Bonjour !
Ceci est un Rarry (Ron-Harry, homophobes passez votre chemin) que j'ai écrit pour une amie très chère à mon cœur (et c'est également mon deuxième passage sur ff donc comment vous dire que j'ai la pression...), qui devait à la base être un One Shot... Mais, comme vous allez le voir, c'est un peu parti en live à ce niveau...
Au niveau du postage, je pense poster toutes les deux semaines, là où le vent me portera ;)
*Bien entendu, les personnages ne m'appartiennent pas, l'histoire en revanche vient uniquement de mon cerveau de Littéraire fangirl et cinglée :p *
Chapitre 10 : Voyage et désir inatteignable :
Les couleurs chatoyantes de l'Automne s'étaient peu à peu déposées sur les arbres, le froid commençait à se faire sentir, s'installant doucement mais sûrement à Godric's Hollow et les cheminées recrachaient leurs fumées blanchâtres dans le ciel pluvieux, bas et lourd, pesant comme un couvercle sur l'immensité du monde dans lequel Harry Potter tentait désespérément de se frayer un passage. Le temps sans son meilleur ami était comme figé dans la pierre. Il avait l'impression d'avoir pris un Petrificus Totalus en pleine poitrine. En fait, c'était à peu près la même sensation que lorsque Draco l'avait pétrifié dans le train en Sixième année, fou de rage d'avoir été espionné avant de lui mettre le nez en sang et de l'abandonner sur le sol glacé du Poudlard Express, invisible et complètement seul. Sauf que cette fois-ci, il n'allait pas retrouver ses deux meilleurs amis de toujours à la table des Gryffondor, ils ne riraient pas ensembles du probable retour d'Harry à Londres et son meilleur ami ne viendrait pas le retrouver dans son lit, le soir, pour le consoler et le prendre dans ses bras. C'était devenu une habitude depuis ses cauchemars de quatrième année et Neville, Dean et Seamus n'avaient jamais fait aucun commentaire à ce propos.
**************************Flashback**********************************
Comme prévu, Harry avait, à contrecœur, accordé deux semaines à la famille Weasley et Ron et Hermione en avaient donc profité pour partir en vacances avec Hugo pour « se ressourcer » et « prendre du temps pour eux ». Ils avaient donc pris des billets d'avion à destination de Canberra, la capitale de l'Australie où les parents d'Hermione s'étaient installés pour leur retraite anticipée lorsqu'elle avait pris une maison avec son mari dans le centre de Londres. Ils ne se voyaient donc que très peu. En fait, la dernière fois qu'Hermione avait vu ses parents, c'était pour la naissance d'Hugo, leur unique petit-fils. Ces vacances étaient donc une occasion en or pour revoir ses parents, en plus de faire faire leur baptême de l'air à Ron et Hugo. Bien sûr, ils auraient pu y aller par la poudre de Cheminette, ou par Portoloin, mais Hermione tenait absolument à faire découvrir ces fabuleuses sensations propres uniquement aux avions moldus aux deux rouquins à leur plus grand désespoir. Il fallait dire que Ron n'était pas vraiment rassuré lorsqu'ils passèrent les portiques, et encore moins lorsqu'ils durent embarquer par le couloir branlant menant à l'appareil métallique. Et ce n'était que le début. Hermione dût tirer son mari de force dans l'avion lorsque Ron se rendit compte que le sol vibrait sous ses pieds, s'excusant aux passagers qui râlaient quant à l'extrême lenteur dont faisait preuve le rouquin pour un acte aussi simple que celui d'entrer dans un avion. Une fois qu'Hermione eut convaincu Ron qu'il ne risquait rien, ils se dirigèrent tant de bien que mal vers leurs places. C'était le billet d'Hugo qui avait la place près du hublot et, même si le jeune garçon semblait un peu perturbé, il se reprit très vite et s'installa à la place qui lui était réservée. Heureusement pour Hermione, Hugo était d'un naturel très calme, car elle n'aurait pas pu gérer plus d'un enfant, celui dont elle avait la responsabilité en ce moment-même étant déjà assez problématique comme ça. Hermione fit asseoir Ron tant bien que mal et prit quelques minutes à lui expliquer ce qu'était une ceinture de sécurité, et pourquoi il était important qu'il la conserve attachée. Son explication eut au moins le mérite de faire sourire le rouquin qui fit et défit sa ceinture plusieurs fois en s'émerveillant du son caractéristique qu'elle produisait à chaque fois qu'il s'attachait et se détachait sous l'œil consterné de son fils. Une fois que les consignes de sécurité furent montrées aux passagers, le pilote se prépara enfin à décoller. Après avoir vérifié une énième fois que son fils et son mari étaient correctement attachés, Hermione se laissa enfin aller dans son siège, fermant les yeux avec bonheur, savourant le moment qu'elle préférait, celui qu'elle attendait avec impatience à chaque fois qu'elle prenait l'avion : le décollage.
Elle ne faisait absolument plus attention au monde qui l'entourait, ni à Ron, ni à Hugo, ni aux hôtesses de l'air qui déambulaient déjà dans les couloirs en tentant de vendre des articles qui n'avaient rien à voir les uns avec les autres. A cet instant, Hermione Granger-Weasley était dans son univers, et rien ne pourrait lui en faire sortir, si ce n'est peut-être le cri de son mari qui lui explosa le tympan droit lorsque les roues du véhicule quittèrent le sol. Elle ouvrit les yeux d'un air agacé, mais son énervement fut rapidement réduit à néant lorsqu'elle vit Hugo et Ron, ouvrant des yeux émerveillés, le sourire ne cessant de s'agrandir comme si on avait avancé le jour de Noël. Son fils avait immédiatement tourné la tête vers le hublot afin d'admirer la vue de Londres. Hermione était surprise de la façon et de la rapidité dont son fils s'était fait à son tout premier baptême de l'air. Il semblait simplement heureux, pour une fois, d'être là, et cela lui fit chaud au cœur. Son fils n'avait jamais vraiment été innocent et à s'émerveiller pour un rien comme la plupart des enfants de son âge. Son attitude renfermée et solitaire l'inquiétait beaucoup et elle était heureuse de constater qu'elle n'avait pas gâché sa vie. Hugo était... Hugo, tout simplement. À sa manière, il évoluait dans son monde qui lui était exclusif, il grandissait, trop vite d'ailleurs, beaucoup trop vite... Mais jamais elle n'aurait changé le caractère ni la façon d'être et de penser de son fils, pour rien au monde. L'imagination est une chose précieuse, vitale, et celle d'Hugo était rempli de multitudes de rêveries en tous genres que personne d'autre que lui ne pourrait jamais concevoir ou comprendre, et c'était parfait ainsi.
Hermione eut un léger sourire en regardant les mains de son mari se crisper sur les bras de son fauteuil, et se promis de remercier Harry pour ces vacances dont ils avaient bien besoin.
*************************Fin du flashback******************************
Le visage d'Harry s'illumina lorsqu'il vit le rouquin passer la porte de son bureau. Il avait les cheveux en bataille, la peau bronzée, les yeux illuminés d'une lueur nouvelle et dégageait une sérénité qu'il n'avait plus vu ces dernières semaines chez son meilleur ami. A cette pensée, une douce chaleur se répandit lentement dans sa poitrine, réchauffant son cœur, éteint depuis le départ du rouquin. Si, pendant les deux semaines où Hermione, Hugo et Ron étaient partis en vacances il avait regretté de lui avoir donné ces congés, il était heureux, à cet instant de l'avoir fait. Parce-que le douloureux manque qu'il ressentait vis-à-vis du rouquin n'était que bénin par rapport à la joie qu'il éprouvait de le voir enfin apaisé, de nouveau lui-même.
Ron, tu es rentré ! Le héla-t-il Alors l'Australie ? Ça s'est bien passé ?
C'était génial ! Répondit le rouquin avec un immense sourire. Dis-moi Harry, tu avais déjà pris l'avion ? C'est dingue comme les moldus peuvent être évolués parfois. Ça ne me serait jamais venu à l'idée de faire mettre des ailes et des moteurs sur une carcasse en métal pour la faire voler ! Hermione a eu raison d'insister autant pour qu'on le prenne, c'est vraiment une sensation unique. Par contre, c'était vraiment long. 21H de vol pour aller à Canberra. Tu ne penses pas qu'on devrait faire ça nous ? Des avions, mais avec de la magie pour faire le trajet en 2h au lieu de 21, comme ça on a le temps d'admirer le paysage mais pas de s'ennuyer ?
Mais oui, et on va faire des montgolfières avec des moteurs à réaction ! Se moqua le brun en tapotant gentiment l'épaule de son meilleur ami.
Des quoi avec des quoi ? L'air totalement perdu du rouquin ne permit pas à l'élu de garder un semblant de sérieux plus longtemps et il explosa de rire. Cela faisait vraiment du bien de retrouver son meilleur ami.
C'est pas drôle Harry ! Ronchonna Ron, ce n'est pas parce-que tu connais tous les trucs moldus que tu dois te moquer de moi...
Son air boudeur fit fondre le survivant et sans réfléchir, s'approcha à la vitesse de l'éclair et le prit dans ses bras, ce qui le fit tout d'abord sursauter, puis il accepta l'étreinte, d'abord timidement puis totalement. Par la barbe de Merlin ce qu'il lui avait manqué. Son corps, ses yeux hypnotisant, ses cheveux si doux, et son odeur... Le manque lui en avait torturé les entrailles pendant ces deux interminables semaines qu'avaient duré son absence. Ils restèrent ainsi quelques minutes, puis, se souvenant de ce qu'il s'était passé la dernière fois, Harry s'écarta à contrecœur, se retenant une fois de plus d'embrasser ces lèvres qui étaient pour lui la source de tous ses désirs. Cela faisait si longtemps qu'il attendait, il aurait tout donné pour poser ses lèvres à la commissure de celles du roux, pour sentir son souffle contre sa bouche, sa langue s'introduire à l'intérieur et examiner chaque recoin pour la connaître par cœur, il aurait tout donné pour n'avoir qu'un chaste baiser, et, bien entendu, il aspirait à plus, beaucoup plus. Par exemple, peut-être que ce bureau aurait été assez solide pour supporter leur poids, et, par le plus grand des hasards, Ron aurait pu vouloir le tester avec lui. Son meilleur ami l'aurait embrassé langoureusement, avec toute la passion qu'il attendait depuis tellement longtemps. Il aurait léché son cou avec fièvre, il serait descendu de plus en plus bas, passant par son torse musclé pour arriver à son ventre à la peau si douce. Puis, avec audace, il aurait glissé sa langue sur la bosse de son pantalon, sentant lentement le membre durcir sous ses caresses avides et toujours plus sensuelles. Ils auraient fini par faire l'amour avec tendresse, passion et douceur. Mais il ne lui avait pas donné ces deux semaines de vacances pour tout gâcher le jour de son retour. Ils restèrent l'un en face de l'autre pendant quelques secondes, Ron ne sachant pas vraiment quoi faire et Harry gêné par les pensées qu'il venait d'avoir. Son imagination était particulièrement débordante à ce sujet, surtout lorsqu'il s'agissait du rouquin, et de ce qu'il pourrait faire avec son corps.
Comme toujours depuis qu'il connaissait Ron Weasley, tiraillé entre son cœur et sa raison, cette dernière finissant par prendre le dessus, le survivant (son surnom reflétant une fois de plus sa situation actuelle) réfréna son désir ardent de proximité qui le brûlait à petits feux depuis vingt-six longues années et retourna à son bureau, la tête basse. Son meilleur ami semblait vraiment heureux et apaisé, et cela lui déchirait les entrailles. Etait-il si nocif que ça ? Leur rapprochement, aussi lointain qu'éphémère n'était plus qu'un vague souvenir, et Harry, assis à son bureau, des idées noires plein l'esprit songea au fait que l'espoir était quelque chose de vain et douloureux, vraiment douloureux.
Il écouta donc son meilleur ami déblatérer des phrases et des phrases à propos son voyage, qui n'avaient aucun sens pour l'élu qui tentait de réfréner ses impures envies envers le rouquin. Ron lui raconta absolument tout, sans omettre le moindre détail, enfonçant un peu plus Harry dans sa léthargie à chaque mot qu'il prononçait. Il acquiesçait de façon mécanique, tandis que le rouquin lui exposait avec des grands gestes les biens-faits et la splendeur de l'Australie, de sa culture, totalement opposée à celle de la Grande Bretagne. De la bizarrerie de quitter l'Automne Anglais, froid et morose pour atterrir au milieu du Printemps déjà chaud et ensoleillé. De drôles d'animaux bondissants au pelage brun appelés des « Kangourous », des plages où le sable était aussi blanc que la neige et l'eau aussi bleue que l'azur. Le soleil orangé se couchait sur la mer le soir, faisant éclater le ciel de centaines de nuances flamboyantes, explosant comme un feu d'artifice multicolore au milieu de l'univers qu'il s'était créé pendant ces deux semaines au « Paradis ». Il lui dessinait un portrait de ses vacances aux couleurs chatoyantes, et il n'en faisait pas partie, bien entendu. Lui était la tâche noire du tableau qui composait son existence. Certes, il était son meilleur ami, mais Harry se rendit compte qu'il s'éloignait de plus en plus du monde que le rouquin s'était créé avec Hermione, Hugo et Rose, il les sentait partout autour de lui, pesant lourdement sur sa conscience. Il ne pouvait plus interagir dans cette vie parfaite, de laquelle il était désormais complètement exclu, et, par conséquent décida de se concentrer sur l'aspect « meilleur ami » de leur relation, car c'était tout ce qui lui restait.
Bonsoir à tous !
J'espère que vous allez bien !
Voici un nouveau chapitre, en espérant que cela vous plaise toujours…
Je me suis rendue compte qu'Harry prend beaucoup trop cher dans cette fanfic... Je suis désolée... Mais ça ne sera pas le seul... Loin de là...
Merci d'être toujours aussi fidèles à cette fanfiction, ça me touche énormément, vous n'imaginez pas à quel point… Je ne mérite pas qu'autant de personnes me lise 3 Vous êtes tout simplement géniaux !
Un merci encore plus grand pour ceux qui laissent des reviews 3
Et pour finir, merci à Ratonlaveur5 sans qui cette fanfiction n'aurait pas vu le jour, et sans qui je serai toujours flippée à l'idée que plusieurs dizaines de personnes lisent ce que j'ai toujours gardé pour moi…
Prenez soin de vous, à la prochaine pour de nouvelles aventures ! :D
A.b.a.P.
