Auteur : Madhatter Sekiryou ou Bel Uriel Disraeli.

Disclaimer : Les personnages suivant ne sont pas à moi !

Personnage : Ronronoa Zoro

Résumé : Le passé de tous les membres de l'équipage des Mugiwara est connut. Mais il demeure des zones d'ombre. Et si Zoro avait lui aussi des démons intérieurs à affronter ?

Note : Je tenais à remercier ceux qui ont pris la peine de me lire, et d'être indulgent avec moi pour mes fautes. Voilà donc un nouveau chapitre !

Et comme je l'ai précisé, je tente de reprendre mes chapitres et de les retravailler. Tout comme le précédent, j'ai donc jugé bon de le partager car il était assez important. Je publie donc les deux d'affilés ! Bande de veinard !

En fait, je profite du peu de temps libre qu'il me reste… Puisque je pars au bagne sous peu, j'ai été condamné par la justice et je vais purger ma peine, donc… Nan ! Je reprends une formation qui va me bouffer 35 h par semaine.

Alors il est fort probable que tout l'arc soit publié avant la fin de mois. Bonne lecture !

Titre : Voleur d'âme.

Partie I : L'errance du Prince Noir.

Chapitre IX : La démone de l'Avarice ou Possessivité.

Chopper avait dû mal à gérer l'inquiétude qui le taraudait. L'état de Zoro n'arrêtait pas d'osciller entre catastrophique et rétablissement. Il l'avait installé sur une couchette de l'infirmerie et venait de finir de prendre son pouls. En effet retrouvé Zoro effondré au sol, avec des stigmates n'était pas rassurant.

Cependant, le bretteur était bien plus résistant que la moyenne humaine. Mais il ne comprenait pas vraiment la complexité de son métabolisme. Il est vrai qu'il avait noté certaine caractéristique propre à Zoro : Son pouls très lent, son odorat développé… La température de son corps était toujours au-dessus de la moyenne de quelques centièmes de degrés. Mais ces données ne lui avaient jamais paru… Alarmante.

Après tout, Luffy était hyperactif et daltonien et Chopper n'avait pas osé révéler aux autres l'âge mental qu'il avait calculé après les derniers teste qu'il avait fait passé à leur capitaine.

Ussop était anémié et avait une vue d'une précision effrayante. C'était celui dont l'état était le plus normal.

Franky… N'avait quasiment plus d'organe humain et son organisme métabolisait du soda.

Brook, était cliniquement mort.

Les pupilles de Robin étaient bien plus grand que la moyenne, et son activité cérébrale était si développé qu'elle pouvait faire deux partie d'échecs en même temps, lire un livre et s'occuper de ses fleurs sur le pont.

Quant à Sanji… Il souffrait de Trouble Obsessionnel Compulsif qui le rendait monomaniaque, agressif avec la gente masculine. Il était totalement névrosé lorsqu'il s'agissait de la cuisine et devenait hystérique lorsqu'il croisait une femme.

Nami était une grande psychotique dont la seconde personnalité schizophrénique se révélait dès qu'elle apercevait de l'argent.

Les humains étaient compliqués à comprendre, il devait surveiller de près l'évolution de chacun d'entre eux. Et approfondir ses connaissances sur leurs troubles.

Et Zoro, lui, l'avait toujours fasciné, notamment sa capacité de rétablissement. Il avait une ossature très lourde, son développement musculaire était impressionnant ainsi que son hyper sensibilité. Il ne savait pas pourquoi le bretteur ne le montrait pas, mais il était en vérité très tactile !

Zoro aimait manipuler les choses avec soin, en vérité il s'appropriait ce qui l'entourait avec le touché. Il ne se trompait jamais de verre, ni de couvert, encore moins de couverture. Le bretteur aimait lui brosser la fourrure, il le faisait avec attention et toujours dans le sens du poil. Parfois, il s'appuyait même contre lui pour faire sa sieste…

Chopper appréciait énormément Zoro, le bretteur avait toujours une attention particulière pour lui. Et c'est pour cette raison qu'il s'inquiétait autant. Il enfouit son petit museau dans le drap en reniflant. Le bretteur n'était pas mortellement blessé, non. Mais il souffrait et il ne savait pas quoi faire pour le soulager. Un petit coup sur son chapeau lui fit lever la tête.

- Zoro ?

Le bretteur se passa une main sur le visage.

- Fais pas cette tête, pour une fois que j'ai pas soulevé des altères trop lourde…

Le renne se redressa.

- Baka… Murmura-t-il.

- Pourquoi tu ne m'as jamais dit que tu étais un sang-mêlé ? J'aurais fait des recherches et…

- Je ne sais pas qui est mon père. Sa voix était un peu rauque, et sèche.

Il ne voulait pas parler de tout ça. Se redressant il tenta de ne pas haleter trop violemment.

- Ca va passer, c'est parce qu'elle est là que je suis malade… Dès qu'elle sera loin j'irais mieux. Rajouta-t-il.

Le bretteur comprenait mieux l'anxiété qui le tenaillait depuis tout ce temps ! Il n'était pas encore réellement près pour revenir de toute évidence. Mais il n'allait pas si mal. La première fois qu'il s'était battu contre l'une d'elle il était resté plus d'un mois inconscient.

Chopper acquiesça doucement.

- Tu dis toujours que tout ira bien… Même quand tout va mal. Alors comment suis-je sensé en être vraiment certain Zoro… Nous aurions dû la jeter par-dessus bord comme tu nous l'avais demandé, n'est-ce pas ? Chopper faisait une moue adorable.

L'inquiétude faisait trembloter sa petite voix. L'embarra fit monter des couleurs au visage du bretteur qui détourna un peu les yeux.

- Nhé ? Zoro, je ne comprends pas… Relança en insistant un peu le médecin.

- Il n'y a rien à comprendre d'accord… Elle ne me fera rien de grave, c'est juste que… C'est très compliqué, une histoire de coutume et de tradition, d'héritage… Maintenant c'est fini.

Marmonna Zoro entre ses dents sans être vraiment clair.

Chopper acquiesça de nouveau.

- Alors… Tu peux la voir ? Je veux dire, elle ne représente pas vraiment un danger pour toi ou l'un d'entre nous.

Zoro ricana comme s'il venait de dire quelque chose de drôle.

- Tu ne risques strictement rien ! Nous sommes en pleine mer, elle est très affaiblit.

L'idée était absurde, Nia était aussi faible que Luffy attaché à un boulet fait en pierre marine.

Son sourire se fana lorsque la porte vacilla un peu, et le laissa voir la jeune femme. A croire qu'elle attendait le signal. Chopper mordilla son sabot gauche, il ne pouvait pas vraiment la renvoyer. Après tout, leur capitaine c'était refusé à la faire prisonnière. Et puis, c'était une proche de Zoro.

- Elle tenait à s'excuser… Dit sur un ton incertain le renne en lui faisant signe.

Nia baissa les yeux en inclinant douloureusement son buste.

- Je… Je suis venu… Reconnaître ma défaite à te retenir.

Elle releva un peu les yeux et ils se regardèrent. L'estomac du bretteur se contracta, il retint le grognement dans sa gorge.

Elle était belle, vraiment, c'était le type de femme qui lui convenait le mieux et qui éveillait le plus son intérêt.

C'est pour cette raison qu'il fit son possible pour rester de marbre, il savait qu'elle était capable de lire entre les lignes s'il cédait. Nia inclina la tête sur le côté et le scruta, ses mains brûlaient de se poser sur sa peau tanné, de ressentir sa chaleur. Elle fit un pas.

- Ne veux-tu pas… La phrase se bloqua dans sa gorge, elle se mordit la lèvre.

Oui, il voulait. Et cette constatation le sidéra, alors Zoro détourna un peu les yeux. Le manège laissait Chopper perplexe.

- Chopper, tu veux bien nous laisser ? Ce n'était pas vraiment une question de la part du bretteur, mais plus une requête.

- Je vais… Vous laissez un peu discuter. Mais pas longtemps car il a besoin de se reposer. Ajouta Chopper en insistant sur sa dernière phrase.

La porte se referma lentement.

- Tu es très résistant… Dit-elle doucement.

- Tu ne m'auras pas par la flatterie. Son ton était neutre.

- Je ne t'aurais pas non plus par les suppliques, n'est-ce pas ? Dit-elle sur le même ton.

Elle fit un autre pas.

- Quel mal y 'aurait-il… A ce que nous soyons ensemble ? Je sais que j'ai perdu, mais… Reviens avec nous. Tu as été si longtemps absent… Zoro ? Regarde-moi au moins dans les yeux pour me refuser. Sa respiration devint un peu plus courte.

Elle agrippa la couverture au bord du lit alors que l'autre semblait figer.

- Nous avons la même résonnance, ne l'entends-tu pas ?

Elle posa lentement la main sur la sienne, il inspira profondément en écarquillant les yeux. Les flammes bleues explosèrent autour de la main de Zoro, alors qu'il la retirait de l'étreinte qui la retenait.

A cette occasion, ils se dévisagèrent et elle put voir que ses yeux étaient devenus aussi bleu que les siens. Le bretteur recula dans la couche et se plaqua contre le mur.

Chopper n'aurait pas dû les laisser seuls, et bien plus tard il songera qu'il n'aurait jamais dû la laisser entrer dans la pièce. Mais il ne savait rien des Voleur d'âme et de leurs caractéristiques.

- Je ne te suivrais pas Nia ! Siffla-t-il alors que la migraine explosait derrière ses tempes.

Elle n'abandonnerait pas, jamais ! Tant que ce lien lui serrait la gorge. Que son corps clamait le désir d'obtenir la reddition du bretteur.

- Peu m'importe la résonnance et les coutumes… Cracha-t-il en fermant les yeux.

Elle le ferait sien ! Zoro était une brute, mais elle sentait la puissance qui coulait dans ses veines. Il était fauve, elle serait dompteuse.

- Je porterais tes enfants… Dit-elle en le dévisageant, ce n'était qu'un murmure mais il tressaillit.

Les flammes resurgirent sur les mains du bretteur qui les serra contre lui, la part de démon en lui réagissait violemment à l'appel qu'elle lui lançait.

Sois à moi ! Hurlait-elle.

- Tu ne m'auras pas Nia, fiche le camp, c'est non ! Grinça-t-il en tremblant de tout son corps.

Un étrange sourire passa sur le visage de la jeune fille.

- Tu n'arrives même pas à lutter contre toi-même… Reviens Zoro ! Suis-je sensé te laisser dépérir loin de nous ? Lorsque tout ce que tu es implore ma présence ?! Elle franchit la distance entre eux.

- NIA NON ! Le son de détresse monta de ses lèvres.

Elle se tenait si près de lui qu'il ressentait son souffle sur sa mâchoire, il était tétanisé.

- Laisses-moi te guider… Elle posa les mains sur celle du bretteur qui suffoquait.

Elle ne l'avait pas eu par la force, elle le prendrait donc par la douceur.

- Arrête… Grinça-t-il en se tassant.

Elle posa la main droite sur la joue du bretteur qui tenta de s'écarter. Nia se ferait miel pour lui plaire.

- Je ne veux pas être à toi… Siffla-t-il avec une volonté qui surprit la jeune femme.

La réponse la contraria.

- Alors à qui veux-tu être ?! Cracha-t-elle en sentant la colère monter dans son ventre.

Le vertige le fit flancher sur le côté, il allait s'évanouir sans doute et il ne pouvait pas se le permettre. Si Nia prenait le dessus, il devrait la suivre où qu'elle aille. Il devrait abandonner son rêve, l'équipage… Luffy. Toutes ses promesses pour lesquelles il c'était battu n'auraient plus de sens.

- Cette vie de chien errant n'est pas faite pour toi, ces gens ne te comprendront jamais, ta place n'est pas ici… Lâcha-t-elle avec acidité.

Impérieuse, hautaine, Nia se retenait difficilement de lui serrer la gorge. Zoro ne pouvait pas se défendre contre ce que son âme désirait plus que tout. Elle serait son sigysbée, son étoile.

Son corps ne lui permettait plus le moindre mouvement, Zoro sentit la pression diminuer alors que sa volonté s'effritait. Elle le sentait, si proche… Le parfum embaumant, le gout savoureux de son tourment.

Sois mien ! Ne sers que moi, ne vis que pour moi, n'existe, ne respire, ne pense que pour moi !

- Zoro ? Dernière demande, dernière supplique, dernier souffle de sa part.

La porte claqua avec une rare violence. Elle le savait ! Elle en était sûre ! Cette chose devait être abattue ! Il faisait une chaleur insupportable dans l'infirmerie, et Chopper se tenait comme un idiot devant la porte.

La rousse avait tempêté, encore et encore. Mais Luffy ne démordait pas et voulait laisser les deux femmes faire comme elles voulaient.

La rousse avait besoin de s'aérer, mais ne pas savoir où se trouvait celle qui avait la capacité de carboniser le bretteur ne lui plaisait pas. Alors elle avait très vite fait le tour.

- ESPECE DE SALE VERMINE ! Le hurlement de rage résonna dans la pièce.

Et avant qu'aucun d'eux ne comprennent Nia était littéralement arraché du lit et jeter au travers de la pièce. Un instant perdue, elle percuta le mur.

Evidemment, pour Luffy elles n'étaient pas une menace ! Mais Zoro n'agissait pas normalement. Et Nami n'allait pas laisser la naïveté du brun prendre le pas.

Nami avait claqué la porte et avait clairement vue le bretteur en difficulté. Puis la colère marqua les traits de la voleuse d'âme, la navigatrice dégaina avec une vitesse ahurissant son arme qui se mit à crépiter. Nami se posa ostensiblement entre eux.

- Dégage. Le ton était froid et tomba des lèvres serrées de Nia.

Cette femme allait avoir les entrailles hors du corps sous peu.

- Zoro n'a rien à faire parmi vous ! La seule chose que vous lui apporterez sera de la souffrance ! Cracha-t-elle en avançant d'un pas.

- Touche encore à un seul de ses cheveux et je répands tes tripes sur le pont ! Il est hors de question qu'il te suive où que ce soit ! Luffy est un idiot ! Je ne laisserais personne prendre Zoro ! Et de toute façon il ne veut pas de toi ! Rétorqua Nami sur la défensive.

Le bretteur était collé contre le mur, respirant difficilement. Il n'avait pas la moindre idée de ce que faisait la rousse ici.

- Nia, non… Grinça le bretteur alors qu'elle semblait esquiver un geste.

- C'est elle ? Fit avec incrédulité la jeune femme.

- C'est pour cette … Elle ne finit pas sa phrase, esquivant de justesse le coup de barre qui lui aurait arraché la tête.

- C'est un membre de notre équipage, il nous a sauvé la vie un nombre incalculable de fois, je ne laisserais pas une fillette frustré et mal baisé l'emmener contre son gré, même pour un milliard de berrys !

- Nami ? Le vertige fit basculer Zoro.

- Oh la ferme, toi ! Tu me dois le triple ! Je me fiche que tu sois fiancé à la fille de Dieu le père ! Ne t'avise pas de quitter cet équipage avec cette salope ! Sinon je te poursuivrais et je te tuerais dans d'atroce souffrance ! Ragea la rousse sans quitter des yeux Nia.

Il se prit la tête entre les mains, la douleur était insupportable.

- Zoro ! La voix de Nia était gorgé de désespoir.

Cela n'était pas censé se passer comme ça ! Elle allait avoir l'accord de Zoro ! Il était en train de faiblir ! Il ne manquait presque rien à leur liaison !

- Laisseras-tu cette femme s'interposer de la sorte entre nous ?! Est-elle celle qui te guide dans ta fuite ?! Celle pour laquelle tu te réserves ?! Réponds-moi, lâche ! Rugit sans retenue la jeune femme, alors que des flammes bleues brûlaient autour de ses poings serrés.

Nami se redressa en bombant le torse. La peur lui galvanisait le sang, la rousse avait envie de hurler et de frapper.

- Parfaitement ! Il est à moi ! Et cela jusqu'au jour où je jugerais bon de me détacher de lui ! Il est déjà pris !

Le sang se mit à perler de la tempe du bretteur, tout d'un coup sa vision s'obscurcit et la tension quitta son corps alors qu'il flanchait. Nia recula comme si on venait de la pousser, ses flammes disparurent alors que la détresse marquait ses traits.

NON ! Sa respiration fut coupé, la corde cassa et elle trébucha. Nia manqua de souffle.

- Zoro… Le murmure passa ses lèvres et ses jambes flanchèrent alors qu'elle tombait à genoux.

Nami resta un instant perdue, un vertige la traversa alors qu'elle reprenait sa respiration. Quelques minutes plus tôt, les flammes brûlaient ardemment autour d'elle. Et maintenant, elle semblait ne plus pouvoir tenir sur ses jambes.

- Va au diable ! Cracha froidement la rousse.

La navigatrice était loin de se douter de ce qui venait de se produire, et Robin mettra un certain pour lui expliquer clairement la situation. Mais à ce moment précis, la rousse se sentit brutalement soulagé. Nami tourna enfin son regard sur le bretteur, puis la peur lui coula dans les veines en le voyant inconscient. Mais surtout… Ses cheveux étaient devenus entièrement brun.

L'équipage était agité, on avait fini par cantonner les troubles fêtes dans la cale. Surtout la jeune femme qui ne tenait pas debout. Celia avait soupiré sans s'alarmer plus et avait ramassé sa fille en grinçant des dents. Marmonnant que c'était ce qui arrivait aux sales gamines incapable d'apprendre à se tenir en la présence d'un homme.

Nami et Robin étaient au calme dans la bibliothèque.

- C'est une procédure de rejet… Nami releva la tête de son chocolat fumant.

Sanji avait tourné autour de la rousse, lui demandant si elle allait bien. Jusqu'à ce que la navigatrice exaspérée ne le renvoie.

Elle fixa Robin qui venait de lui parler. La rousse avait étrangement froid malgré la couverture chaude sur ses épaules.

- D'après la mère de Nia, cela ne mettra pas en danger les jours de Zoro… Il va bien Nami.

La rousse baissa de nouveau son regard dans le vague. Ce n'est pas comme si cela l'inquiétait. Bien sûr que cet imbécile heureux allait bien !

Mais il était capable de les abandonner et de suivre cette chose, si cela tenait à une histoire de promesse ou de parole.

- Peut-être que cela aurait mis plus de temps, mais maintenant tout est terminé. L'intervention d'un tiers court-circuite le lien… Poursuivit Robin.

L'archéologue était en fait euphorique, et devait retenir son enthousiasme. Ces femmes étaient des êtres de légendes ! Leur peuple avait connu un apogée durant les « Cent ans » perdu. Si seulement le bretteur avait parlé de ses origines ! Peut-être même qu'il y avait des ponéglyphes dans son village natal !?

La navigatrice se replia un peu sur elle-même et après avoir écarté sa boisson, elle posa son visage sur ses genoux qu'elle attira contre son torse.

- Quelque chose ne va pas ? S'enquit Robin inquiète de son silence.

Nami fronça les sourcils, puis ouvrit la bouche et hésita.

- J'ai vraiment bien fait ?... Je veux dire…

- Tu lui as sans doute sauvé la vie… Une fois lié, il aurait dû la suivre. Dit avec douceur l'archéologue.

Robin crevait d'envie d'aller rejoindre la femme et de lui demander pourquoi. Celia répondait avec réticence, et elle avait dû s'y reprendre pour qu'elle explique à Chopper ce qu'avait Zoro.

- C'n'est pas ça…

Pouvait-elle lui dire qu'elle avait affirmé que Zoro lui appartenait ? A vrai dire, dès qu'elle avait posé un regard sur cette fille, Nami avait senti une colère sans borne l'envahir. Le même genre de colère qui la taraudait lorsqu'elle posait un regard sur Zoro. Elle n'avait pas agi de façon cohérente.

Elle ne comprenait pas d'où lui venait cette envie viscérale qu'elle ressentait de frapper la jeune femme. La navigatrice se sentait mortifiée de se rendre compte qu'elle haïssait purement et simplement Nia. Si elle s'écoutait… Elle la jetterait par-dessus bord sans le moindre remord.

- Nami ?

- Je la déteste. La conviction de sa voix la surprit elle-même.

La rousse enfouit son visage dans ses genoux comme pour se cacher.

- J'ai des envie de meurtre rien qu'à l'idée qu'elle soit là… Zoro m'énerve, mais elle… J'ai vraiment envie de la tuer. La navigatrice releva un peu son regard dans sa direction, comme si elle voulait s'assurer que la brune ait bien entendu ce qu'elle venait de lui dire.

- Il y a quelque chose chez elle… Tu me crois ? Hein ? Je crois qu'il y a quelque chose chez elle de…

- Démoniaque ? Proposa la brune avec un petit sourire.

Nami plissa les yeux et détourna la tête comme si elle boudait.

- Fiches-toi de moi si tu veux ! Mais j'ai le sentiment qu'elle blesse Zoro… Elle…

La rousse serra le poing en grinçant des dents.

- Personne ne devrait lui parler comme elle l'a fait… Le traiter de lâche, de faible, qu'est-ce qu'elle en sait ?! Elle se prend pour qui ?! Marmonna Nami.

Elle se redressa.

- Zoro est un imbécile notoire, mais cette garce n'a pas le droit de le critiquer, de l'insulter et de croire qu'elle pourrait se marier et partir avec lui ! C'est une…

Voir Robin étouffer son rire dans son poing l'arrêta.

- Quoi ? S'enquit énervé la rousse.

- Et bien… Je suis navré, mais… N'importe qui entendant cela pourrait en déduire que… Qu'il existe des sentiments entre vous deux. Robin sembla plus interroger sur la fin.

Nami se redressa d'un bond comme horrifié.

- Cette brute sans cervelle ?!

- C'est un homme. Soupira l'archéologue.

- C'est Zoro, une espèce non-identifiable du sexe masculin. Grinça en grimaçant la rousse.

- En plus il est… Oh et puis zut ! Dès qu'il sera rétablit je le mettrais de corvée ! Rouspéta Nami.

Robin inclina la tête sur le côté.

- Peut-être… Célia m'a parlé des multiples guerres qu'il y a eu entre eux et les hommes. Il semblerait que l'essence de leur nature démoniaque soit un facteur de conflit… Nami. Peut-être que tu ne supportes pas son sang démoniaque.

Elle ouvrit la bouche, puis la referma en fronçant les sourcils.

- « Une espèce non-identifiable du sexe masculin »… reprit Robin en acquiesçant.

- Pff… Ça me fait une belle jambe ! Démoniaque ou pas il me doit une fortune ! Je ne vais pas le laisser partir la bouche en cœur ! Je suis sa créancière, il ne contractera aucun autre engagement ailleurs tant qu'il ne m'aura pas remboursé jusqu'au dernier berry !

Robin secoua la tête de découragement. Donc c'était la véritable raison de son inquiétude… Il fallait croire que la démone de l'Avarice n'était pas prête à se laisser voler sa victime.

And that's all ?

Pour ma part, j'ai aimé écrire le début de ce chapitre. L'observation de Chopper a été un pur bonheur ! Vue sous cet angle, l'équipage en entier est une bande de malade en puissance ! J'avoue, le comportement de Nami est… Vous diriez OOC ? N'hésitez pas à me laisser vos impressions ! Encore merci de me suivre !

La suite ne tarde pas.

Extrait prochain chapitre X : Les tourments de l'équipage.

" Pour que leur capitaine intervienne aussi vertement c'était que la situation était bien plus grave que tout ce qu'il pouvait imaginer.

- Espèce de stupide cuisinier ! On mange pas un nakama ! C'est cruel ! Chopper c'est pas de la viande ! C'est notre médecin ! Et mon meilleur ami ! Y'en a marre ! Vous êtes tous trop nul ! On est tous vivant, mais vous passer votre temps à dire des choses qui font mal à tout le monde ! T'es comme Nami ! Toi aussi tu vas me dire que je suis un pauvre imbécile trop con pour réaliser mes rêves ?! S'énerva brutalement Luffy.

Le rouge orna les joues de la navigatrice.

- Luffy...

- QUOI ? Tu vas me jeter par dessus-bord ?! Cria Luffy visiblement à bout, coupant la rousse.

- Je me suis déjà excusé, tu sais je...

- Je quoi ?! C'est ce que tu penses, non ?! Et maintenant Sanji veut cuisiner Chopper ! S'époumona leur capitaine.

Un silence de plomb tomba.

- Chopper à raison... Le seul vrai gentil c'est Zoro. Lui... Il m'aurait jamais dit un truc pareil. Lâcha le brun en baissant la tête, tirant sur le coin de sa chemise rouge.

Il se détourna et bouscula Ussop sur son passage.

Nami se passa une main sur le visage, soupirant lourdement.

- Dites moi que Luffy ne vient pas de sauter un repas... Marmonna-t-elle en serrant les dents."