Hi tout le monde (si il reste des gens ^^) ! Je n'ai pas d'excuses pour expliquer mon absence prolongée, le temps est un aspect que je maîtrise très mal :/ quoiqu'il en soit la fin de cette histoire sera publiée peu importe le temps que cela prendra, mais cette fois-ci j'ai de l'avance car je me suis qu'avant de republier il fallait au moins cela pour ne pas vous refaire attendre trop longtemps :) J'espère que vous ne m'en tiendrez pas trop rigueur :p Bref je vous laisse là pour ce nouveau chapitre ;)
Chapitre 10 : Révélations
Le silence qui suivit sa dernière question conforta la blonde dans son idée. Régina voyait quelqu'un mais ne lui faisait pas assez confiance pour le lui confier. Faire face à la situation lui mina encore plus le moral et comme la professeure ne semblait pas décider à lui parler, elle s'éloigna à pas rapides afin de mettre le plus de distance possible entre elles deux rapidement.
Sentant du mouvement, la brune sortit de ses pensées avant de voir de dos la blonde partir.
« - Attend ! cria-t-elle à l'intention de la shérif. Emma ! essaya-t-elle à nouveau voyant que celle-ci continuait à avancer. »
Son prénom prononcé par la brune eut le mérite d'arrêter la blonde dans sa marche. Il était rare qu'elle la nomme ainsi usant quotidiennement du « Miss Swan » quand elles se parlaient.
« - Emma, murmura la professeure. S'il te plait, parle-moi… »
La brune profita de son arrêt pour accélérer une dernière fois la marche et arriver à sa hauteur. Pour être sûre qu'elle ne s'en aille pas à nouveau, elle lui agrippa le bras, pas méchamment ni autoritairement, au contraire, elle réalisa le geste tout en douceur ne voulant pas brusquer la shérif. Ces jours passés loin d'elle sans aucune nouvelle lui avait fait prendre conscience qu'elle ne pouvait plus se passer de cette présence blonde qui avait pris une importance de plus en plus grande dans sa vie, pour son plus grand plaisir. Elle n'avait jamais été aussi heureuse depuis longtemps, même si elle pouvait être exaspérante, bornée et des fois enfantines, elle lui apportait un tel baume au cœur.
« - Emma parle-moi, qu'est-ce qu'il se passe à la fin ? Tu comptes fuir à chaque fois que tu me vois ? M'ignorer pour toujours en sachant que tu risques de souvent tomber sur moi vu la grandeur de la ville ? demanda Régina une pointe de désespoir dans la voix n'ayant même pas fait attention au tutoiement qui semblait maintenant venir naturellement. »
Cette demande agit comme un électrochoc chez la blonde qui se retourna vivement pour faire face à Régina et lui cracher sa colère au visage.
« - Te parler ? Sérieusement ? Pourquoi devrais-je te parler alors que tu t'es moquée moi depuis le début. Je te faisais confiance et je peux te dire que c'est rarement le cas aussi vite. C'est bien ma veine tient, il fallait que ça tombe sur toi. Je t'ai raconté beaucoup sur moi, je croyais que tu me comprenais, lorsque je n'ai pas voulu te parler de mon passé, tu n'as pas insisté et j'ai fait de même, mais je me rends compte que je me suis bien fourvoyée, madame est en couple et elle n'a pas jugé bon de me le dire, je vois que la confiance est réciproque…
- C'est bon tu as fini ? commença la brune dont la patience s'effritait. Je te fais confiance ! Je ne suis pas prête à tout te dévoiler sur moi mais tu es dans le même cas donc je ne vois même pas pourquoi tu m'en tiens rigueur. Quant à ton histoire de couple, je ne t'ai jamais menti, je t'ai dit être célibataire et c'est le cas, je ne suis avec personne, je ne sais même pas pourquoi tu t'es mise cette idée en tête.
- Pourquoi ? Parce que la dernière fois qu'on devait manger ensemble, j'ai terminé plus tôt donc j'ai décidé de venir te chercher directement chez toi et là j'ai eu la surprise d'être accueillie par une jeune femme rousse qui avait pour seul habit une serviette de bain. Alors à moins que tu acceptes n'importe qui chez toi, tu dois avoir un minimum d'intimité avec cette personne pour la laisser se balader ainsi chez toi.
- Tu as bien dit que cette femme était rousse ? demanda la professeure d'une voix douce ayant retrouvée tout son calme.
- Euh… oui, répondit la shérif hésitante quant à la question, était-ce réellement tout ce qu'elle avait retenu de sa tirade ? »
Face à la réponse apportée par la blonde, Régina ne put s'empêcher de partir dans un fou rire incontrôlable relâchant ainsi toute la tension qu'elle avait pu éprouver ces derniers jours à cause de l'éloignement d'Emma à son égard.
Quant à la blonde, elle était totalement déboussolée. Il y avait à peine quelques minutes de cela, la professeure haussait la voix semblant en colère et maintenant elle rigolait ? Et elle ne semblait pas prête de s'arrêter. Alors qu'Emma en aurait normalement profité pour fuir, cette fois-ci elle resta figée. Qu'avait-elle manqué pour comprendre ce soudain revirement de situation. Voulant éclaircir les choses et à cause du sentiment de frustration qu'elle commençait à éprouver, elle reprit la parole.
« - Tu as fini de te moquer de moi ? C'est bon tu t'es bien amusée ? dit-elle plus méchamment qu'elle ne l'aurait voulu, au moins c'eut le mérite de faire réagir Régina qui s'arrêta de rigoler immédiatement.
- Jamais je ne me moquerais de toi ! répondit avec aplomb et sérieux la brune.
- Alors pourquoi ce fou rire hein ? Je t'expose les faits et toi le seul truc que tu trouves à faire c'est…
- Stop ! la coupa-t-elle. Je n'aime pas me disputer avec toi Emma… Et ces derniers jours sans aucune nouvelle de toi me l'ont encore fait plus prendre conscience. Je t'apprécie énormément, ne doute jamais de cela, donc jamais je ne me ficherais de toi. Si j'ai rigolé ainsi c'est sans doute à cause du relâchement de pression puisque j'ai compris à qui tu faisais allusion. Je ne t'ai jamais menti, il est vrai que j'ai émis des détails sur mon passé mais nous sommes deux dans ce cas-là. Cette femme, miss Swan, n'était autre que ma sœur qui séjourne plusieurs jours chez moi.
- Mais… mais elle m'a ouverte seulement couverte d'une serviette, bégaya-t-elle un peu penaude.
- On va dire qu'elle n'a jamais été très prude donc ouvrir aussi peu vêtue n'est pas un problème pour elle. »
Suite à cette révélation un silence se fit. Régina ne voulait pas brusquer les choses et Emma de son côté se sentait tout à fait stupide. Encore une fois, elle avait tiré des conclusions trop hâtivement ce qui avait failli lui coûter son amitié avec la professeure.
« - Je suis désolée, lança-t-elle alors. J'ai agi bêtement, comme d'habitude quand je suis blessée, j'ai préféré fuir que parler pour qu'on puisse s'expliquer… Je me sens vraiment stupide, ajouta la blonde en baissant le regard, honteuse.
- Hey, dit Régina doucement. Regarde-moi. »
Ne voyant aucun mouvement chez la blonde, elle la força à relever le visage délicatement à l'aide de son index.
« - J'aurai aussi préféré que tu ne réagisses pas comme cela, c'est vrai, reprit-elle étant maintenant sûre d'avoir toute l'attention de son interlocutrice. Mais on s'est expliqué, non ? Les choses sont claires, tu sais dorénavant que je ne t'ai pas menti donc tu ne m'en veux plus, tout est bien qui finit bien ? Et sache que si un jour, ce que je n'espère pas, tu devais pour je ne sais quelle raison fuir à nouveau, je serais là pour te courir après et te rattraper. »
Jamais auparavant elle n'aurait sorti une telle phrase à quelqu'un qu'elle connaissait depuis si peu de temps. Mais sans savoir l'expliquer, il semblait qu'en compagnie de la shérif ses sentiments et émotions étaient décuplés. Alors qu'en temps normal il lui aurait fallu des mois avant d'avoir un minimum confiance, ici il ne lui avait suffi que de quelques semaines pour déjà se sentir bien avec elle. Avant elle n'aurait jamais cherché la discussion dans une situation comme celle-ci. Une personne l'ignorait sans raison apparente, elle en aurait fait de même. Mais avec Emma, rien n'était pareil. Pouvait-elle assurer n'éprouver que de l'amitié envers cette belle blonde qui avait chamboulé du jour au lendemain son quotidien ? Bien vite, néanmoins elle fut tirée de ses pensées par Emma qui avait repris la parole. Mais cette-dernière semblait plus se parler à elle-même qu'à Régina.
« - Surtout que c'était idiot de ma part. Maintenant que j'y pense, ma réaction était disproportionnée, tu aimes les hommes, pourquoi je me suis mise à penser qu'entre cette femme et toi… »
La brune n'écouta pas plus le discours de son amie. Elle se devait de lui dire la vérité autrement au moment où la shérif l'apprendrait, il serait trop tard, elle aurait toutes les raisons du monde de lui en vouloir. En revanche, comment le faire ? Comment réagirait Emma face à la nouvelle ? Eprouverait-elle du dégoût ? De la colère ? Fuirait-elle à nouveau ou l'ignorerait-elle tout simplement ? Trop de questions qui trottaient dans sa tête mais elle décida de ne pas y prêter d'avantage attention par peur qu'elles aient raisons d'elle et qu'elle se défile.
« - Emma, voyant que l'autre femme ne réagissait pas, elle réitéra avec plus d'entrain. Emma !
- Hein ? Euh… oui ? bégaya la blonde par surprise.
- Je peux parler ?
- Oui bien sûr, désolée…
- Arrête de t'excuser sans arrêt, commença la brune en souriant. Voilà, j'ai quelque chose à te dire mais avant j'aimerais que tu ne te fâches pas. Si je ne te l'ai pas dit plus tôt c'est seulement parce que je ne savais pas trop comment amener le sujet et peut-être aussi un peu par peur. Ce qui est stupide, j'ai toujours accepté ce pan de ma personnalité, je n'en ai nullement honte. Au contraire même, si les gens pouvaient émettre des doutes, j'étais toujours la première à les attester, tous mes proches le savent, j'ai toujours été honnête, je…
- Régina, interrompu la shérif gentiment. Qu'est-ce que tu veux me dire ?
- Oui, excuse-moi. Tu n'as peut-être pas tout à fait tort quant à mes relations.
- Avec ta sœur ? interrogea Emma avec dégoût.
- Quoi ? Non ! Quant aux femmes ! J'aime les femmes, je suis lesbienne, je n'aime pas les hommes comme tu le penses. »
Une nouvelle fois, la blonde entra dans un mutisme. La professeure pouvait comprendre, c'était une sacrée information à encaisser mais ce silence prolongé commençait à l'angoisser. Ses sautes d'humeur passant de la colère, à la joie, au stress eurent raison d'elle et sans qu'elle ne le contrôle quelques larmes commencèrent à dévaler ses joues.
C'est l'état de son amie qui sembla réveiller Emma qui sans réfléchir s'approcha et la prit dans ses bras. La brune fut d'abord surprise par ce geste mais bien vite elle répondit à l'étreinte. C'est ainsi, dans les bras l'une de l'autre, que la shérif murmura des paroles réconfortantes à l'oreille de Régina lui assurant que cela ne changeait rien.
Elles restèrent ainsi pendant de longues minutes qui ne leur semblèrent que quelques secondes. L'une profitant de la chaleur de l'étreinte et de la tendresse d'Emma pour se calmer et retrouver ses esprits et l'autre savourant le calme et la présence de la professeure au creux de ses bras.
Puis sans prévenir, Régina se dégagea rapidement provoquant un froid chez la blonde sans qu'elle ne sache l'expliquer. Néanmoins, la brune ne cassa pas entièrement le contact gardant ses bras autour du cou de son amie pour le plus grand bonheur de celle-ci qui put ainsi laisser ses mains reposer sur sa taille. Quiconque extérieur à la situation et voyant ces deux femmes se regarder aussi intensément aurait pensé être face à un couple et c'est bien ce qu'imaginèrent les quelques passants qui les virent. Mais dans leur bulle, elles ne voyaient que l'autre et ne firent pas attention au fait qu'elles étaient en pleine rue.
Passé quelques instants, Régina osa enfin faire sa demande.
« - Viens manger à la maison !
- Quoi ? lança la blonde surprise par cette proposition soudaine.
- Viens manger à la maison ! répéta Régina. Je t'avais promis un repas. En plus ça te permettra de rencontrer ma sœur de manière plus officiel.
- Euh… je veux bien mais c'est peut-être un peu précipité. Ce que je veux dire, c'est qu'elle doit déjà me prendre pour une folle donc… Et si je lui faisais une mauvaise impression, si…
- Stop ! coupa la brune. Il n'y a pas de raison qu'elle ne t'apprécie pas et puis ça ne devrait même pas t'inquiéter. Elle n'a rien à dire sur mes amitiés, ne t'inquiète pas, ça ne changera rien.
- Tu rigoles ? C'est ta sœur ! Donc ta famille, si elle ne m'aime pas, on ne pourra jamais… »
La shérif s'arrêta toute seule au milieu de sa phrase réalisant ce qu'elle allait dire. Pourquoi cela l'inquiétait-il autant ? Et qu'imaginait-elle au juste, ce n'était qu'une amie rien de plus et elle n'allait rencontrer que sa sœur, il n'y avait pas de quoi paniquer. Et pourtant elle ne pouvait empêcher cette nouvelle boule d'appréhension au niveau de son estomac de grossir par peur que cela se passe mal.
« - Emma ? questionna la brune inquiète par le visage d'angoisse de la blonde.
- Oui, je… D'accord, je viendrai.
- Vraiment ? demanda la professeure avec un enthousiasme non feint. Devant le hochement de tête positif de son amie, elle continua. Dans ces cas-là on a qu'à dire demain soir, comme ça on sera samedi et Henry pourra venir sans problème puisqu'il n'a pas école le lendemain et moi ça me laissera le temps de prévoir le dîner.
- Tu veux qu'Henry vienne ? interrogea la shérif heureuse que Régina incluse son fils de manière si naturelle.
- Bien sûr, enfin si tu le souhaites, ça me paraissait normal qu'il vienne mais si tu ne veux pas…
- Non, non, bien au contraire. Si je lui dis que je vais manger chez toi sans lui, il serait capable de me faire la tête donc il sera plus que ravi par la nouvelle.
- C'est vrai, il sera content ? demanda la professeure un peu incertaine.
- Tu rigoles ? Déjà il m'en voulait que tous les midis je mange en ta compagnie sans lui. Et il n'arrête pas de me demander quand est-ce qu'il pourra te revoir, avançant l'argument qu'étant donné qu'il a été le premier à te rencontrer, il devrait avoir le droit de te voir au moins aussi souvent que moi. Comme ce n'est pas le cas, à chaque fois qu'on se voit je suis dans l'obligation de lui faire un rapport détaillé, lui dire si tu allais bien, si tes cours se passent bien, si tu as pris tes marques dans la ville, si personne ne t'a embêté… Bref, il faut croire que de toute façon tu as réussi à voler tous les cœurs de cette famille. »
Étonnée par cette dernière phrase, Régina aurait habituellement taquiné la blonde sur ce fait mais voyant déjà la gêne peinte sur son visage, elle décida de ne pas enfoncer le clou. De plus comme cela la shérif n'essayera pas de se dépêtrer de cette situation en avançant peut-être qu'elle parlait surtout d'Henry et la brune pourra donc se souvenir de ce moment encore longtemps même si elle n'avouera jamais que ces mots l'avaient touchée bien plus qu'ils ne l'auraient sans doute dû.
« - Et bien, ce sera avec joie que je vous accueillerai tous les deux pour dîner demain soir. »
Elles restèrent encore un peu à parler de tout et de rien avant qu'elles ne soient dans l'obligation de partir chacune de leur côté, leurs responsabilités ne pouvant attendre.
Toutefois malgré la distance, elles ne cessèrent de penser à l'autre. Ravies toutes les deux d'avoir pu s'expliquer et de s'être rendu compte que leur éloignement n'était dû qu'à un quiproquo vite résolu. Régina était en plus soulagée et comme libérée d'un poids d'avoir pu avouer la vérité quant à son orientation sexuelle à la blonde qui avait extrêmement bien réagi.
Emma, de son côté, décida d'annoncer à son fils la nouvelle le plus tôt possible étant sûre de lui faire plaisir. Et c'est ainsi confiante et sereine qu'elle se rendit à l'école de Storybrook pour attendre la fin des cours. La sonnerie ne tarda pas à se déclencher et avec elle une foule d'enfants sortie des locaux, tous le sourire aux lèvres, peu importe leur âge, heureux d'être enfin en weekend. Mais la shérif ne cherchait qu'un visage en particulier qu'elle ne tarda pas à apercevoir. A sa surprise, il n'était pas seul et ne se précipitait pas dans sa direction comme il avait l'habitude de le faire. Au contraire, sa petite main était liée à celle d'une jeune demoiselle et c'est tranquillement qu'ils arrivèrent vers elle.
« - Maman, j'aimerais te présenter quelqu'un. C'est Paige, fit-il en désignant la jeune fille. C'est mon amie et je voulais que tu la rencontres. »
Le sourire aux lèvres, la blonde ne pouvait être qu'attendrie par la scène devant elle. Elle s'agenouilla donc et tendit sa main en direction de Paige pour la saluer.
« - Enchantée mademoiselle ! Je suis ravie de faire ta connaissance et sache que tous les amis de mon fils sont les bienvenus à la maison.
- Merci madame, répondit timidement la demoiselle les joues teintées de rouge.
- Oh non pas de ça avec moi, je m'appelle Emma. Je suis encore trop jeune pour autant de familiarité, annonça-t-elle en exagérant ses gestes et mimiques pour faire sourire la petite fille ce qui ne manqua pas. »
Encore tous les trois à parler, Jefferson le père de Paige arriva. Cette-dernière salua donc la shérif et Henry qui eut le droit en plus à un bisou sur la joue avant qu'elle ne coure rejoindre son père.
Sur le chemin du retour, Emma ne put s'empêcher de taquiner son fils sur sa nouvelle relation amoureuse même si celui-ci nia tout du long et avança qu'ils n'étaient qu'amis.
La fin de journée se passa tout aussi bien, la blonde profita de la présence de son fils et lui annonça le dîner à venir. Comme prévu, le petit garçon fut plus qu'heureux et courut dans toute la maison, les bras en l'air criant qu'enfin il allait revoir Régina. Après cela, ils jouèrent tous les deux à des jeux de sociétés qu'avaient pu choisir le brun au préalable, mangèrent et se regardèrent le DVD de Dragons.
La journée du lendemain fut tout aussi plaisante. Les deux Swan la passèrent ensemble savourant pleinement la joie d'être en famille par une journée radieuse. Ils se promenèrent, jouèrent ou écoutèrent tout simplement de la musique essayant de se déhancher le mieux possible en rythme, mais tout cela toujours dans la joie et la bonne humeur, les rires fusant dans la demeure. A s'amuser ainsi le temps passa bien plus vite et il fut rapidement l'heure pour eux de partir s'ils ne voulaient pas arriver en retard chez la brune.
Malheureusement, même si les nuages cachent souvent le soleil l'inverse est aussi vrai et une intempérie est si vite arrivée. Donc qu'elle ne fut pas la surprise de la shérif lorsqu'elle ouvrit la porte de chez elle, prête à partir et qu'elle tomba nez à nez avec Neal.
« - Maman pourquoi tu n'avances… Henry s'arrêta en voyant l'homme et lança surpris. Papa ?
- Neal qu'est-ce que tu fais là ? demanda assez amèrement la blonde.
- Et bien je suis venu dans l'idée qu'on pourrait peut-être passer la soirée en famille.
- La prochaine fois qu'une idée comme celle-ci te traverse l'esprit prends la peine de m'appeler comme ça tu n'aurais pas eu le trajet à faire pour rien.
- Comment ça ? Vous sortez ? interrogea Neal ne s'attendant certainement pas à un refus.
- En effet, nous sommes attendus donc si tu pouvais bien gentiment te décaler pour nous laisser passer. »
L'homme n'eut pas besoin qu'on le lui répète avant de bouger pour laisser l'entrée libre d'accès. Mais malgré tout il ne sembla pas vouloir abandonner son idée de moment familiale puisqu'il leur emboîta le pas dans la rue. Emma ne dit trop rien au début mais passé quelques minutes, elle ne put s'en empêcher.
« - Bon tu comptes nous suivre jusqu'où comme cela ?!
- Bah jusqu'à chez mon père, répondit-il naturellement.
- Nous n'allons pas chez ton père.
- Ah bon ? Oh non, vous allez chez cette pétasse aux mèches rouges…
- Je t'interdis de parler de Ruby ainsi, cracha Emma la patience mise à rude épreuve.
- Donc c'est bien là-bas que vous allez.
- Non, parla pour la première fois le petit garçon depuis qu'ils étaient sortis de chez eux. On va chez une nouvelle amie de maman que nous avons sauvé alors qu'elle était perdue.
- C'est génial, je vais pouvoir rencontrer de nouvelles personnes alors !
- Il est hors de question que tu viennes, déclara la shérif qui s'était maintenant arrêtée.
- Et pourquoi pas ? Je ferais la connaissance de ton amie et on passera un bon moment ensemble. Parce que tu voudrais m'empêcher de voir mon fils ?
- Je t'interdis d'insinuer cela. C'est une question d'éducation, on ne s'invite pas ainsi chez les gens…
- Si ce n'est que cela, elle pourra bien faire une exception pour moi autrement c'est de vous deux qu'elle devra aussi se passer, la coupa-t-il.
- Non mais pour qui tu te… »
Elle ne put pas finir sa phrase que déjà il avait pris la main de son fils lui demandant de lui indiquer le chemin. Elle n'eut pas d'autres choix que de les suivre en sachant qu'ils étaient déjà quasiment arrivés.
Et voilà ! Le chapitre est fini ^^ Alors qu'en avez vous pensé ? Pas trop déçu ? N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé ;) A votre avis Neal participera-t-il au dîner ou aura-t-il la présence d'esprit de ne pas s'inviter ? :p
En tout cas, je reprend mon rythme d'un chapitre toutes les deux semaines donc un dimanche sur deux vous aurez le loisir de pouvoir lire la suite :) A bientôt !
