Salut tout le monde !
Mille excuses de ne pas avoir posté plus tôt.. je suis sans nouvelles de ma bêta-correctrice depuis deux moi, je commence à m'inquiéter ! Mais bon.. j'ai décidé de vous envoyer encore une fois un chapitre qui n'a pas été vérifié au peigne fin et qui n'a pas bénéficié des bons conseils de Mystic Scribe qui semble avoir mystérieusement disparu…
J'espère que ce chapitre vous plaira et je cesse de faire des promesses car je ne sais pas les tenir !
Larme d'Ange
Bonne lecture !
Fleur Delacour était assise bien droite dans son fauteuil, le visage grave, les lèvres pincées, la tasse de thé que lui avait préparé Mariella posée bien en équilibre sur ses genoux. Le regard de la dame était insistant, inquiet. La jeune femme porta la tasse brûlante à ses lèvres et la reposa doucement sur la soucoupe avant de relever la tête et de répondre à sa question.
-La Grande Bataille a eu lieu cette nuit. Tout est terminé. Harry Potter a vaincu, ma tante. Nous avons vaincu Lord Voldemort, dit-elle d'une voix blanche.
Mariella porta une main tremblante à sa poitrine.
-Merlin… J'avais perdu espoir de voir enfin ce jour arriver. Mais c'est merveilleux Fleur, nous sommes libres. Pourquoi cet air si grave ?
Fleur inspira, déglutit et se mordilla la lèvre inférieure avant de dire :
-La guerre a été dure, ma tante. Durant dix ans nous nous sommes battus, durant dix ans des hommes, des femmes, des enfants même ont été sacrifiés, d'un côté comme de l'autre. La Grande Bataille a été la plus sanglante de tous les temps, je le crains. Si tu avais vu ça… c'était horrible. Tant de corps, tant de saleté, tant de sang souillé…
Les derniers mots moururent dans sa gorge nouée par l'émotion.
Elizabeth n'était pas montée dans sa chambre comme le lui avait demandé Mariella. Elle avait grimpé l'escalier en vitesse, puis était redescendue à moitié aussitôt que celle-ci avait eu le dos tourné. Il était tellement rare que quelqu'un du monde sorcier vienne leur rendre visite, elle ne pouvait s'empêcher d'être curieuse. Et inquiète aussi : la dénommée Fleur semblait dans tous ses états. Ainsi assise sur la cinquième marche du vieil escalier de bois, elle entendait parfaitement Mariella parler. Lorsque Fleur annonça enfin la raison de sa visite, son cœur se serra. Elle savait que ses parents jouaient un rôle décisif dans cette guerre contre le mage noir. Et s'il leur était arrivé quelque chose ? S'ils avaient été tués avant qu'elle ne les ait connus ? Ignorant les battements sourds de son cœur, elle tendit l'oreille, écoutant les exclamations de Mariella à l'annonce des décès. Soudain, un nom attira son attention. Celui de sa mère : Hermione Granger.
-Hermione… Hermione Granger a été attaquée par Bellatrix Black.
Le cri de surprise et d'horreur de Mariella étouffa celui d'Elizabeth, cachée à quelques pas.
-Fleur…dis-moi. Je t'en prie ! Dis-moi qu'elle n'est pas…
-Non, ma tante. Elle est toujours vivante. Ronald Weasley l'a portée jusqu'à Ste-Mangouste où elle est présentement sous observation.
-Merci Merlin.
Puis, la vieille dame remarqua soudain le voile de tristesse qui était apparu devant les yeux de sa nièce à l'évocation du père d'Elizabeth.
-Ronald, … il va bien ?
-Physiquement, il n'a que quelques égratignures. Mais sa famille est en miettes. Tu aurais dû voir Bill, ma tante.
-Que s'est-il passé, enfin ?
-Charlie, dit-elle avant d'éclater en sanglots, Charlie Weasley. Le premier Avada Kedavra l'a percuté de plein fouet. Il n'a eu… aucune chance.
-Oh mon Dieu ! fit Mariella en contournant la table basse pour étreindre Fleur. Trop dure, cette guerre. Pauvre Molly… elle doit être dans un état terrible.
-Oh oui, ma tante. Si tu la voyais…
Fleur sanglotait comme une enfant dans les bras de sa tante qui lui caressait tendrement les cheveux de ses mains tremblantes. Elles restèrent ainsi un moment, jusqu'à ce que les bruyants sanglots de Fleur se soient dissipés, jusqu'à ce qu'un sanglot, plus bruyant encore, parviennent jusqu'à elles. Mariella releva la tête et fit quelques pas vers la cuisine. Elizabeth faisait pitié à voir. Assise toute seule sur la cinquième marche de l'escalier, les mains entres les genoux, la tête appuyée sur le mur. Elle avait tout entendu et pleurait pour une mère qu'elle n'avait jamais connue. La vieille dame n'osa pas bouger. Elle n'aurait pas su quoi dire. Elizabeth leva ses yeux larmoyants vers Fleur qui avait rejoint sa tante et la regardait d'un air compatissant.
-Ma maman… Hermione Granger. Qu'est-ce qu'elle a ?
-Personne ne sait, répondit-elle doucement en venant s'agenouiller sur la troisième marche, tendant la main vers la joue d'Eli. Elle ira bien, ne t'en fait donc pas.
Puis, prise d'un élan de maternité, elle attira la rouquine contre son cœur. Celle-ci redoubla de pleurs, cette étreinte lui rappelant combien l'amour d'une mère lui manquait. Au bout d'un moment, la demi-vélane s'écarta à regret d'Elizabeth et se tourna vers sa tante.
-Je suis désolée. Je dois aller au Terrier donner un coup de main aux Weasley. Ils sont dévastés. Ils se laisseront mourir de faim si personne n'y va.
-Sage décision. Quel grand cœur tu as, ma Fleur. Merci d'être passée me donner des nouvelles. J'avais bien raison de m'inquiéter. Transmet mes sympathies aux Weasley… et à tous les autres, dit-elle d'un air grave. Prends soin de toi, ma belle.
-Oui, ma tante. Toi aussi. Au revoir Elizabeth, ne t'en fais pas trop, ma chérie.
Alors que Fleur, sur le pas de la porte, s'apprêtait à transplaner au Terrier, une idée germa dans l'esprit de la fillette. Elle se leva d'un bond et clama d'un air décidé :
-Je veux aller avec vous. Je veux voir mon père et ma mère.
Ce n'étaient pas des jérémiades d'enfant. C'était un besoin primordial, une idée bien ancrée au fin fond d'elle-même. À son ton, les deux femmes comprirent qu'il n'y avait rien à faire pour l'en dissuader. Fleur jeta un regard éloquent à sa tante qui dit avec une sagesse qui lui rappela curieusement Albus Dumbledore :
-Il est grand temps de renouer avec le passé.
Puis, se tournant vers la jeune fille qu'elle avait élevée :
-Monte vite chercher ta malle. Ne fais pas attendre Fleur.
Elle se précipita dans l'escalier mais la jeune femme fut plus rapide qu'elle. Pointant nonchalamment un bout de bois vers sa chambre elle scanda :
-Accio malle !
Elizabeth vit avec stupeur sa valise léviter de sa chambre jusqu'à elle. Mariella fit des gros yeux à Fleur, elle n'aimait pas qu'on utilise la magie dans sa maison.
-Oups ! Désolée… fit Fleur. Je ne voulais pas te faire peur Éli, c'est juste tellement routinier que je n'y ai pas pensé.
La fillette tenta de lui sourire en s'approchant d'elle.
-Accroche-toi bien à mon bras et ne le lâche sous aucun prétexte. Nous allons transplaner.
-Transplaner ? s'étonna Elizabeth.
-Fleur et toi allez vous « téléporter » à destination. Soyez prudentes. Prends soin d'elle Fleur. Ma belle Elizabeth, écris-moi dès ton arrivée.
Puis, agitant de nouveau sa baguette magique, la demi-vélane réduisit la malle et l'inséra dans sa poche. Elizabeth glissa son bras sous celui de Fleur et s'y accrocha fermement.
-Prête ?
Elle opina. Puis, elle sentit une énorme pression sur chaque particule de son corps. Respirant difficilement, elle eut beaucoup de difficulté à restée cramponnée comme il le fallait au bras de son escorte et fut bien soulagée en atterrissant soudainement dans un salon rouge très chic.
-C'est ici, le Terrier ?
Fleur rit doucement. Son rire sonna comme une jolie mélodie aux oreilles de la jeune Weasley.
-Non, c'est chez moi ici. Je crois qu'il serait plus sage que tu n'arrives pas sans avertir au Terrier dans l'état où ils sont. Tu vas m'attendre ici, j'irai discuter avec eux et j'essaierai de glisser un mot à ton père. À mon retour, nous irons à Sainte-Mangouste.
Bien qu'un peu déçue, Elizabeth comprit qu'elle ne pouvait pas débarquer à l'improviste chez des gens qu'elle ne connaissait pas et qui étaient déjà assez éprouvés pour le moment.
-Ne te gène surtout pas. Si tu as faim, fouille à la cuisine. Tu trouveras tout ce qu'il te faut pour écrire dans le secrétaire juste là. Je devrais être de retour vers vingt heures. Au fait, tu te débrouilles en anglais ?
-Oui, Mariella m'a appris. Je le parle presque parfaitement.
-Parfait. Bill, mon mari, parle seulement anglais. Ton père aussi. Hermione se débrouille bien en français grâce aux cours que je lui ai donnés. Elle adore apprendre, ta maman. Et chanter aussi…
Elizabeth sourit. Puis Fleur alla chercher un sac de provisions à la cuisine et transplana au Terrier. La jeune fille se dirigea vers le secrétaire en bois d'œuvre vernis. Elle ouvrit le premier tiroir et y trouva une bouteille d'encre et une jolie plume bleue. Puis, elle dénicha un rouleau de parchemin dans le tiroir de gauche. Elle le déroula, trempa délicatement sa plume et commença à écrire :
Bonjour Tatie,
Je suis arrivée à bon port avec Fleur. Elle est très gentille. J'aurais aimé la connaître avant. Elle m'a parlé un peu de maman et papa. Maintenant, elle a transplané au Terrier pour s'occuper des Weasley. Sa maison est magnifique, si tu voyais le joli salon rouge et le secrétaire en bois d'œuvre. C'est génial. Fleur a dit que nous irons à Sainte-Mangouste à son retour. Je suis si inquiète. Et si elle m'avait oubliée ?
-xxx- Elizabeth
P.S.
Merci de m'avoir appris l'anglais Tatie, ça me sera très utile ici.
La rouquine rangea soigneusement la belle plume bleue et la bouteille d'encre de Chine. Elle souffla délicatement sur le parchemin pour faire sécher l'encre et le roula délicatement. Elle trouva un morceau de ruban rouge qu'elle utilisa pour attacher sa missive. Elle partit donc à la recherche d'un hibou pour porter sa lettre. Elle fit quelques pas dans le couloir et ouvrit la porte de ce qui devait être la chambre de Fleur et Bill. Puis, elle fit trois autres pas et ouvrit la porte suivante. Celle-ci semblait être un bureau de travail. Un hululement excité l'accueillit. Une immense cage se dressait au fond de la pièce. Elle la fouilla un moment des yeux avant d'apercevoir une minuscule boule de plumes qui voletait d'un côté et de l'autre. S'approchant délicatement de la porte, elle l'ouvrit et l'oiseau se mit immédiatement à décrire des petits cercles désordonnés en piaillant autour de sa tête. D'une main, elle l'attrapa au vol et fixa la missive à sa patte de l'autre. Elle remarqua une chainette dorée au cou de l'animal. Coquecigrue. Elizabeth alla ouvrir la fenêtre et lança la petite boule de plumes surexcitée à l'extérieur.
-Bon voyage, Coq, murmura-t-elle.
