Bonjour !

Je rappelle que ce dixième chapitre n'est que traduit par moi, mais ne m'appartient pas, il est à Daughter of Thranduil, et que les personnages de LOTR n'appartiennent à aucune de nous deux, mais à Tolkien. Sauf bien sûr ceux qui sont inventés. Et je ne gagne pas d'argent sur cette fic.

Bonne lecture à tous =)


Chapitre 10 : Un nouveau nom

Ayant finalement réussi à calmer suffisamment l'enfant pour la sortir de la pièce, les elfes et Mithrandir se dirigèrent vers la salle à manger ; Elrond portant Alassë dans ses bras, puisque la fracture de sa cheville l'empêchait encore de marcher.

Ils trouvèrent les jumeaux, Haldir, Legolas et Arwen assis à table avec Celebrian, au beau milieu d'un repas joyeux et bruyant. Conscients que les plus jeunes membres du groupe avaient été profondément secoués par ce qu'ils avaient vu dans le miroir, Elladan et Elrohir essayaient de remonter le moral de Legolas et d'Haldir et, à en juger par le son des rires qui résonnaient à leurs oreilles, leurs tentatives avaient certainement réussi. La femme d'Elrond se leva dès qu'elle les vit, regardant l'enfant dans les bras de son mari avec inquiétude. Quand elle l'avait habillée ce matin-là, elle avait pu compter chacune de ses côtes.

- As-tu faim, ma petite ? demanda-t-elle, en prenant aussitôt l'enfant à Elrond et en s'asseyant à table avec elle sur ses genoux. Tu es beaucoup trop mince. Je vais devoir te faire prendre un peu de poids.

Elle mit quelques fruits et une tranche de pain avec de la confiture dans une assiette, et la plaça en face d'Alassë. L'enfant se tourna pour la regarder avec étonnement, ses yeux ronds comme des soucoupes. Tout de même, elle n'était pas censée manger tout ça !

Celebrian s'en aperçut avec tristesse. Ce n'était qu'une assiette de taille moyenne pour un enfant, mais la petite elfe la regardait comme s'il s'agissait d'un festin. C'était un autre rappel d'à quel point elle avait été maltraitée.

- Tout va bien, ma chérie, tu n'es pas obligée de tout manger, l'assura-t-elle. Mais je veux que tu manges autant que tu en es capable. Tu es libre de manger autant que tu veux.

Alassë hocha la tête et examina l'assiette, en pensant qu'elle allait prendre un certain temps à s'habituer à la vie ici. Elle n'était pas habituée à ce que tout le monde soit si gentil. Elle mit une tranche de pomme dans sa bouche et mâcha nerveusement. Elle n'avait pas mangé quelque chose d'aussi agréable depuis très longtemps.

Tandis que les enfants mangeaient, Elrond, Thranduil, Celeborn et Glorfindel se réunirent et parlèrent à voix basse. Ils avaient toujours besoin de discuter des questions pour lesquels ils s'étaient rassemblés avant cette arrivée inattendue, mais ils étaient aussi déterminés à retrouver le groupe d'humains qui avaient si cruellement blessé l'enfant sur les genoux de Celebrian. En plus de cela, ils avaient à choisir un nouveau nom pour elle.

Alors que le repas se terminait, Celebrian considéra l'assiette d'Alassë avec tristesse. L'enfant avait juste été capable d'avaler un quart de ce qu'elle aurait aimé la voir manger, et pourtant, elle était pleine.

Ils l'ont affamée ! pensa-t-elle avec colère, en regardant par-dessus la petite et en rencontrant les yeux d'Elrond. Elle vit ses propres sentiments s'y refléter. C'était étrange, la façon dont cette enfant avait réussi à ce que tous l'aiment et veuillent la protéger. Mais en regardant dans les grands yeux verts, si nerveux et effrayés, elle se dit que ce n'était peut-être pas si étrange, après tout.

Quand ils eurent fini de manger, Elrond prit Alassë pour la mettre au lit, voulant jeter un autre coup d'œil sur ses nombreuses blessures. A sa grande surprise, une fois le bandage déroulé de sa main, il vit que la coupure causée par le morceau verre était complètement guérie.

- Je n'ai jamais vu de plaies cicatriser à une telle vitesse ! fit-il, le souffle coupé.

- Je guéris vite, répondit timidement Alassë, toujours nerveuse lorsqu'elle prenait la parole devant cet elfe merveilleux. J'avais des ennuis si je n'arrivais pas à faire mes corvées. Il n'y a que mon dos qui ne guérit pas assez vite.

- As-tu toujours cicatrisé si rapidement ? demanda Elrond, en faisant courir un doigt doux sur la peau où la coupure aurait dû être.

Il était heureux qu'elle commence à lui parler naturellement. Au moins, il savait qu'elle essayait de se fier à lui.

- Je pense que oui. - La fillette plissa son front confusément. - Je n'avais jamais vraiment eu de mauvaise blessure avant… qu'Il me prenne. Mes frères me frappaient beaucoup, mais pas assez pour qu'Ada le voit.

- Eh bien, tu as certainement reçu un don, lui fit doucement Elrond. Tu as une énergie de guérison bien au-delà de celle de n'importe quel elfe de ma connaissance.

- Moi ?

Alassë cligna des yeux. Elle avait tellement de nouvelles informations à digérer ; elle ne pensait pas pouvoir faire face à plus. Un don ? Qu'est-ce que cela signifiait ? Enfin, au moins, il ne disait plus son horrible nom.

Après avoir inspecté sa cheville et son dos, Elrond lui dit qu'elle devait rester assise sur son lit et ne pas essayer de marcher, étant donné que sa cheville et son dos avaient besoin de plus de temps pour guérir.

- Combien de fois t'as-t-il frappée avec cette cravache, penneth ? demanda-t-il, en appliquant un peu plus de pommade sur les lacérations profondes de son dos.

- Tous les jours, quand il était de mauvaise humeur, répondit-elle, en s'agitant inconfortablement sous son contact. Et parfois plus si je le mettais en colère. S'il était dans ses bons jours, ça pouvait être deux fois par semaine.

- Je te promets que tu n'auras plus jamais à subir de punition comme ça, lui fit Elrond, tandis qu'il se penchait sur son dos et commençait à remplacer les bandages.

Quand il eut fini de remettre ses vêtements en place, les jumeaux, Haldir et Legolas entrèrent dans la chambre. Celeborn, Thranduil et Glorfindel étaient allés rejoindre Erestor dans la bibliothèque, et les jeunes elfes avaient décidé de tenir compagnie à Alassë.

- Je te laisse avec ces quatre-là, sourit Elrond, en se levant et en se dirigeant vers la porte. Nous serons juste en bas du couloir, si vous avez besoin de nous.

- Tu n'as plus à avoir peur, déclara Elrohir, en s'asseyant à côté d'elle et en lui prenant la main. Tout le monde à Fondcombe est toujours en sécurité.

- Et tout le monde est gentil, ajouta joyeusement Legolas. Tu te plaira ici.

- Il y a tant d'elfes, fit Alassë, impressionnée et encore nerveuse de parler ouvertement à tant de personnes en même temps. Je n'en avais jamais vu autant avant !

- Tu sauras bientôt qui est tout le monde, fit Elladan, rassurant. Nous allons t'y aider, gwaleth.

Sœur. Il l'avait appelée sœur. Réaliser qu'ils n'avaient pas menti stupéfia Alassë. Elle faisait vraiment partie de leur famille maintenant.

- Tu as déjà rencontré Ada, Nana et Arwen. Lui c'est Legolas, le fils de Thranduil. Et Haldir a été adopté par le seigneur Celeborn. Celeborn est l'ada de notre mère, ce qui fait que c'est notre Daerada, expliqua gentiment Elrohir, en espérant qu'il ne la déroutait pas trop. Glorfindel, c'est le fort avec les cheveux dorés. Il a tué un Balrog, tu sais.

- Un quoi ? - Alassë n'avait jamais entendu le mot avant. -

- Un gros monstre ! expliqua Haldir avec enthousiasme. - Il idolâtrait Glorfindel. - Et il est même mort, mais il était si courageux que les Valar l'ont renvoyé sur la Terre du Milieu.

- Et puis il y a Erestor. Il est notre professeur, précisa Elladan. Tu ne l'as pas encore rencontré, mais il est le plus gentil des elfes. Il a les cheveux noirs comme Ada et il a combattu à la Dernière Alliance. Je suis sûr que tu l'aimeras. Il est le meilleur conteur dans tout Arda.

- Et Lindir est un ménestrel, poursuivit Elrohir. Il a vraiment une voix magnifique et il joue presque de tous les instruments. C'est lui qui a enseigné à Elladan et moi à jouer de la flûte.

- Quand ta jambe sera guérie, tu pourras rencontrer tout le monde. Ce sera moins compliqué pour toi comme ça, promit Elladan. Daerada et Thranduil seront ici pendant encore quatre semaines, tu nous auras donc tous les quatre pour t'aider à t'habituer.

Submergée par leur enthousiasme, Alassë put à peine faire un signe de tête, la fatigue commençant à se faire sentir. Elle se frotta les yeux d'un air endormi.

- Est-ce vrai qu'ils vont changer ton nom ? demanda Legolas, ses yeux bleu vif brillant de curiosité. - Elle hocha la tête en silence. - Pourquoi ?

- Je déteste mon nom ! murmura-t-elle. Alyan l'a maudit. Je n'ai fait qu'apporter le chagrin à ma famille. Je n'ai pas apporté la joie.

Ses yeux commencèrent à se remplir de larmes, tandis que les souvenirs qu'elle venait de retrouver se glissaient dans sa tête. Un des jumeaux - elle ne pouvait pas encore dire qui était qui - se pencha pour la serrer doucement dans un de ses bras. Tout le monde à Imladris semblait être plein d'affection !

- Je ne pense pas que tu leur ai apporté du chagrin, fit tranquillement Haldir. Tes frères sont ceux qui ont fait quelque chose de mal, pas toi. Tu as vu le miroir. Tu n'as pas tué ta Nana. C'est les araignées. Tes frères le regretteront un jour.

- Tu penses vraiment ça ? - Il y avait beaucoup de doute dans ses yeux verts. -

- Oui, fit Haldir avec confiance. Mon Ada l'a dit et mon Ada sait tout !

Alassë sourit faiblement, luttant désespérément pour ne pas bailler. Elle voulait rester éveillée et parler un peu plus avec eux, constatant qu'elle les appréciait tous les quatre, mais elle était tellement épuisée…

- Tout va bien, lui fit gentiment Elladan, en l'aidant à s'allonger sur les oreillers. Tu peux dormir, si tu veux, ma petite. Nous allons rester avec toi, et nous ne laisserons rien t'arriver.

Et ainsi, pour la première fois depuis des années, Alassë s'endormit sans craindre pour sa vie, sachant qu'elle était en sécurité et entourée d'amis.

Pendant ce temps, en bas du couloir, Glorfindel relatait les conclusions des gardes-frontières. Ils n'avaient trouvé aucune empreinte de pas, la neige qui était tombée pendant la nuit ayant rendu le pistage impossible.

- Ils sont à peu près certains qu'elle a parcouru une grande distance toute seule, conclut-il. Ce qui signifie que les hommes peuvent être n'importe où maintenant. Nous avons perdu nos chances de les retrouver.

- Au moins, nous les reconnaîtrons à l'avenir, en les ayant vus dans le miroir, même si nous ne pouvons pas les rattraper maintenant, souligna Celeborn. Nous pourrions être amenés à les retrouver par hasard, un jour.

- J'aurais préféré « les retrouver par hasard » maintenant, fit sombrement Glorfindel. Mais peut-être que c'est mieux. Cette enfant a eu une éternité de peine entassée sur elle en l'espace de quelques années. Leur vue pourrait peut-être ralentir les progrès qu'elle a commencé à faire.

- Comment allez-vous l'appeler, mellon-nin ? demanda Thranduil. Elle ne peut pas continuer à avoir peur chaque fois que quelqu'un s'adresse à elle, et nous ne pouvons pas continuer à l'appeler « ma petite ». Elle n'a rien fait pour mériter la honte, mais la culpabilité qu'elle porte est incroyable. Elle a besoin de recommencer.

- Je ne suis pas sûr, fit pensivement Elrond. Elle dit que ce n'est pas important tant que ce n'est pas Alassë.

- Que diriez-vous d'Eruanna ? demanda Glorfindel. J'ai toujours aimé ce nom.

- Ou Faelwen, fit Thranduil. C'est le nom que Laurelin et moi aurions choisi pour notre fille, si nous en avions eu une.

- Faelwen… la justice. - Elrond traduisit le nom. - Je l'aime.

- Il nous rappellera à jamais que nous avons juré de venger la douleur qu'elle a subie. - Celeborn hocha la tête. - Je l'aime aussi.

- Vous ne devriez pas avoir l'air aussi étonnés ! grimaça Thranduil. J'ai mes moments de temps en temps !

- Vraiment de temps en temps ! fit ironiquement Celeborn, et Thranduil lui lança un regard espiègle.

- Comme la fois où j'ai décidé que vous auriez l'air vraiment charmant avec les cheveux noirs, quand j'étais enfant… Et que j'ai… euh… emprunté un peu de l'encre d'Erestor pour les teindre.

Thranduil et Elrond, qui avait entendu ce récit à plusieurs reprises, éclatèrent de rire.

Les yeux de Celeborn se rétrécirent. Il n'avait pas oublié cet incident. Il avait juré de ne plus jamais s'occuper à nouveau de son jeune cousin par la suite. Il avait fallu des semaines à ses cheveux pour revenir à la normale.

- Je n'ai pas entendu cette histoire, remarqua malicieusement Glorfindel.

- Et ça n'arrivera pas ! fit aussitôt Celeborn. Alors, vous êtes décidé sur le nom Faelwen, Elrond ?

- Je pense que oui, sourit Elrond, amusé par le changement rapide de sujet de son beau-père. Je vais demander à Celebrian son avis, évidemment, mais si elle accepte, alors elle sera Faelwen Elrondiel.


Vous aimez toujours ? Qu'en avez-vous pensé ? De son nouveau nom ? Personnellement, je préfère beaucoup Faelwen. Ca sonne très elfique, c'est très joli !

A bientôt et merci pour vos reviews =)