Salut cher public !

Je suis désolé de vous avoir fait patienter tout ce temps, mais j'espérais avoir plus de retour de votre part. Puis l'écriture, le travail, tout ça, bla bla bla ...

Pour répondre au SEUL commentaire supplémentaire de Luludo59: je suis content que mon introduction te plaise, la suite sera encore meilleure !

Comme toujours, j'espère que vous apprécierez ce nouveau chapitre. Maintenant que j'ai une période de creux, je pense pouvoir continuer le chapitre suivant.

Allez, j'arrête de vous prendre la tête avec mes bêtises, et bonne lecture


Il ne savait trop comment, mais il avait réussi à se faire capturer à bord du navire sur lequel embarquait la 6éme, la 11éme, la 12éme et la 16éme flotte.

Alors qu'il était censé partir avec les autres vers Shabaody, Izou en avait décider autrement et demander sa présence à bord, ce qui ne dérangea pas Ace le moins du monde.

Ben pouvait finir dans n'importe quelle flotte, ça lui passait à mille lieu, puisqu'il voulait juste s'éclipser un peu pour poursuivre ses recherches.

-Pourquoi as-t'on besoin de moi, Izou ? Demanda Benjamin, ayant depuis un temps abandonner les taishos par lassitude envers la hiérarchie, tout en buvant une bouteille de rhum de sa réserve.

-J'aurais besoin d'un couple qui peut passer inaperçus parmi des nobles, c'est à dire un couple crédible, pour récupérer les documents d'un membre de la pègre.

Ben haussa un sourcil, dans une imitation non voulue de Marco lorsqu'il est intrigué, mais reporta son attention sur sa bouteille.

-Et en quoi est-ce que je paraitrait crédible dans un quelconque couple ? Émit Benjamin, en détestant d'avance le possible sous-entendu de cette demande.

-Tu vas pas me faire croire que le seul homme à ma connaissance qui ait fait tomber notre demi-portion préférée ne paraitra pas crédible si on les envoyait en mission ensemble ? Dit Izou en dissimulant, mal, son sourire.

Pour le coup, Ben recracha sa boisson de surprise: à quel point la scène à laquelle avait assister Ace il y a bientôt un mois avait fait le tour des flottes ? Il se releva, regrettant d'avoir manquer de vigilance, et rangea sa bouteille.

-Bon, en quoi consiste cette mission ?

-Je savais que tu dirais oui, alors il s'agit de s'infiltrer dans une fête privée organisée par ce membre de la pègre. Seul les couples sont autorisés à venir, ce pourquoi ta présence est en partie nécessaire.

-Classique. Une demande particulière, au lieu de s'infiltrer et de tout voler ?

-Juste les documents, car la sécurité est très renforcée, sauf pour les invités. Vous entrez, récupérez les documents, puis vous barrez fissa. Si rien n'arrive vous devriez être de retour rapidement. Voila la lettre d'invitation et les choses à savoir avant de partir, je me charge de prévenir Haruta.

-Attends ! Je me trompe, ou il y a un risque que l'on soit forcé de danser ? Demanda le guerrier en commençant à douter.

-Oui, ça pose un problème ?

-Je ne sais pas danser correctement, c'est très pathétique.

-J'ai cru comprendre qu'Haruta avait trouver le moyen d'apprendre par le passé, tu n'auras qu'à te laisser guider. Sourit l'Okama en partant à la recherche du petit commandant.

Benjamin se laissa retomber contre la rambarde. Mais dans quelle situation improbable il se trouvait...


Au milieu de l'après-midi, tandis que Ben revoyait la longue liste d'information qu'il devait mémoriser pour cette mission, une certaine commandante le rejoignit en posant sa tête sur ses genoux.

C'était moins compliquer lorsque le colosse en question était assit sur le pont plutôt qu'à la toiser de deux têtes.

-Tu es inquiet que l'on fasse cette mission à deux ? Demanda Haruta, une de ses mains se baladant à côté de celle du colosse.

-Mais pas du tout, mademoiselle Jarez. Répondit le guerrier en lui prenant sa main. Vous êtes en beauté aujourd'hui, il me semble.

Elle sourit devant le compliment du guerrier et se rapprocha de sa tête pour lui poser un baiser discret sur la joue.

-C'est élégant de votre part, monsieur Jarez mon époux. Il semble que vous maitrisiez déjà votre texte suffisamment pour m'accompagner dans cette danse, vous venez ?

Ce faisant presque tirer par la manche, le guerrier abandonna son siège pour suivre la commandante dans sa cabine. Elle essaya de prendre son épaule, et manqua se déboiter la sienne jusqu'à ce que son camarade ne se baisse légèrement.

-Auriez-vous un problème de taille, mademoiselle ? Demanda-t'il avec un petit sourire en coin.

-Arrête de faire l'idiot, et laisse-moi mener la danse. Tu pouvais pas être un peu moins grand ?! Répondit Haruta en commençant son enchainement, en essayant de faire suivre le guerrier qui n'en menait pas large.

Après une série de pas de danse digne d'une note moyenne de Danse avec les stars, elle jugea que le guerrier maitrisait suffisamment la chose pour faire illusion si nécessaire devant des nobles plus occupés à faire affaire et radoter que d'observer les autres. Elle se sépara de son homme, qui eût un air déçu.

-Ne t'en fais pas, tu en verras plus si on doit le faire sérieusement. Dit la commandante en lui adressant un clin d'œil. Maintenant, sors d'ici, je dois préparer ma tenue.

Et s'échangeant un baiser furtif sur le pas de la porte, observés par un Izou plus qu'intéresser par les ragots, elle mit le guerrier à la porte pour retourner farfouiller son armoire. Elle devait être suffisamment présentable pour faire cette mission.


Quelques heures plus tard, les deux pirates débarquaient sur l'île où avait lieu la soirée, un charmant archipel de petites cabanes sur pilotis à proximité de l'océan. Ben avait changer sa tenue de samouraï pour un costume noir sérieux, bandant ses muscles pour qu'il paraisse plus naturel qu'un géant de plus de deux mètres. Haruta, pour sa part, avait reprit la robe portée l'avant-veille qui mettait plus ses formes en valeur que sa poitrine, afin qu'elle fasse jeune femme mariée, avec une petite pochette pour accompagner l'ensemble et des gants en tissus légers empêchant de laisser des marques de doigts sur son passage.

Ils étaient le couple Jarez pour la soirée: Ben était un vendeur d'armes anciennes, tandis qu'Haruta était sa femme récemment mariée. Avec la fête, Benjamin espérait trouver des acheteurs pour ses antiquités et augmenter son carnet d'adresse, une proie de choix pour un membre de la pègre. Une fois arrivé à la réception, le majordome vérifia leur invitation et les autorisa à entrer.

On sentait l'air pédant des nobles à des kilomètres, si bien que Ben dut calmer Haruta lorsqu'elle se sentit prête à les égorger au vu des horreurs qu'elle entendait. Ne souhaitant pas s'éterniser dans d'ennuyeuses discussions avec les femmes de nobles, elle prétexta une envie présente et quitta la salle de réunion.

Benjamin faisait des merveilles en tant qu'orateur, il captivait les nobles par sa grande connaissance et les ragots qu'il connaissait de ci, de là. Il pouvait même en profiter pour récupérer des informations pour son usage futur, vieille habitude de chasseur de pirate.

Tandis que Benjamin assurait la diversion, créant des réponses convaincantes pour tous en un claquement de doigt, Haruta était passée en coulisse et partait à la recherche du bureau de leur cible. Selon Izou, le dossier serait cacher dans un des tiroirs du bureau. Quelques minutes de recherches plus tard, en évitant les gardes grâce au Haki, elle parvint enfin au lieu-dit de son vol.

Ouvrir la serrure fut une formalité, on ne savait jamais se que pouvait cacher une simple pochette.

Elle inspecta chaque recoin du meuble avant de trouver le dossier ranger dans un tiroir à double fond. Une fois le dossier pris, elle prit soin de refermer derrière elle en effaçant les rares traces de son passage, et hop, ce fut comme si rien ne s'était jamais passer.

Elle rejoignit Benjamin, qui commençait à perdre patience en discutant avec les nobles, et le coupa dans sa discussion avec un marchand un peu saoul.

-Chéri, je me suis rappelé que j'ai oublier quelque chose à l'hôtel. Pourrait-on y retourner ?

-Mais bien sur. Si vous voulez bien m'excuser, monsieur, je dois vous laisser. répondit Benjamin en serrant la main de l'inconnu.

Ils se dirigeaient vers la sortie lorsque le bal fut annoncé. Inquiet de paraitre suspect s'il ne participait pas et de ses talents catastrophiques de danseur, Ben se tourna vers Haruta.

-Que fais-t'on ? Demanda le guerrier, alors que la panique pointait dans sa voix.

-Heureusement qu'aucun commandants n'est là... soupira Haruta, en le tirant par la manche vers la piste de danse. Laisse-toi guider et tout ce passera bien.

Sur la piste de danse, Haruta posa la main de Benjamin sur sa hanche et mit la sienne sur son épaule, avant de commencer un mouvement de ballet en rythme avec la mélodie des violons. Benjamin, d'abord surprit de son naturel dans la situation, se prit au jeu et se laissât guider par les mouvements de sa camarade. Celle-ci maitrisait si bien la danse que le public ne put que les admirer danser avec grâce.

Heureusement que les autres Shirohige n'étaient pas là, ça aurait fini sur le mur de la Honte.

Après avoir impressionner les nobles et assuré leur couverture, ils quittèrent la fête et rejoignirent leur hôtel pour enfin se reposer. La soirée avait été éprouvante pour les deux: conserver l'attention de nobles pendant une si longue durée avait épuisé Ben. Haruta alla prendre une douche tandis que Ben pouvait enfin retirer son costume serré et laisser respirer ses muscles endoloris par l'inactivité de ces derniers jours. La commandante contemplait le guerrier depuis la salle de bain, vêtue d'une simple serviette, et décida de passer le pas. Si les choses n'avançaient pas, ils en resteraient à cette situation pendant longtemps, et ce serait trop dur de faire avec

Elle rentra dans la chambre, ses cheveux en bataille, et se jeta sur le colosse qui retirait le reste de sa tenue pour l'embrasser langoureusement. Il lui répondit en lui rendant le baiser avec plus d'entrain, se laissant tomber sur le lit. Après quelques minutes d'embrassades sauvages, Haruta ayant perdue sa serviette en chemin, Ben ne se retint plus en admirant le corps délicat de la commandante et l'embrassa avec fougue. Il descendit progressivement sur les parties les plus délicates de la demoiselle: le cou, puis la poitrine avant de descendre sur ses hanches. Elle reprit le dessus et commença une série de caresse sur les muscles du beau brun, descendant de son torse puissant vers ses abdominaux saillants couverts de cicatrices. En laissant leur instinct les guider, Ben l'aida en retirant son reste de vêtements et la pris dans ses bras. Elle le serra également avant de saisir son excitation et de la caresser d'une main experte, faisant frémir Benjamin de plaisir. Ne résistant plus, il la renversa sous lui et s'approcha lentement de son intimité.

-Ne perds pas de temps ... vas-y ... susurra Haruta aux oreilles de son homme, tout en observant le monstre qui se dirigeait vers elle.

-Tes désirs sont des ordres, ma douce ... lui répondit Benjamin en pénétrant délicatement puis totalement, la faisant crier de plaisir.

Il continua les va et viens en elle, alors que ses hanches se mouvaient en harmonie avec les siennes dans l'extase. Après lui avoir fait crier de nombreuses fois son nom de plaisir, il sentit qu'il atteignait sa limite. En donnant un ultime coup de rein, lui et sa compagne se cabrèrent, se libérant en criant de bonheur

-HARUTA !

-BEN !

Ils se laissèrent tomber d'épuisement sur le lit épuisés. Le bonheur se lisait sur chaque parcelle de leur visage, tandis qu'ils sombraient lentement dans le sommeil l'un dans les bras de l'autre

-Aishiteru, Ben ...

-Aishiteru, Haruta ...


Il avait disparu

Le temps de donner son rapport à Izou, une fois revenus de leur mission, et il avait disparu.

Haruta, qui espérait secrètement que le guerrier reste plus longtemps avec eux fut plus que déçue qu'il les abandonne comme ça. La seule information qu'elle possédait, c'était un court message expliquant qu'il retournait auprès de la seconde flotte, sa mission étant terminée, et qu'il était désolé de devoir partir brusquement.

-Désolé ?! Il est désolé ?! fulminait la commandante dans sa cabine en tenant le message du guerrier dans son poing. Attend que je te retrouve, mon gaillard et ça va être ta fête !

-Un souci, Haruta ? Demanda Izou qui passait justement par là.

-Oui, y'a que cet idiot de démon se barre sans crier gare et il pense pouvoir s'excuser avec un désoler ! Il va m'entendre lorsque il reviendra !

-Dommage que ce soit à la prochaine réunion des flottes... sourit Izou en voyant la commandante presque à s'arracher les cheveux de ne pas pouvoir découper un certain démon dans l'instant.

Puisqu'il voulait se la jouer solo, d'accord. Il voulait s'améliorer et représenter quelque chose pour leur famille, soit ! pensa Haruta en se dirigeant vers la salle d'entrainement. Mais je vais m'entrainer aussi de mon coté pour pouvoir lui prouver que l'on peut aussi se reposer sur ses frères et sœurs. tu va voir, Benjamin !


De son coté, le démon volait tranquillement sur le dos de Karasu, en direction de la seconde flotte, mais il se sentait mal. Peut-être aurais-t'il dut la prévenir de son départ en face, et non avec un pauvre message.

Avec un profond soupir, il se laissa retomber tandis que sa monture émettait une plainte du manque de délicatesse de son cavalier.

-Depuis combien de temps ne t'es-tu pas préoccupé de l'avis des autres, Ben ? Demanda Augus que la réflexion de son hôte intriguait.

-Ça fait trop longtemps que quelqu'un ne m'avait pas vu autrement qu'avec du dégout et de la peur, et j'ai oublier cette sensation...

-Te prends pas la tête, va. Vous avez déjà passer le pas, tu la reverra ta nana. Par contre, ton denden sonne, tu décroche ?

Benjamin sortit de ses pensées en râlant pour récupérer le denden dans son sac. Il s'agissait du denden de communication de la 2nd flotte, cela signifiait que le nombre de personne qui voulait le contacter était très réduit. Il décrocha en soupirant de savoir ce que l'on voulait de lui.

-Ben ? T'es où en ce moment ? Demanda Patrick alors qu'une pointe de stress pointait dans sa voix.

-Je suis en route pour vous retrouver, Patrick. Il y a un problème ? Répondit Ben en devenant sérieux. peu de choses pouvait inquiéter l'esprit de la seconde , et le savoir dans cet état n'était pas la meilleure des nouvelles.

-Je viens de recevoir un signal d'urgence d'Edwin. Il a eu des problèmes pendant son infiltration, et je suis en train de préparer une équipe pour le sauver.

Benjamin comprit immédiatement la difficulté de la situation: si Edwin venait à être torturé, ce que la marine n'hésiterait pas à faire, il pourrait par erreur révéler des informations vitales sur la seconde flotte. Même si le risque qu'il révèle quoi que ce soit était très faible, il fallait agir sans attendre.

-Dans quelle base se trouvait-il lors de sa dernière communication ? Si je fais assez vite, je pourrais sans doute intervenir.

-Tu va pas y aller tout seul ! s'exclama Patrick. Nous allons partir dans peu de temps et tu nous rejoindra en chemin.

-Si on laisse l'horloge tourner, les risques qu'ils le torturent augmentent. Avec Karasu, je pourrais y être plus rapidement que vous par navire. J'ai trop vu de personne sous la torture pour laisser la chose se passer pour un de mes frères, Patrick.

-Je comprends... Je te donne l'adresse et tu as carte blanche jusqu'à ce qu'on te rejoigne. Comprit ?

-Carte blanche ? C'est trop d'honneur, voyons. répondit Benjamin en affichant un sourire satisfait.

-Tu ne sais pas faire dans la discrétion de toute façon, autant le faire avec éclat. Rase-moi l'endroit en passant, ça nous simplifiera la tâche.

-A tes ordres ! Que la chasse commence ! Conclut Ben en raccrochant après avoir récupérer l'adresse. Vous allez tellement morfler, les mecs ...


Quelques heures plus tard, à la nuit tombée, il atterrit discrètement sur une des plages de l'île où se trouvait le deuxième second de la flotte. La base-prison de la Marine était étrangement organisée. depuis un promontoire, on pouvait discerner que la base était divisée en deux pôle distincts: la prison, au centre de la baie, reliée par des ponts plus ou moins résistants, et la base construite autour de la baie pour empêcher les prisonniers de s'évader d'une quelconque manière. Cela fit sourire le démon: cette stratégie ne marcherait jamais avec lui, il pensait de manière si peu logique pour les Marines.

D'un mouvement souple, il escalada la muraille du fort et se camoufla dans les ombres d'une cuisine extérieure. Il fouilla son sac à la recherche d'une nouvelle tenue qui lui permettrait de passer un peu plus inaperçue parmi les Marines: un pantalon blanc, une chemise noire et cravate rouge, avec une veste de costume tout aussi blanche que le pantalon et une cape frappée du blason de la repentance. armés de sa Kage Gekido et du Kurai nageki, il avançait confiant vers le portail intérieur de la base jusqu'à ce que les deux marines de garde ne l'arrêtent.

-Halte ! Décliner votre identité ou nous ouvrirons le feu ! Tonna le garde en essayant de ne pas paraitre surprit, peine perdue face à un colosse surarmé.

-Matricule MPHID00658MF-SC03. Dites à votre supérieur que le White Devil souhaite le rencontrer, il devrait comprendre.

Les gardes pâlirent à l'entente des identifiants du pirate infiltré: la Special Company était sous les ordres immédiats du Gensui, et ils agissaient incognito. Rencontrer quelqu'un habilité à accéder au niveau 6 d'Impel Down était déjà éprouvant, mais si en plus il s'agissait du 3é de cette section, on pouvait avoir toutes les raisons de trembler de peur.

-Bien sur, monsieur. Je vais vous conduire à lui sans plus attendre. Murmura l'un des gardes en invitant le White Devil à avancer.

Ils passèrent dans la cour intérieur de la base comme si tout était normal, sous les regards intrigués des hommes de garde de nuit. Ils rentrèrent dans le bâtiment principal par un hall étrangement rempli de nombreux soldats. Ceux-ci eurent la même réaction que leur collègues à l'extérieur, jusqu'à ce que que le White Devil relève la tête, ses yeux intransigeants braqués sur toute l'assemblée qui se tut instantanément.

Le regard du porteur de mort se posa sur chacun d'eux, imprimant au fer rouge dans leurs âmes une impression de peur.

Il reprit son pas comme si rien ne s'était passer, comme si un fantôme avait passer cette pièce sans laisser autre chose qu'un silence pesant. Le visage dur de sérieux, il parvint devant le bureau du chef de la base qui ne prit pas la peine de se retourner lorsqu'il entra.

-Ah, Shiroi akuma ! Fit l'inconnu avec un timbre de voix que reconnaissait étrangement le guerrier. C'est un plaisir que d'avoir votre présence en ces murs.

-Je ne suis pas venu pour dialoguer, mais pour affaire. Il parait que vous détenez l'un des pirates de Shirohige ?

-Bien sur, les nouvelles vont vite à ce que je vois. répondit le Marine avec un sourire beaucoup trop confiant pour ne pas être suspect.

-Puis-je rencontrer cet personne ? demanda Benjamin en se postant naturellement sur ces gardes.

-Mais bien sûr ! Je vais vous y conduire immédiatement, si vous le voulez. répondit l'homme aux traits aquilins en frôlant son bureau pour sortir.

Raté, gamin. Le coup du bouton caché sous le bureau pour alerter tout les autres Marines d'un problème n'était pas inconnu au chasseur qu'il était. Tout en faisant croire qu'il n'avait rien vu, le démon suivit le gradé dans les escaliers tout en analysant le personnage.

Costume blanc et bleu, cape avec le blason de la justice dans le dos et un sabre, une tenue somme toute classique pour un Marine. Ce qui le différenciait vraiment, c'était les traits aquilins de son visage, ses yeux verts tel deux émeraudes ternies avec le temps et une étrange odeur de roche qui se mêlait dans l'air avec les effluves de parfum bon marché.

C'est très méfiant que le démon arriva dans une salle qui devait servir pour l'entrainement des Marines: vaste, avec un espace en contrebas entourés d'une barrière formant un terrain de combat, sur lequel descendit le vice-amiral suivit par le guerrier. Les Marines qui tentaient de cacher leur présence ne réussirent pas à duper le démon, avant que le Marine ne s'arrête au centre de cette arène improvisée.

-Vous savez, monsieur le démon, que vous n'êtes plus autorisés sur un sol de la Marine, n'est-ce pas ? demanda l'homme sans se retourner.

Bien sûr qu'il le savait, mais vous êtes tous tellement facile à vaincre que vous laisser le plaisir de le penser est le seul qu'il vous autorise, idiots. Pensa Augus en sentant l'appel discret de Ben à sa puissance. Puisque vous essayez de capturer un démon, montrons-leur l'enfer dans ses plus beaux aspects !

Les lumières s'allumèrent pour illuminer toute la rambarde recouverte de soldats, fusils à l'épaule prêt à tirer, n'attendant que l'ordre de leur supérieur.

-Tu devrais savoir, imbécile, que la Special Company a été dissoute lorsque tu as quitter notre ordre. Dit le vice-amiral en se retournant lentement pour faire face à son ennemi.

Le seul bémol de son plan, c'était que le Shiroi akuma n'était plus là! Personne ne pouvait le voir, ni même percevoir sa voix d'un quelconque endroit de la pièce. Il avait totalement disparu des radars.

Ce que personne à part Augus ne savait, c'est que les cinq années d'entrainement n'avait pas été inutiles pour le guerrier: il avait tellement pousser sa technique de camouflage et la maitrise de son Busoshoku qu'il pouvait étouffer sa voix jusqu'à ce que seul ceux qui aiguisait suffisamment leur Kenbushoku pouvait la déceler. D'un pas silencieux semblable au bruissement d'un spectre, Ben faisait le tour de la barrière, disposant silencieusement des coups de dagues presque mortels. Cette technique nécessitait beaucoup de concentration et d'énergie, mais il n'aurait pas pu survivre sans l'utiliser, autant minimiser les dégâts.

Il réapparut face au vice-amiral, comme s'il n'avait jamais bouger, sérieusement sur les rotules. Autour de lui, le gradé voyait ses soldats s'effondrer inconscient et commençait à stresser légèrement avant de se tourner vers le guerrier qui soufflait difficilement.

-Tu as bien progresser depuis l'arène, gamin...

Puis cela fit tilt dans l'esprit du guerrier: il se souvenait d'avoir rencontré cet homme par le passé. C'était l'un combattant de l'arène qu'il avait dû défier pour jouer sa vie.

Le seul qui avait réussi à détruire la légende du Titan invincible.

Sentant une profonde colère s'emparer de lui au souvenir de ce combat au combien humiliant qui avait détruit le peu de vie qu'il possédait après avoir suer sang et eaux, le guerrier se lança autant qu'il put à l'assaut de l'homme qui soudainement changea son bras en obsidienne et para la lame.

-C'est un pouvoir intéressant que tu as là, teme. Ça te dérange si je le réduit en poussière ? Demanda le guerrier avec un rictus de haine.

-Comme si tu en étais capable ! Viens là que je te perce un deuxième trou dans le bide !


En arrivant sur une plage proche de la base, Patrick et son équipe, composée de Marc, Kali, Jack pour l'appui physique et Chris au cas où on devrait soigner le second emprisonner, virent une explosion provenir du bâtiment des gardes.

Patrick se passa la main sur son visage, soupirant en comprenant l'origine de l'explosion.

-Quelqu'un peut me rappeler qui à autoriser notre démon à faire à sa guise ?

Tout les regards de son équipe se tournèrent vers lui, un sourire en coin, excepté Kali qui conservait son air cynique.

-Il aura une explication à donner au commandant, mais surtout ne me laisser pas l'envoyer en mission de nettoyage ... Il irait jusqu'à nous raser Marineford ...

Les pirates reprirent leur course, se scindant en deux équipe: l'une allait chercher le guerrier, l'autre le second de la flotte.

-Exécution, nous avons peu de temps...


Ils retournèrent à l'assaut, leur lames virevoltant autour d'eux en portant des coups rapides et précis. Le Marine, qui se révéla être un Noryoshuka de l'obsidienne qui réduisait grandement la puissance de sa claymore, était en plus un fin sabreur s'opposait avec force contre le Shiroi Akuma. Le combat s'intensifia lorsque les combattants se portèrent mutuellement un coup presque mortel: le vice-amiral porta un coup de sabre sous le bras à quelques centimètres des poumons, tandis que Benjamin abattit son arme sur l'épaule du Marine, l'enfonçant profondément.

Le guerrier et le Marine se firent face, passablement épuisés, levant leurs armes pour placer une ultime attaque. Ils concentrèrent autant de force et de pouvoir qu'ils purent, car ils savaient que cette attaque serait la dernière. Une lame d'obsidienne contre une lame de Haki, laquelle se briserait en premier était la seule question qu'ils se posaient à ce moment.

-Ichiryuu ... Seikatsusuraisu* ! Cria Benjamin, son arme se couvrant de Haki tandis que ses pupille virait au rouge carmin.

Ils s'élancèrent et les armes se rencontrèrent avec force et fracas. A la surprise du Marine, se fut son arme qui se brisa en première, tandis que la seconde continuait son chemin et le trancha en deux. Le torse, séparé du reste, s'écrasât au sol avec un bruit ignoble alors que dans un dernier soubresaut, il se tournait vers le guerrier qui se relevait difficilement.

-Tu vois, Vincento. Le seul défaut que tu as fait en me privant de ma vie, c'est que tu as permit à ton pire ennemi de trouver le moyen de se venger. Mais je ne peux pas totalement t'en vouloir...

Le Haki recouvra sa partie supérieure, qui se mua en Augus qui adressa un immense sourire au mourant, alors qu'il allait récupérer les clés sur l'autre partie tombée un peu plus loin.

-Tu as permit à ce gamin de rencontrer le chambellan de l'enfer, et ce fut ta plus grande erreur. Tu va bien t'amuser en enfer avec mes amis.

Vas-y Augus, enfonce-le plus que ça, c'est très crédible pour un démon que de s'acharner sur un mourant.

Kali et Marc entrèrent dans la pièce alors que le blessé essayait de se poser un bandage pour réguler le flot de sang de sa blessure. S'il venait à mourir après ce combat, ce serait ridicule. Son Haki difficilement contrôlable tentait tant bien que mal de refermer les bords des plaies.

-La vache, Ben, tu as fait un sacré carnage ici. Siffla Marc en voyant l'amas de corps pour une grande part K.O sur le sol.

-J'épargne ceux qui n'ont pas mal agit, je pense que tu comprendras. répondit Ben en passant sa cape pour préserver ses blessures

-Lui, par contre, tu ne l'as pas épargner, à ce que je vois. Dit Kali en se penchant vers le vice-amiral définitivement mort.

-Il a appuyer sur le mauvais bouton, Kali, et non je ne te laisserais pas savoir lequel. Répondit Benjamin en voyant le regard de La Grise se concentrer sur son esprit.

Elle eut un "Tchh" caractéristique en reprenant le chemin vers la sortie, suivie par les deux hommes avec Ben qui cachait sa blessure sous sa cape. Il n'avait pas besoin de présenter la façon dont il avait survécu depuis tout ce temps même à ses frères.

Ils se retrouvèrent dans la place de la base, juste à côté de la sortie, Patrick transportant Edwin sur son dos, la bouche recouvert d'un énorme bandage sanguinolent. Deux blessés pour le prix d'un, formidable.

-Notre navire est sur la plage plus bas, Ben. Tu viens maintenant et tu te plains pas ! Dit Patrick au démon, qui commençait à se carapater de son côté.

-Je suis obliger de devoir rentrer sur le navire ? Demanda Benjamin en se retournant vers l'esprit de la seconde flotte. Il se passe jamais rien d'intéressant ...

-Nous avons une mission où Augus pourra pleinement s'amuser sur l'île Gyojin. Ça te dit ? Et de toute façon, tu es dans la seconde flotte et pour le moment, c'est moi le second en fonction tant qu'Ace et Edwin ne sont pas disponibles.

-Bon si c'est suffisamment intéressant, ça ne devrait pas trop me poser problème ... soupira le démon en suivant le groupe.

C'était encore trop tôt pour leur fausser compagnie, et récupérer l'arme dont lui avait parler Augus. Plus que quelques jours et ça ne devrait pas trop poser de problème ...


*Sekaitsusuraisu: trancheur de vie

Ça devient très intéressant pour notre démon ! Si notre cher Haruta se remet du lapin, les choses iront beaucoup mieux pour lui. Comme dit plus haut, j'espère pouvoir vous sortir un nouveau chapitre pendant les vacances (on va essayer petit à petit de rattraper Zialema [regarde le nombre de chapitre parut] ... Comment je rattrape 100 chapitres, moi ?!). Pour ce qui est du futur du démon dans l'équipage de Barbe Blanche, il va prendre un petit peu d'indépendance et partir faire le con de son côté. Si vous souhaitez un épisode Omake ou une scène en particulier du passé de notre cher démon, envoyez-moi un MP ou laissez une review :). En vous souhaitant bon courage pour la suite, j'encourage la communauté qui regarde mon histoire (plus de 800 personnes au total sur toute l'histoire, je suis flatté !) à laisser plus de review: votre avis sur mon histoire m'intéresse autant que celle des autres. Sur ce, Ja ne !