Merci à Clairouille59, Krine69, Calimero59, nina( La tienne m'a fait vraiment plaisir ^^. J'ai "réussis" à surpasser ta phobie des fictions de tromperies. On peut dire ça comme ça ? OUI, NON ?), Aliiice, xMariiiie, soleil83, ranianada, helimoen, yayalia et amimi31 pour vos reviews.
Mais où sont passé les autres ? J'en ai eu beaucoup moins pour ce chapitre.
Dois-je vous menacé de poster - encore - moins souvent ?
Mais non, je plaisantais !
* Ne m'en voulez pas de mon humour noir *
Je suis juste heureuse de poster ...
Bonne lecture
Merci à punkie1001 pour m'avoir corriger
Ton seul crime a été de m'aimer
Chapitre 10 : Ton malaise
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Bella ne savait que faire.
Un corps ensanglanté était immobile sur son canapé. Son si beau visage était abimé par les hématomes qui le recouvraient, sa chemise n'était plus qu'un morceau de tissu recouvert de sang qui ne servait qu'à dissimuler une blessure plus grave encore et ses jambes n'avaient pas eu la chance d'être épargnées.
Pourtant, l'homme était si paisible qu'on aurait cru qu'il jouait avec les anges.
Bella ne voyait pas seulement un homme à moitié mort dans son salon, elle voyait son mari. Et au lieu de se comporter en la femme altruiste et généreuse qui l'aurait soigné, elle se comportait comme la femme d'Edward Cullen. C'était pourtant une partie qu'elle essayait de combattre depuis si longtemps, mais désormais cela n'avait plus aucune importance. Elle était ce qu'elle était.
Ainsi, la douleur qu'elle ressentait de le voir dans cet état était mille fois pire que si elle s'était retrouvée devant le corps d'Emmett, de Jasper ou encore de son propre père. Car malgré leur gentillesse, leur soutien et l'amour qu'elle leur portait, Edward les surpassait. Elle l'aimait bien plus, comparé à tout les gens qu'elle avait connu, même si ceux-ci étaient tous réunis pour ne faire qu'une seule et même personne.
Peut-être était-ce pour cela qu'une désagréable boule vint prendre possession de sa gorge, tandis que son ventre lui faisait subir des gazouillis pire encore.
La jeune femme était paniquée. Pour la première fois de sa vie, elle regrettait de ne pas avoir suivi les cours de premiers secours que son lycée proposait, sous prétexte que cela allégeait son emploi du temps. Maintenant, elle ne savait absolument pas quoi faire mais elle craignait devoir emmener son cher époux à la morgue si elle ne trouvait pas rapidement une solution.
Sa légendaire maladresse l'avait souvent emmenée aux urgences mais malgré le nombre de fois où elle s'était fait recoudre, elle ignorait toujours comment si prendre. Et elle refusait de prendre Edward comme cobaye.
Elle se savait capable de désinfecter les plaies dans le meilleur des cas.
La meilleur chose à faire dans le cas présent était d'appeler un médecin en urgence. Elle n'avait pas d'autres choix. Il souffrait trop pour qu'elle le laisse dans un état pareil.
- Ne bouge pas, j'appelle mon médecin. L'informa-t-elle en se levant de son chevet. Ça va aller...
Il lui attrapa si vivement la jambe qu'elle en fut surprise. Comment un homme si blessé trouvait encore autant de force ?
- Pas de médecin. Murmura-t-il. S'il te plait, pas de médecin.
Sa voix était pourtant si faible, plus bas encore qu'un murmure, en contraste avec la force qu'il avait exercé sur sa jambe. Il y avait mis toute la force qu'il lui restait, Bella le savait.
La jeune femme s'agenouilla à ses côtés de manière à pouvoir passer une main dans ses cheveux et les caresser dans un geste rassurant. Elle savait qu'elle devait essayer de le faire changer d'avis mais sa voix avait été d'une telle détresse que tout ce qui lui importait désormais était de le calmer.
- Chut, calme toi. Je suis là. Essaya-t-elle.
Elle le regardait avec tant d'amour qu'Edward refusait de fermer les yeux même si ses paupières l'en prièrent, il voulait graver cet instant à jamais dans son esprit. Ses yeux chocolat avaient la même lueur que dans ses souvenirs, une lueur qu'il avait cru perdre à jamais.
- Pas de médecin. Répéta-t-il avec toute la force qu'il lui restait.
Il était tellement fatigué qu'il aurait voulu dormir pour le restant de ses jours, mais Bella le maintenait en vie. Sa présence était une force qu'il ne pouvait ignorer et il ne le voulait pas. Et ce malgré la douleur qui le tenaillait. Il s'y refusait.
Il ferma les paupières un instant et se promettant de les rouvrir quelques secondes plus tard, lui laissant juste un moment de répit, juste un moment. Mais à peine les eut-il fermé que quelque chose vint le soulager. Une chose douce et à température ambiante.
Il ouvrit lentement les yeux.
Bella lui passait un linge blanc et humide sur le visage. Il sût alors qu'il avait échoué, il avait dû s'endormir plusieurs minutes durant, contrairement à la promesse qu'il s'était faite. Alors, il se promit de ne plus fermer les yeux ne serait-ce qu'une minute. Il ne voulait rien rater de ce moment même si la douleur essayer de l'y contraindre.
- Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?
La voix de la jeune femme le réveilla plus qu'il ne l'était déjà, elle lui rappelait de ne pas sombrer dans le monde de l'inconscience. Mais pouvait-il réellement lui révéler dans les moindres détails sa mésaventure ? La réponse était non, il ne voulait pas de sa pitié. Après tout, il ne cherchait qu'à la protéger.
Bella posa une de ses mains sur le côté de sa mâchoire pour l'empêcher de bouger à cause de l'alcool à 90° qu'elle versait sur ses plaies. Mais cela n'était qu'une excuse parmi tant d'autre, elle aimait son contact.
- Ma femme vient de me plaquer, tu t'attendais à quoi ? Répondit-il, légèrement sarcastique en guettant n'importe quelle réaction de sa part.
Elle ne répondit pas mais cligna plusieurs fois des yeux comme déstabilisée par ses propos. Edward le remarqua. Puis dans un geste lent, elle lâcha le menton du jeune homme et plongea son tissu, maintenant rouge, dans une bassine d'eau qu'il ne pouvait pas voir.
Elle eut l'air particulièrement attentive à ce qu'elle faisait, mais Edward la soupçonnait de vouloir cacher ses yeux si expressif, la porte de son âme, là où il pouvait déchiffrer ses émotions.
Il ne la lâcha pas une seule seconde du regard, elle était si belle qu'il aurait gravé sa beauté dans la pierre des dieux de l'olympe.
- Tourne la tête. Lui ordonna-t-elle.
Quand elle releva les yeux pour lui faire face et il s'en voulut, elle était si innocente. Un véritable ange. Comment pouvait-il osé lui faire croire qu'elle avait une part de responsabilité dans son malheur ? Alors il ne rechigna pas et suivit ses ordres, comme si cela pouvait le faire pardonner, rien ne pouvait l'empêcher d'espérer.
Elle commença à s'attaquer à son cou par des gestes répétitifs dans l'espoir de le débarrasser des couches rougeâtre. Bientôt, elle arriva à un endroit difficile d'accès mais l'homme ne pouvait pas se rapprocher d'elle pour faciliter sa manœuvre alors, elle posa une main sur une des hanches d'Edward et mis tout son poids sur ses genoux pour pouvoir se projeter en avant et débarbouiller les coupures de son épaule.
Ce qu'elle ne savait pas, c'était qu'elle avait posé sa main à l'endroit exacte où il avait reçu un coup de couteau. Mais il ne voulait pas qu'elle le sache alors il ne dit rien.
Elle continua à laver son épaule comme si rien ne s'était passé et pour elle, il ne s'était absolument rien passé. Mais pour lui, il l'avait échappé bel. Du moins, pour le moment.
La jeune femme sentait bien que sa main n'était pas sèche mais elle s'était convaincue que c'était la pluie qui s'était agglutinée sur sa chemise. Mais au bout d'un moment, cela la gêna de plus en plus et elle jeta un coup d'œil à sa main pour se convaincre qu'il n'y avait rien d'alarmant. Elle ne trouva qu'une main gorgée de sang.
Comme dans un de ces mauvais film irréalistes, elle fixa sa main quelques secondes en fronçant les sourcils avant de diriger ses interrogations muettes vers Edward d'un coup d'œil. Mais il se contenta aussi de la fixer. Et comme si tout se remettait en marche, à la limite de l'hystérie, elle commença à essayer de défaire les boutons de sa chemise, mais avec une pointe de délicatesse pour ne pas le blesser.
– Non. Dit-il simplement.
La jeune femme toujours aussi paniquée ne pouvait pas laisser passer ça, son époux se vidait de son sang ! C'était comme si les mots n'eurent jamais atteint ses oreilles.
- Je promet de ne pas toucher. Le contredit-elle.
Elle n'attendit pas son approbation avant de se rapprocher une nouvelle fois de lui mais une fois encore, il attrapa son poignet.
- J'ai dis non. Dit-il plus durement.
Son refus était-il dût au fait qu'il voulait la préserver de son monde ou bien voulait-il lui cacher l'alliance qu'il portait autour du cou ? Un mélange des deux surement.
Les battements précipités de leur cœurs ne faiblirent pas. Elle avait peur pour lui et, lui, avait peur d'être découvert.
- D'accord. Acquiesça-t-elle à contre cœur.
Puis, elle se remit à essayer de le consoler comme s'il s'agissait d'un bambin.
La nuit qui suivit fut difficile pour l'un comme pour l'autre. Bella ne trouvait pas le sommeil dans son inconfortable fauteuil et refusait de laisser Edward seul ne serait-ce qu'une minute pour se reposer dans son bon lit douillet. Lui, il avait réussit à s'endormir une heure avant que la douleur ne le réveille et depuis, il simulait son sommeil pour ne pas qu'elle s'inquiète.
Au bout d'un temps indéterminé pour lui et 3 heures pour elle, il sentit un poids agréable sur son épaule accompagné d'une odeur de freesia. C'était elle. Elle avait posé sa tête dans le coin de son cou alors qu'elle était assise par terre.
Finalement, ils finirent par s'endormir.
Bella ne put pas rester longtemps dans cette position bien longtemps et elle se réveilla avec un début de torticolis. À moitié endormie, elle se réinstalla sur le fauteuil sans se poser de plus amples questions.
Plus tard dans la nuit, la douleur tenailla Edward une nouvelle fois mais à la différence, Bella dormait et il n'osait la réveiller pour qu'elle lui donne un calmant. La douleur était surmontable. Alors, il espéra qu'elle se calme et il attendit que ça passe.
Mais ça ne passa pas et la douleur s'accentua. Elle était si vive qu'il ne pouvait plus attendre, il lui fallait ses calmants, et maintenant.
Il les repéra vite sur la commode près du canapé sur lequel il était affalé alors, il tendit le bras. Mais elle était trop haute. Il essaya de se glisser plus en avant mais ses jambes étaient paralysé par la douleur et son estomac était comme anesthésié … Il ne pouvait rien faire pour apaiser le feu.
- Bella. Chuchota-t-il en dernier recours.
Mais elle ne répondit pas.
- Bella ! L'appela-t-il plus fort.
Mais elle resta muette et il était bien trop loin pour la secouer. Alors en une faible tentative, il frappa sur la commode.
Était-ce un coup de chance ? Il ne le savait pas mais la boîte tomba sous son cou.
Il prit la bouteille d'eau et avala l'anti-douleur d'une traite.
Déjà il se sentit mieux, même s'il savait qu'aucun médicament au monde ne pouvait être aussi efficace en si peu de temps. Mais il savait qu'il avait réussit et peu à peu, la douleur disparut. Et avant même qu'il ne s'en rende compte, il dormait déjà.
Le soleil tapait déjà depuis plusieurs heures déjà mais Bella ne se réveilla que lorsqu'elle entendit quelqu'un jouer avec la serrure. Bella avait pris l'habitude de la fermer à double tour tous les soirs depuis qu'elle avait vu sa mère en faire de même lorsqu'elle était petite.
Quand la petite fille qu'elle était alors lui avait demander pourquoi elle s'obstinait à répéter chaque soir ce rituel alors qu'ils habitaient dans un quartier sympa et calme, Renée lui répondait inlassablement qu'elle avait peur.
Peur de quoi ? Telle était la question.
La seule fois où Bella lui avait demandé, sa jeune mère lui avait dit qu'elle avait peur tout simplement, peur de tout, et peur que son gentil papa se pointe un jour pour lui demander des comptes sur leur divorce, un divorce qui avait eu lieu dix ans auparavant.
Charlie n'était jamais revu mais cela n'étonnait guère Bella, c'était certes un père absent mais il n'avait jamais fait preuve de violence envers elle ou quiconque les étés où il avait sa garde. Ni lui ni personne n'était venu, les peurs de Renée était infondées mais Bella avait pris l'habitude de fermer après elle. Et il était difficile de se défaire de ses habitudes : bonnes ou mauvaises.
Bella eut à peine le temps d'ouvrir les yeux qu'une voix l'incendia.
- Alice n'est pas rentré ? Marmonna Rosalie.
Même pas un bonjour.
Rosalie était dans l'encadrement de la porte et elle ne pouvait pas voir le canapé sur lequel Edward était immobilisé. Mais elle remarqua de suite Bella endormit dans le fauteuil alors qu'habituellement, elle déplaçait tous les meubles pour pouvoir déplier le canapé-lit pour la nuit, une chose que la jeune femme détestait.
Ses paroles se perdirent dans le vide à mesure qu'elle avançait et avant que Bella puisse lui répondre, Rosalie vit le blessé.
- Non, mais qu'est-ce qui est arrivé ? S'inquiéta-t-elle en s'approchant de lui.
Edward comprenait parfaitement ses paroles mais il n'avait pas la force de répondre à une question aussi anodine. Il préservait ses forces et sa convalescence en était d'autant plus renforcé.
- Je ne sais pas, je l'ai trouvé comme ça. Répondit Bella.
Rosalie s'agenouilla auprès d'Edward alors que Bella resta debout. À quoi cela aurait-il servit de copier ses gestes ?
- Non, mais je peux savoir pourquoi tu ne m'as pas appelé ? Continua-t-elle.
Au ton de sa voix, Bella comprit que Rosalie avait décider de s'en prendre à elle. Mais ce n'était pas volontaire, Rosalie était inquiète et son comportement reflétait sa nature, rien de plus.
- Je n'ai pas ton numéro. Répondit Bella calmement.
- Edward l'a … Cracha la blonde.
… Bien sûr, ce dernier avait oublié de le lui mentionner. En réalité, si Bella le lui avait demandé, il aurait mentit dans l'espoir d'être avec elle le plus longtemps possible.
Rosalie avait pour projet de devenir médecin et elle était assez qualifiée pour s'occuper du cas qu'Edward représentait. Alors, elle commença à rechercher d'éventuelles plaies extérieures mais elle ne trouvait rien. Cela la soulagea quelque peu. Le visage de son ami serait indemne d'ici quelques jours.
- Assieds-toi. Lui ordonna le jeune médecin.
- Il a une blessure à l'abdomen. Répondit l'autre jeune femme quand elle comprit qu'Edward n'allait même pas essayer de se relever.
Elle espérait qu'il accepte de se faire soigner par Rosalie, cela lui enlèverait un poids du cœur que de savoir qu'il allait aller bien.
La future médecin stoppa tout mouvement et regarda fixement le jeune homme dans les yeux. Et comme une furie, elle commença à se débattre avec ses couvertures pour inspecter les dégâts, comme Bella quelques heures plus tôt.
Mais comme il l'avait fait avec elle, il attrapa le poignet de Rosalie pour l'empêcher de regarder sa blessure mais sa réaction ne fut pas tout à fait celle que Bella avait imaginé.
- Je ne veux pas qu'elle voit. Annonça-t-il calmement en désignant son épouse.
Doucement, Rosalie tourna la tête vers Bella mais son regard n'était pas méchant. Elle la regardait juste comme pour signifier qu'elle attendait, un simple regard poli.
- Si tu veux, tu peux attendre dans ma chambre. Clarifia-t-elle.
Bella obéit mais au fond d'elle, elle était jalouse et blessé. Pourquoi refusait-il de partager ses souffrances ? Pourquoi refusait-il son aide à elle ? Elle ignorait alors qu'il faisait cela pour la protéger.
Quand la porte claqua, Edward commença silencieusement à déboutonner sa chemise souillée de sang. Le sang avait séché et sa plaie était collée au tissu, alors Rosalie prit au moins une bonne dizaine de minutes à détacher tout ça.
Rosalie stoppa net en découvrant la blessure. La plaie était net et assez profonde mais heureusement, elle ne touchait aucun organe vital. Ce qui ne lui laissait présager qu'une blessure par arme blanche.
- Qui t'as fait ça ? Siffla-t-elle.
Edward comprit qu'elle voulait des noms, elle ne lui demandait pas comment il s'était blessé contrairement à ce que tout un escadron de médecin aurait fait.
Il ne prit pas la peine de répondre. Il ne se voyait pas lui avouer que c'était l'œuvre de James et de ses compères. À quoi cela aurait-il servi ? Elle aurait été voir les flics et le gendarme chargé de cette affaire aurait été retrouvé dans un faussé à la périphérie de la ville. Le mensonge aurait été sa seule alternative. Mais à quoi servait-il de mentir quand il pouvait se taire pour ne pas proférer d'absurdités ?
- Ce sont eux n'est-ce pas, les Serpents ? Continua-t-elle.
À son ton, il savait qu'elle ne lâcherait pas l'affaire avant d'avoir des réponses. Il lui devait la vérité.
- Promets-tu de garder le secret, de ne rien dire à Bella ? S'assura-t-il.
Il ne voulait pas prendre le risque de la mêler à cette affaire. James était capable du pire.
- Pourquoi t'obstines-tu à la préserver, elle a le droit de savoir. Elle est adulte, Edward.
- Tu ne connais pas James, pire encore que Royce, c'est une atrocité. Il est capable du pire. J' aime trop Bella, je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose. Et même si pour cela, je dois lui cacher une partie de la vérité. Je refuse de risquer sa vie pour … ça, Rose. Ajouta-t-il devant la mine peu convaincue de son amie.
Il avait utilisé le surnom de la jeune femme, cela prouvait bien des choses. Il n'y avait aucun moyen de le faire changer d'avis, ils le savaient tous les deux. Il utilisait le surnom qu'il lui avait donné le soir où il l'avait sauvé, il lui demandait de lui faire confiance. Et elle lui faisait confiance. Ils étaient comme frères et sœur, ils s'aidaient et se détestaient sur un coup de tête. Mais ils s'aimaient de cet amour fraternel et solide et ils se faisaient confiance mutuellement. C'était tout ce qui importait.
- D'accord. Souffla-t-elle.
- J'ai frappé James. Lança-t-il à tout à vrac.
Pour la seconde fois de la soirée, la jeune femme arrêta ses mouvements et le regarda fixement. Cela ne pouvait pas être vrai, ce ne devait pas être vrai.
- J'étais sur le pont et il est venu. Je ne voulais pas entendre ses sarcasmes, Rose ! Et je lui ai donné un coup de pied. Après ça, les autres m'ont attrapé et … enfin, tu connais la suite.
- Pourquoi tu cherches toujours la merde partout où tu vas ?
Inutile de préciser que la question était rhétorique.
À mesure que le temps passait, les gestes de Rosalie étaient plus vifs et moins précis, donc plus douloureux. Mais il ne pouvait pas lui en vouloir tout cela était de sa faute. Ses gestes ne faisaient que refléter l'état d'âme de la jeune femme.
- C'est fini, tu peux reboutonner ta chemise. Essaie de ne pas défaire les points pendant au moins deux semaines, après je pourrais peut-être te les enlever. Tu dois aussi avoir quelques côtes cassés donc essaie de rester allongé. Récita-t-elle.
- Et ma cheville ?
Rosalie n'avait pas analysé cette blessure avant alors, délicatement, elle retira la chaussure. Son pied était violet et enflé.
- Tu as eu une douleur plus violente plusieurs heures après te l'avoir fait?
- Cette nuit.
- Je pense que ton pied a tourné quand tu es tombé. C'est une entorse, et avec tout ce que tu as, tu ne vas pas pouvoir marcher pendant au moins deux semaines. L'important, c'est que tu te reposes. Lui assura-t-elle.
- Merci docteur. Répondit-il sur un ton joyeux et sincère.
Le silence prit place et plusieurs secondes passèrent avant qu'elle ne décide de prendre la parole.
- Tu veux que j'aille la chercher ?
Pas la peine de préciser de qui elle parlait.
Il hocha la tête positivement avant de reboutonner sa chemise.
Rosalie alla dans sa chambre mais contrairement à ce qu'il avait imaginé, Bella ne revint que quelques minutes après. Il était certain qu'elles avaient fait la causette.
- Ça va ? Lui demanda Bella dès qu'elle arriva à ses côtés.
Il hocha la tête positivement.
Rosalie se sentit de trop alors elle fit ce qui lui était le plus intelligent.
- Edward, je vais passer à ton appartement pour te rapporter des affaires. Tu veux que je te récupère quelque chose de précis ? L'interrogea-t-elle.
- Non. Répondit-il.
Il était heureux, cela allait lui laisser un peu de répit avec Bella. Il allait enfin pouvoir lui dire ce qu'il voulait lui dire...
- Bien ! Bella ? Tu veux venir ? Continua Rosalie.
Ça ne devait pas ce passer comme ça. Edward ne le voulait pas, il devait lui parler pour faire avancer les choses. Elle ne devait pas aller avec Rosalie et prendre le risque de croiser Tanya. Pas maintenant qu'il était en si bon chemin, pas avant qu'il lui ait parlé...
Il avait confiance en Rosalie. Il savait que si elle voyait Tanya, elle ne dirait rien à Bella. Elle lui ferait passer un sale quart d'heure, mais elle ne le trahirait pas.
- Bella il faut que je te parle. La contredit-il.
Bella avait eu une hésitation, mais elle n'avait maintenant plus lieu d'être maintenant. Elle allait rester avec Edward. Alors pour ne pas avoir à formuler sa réponse à voix haute, elle fit un regard de désolation à Rosalie.
- D'accord. Acquiesça la blonde. J'en ai pour une heure.
Pourtant, le silence régna toujours après que Rosalie soit partie. Edward avait peur d'un éventuel rejet et Bella ne savait pas comment réagir à ce qui allait suivre.
- Bella. Chuchota-t-il.
Comme un automate, elle se rapprocha de lui et posa une main sur sa joue pour l'inciter à continuer.
- Je t'aime. Continua-t-il en allant droit au but.
Bella ne lui répondit pas. Cependant, Edward n'était pas naïf à ce point, il s'en était douté, alors il continua.
- … et je sais qu'au fond, tu m'aimes aussi. Nous sommes deux éléments d'un même et seul puzzle, nous sommes faits pour être ensemble. N'as-tu pas souffert quand j'étais loin de toi ? Souffla-t-il. Moi si. J'ai pensé à toi pendant chaque seconde. Tu m'as tellement manqué …
Bella sentait son cœur battre de plus en plus, et de plus en plus elle avait une idée précise de sa réponse.
- ...mais je sais qu'on ne peux pas forcer le destin indéfiniment. Alors, ceci sera ma dernière tentative. Si tu ne veux plus de moi, alors je ne t'importunerais plus … Même si cela me ferait mal au cœur. C'est pour ça que j'aimerais que tu nous donnes une autre chance. N'aimerais-tu pas tout recommencer depuis le début en réparant nos erreurs ?
Devait-elle prendre le risque de le perdre à jamais ? Elle savait que si par malheur cela arrivait, elle ne le supporterait pas. Elle l'aimait, et même si elle n'avait pas été très fière de ses sentiments quelques semaines plus tôt, elle était amoureuse d'Edward Cullen. Elle ne pouvait pas le nier.
- Je t'aime. Chuchota-t-il de nouveau. Acceptes-tu de me donner une ultime chance ? … Je te jure que je serais en être digne ! Mais ne me laisse pas, Bella.
La main de Bella quitta sa joue pour s'échouer sur son torse mais elle le regardait avec une certaine détermination qui lui faisait peur. Il savait que si elle refusait maintenant, elle n'accepterait jamais.
- Je t'aime aussi … Avoua-t-elle alors qu'il se mettait à sourire. Mais c'est trop dur... Je suis désolée mais c'est tellement compliqué ! Je ne peux pas vivre dans le mensonge, tu me dois la vérité ! J'ai besoin de savoir que tu me fais confiance. … ça ne marchera pas sans ça. Alors, m'aimes-tu assez pour m'avouer toute la vérité ? Parce que sinon, je ne peux pas te donner cette chance … je ne veux pas vivre sans le savoir. C'est ta seule chance, alors …
La balle de ping-pong ne s'attarda pas dans le camps de Bella et s'échoua dans celui d'Edward, il avait son avenir entre ses mains. Il avait leur avenir entre ses mains. Mais qu'allait-il choisir après tous ces mois ? Bella ou son secret ? Bella, son passé ou la sécurité de la femme qu'il aimait ?
Alors que Bella et Edward allait peut-être avoir un lien sur lequel ils allaient pouvoir compter, Tanya était seule dans la forêt et effrayé par l'idée qu'ils la retrouvent …
Tadam !
Et oui, ce chapitre est déjà fini ...
Mais pour le clore, j'ai une petite question :
...
Depuis le début de l'histoire au chapitre 10, l'histoire :
1.) Commence à devenir ennuyeuse ?
2.) Est pareil ?
3.) Est mieux ?
4) Est plus attractive ?
5.) Est moins intéressante ?
6.) Autre ?
...
...
A la prochaine !
