lever. Dire que c'est à lui qu'on fait la morale, lui qu'on traite d'enfant et eux qui se comportent soit disant avec maturité.
- Ok. Vous savez quoi, je vais aller essayer de régler mes ennuis et vous pouvez vous sautez à la gorge tranquillement et faire… ce que vous rêvez de faire d'accord ? »
Devant leurs têtes surprises, il se dépêche de glisser sur la piste de danse en direction d'Angelina. La jeune femme, aveugle au pseudo drame qui se joue entre ses amis, glisse doucement au rythme d'une musique lente, les yeux fermés.
George s'approche, se glissant aisément entre les danseurs inconscients, perdus dans leur monde et plus il se rapproche d'Angelina, plus elle lui semble inaccessible. Les lumières tamisées éclairent ses cheveux, comme des paillettes et sa peau noire qui brille paraît n'attendre qu'une caresse.
Arrivé près d'elle, le doute le saisit et il hésite. Un énième rejet finirait de détruire leur amitié et quand il se décide enfin, ses mains qui se referment sur la taille de la jeune femme, tremblent sous l'intensité des sentiments qui se battent en lui. Aussitôt, il la sent qui se crispe sous ses doigts avant de se détendre légèrement. Il l'observe fasciné, penchant son visage dans ses cheveux pour sentir son parfum, s'enivrer de sa présence et profiter de ces instants, avant qu'elle ne s'éloigne à nouveau.
Son souffle tiède balaie sa nuque nue et les mots qu'il murmure font naître un sourire délicat sur les lèvres d'Angelina. Elle inspire longuement avant de se détendre complètement contre lui, appuyant son dos contre le torse de George.
« Tu étais au courant pour Katie et Lee ?
Il accorde son pas au sien, enroulant ses bras autour de la taille fine, se retenant de rire de bonheur lorsqu'elle n'esquisse aucun geste pour se détacher. La musique change, s'accélère et ils s'y accordent, se faisant face pour mieux se sourire, et leurs yeux qui ne se lâchent pas sont étrangement miroitants.
- Non. Les cachotiers.
- En tout cas, ils vont bientôt avoir besoin de se retrouver tous les deux.
- Oh. Dans ce cas…
Il la coupe et le son de sa voix, riche de peur et d'inquiétude à la fois, mêlé à cette soirée étrange où rien ne se passe comme prévu, font qu'elle accepte sans réfléchir sa proposition.
- Rentre avec moi. »
Le départ se déroule dans un calme tranquille. George se sent comme un adolescent gauche et timide qui ne sait pas comment s'y prendre. Il la contemple sans se lasser alors qu'elle zigzague entre les tables, avec une légèreté et une souplesse qu'elle doit sans doute à toutes ces années de sport.
Ses hanches qui se balancent d'un côté à l'autre dans une séduction involontaire lui rappellent cruellement que son amie est maintenant une femme et qu'elle lui plaît sur un plan autrement plus terre à terre qu'un lien spirituel. Il sent la chaleur du désir naître dans ses reins et se force à penser à autre chose. Heureusement, l'air frais et la pluie qui s'abat par vagues sur Pré-au-lard, font taire instantanément cette envie naissante.
Angelina se tourne vers lui, atterrée par la pluie et il se penche en avant, joueur, pour lui adresser un clin d'œil, tout en forçant ses yeux à regarder ailleurs que dans son décolleté.
« C'est maintenant je crois, que dans les films, l'homme et la femme s'embrassent avec passion. On les imite ?
A son grand étonnement, elle rougit et détourne les yeux, avant de se mettre à rire.
- Non. Par contre, tu vas m'offrir quelque chose de chaud à boire dès qu'on sera chez toi.
- Quelque chose de chaud ? Je ne te pensais pas si pressée d'en arriver à ce genre de relations.
- George !
Elle lui décoche une œillade meurtrière qui ne convainc ni l'un ni l'autre avant de venir derechef lui prendre la main.
- Bon, on transplane ou l'on attend de mourir noyé ? »
Emmitouflés dans des couvertures épaisses, Angelina et George se font face dans le canapé. La tension est de nouveau de retour et les voilà qui ne savent plus quoi se dire. Mal à l'aise, George hésite à prendre la parole. Elle ouvre plusieurs fois la bouche et finit par le devancer.
« Pourquoi ?
Au bord de ses yeux brillent des larmes et George se traite d'idiot. Envolé la discussion légère, effacée la musique et la frivolité de l'ambiance.
- Je…
- Tu aimes Alicia ? Je veux dire, à nouveau ?
Il se gratte la tête, honteux de devoir déballer ses sentiments de cette façon mais Angelina le fusille des yeux et il sait qu'il n'a pas le choix, qu'il va devoir montrer ses faiblesses pour qu'elle consente à avouer les siennes du bout des lèvres.
- Non. Alicia est gentille et je l'aime beaucoup. Mais pas de cet amour là, plus de cette façon là. C'est terminé. Je suis désolé Angie. Je ne sais pas exactement pourquoi j'ai fait ça mais je t'assure que je ne voulais pas que ça en arrive là. Plus que tout, je ne veux pas qu'on se sépare.
La formulation est maladroite et il refuse de s'attarder sur l'utilisation du verbe séparer pour le moment. Angelina soupire puis sans prévenir, se jette sur lui et l'enlace.
- Angie ?
- Tu m'as fait tellement mal ! Tellement, tellement, tellement, tellement ! »
Elle pleure dans ses bras un long moment, lâchant de temps à autre des répliques douloureuses. Il passe sa main dans son dos, cherchant à l'apaiser et ne peut que murmurer des excuses en se sentant comme le plus nul des hommes.
Sa tête est lourde et ses pensées confuses quand ses yeux s'ouvrent le lendemain et même sa couette lui semble peser plus que les autres jours. Un début de migraine attaque ses tempes et il sursaute en sentant qu'un corps bouge au-dessus de lui.
Angelina s'étire avec prudence, se frottant les yeux et les joues rouges. Ils se relèvent chacun de leurs côtés, sentant l'inconfort de leur positions respectives dans leurs muscles.
« On… on s'est endormis, je crois.
Elle rit et vient caresser la joue de George qui n'ose plus bouger. Le crayon sous ses yeux s'est étalé, lui donnant l'air d'un raton laveur et ses cheveux forment des épis de ci de là.
- Tu as des plis sur le côté, là.
Il rit à son tour et s'écarte, sa joue le brûlant au souvenir de la peau de la jeune femme en contact avec la sienne. Honteux, il lui montre le couloir d'un geste de la main et se déplace avec bonheur vers la cuisine.
- Je te laisse te refaire belle – et il ajoute pour donner un semblant de normalité à la situation – t'en as bien besoin !
Angelina grogne mais file sans rien ajouter. Resté seul, George lâche un soupire. Ses mains tremblent et même en les serrant, il sent toujours l'excitation qui les parcourt. Son cœur bat comme un fou dans sa poitrine et il se déteste d'avoir à la fois autant envie de sourire que de pleurer.
Angie est sa meilleure amie.
Il donne un coup de poing sur le plan de travail. Si seulement, elle n'avait pas aimé Fred, si elle avait attendu qu'il se décide enfin. Ce serait-il au moins décidé ?
Le souvenir de la nuit lui revient. La respiration paisible et son souffle tiède qui chatouillait la peau à travers la chemise de soie, l'odeur de ses cheveux qui glissaient sur sa peau, tout est à la fois si précis et si flou et relance les battements de son cœur.
Il se rappelle cruellement pourquoi il ne souhaitait plus dormir avec elle, pourquoi supporter sa présence si proche et si lointaine lui était devenue insupportable. L'avoir contre lui, détendue et sereine, confiante et abandonnée, sentir la chaleur de sa peau à travers ses chemises de nuit et ne pouvoir y toucher, ne pouvoir y goûter, y laisser une empreinte, un baiser, une odeur est une tentation auquel il est bien près de céder.
Il s'exhorte au calme et les bras qu'elle enroule autour de son torse en revenant manquent de lui faire perdre le self contrôle si durement acquis.
« Ca sent bon ! Tu me fais quoi à manger ?
- Je nous fais à manger nuance. Sois sage et met table.
Angelina grimace et se dépêche d'aller fouiller dans les placards, parfaitement à son aise chez lui.
- Je ne suis pas une gamine.
Il sourit et décide de la taquiner, sachant ce qu'il risque en faisant cela.
- Ah bon ?
- Hé ! Je sais faire à manger maintenant ! William m'a montré !
Ignorant le pincement qu'il ressent, George continue la conversation, décidé à jouer son rôle jusqu'au bout. Ce n'est pas le moment qu'il joue les égoïstes et qu'il attise la flamme colérique si prompte à s'allumer entre eux deux.
- Il a réussit là où nous avons tous échouer ! T'apprendre quelque chose !
Ils s'assoient et entament leur repas, entrecôte sauce forestière accompagné de petits pois sautés à la menthe. George jette des regards en biais à la jeune femme soudain étrangement silencieuse.
- Angie ?
- Oui ?
- Quelque chose ne va pas ?
Elle suspend son geste et secoue la tête. Hésitante, elle lui confie ses problèmes du bout des lèvres, entre deux bouchées de viande.
- Je me suis disputée avec William. Il a commencé son internat et je continue mes cours à Londres, sans parler des permanences à Sainte-Mangouste…
- Et ?
- Il trouve qu'on ne se voit plus assez et que je n'en suis pas affectée autant que lui.
Le cerveau de George tourne à plein régime. Il sait qu'il devrait se sentir compatissant pour les problèmes de couples qu'elle rencontre mais ne parvient qu'à se réjouir de leur existence. Il finit par poser la seule question dont la réponse l'intéresse véritablement.
- Il a raison ?
Angelina réfléchit longuement, tout en déplacement mécaniquement ses petits pois. George l'observe, inquiet devant ce délai qui ne présage rien de bon.
- Je ne sais pas. Les cours me prennent beaucoup de temps, et les permanences me bouffent tout mon temps libre, sans parler que tu m'as manqué alors, sans doute que oui, ça me touche moins qu'il ne le faudrait.
- Je t'ai manqué ?
Angelina lui sourit doucement, de ce sourire qui illumine tout son visage et George se sent idiot de ne pas s'être excusé plus tôt.
- Tu n'as retenu que ça de ce que je viens de dire n'est-ce-pas ?
Il rétorque, en se promettant de ne plus parler sans réfléchir.
- Pas du tout !
La jeune femme rit et il se sent heureux d'en être responsable.
- Tu m'as manqué. Peut être trop d'ailleurs, ajoute-t-elle à voix basse.
George se penche en avant, les sourcils froncés.
- Répète la fin ?
- Rien, rien, mangeons. »
Le repas se termine dans un silence agréable. Pendant qu'ils font la vaisselle, sans magie, ni baguette, ils ne parlent pas et leurs coudes qui s'effleurent au gré de leurs mouvements respectifs demandent à George une totale maîtrise de lui-même pour ne pas céder à ses impulsions.
Quand vient le moment de partir pour Angelina, elle se balance nerveusement d'un pied à l'autre, jouant avec la fermeture éclair de sa veste en cuir aubergine.
« Je pourrais revenir ?
L'émotion lui nouant la gorge, il se contente de la serrer dans ses bras, se détestant de ne plus vouloir la lâcher.
- Donne-moi ta nouvelle adresse. Je pourrais passer. Et ton planning pour qu'on se voit. Et…
Elle glousse contre lui et s'écarte. Il laisse sagement ses bras retomber le long de son corps, sans s'attarder sur le souvenir de leurs deux corps enlacés.
- Je l'ai posé sur ton bureau, idiot, avec mon planning, mon nouveau numéro de portable et le double des clefs.
- Tu n'as pas peur que je débarque en pleine nuit ?
Les yeux d'Angelina se voilent un instant et il se mord les lèvres.
- Désolé, je…
- Non. Si tu le fais, tu seras seul.
- Promis.
Elle vient déposer sur ses joues deux baisers furtifs, recule et secoue la tête.
- Ne promet rien George. Contentes-toi de me le prouver.
Elle transplane et il éclate de rire avant de se précipiter dans son bureau, à la recherche de l'adresse tant attendue.
Voilà, alors - je suis vraiment en retard... - j'espère que ça vous a plu, sinon, plaignez-vous et je tâcherai de faire mieux au prochain chapitre - vous remarquerez sans doute que nous terminons sur une note positive ! Profitez-en bien ! Non je plaisante ^^. A partir de maintenant, ça devrait s'améliorer uniquement, même si la vie est parfois cruelle, elle nous réserve tout de même de magnifiques moments de joies - j'en connais une qui devient lyrique c'est mauvais signe - et ils vont en profiter eux aussi. Tout doucement, on y arrive.
Quand on y sera vraiment, l'histoire sera finie ^^.
Encore merci.
Amicalement
Alfa
