Ca y est, le vieux se relève.
- Bonjour Dan, c'est un accueil chaleureux que tu nous fais là ! rigola-t-il
Et il fait de l'humour en plus !
- Pourquoi avoir retiré une partie de mes protections ?
Cette fois-ci, j'y arriverai ! Ce ne sera pas comme pour les programmes scolaires, je ne me laisserai pas distraire !
- Eh bien, on ne vous trouvait pas, on commençait à s'inquiéter ! déclara-t-il
S'inquiéter ? Pour moi ? Je suis hilare ! Mais bien entendu, tu ne verras rien Albus, tu fais face à un visage de glace !
- Il n'y avait aucune raison. Que faites-vous ici ?
Les têtes de professeurs et des fantômes sont amusantes. Vous me trouvez insolant ? Vous vous trompez largement, je suis bien plus !
- En réalité, Minerva et moi-même souhaitions vous parler, m'avoua Barbe Blanche.
Je me demande s'il se la brosse le matin… Mais à quoi je pense moi ?
- Et c'est parce que vous deux vous vouliez me parler, qu'eux sont devant ma porte ? demandai-je sarcastiquement.
C'est rassurant, j'ai encore une certaine emprise sur ma langue, j'ai bien faillit lui demander, pour la barbe…
- Vous avez entièrement raison, commença Albus avant de s'adresser à la foule. Mesdames, messieurs, je vous remercie de nous avoir aidé, mais vous avez certainement quelque chose de plus important à faire que de rester ici !
Et voilà, ils partent tous !
-
Pouvons-nous entrer ? me demanda-t-il alors.
- Non.
Je suis catégorique, et accessoirement, placé dans l'entrebâillement de la porte de manière à ce qu'aucun des deux professeurs ne puissent voir l'intérieur de mes appartements. Disons que les mannequins entassés dans un coin et les meubles cassés ne sont pas banals !
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Minerva était choquée, plus elle connaissait Sanders, moins elle l'appréciait ! Il était violent, insolant, fou également,…
La voix de son collègue la fit sortir de ses pensées.
- Et si vous m'expliquiez enfin la raison de votre présence ici ? Car je doute que ce soit une simple visite de courtoisie !
Le directeur expliqua rapidement que quatre élèves de Gryffondors se comportaient étrangement depuis que lui, Dan, leur avait donné cours de défense.
- Je ne leur
ai rien fait, annonça alors Harry.
- Vous n'allez pas me
faire croire qu'ils sont devenus comme ça tout seul !
s'énerva le professeur de métamorphose.
- Ils ont
juste été victimes d'une illusion, je n'ai rien
fait d'interdit.
- Vous mentez ! Avec une illusion… commença
McGonagall.
- Voyons, Minerva, calmez-vous ! Je suis sûr
que Dan va tout nous expliquer, n'est-ce pas ? sourit Dumbledore.
- Ce n'est pas comme si j'avais le choix, grogna l'autre
homme.
- Ce qui étonnait Minerva, c'est que les autres
élèves n'aient pas vu l'illusion, c'est considéré
comme impossible ! calma Albus
Harry regarda fixement la femme. Oui, c'était en résumé ce qu'elle pensait, une fois qu'on enlevait toutes les insultes à son encontre.
Soudain, il y eut une vive lumière blanche, puis… plus rien.
- A quoi jouez-vous enco… commença à demander McGonagall.
Elle s'interrompit en voyant un petit lutin sortir de la longe barbe du directeur et se mettre à la tresser.
- Professeur Dumbledore, dites-moi que vous le voyez, murmura-t-elle en pointant la créature du doigt.
Albus la regarda en fronçant les sourcils. Jusqu'à preuve du contraire, la folie n'était pas contagieuse, à moins que… Oui, ça devait être ça, une illusion.
- Ca suffit, Dan, je vous crois, déclara sérieusement le vieil homme.
Soudain, le lutin de Minerva disparu.
- C'est impressionnant, avoua le
directeur. Je ne savais pas qu'il y avait moyen de ne destiner une
illusion qu'à une seule personne.
- Et il n'y a pas
moyen. Mon illusion n'est pas une fausse apparition, c'est une
manipulation de l'esprit, c'est un art, murmura Harry en
plongeant dans ses pensées.
- Ca n'explique toujours pas
l'état de mes élèves ! déclara la seule
femme du groupe reprenant ses esprits. Que leur avez-vous montré
?
- Ils ont juste été surpris, et ils n'ont pas
vus des morts, si c'est le sens de votre question. Maintenant, si
vous voulez bien m'excuser, s'impatienta Dan avant de fermer la
porte au nez des deux autres.
- Vous voyez, Minerva, il n'y
a pas de quoi s'en faire ! Je suis sûr que ces jeunes gens se
remettront rapidement, assura Albus tandis qu'ils s'éloignaient.
- Professeur Dumbledore, je n'arrive pas à comprendre
comment vous avez pu l'engager, il est violent, dangereux, et
semble être dérangé ! En plus, vous ne savez rien
sur lui !
- C'est exactement pour ça que je l'ai
engagé. Au revoir, Minerva, déclara le vieil homme en
rentrant dans son bureau.
Loin de là, dans le dortoir des garçons de septième année de Gryffondor, quatre jeunes gens discutaient de choses de la plus haute importance.
- Je sais qu'on s'était dit de ne plus
jamais faire de blague à Sanders, mais… commença
Sirius avant d'hésiter et de s'interrompre.
- Toi
aussi, tu as l'impression d'avoir été humilié
? affirma plus que demanda James.
- Ho non, je ne marche pas avec
vous ! Qui sait ce que Sanders pourrait nous faire si on se fait
prendre à lui faire une blague ? Je suis désolé,
mais ce sera sans moi, déclara Remus avec aplomb tandis que
Peter approuvait vivement de la tête.
- Mais, le tout…
débuta l'aîné des Black
- …le secret
d'une blague réussie… poursuivit son meilleur ami.
- …
est de… enchaîna l'animagus chien.
- … NE PAS SE
FAIRE PRENDRE ! s'écrièrent-ils tous les deux
ensemble.
- Et vous comptez faire comment cette prouesse ? En
empoisonnant sa nourriture ? demanda sarcastiquement le loup-garou.
- Par exemple ! On a toujours fait ça pour Servilus, et
personne n'a jamais su que c'était nous ! s'exclama
joyeusement Sirius.
- Tout le monde nous soupçonne,
protesta encore le préfet, mais avec moins de vigueur.
-
Mais personne n'a de preuves ! Merci Lunard, tu as toujours des
idées excellentes ! rigola James.
Remus poussa un énorme soupir. Il ne pouvait rien faire contre ses deux amis réunis, jamais il n'aurait le dernier mot.
- Très bien, je veux bien vous aider, mais à une seule condition… annonça-t-il.
James et Sirius le regardèrent avec des yeux larmoyants, espérant ainsi alléger la condition en question. Remus sourit, ses amis étaient de vrais gosses !
- Si on se fait prendre, vous avez intérêt
à affirmer que je n'y suis pour rien et que j'ai tout fait
pour vous en empêcher !
- Marché conclu ! Peter ?
demanda l'animagus cerf.
- Je… je suis avec évidemment
!
- Bien, il ne reste plus qu'à trouver ce qu'on va
faire… marmonna Sirius. On pourrait… le faire danser… ou
chanter… ou les deux… Des idées Jamesie ?
- M'appelle
pas comme ça, protesta celui-ci pour la forme, après
tout, il avait l'habitude. Eh bien, Maître Patmol…
-
J'aime quand tu m'appelles comme ça, l'interrompit ce
dernier avec un grognement de satisfaction.
- Je disais donc, sac
à puces, reprit le jeune Potter. Qu'on pourrait changer son
apparence… tu en penses quoi ?
- Bof, répondit-il. Des
idées ? Lunard ? Queudver ?
- Je pensais que vous aviez
été « humilié ». Pourquoi pas des
excuses publiques ?
Il y eut un grand silence.
- Bon,
d'accord, mauvaise idée, avoua le loup-garou.
- Lunard,
tu es un as ! intervint Sirius.
- Oui, si on met des… choses
dans sa nourriture, personne ne pourra dire que c'est nous !
s'exclama James avec ravissement.
- C'est décidé
alors ? soupira Remus.
Le regard de ses amis lui servit de réponse. Une longue nuit les attendait s'ils voulaient que ce soit près pour le lendemain…
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Et bien voilà, dimanche matin, dernier jour de tranquillité avant de devoir à nouveau être enfermé dans la même pièce que ces monstres que tout le monde s'obstine a appeler élèves !
Ceci dit, ces cours me distraient… parce que maintenant, je n'ai aucune idée de ce que je pourrais faire ! En tout cas, changer de place ! C'est lassant de toujours voir les mêmes murs. Avant ça allait, je n'y faisais pas attention, mes lectures étaient bien plus intéressantes, mais ici, comme je n'ai rien à faire…
Bien, je ne vois qu'une solution… me mêler à la civilisation bruyante de Poudlard. Direction : la Grande Salle ! … Je dois être masochiste…
En tout cas, nous ne sommes pas nombreux. Enfin… tout est relatif ! Disons que la plupart des élèves sont présents mais que la plupart des professeurs sont absents ! Il n'y a que moi, Minerva, Albus et Hagrid. Voilà une matinée qui risque d'être des plus attractive ! Pourquoi je suis sorti de mes appartements déjà ? Je devais bien avoir une raison ? Même pas, je n'étais pas obligé d'être là ! Mais qu'est-ce que je fais ici ? Je peux faire demi-tour ? Trop tard… comment ça trop tard ? Ha, oui, je viens de m'asseoir entre McGo et Hagrid… génial.
Qu'est-ce qu'elle me dit la vieille ?
- …devriez pas vous enfermer comme ça, on vous a cherché et…
Inintéressant… totalement inintéressant !
Le temps est à la pluie… C'est dommage. Oui, vraiment dommage, il pourrait y avoir… je ne sais pas moi… Un orage ! Oui, un bon gros orage ! J'aime bien les orages… la foudre, le tonnerre,… tout ça, en général en fait. A ces moments-là, la nature domine, elle libère une puissance brute et destructrice. Les orages, les ouragans, les inondations, les tremblements de terre,… Oui, elle nous rappelle qu'elle est le début de toute chose, et qu'un jour où l'autre, tout finit par lui revenir. Tout sauf moi, évidemment. Même elle ne peut rien contre moi…
McGonagall a l'air de mauvaise humeur, aurait-elle remarqué que je ne l'écoutais pas ? Et qu'est-ce qu'il me veut lui ? Ca doit bien faire dix minutes que le garde chasse s'agite à côté de moi. Je devrais peut-être écouter…
- Est-ce que je pourrais avoir les œufs devant vous ? Je n'en ai plus… me déclara le demi géant.
Il n'avait qu'à les prendre ! Allez, je fais ma bonne action de la journée : j'acquiesce de la tête et je les lui donne. Voilà, je peux être tranquille maintenant ? Merci ! Je suis quelqu'un de bien quand même. J'aurais pu continuer à l'ignorer, mais non ! Je suis fier de moi pour ce coup-là !
Tiens, qu'est-ce que c'est sur la table ? La Gazette du Sorcier… Ca pourrait m'occuper un peu. Allez, go, je m'en empare ! Une minute Dan, tu vis dans une communauté maintenant, tu dois réapprendre à te servir de tes cordes vocales et te souvenir des règles élémentaires de politesse, même si tu les trouves ridicules et inutiles ! Bien, tu les as bien en tête ? Alors concentration…
- Je peux ? demandai-je en oubliant, tout à fait involontairement bien sûr, de sourire.
Oui, décidément, je suis fier de moi. Un parfais gentleman et… pourquoi il me regarde de travers ? Je lui demande juste le journal avec mon air impassible habituel et mon ton polaire tout aussi habituel, alors qu'est-ce qu'il ne va pas ? Je peux aussi demander certaines choses tout à fait poliment comme une personne civilisée, il aurait préféré quoi ? Que je l'égorge et garde le journal comme trophée ? Je ne suis pas SI sauvage quand même ! Quoi que… ça se discute…
- Bien sûr ! me répondit-il finalement en me tendant le journal en… souriant.
Dieu que
je n'aime pas les gens qui sourient… surtout lorsqu'ils ont des
œufs collés sur les dents. Ca donne presque envie de vomir !
Non mais sérieusement, voir quelqu'un sourire, c'est
traumatisant ! Comment peut-on apprécier observer la dentition
des autres ? Qu'est-ce qu'il y a d'intéressant ou
d'agréable à ça ? Ou peut-être que je
pense ça parce que j'ai perdu l'habitude…
Ho, et je change de sujet, je suis en train de m'auto démoraliser là !
Voyons voir ce que raconte le journal…
