Voici le dixième chapitre de ma fiction !

J'espère qu'il vous plaira.

Bonne lecture !

By Oxum, divinité brésilienne


Chapitre 10 : Illusion

POV Annabeth

- Non, je ne viendrais pas avec toi ! Tu sais bien que je suis nulle à ce truc, répliquais-je.

- Allez, Annabeth ! plaida Percy. Ne me dis pas que tu as peur de monter sur un simple canoë ?

Je lui tournai à le dos, essayant à tous prix de ne pas penser à la présence toute proche du fils de Poséidon juste derrière moi. Je l'entendis soupirer, et il fit quelques pas dans ma direction.

- Annabeth... supplia t-il, sa voix ayant soudainement un accent beaucoup plus doux.

Je dus faire appel à toute ma volonté pour ne pas me retourner. La façon dont il avait prononcé mon prénom me donnant d'agréables frissons. Pourquoi avait-il autant d'influence sur moi ? Je détestais dépendre à ce point de lui, mais je ne pouvais pas m'en empêcher.

- S'il te plaît... dit-il, sa voix devenant de plus en plus craquante au fil des secondes.

Non. Je ne vais pas craquer. Je ne vais pas me retourner, et je ne vais pas faire du canoë juste pour lui faire plaisir. Je lui montrerais qu'il ne peut pas avoir autant d'emprise sur une fille d'Athéna, et que jamais il ne pourra faire ce qu'il veut de moi. Je ne vais pas craquer la première, pas cette fois.

- Puisque tu y tiens tant, murmurais-je en lui faisant volte-face.

Quand je me suis retournée, j'eus un petit mouvement de recul. Percy n'était cas quelques centimètres de moi ; je n'avais pas cru qu'il se tenait aussi près. Il affichait maintenant un grand sourire, et il m'entraîna au bord du lac, me tenant par la main.

Je me mis à pester intérieurement en enfilant le gilet orange. Dans quoi m'étais-je encore embarquée ? Je suis absolument nulle en canoë-kayak. A coup sûr je vais tomber à l'eau, me retrouvant ainsi trempée, et Percy se moquera de moi. Et lui bien sûr, étant un parfait enfant de Poséidon, il contrôle parfaitement tous ce qui touche l'eau, du plus gros paquebot au simple radeau de bois.

Mes pieds quittèrent le sol ferme, et ils se posèrent sur une surface instable. Percy avait déjà de l'avance sur moi, et il me regardait en train de monter sur mon canoë, pagayant de temps en temps pour faire du sûr place. Je lui lança mon plus gros regard noir, et je m'assis à l'intérieur de l'embarcation. Je saisis ma pagaie, et je la mit dans l'eau.

J'étais seulement à deux ou trois mètres de la rive, mais c'est pourtant à ce moment là que tout dérapa.

J'avais dû laisser ma pagaie un peu trop longtemps enfoncée dans l'eau, car mon bateau pencha subitement sur la gauche. Et au lieu de me redresser et de me remettre stable, je me mis à paniquer, la peur de tomber dans le lac dépassant le sens logique.

Mon canoë se mit à tanguer de gauche à droite, ne faisant qu'accentuer ma panique.

Et bien sûr, ce qui devait arriver arriva.

Mon embarcation se retourna complètement, et j'eus juste le temps de crier.

- Percy !

Et je tombai dans le lac de la colonie. Ma respiration se bloqua et mes yeux se fermèrent automatiquement. Je commençai à battre des pieds et des jambes pour remonter à la surface et me préparer au regard moqueur de Percy, mais c'est tout autre chose qui se produisit.

Je suis à peine restée deux secondes dans le lac, qu'une main m'agrippa et me sortit de l'eau avec une facilité déconcertante. Quand je rouvris les paupières, je tombai sur le visage inquiet de Percy.

- Ça va ?

Il me souleva et m'extirpa complètement de l'eau, avec toujours autant de facilité, et il m'assit devant lui, sur l'avant de son bateau. Je ne fus pas étonnée que celui-ci était beaucoup plus stable que le mien, même avec deux personnes à son bord.

J'étais trempé, et je me mis à trembler violemment, malgré la chaleur clémente de ce début d'été. Mes cheveux mouillés s'étaient séparés en plusieurs mèches, et une qui se situait sur mon front dégouliné sur le côté de mon visage. Je me retins d'éternuer, Percy étant encore plus proche de moi qu'il ne l'était au début. J'osai un petit regard vers lui, et je rencontrai directement ses yeux verts qui me fixaient attentivement.

- Tu as froid ?

Je secouai négativement la tête de gauche à droite.

- Non, c'est bon.

Il se pencha un peu plus vers moi, et ses yeux verts inquisiteurs plongèrent dans les miens, comme si il essayait de lire dans mon âme.

- Annabeth, tu trembles.

J'allais encore lui répliquer qu'il avait tort, mais à ce moment là, je sentis sa main aller dans mon dos.

Mon souffle se coupa.

Tandis que sa main gauche était maintenant sur mon épaule, me rapprochant d'avantage de lui, sa main droite se glissa sous mes cheveux, se posant délicatement sur mon visage.

Et c'est seulement quand ses lèvres chaudes et salés rencontrèrent les miennes, que tout bascula.


Je me réveillai en sursaut, et mes yeux furent éblouis par des néons au-dessus de moi. Je me redressai, et je remarquai que j'étais assise dans un siège. Je cherchai instinctivement Percy du regard, mais je savais bien qu'il n'était pas là. J'avais simplement rêvé de lui. Et puis petit à petit, je compris où j'étais.

Hier matin, moi, Jason, Léo et Piper étions partis de la colonie pour une quête, dont Percy était l'enjeu. Argos, l'homme à cent yeux, nous avez emmené jusqu'à l'aéroport de New York avec une des camionnettes de la colonie. Nous avions ensuite attendu plusieurs heures qu'un vol soit disponible, et enfin en milieu d'après-midi, nous sommes monter dans l'avion.

Je regardai ma montre. Il y avait de New York à Hawaï onze heures de vol. Nous étions donc bientôt arrivés. Et la voix off qui se mit à résonner dans l'avion ne fit que me donner raison.

« Chers passagers, nous vous informons que l'appareil va bientôt se poser. Nous vous prions d'attacher vos ceintures de sécurité. Nous vous souhaitons un bon séjour dans l'archipel d'Hawaï. »

J'attachai ma ceinture, et j'entendis une respiration à côté de moi. Je tournai la tête, et mon regard se posa sur la fille d'Aphrodite, qui dormait paisiblement. J'esquissai un petit sourire.

- Piper ?

Piper fronça le nez, et elle me tourna le dos. Je la secouai légèrement en répétant son prénom. Elle se réveilla enfin, et elle me regarda, les yeux encore embués par le sommeil.

-Ah, Annabeth, bailla t-elle. On est arrivé ?

J'acquiesçais. Et l'avion se posa sur la piste.


L'aéroport était bondé, et nous eûmes du mal à sortir de la zone d'embarcation. Je menais la troupe, suivie de près par les autres. A un moment, Léo se rapprocha de moi.

- Au faite, pourquoi on se retrouve à Hawaï ?

Je m'arrêtai, et je leur fis volte-face.

- Chiron ne vous a pas expliquer ? Nous nous retrouvons ici, car il a deux jours, il y a eu un violent tremblement de terre suivie par une sorte de tsunami.

- Et alors ? Quel rapport avec la quête ? demanda le fils d'Héphaïstos.

Je soupirai.

- Tu es au courant que la quête consiste à retrouver Percy Jackson ?

Il secoua affirmativement la tête.

- Percy est le fils de Poséidon, maître des tremblements de terre et de l'océan. Et sachant que se n'est pas Poséidon qui a fait ça, à ton avis, qui ça peut être ?

Léo réfléchit quelques secondes.

- Euh... Percy Jackson ?

- C'est bien. Mais ce n'est pas la seule raison qui nous pousse à venir ici ; nous sommes attendu par quelqu'un.

- Quelqu'un ?


Après quelques minutes, nous arrivâmes à la sortie Ouest de l'aéroport. La foule était à présent un peu moins dense, et j'aperçus tout de suite la personne que je cherchais.

- Il est là.

- Qui ça ? demanda à nouveau Léo.

- Biquet.

J'accélérai le pas, et je me jetai dans les bras du satyre aux cheveux bruns bouclés.

- Grover !

- Hey Annabeth, ça va ?

Je desserrai mon étreinte, et je commençai les présentations.

- Grover, je te présente Jason, Léo et Piper- Léo, Jason et Piper, voici Grover. C'est un satyre.

- Un satyre ? ( Jason baissa les yeux sur les jambes de Grover ) Il est donc à moitié bouc ?

- Exact ! bêla Grover.

Je regardai le satyre dans les yeux, soudain un peu inquiète.

- Alors ?

Grover perdu son sourire, et il se mit à piétiner sur place, mal à l'aise.

- Je suis désolé Annabeth. On a toujours aucune trace de Percy.

- Oh.

Je baissai moi aussi la tête, et il eut un petit silence, que Piper brisa.

- Je ne voudrais pas être exigeante mais... es-ce qu'on pourra aller se reposer ? Le voyage m'a épuisé.

- Je suis d'accord avec elle, souffla Jason.

- Vous n'avez cas me suivre, déclara Biquet. Je connais un très bon hôtel, ou apparemment, il y a peu de monstres.

- Très bien, allons-y, ajoutai-je.


Nous sortîmes de l'aéroport, et nous montâmes dans le bus et non dans un taxi, vu notre nombre. Grover sortit une carte de l'archipel de la poche de son sweat.

- J'ai fait quelques recherches et j'ai parcouru l'île, commença Grover. Et j'ai repérer une odeur anormale de monstres près d'un ancien cratère ; le Diamond Head. ( il plaça son doigt sur la carte ) Je n'ai pas oser m'y aventurer avant votre arrivée, mais il faudra qu'on aille y faire un tour.

- Tu as juste senti une odeur de monstres ? questionnai-je

- En faite, je n'avais pas vraiment l'impression que c'était des monstres. C'était quelque chose qui y ressemblait. D'ailleurs, je suis presque sûr de l'avoir déjà sentit quelque part, mais je ne sais plus où exactement. Enfin, pour l'instant, je pense que vous avez besoin de récupérer. On verra ça demain.

Le bus continua de rouler sur des routes un peu cabossées, avec plusieurs virages. Les autres discutaient, mais je n'étais pas d'humeur à la fête. J'appuyai ma tête contre la vitre, laissant mon regard parcourir le paysage qui défilait. Je m'attardai parfois quelques instants sur le visage des personnes qui marchaient au bord de la route. Je remarquai que la plupart des habitants de l'île étaient pieds nus. On ne pouvait pas dire que Hawaï était un des endroits les plus riches de la planète ; c'était plutôt la pauvreté qui régnait ici.

Je fus surprise quand le bus s'arrêta devant un petit hôtel. Nous étions déjà arrivé ? Parfois, je ne voyais vraiment pas le temps passer.

Je sortis du bus, accompagnée par les autres, et je montai les marches devant l'entrée. J'arrivai à la réception, et j'eus un soupir de soulagement quand j'entendis que Grover avait déjà réservé.

Nous avons été répartit dans deux chambres ; moi avec Piper et les garçons entre eux.

Quand nous entrâmes dans la chambre d'hôtel, j'exécutai un rapide tour des lieux. Heureusement, nous avions tout le confort nécessaire.

Je n'eus pas trop le temps de discuter avec la fille d'Aphrodite, car nous étions toute les deux fatiguées, et après avoir fait une rapide douche et déballé quelques affaires, nous sombrâmes dans le sommeil.


Pour la deuxième fois d'affilé, je me réveillai en sursaut ; mais cette fois, ce n'était pas à cause d'un rêve où un certain fils de Poséidon m'embrassait.

Quelqu'un avait frappé à la porte de notre chambre.

Je pensai tout de suite aux garçons qui étaient dans la chambre voisine.

Je me levai du lit, et j'avançai vers la porte, me guidant grâce à la faible lumière du réveil. Et j'ouvris la porte.

Je hoquetai de surprise en voyant un groom juste devant moi.

- Je suis bien dans l'une des chambres qui a été réservé ? Je suppose que vous êtes Annabeth Chase ?

- Euh... oui.

- Je viens vous ramenez un sac que vous avez oublié dans le hall de notre hôtel.

L'homme se pencha vers son chariot de métal, et il prit un sac à main orange ( qui était d'ailleurs vraiment de mauvais goût ), et il me le tendit.

Je secouai négativement la tête.

- Je suis désolée, mais ce sac ne m'appartient pas.

- Si. Il est à vous, répéta t-il.

- Non, je vous le jure. Je n'ai jamais vu ce sac.

- Si, il est à vous, répéta t-il une nouvelle fois, mais de manière plus insistante. Il ne peut être cas vous, fille d'Athéna.

Je reculai brusquement, manquant de me cogner dans un meuble.

- Comment... ?

A ce moment là, l'homme se mit à onduler de manière étrange, et une sorte de deuxième tête se mit à poser sur son épaule. Tout son corps s'allongea, et ses bras et jambes ne formèrent plus qu'un tronc. Des ailes apparurent à l'endroit de ses anciens bras, pendant que sa tête gauche commençait à aller à l'arrière de son corps, toujours en s'allongeant.

Je décidai de ne pas assister au reste de la transformation, tant cela était ragoûtant. Je reculai doucement, et j'attrapai mon poignard. J'en profitai pour réveiller Piper, et elle aussi prit son arme.

Et quand je regardai à nouveau la créature, j'eus une grimace.

C'était devenu une sorte de serpent géant, avec une tête à chaque extrémité de son corps, des ailes et des pattes sur le buste.

Le monstre s'avança vers nous en sifflant, et des centaines de serpent jaillirent de derrière lui, s'avançant aussi vers nous.

Piper et moi avons dû reculer jusqu'à la porte de la salle de bain, tant nous étions dépassées par le nombre de serpents. Heureusement, à ce moment là, Grover, Léo et Jason apparurent dans l'encadrement de la porte.

Ils se mirent aussi à attaquer les monstres, mais ils continuaient toujours à augmenter de nombre, et la pièce ressemblait maintenant plus à un terrarium.

- Jason ! Invoque la foudre ! cria Léo.

Jason parut se concentrer pendant quelques secondes, et il tendit la main, comme je l'avais vu faire pendant le Capture l'étendard.

Mais après plusieurs secondes, rien ne se passa.

- J'y arrive pas ! hurla t-il

Les monstres continuaient d'avancer, et nous étions à présent contre le mur du fond, près de la fenêtre.

Les serpents commençaient à ramper sur nos jambes, et certains arrivaient à monter jusqu'à notre t-shirt.

Nous étions encerclés.

Nous ne pouvions rien faire à part lutter.

Un serpent me mordit à la jambe. Et je réalisai que c'était peut être le dernier combat de ma vie.

Mais d'un coup, la pièce fut éclairée.

Je tournai ma tête, et je vis Léo avec les mains en flammes.

A ce moment là, il devint entièrement une torche vivante, et il se jeta sur les monstres.


Fin du chapitre 10 !

Alors comme je suis partie en vacances, j'ai mis un peu de temps à le poster.

Ce chapitre est le plus long, donc j'espère que j'aurais plein de gentils reviews pour me récompenser ! ( rire )

Pour l'écrire, j'ai écouté la chanson " Airplanes ".

A bientôt pour le onzième chapitre !