Coucou à tous,
J'ai un peu, beaucoup raté le chapitre précédent alors j'espère me rattraper positivement avec celui-ci.
Continuez à me dire ce qui vous plaît ou vous déplaît, après tout c'est ce qui nous fait avancer et apprendre de nos erreurs.
Bonne lecture.
/
Ce fut les rayons du soleil matinal, filtrant à travers les tentures, qui firent reprendre conscience à Kate le lendemain matin. Elle se sentait lasse et cette lumière l'agressait beaucoup trop tôt à son goût, son radioréveil ne s'étant pas encore fait entendre. Elle émit un grognement de mécontentement et, pour essayer de se protéger de cette offensive lumineuse, voulut remonter les draps pour couvrir sa tête, mais quelque chose bloqua sa tentative. La détective, soudain en alerte, ouvrit rapidement ses yeux et tenta de se redresser pour en connaître la cause mais, une nouvelle fois, elle se senti ralentie et maintenue allongée par un bras chaleureux, réconfortant, qui appartenait à nul autre que son écrivain, tout comme la respiration calme qu'elle sentait dans son cou. Au souvenir de la veille, un sourire naquit sur ses lèvres. Son écrivain. Writer Man. Comme Beckett s'y était attendue, même dans leur moment de passion, l'homme n'avait cessé de parler afin de la convaincre de son nouveau statut. Mais pour son plus grand plaisir, la bouche de cet homme-enfant, qui trouvait amusement à toutes étapes de la vie, avait servi à bien d'autres propos.
Dès que la policière lui avait parlé de sa chambre, mettant un terme à leur petit jeu puéril, Rick avait perdu tout le sang-froid et toute la retenue qu'il avait montré jusque-là. Comme à son habitude, il lui avait laissé une porte de sortie, lui laissant une dernière chance de se refuser à lui, une dernière chance de faire marche arrière et de reprendre leur vie à l'endroit où elle s'était arrêtée lors de leur départ du commissariat du 12ème, mais elle n'avait pas souhaité en entendre parler. Enfin elle avait trouvé le courage de lui montrer ce qu'elle ressentait au plus profond de son être. Lui montrer parce qu'elle ne faisait aucune confiance en ses mots. Après tout c'était lui l'homme de lettres et elle une femme d'action. Lorsque, dans un élan de ferveur, il l'avait soulevée du canapé, s'emparant de son corps comme un nouveau marié aurait passé le pas de la porte, elle avait enroulé ses bras autour de sa nuque, leurs regards ne s'étaient pas quitté une seule seconde, le jade plongé dans l'azur qui tournait rapidement au noir, dévoré par l'amour qu'ils se portaient mutuellement. L'écrivain avait navigué maladroitement entre les meubles de cet appartement dans lequel il n'était venu que si peu de fois, trop peu de fois. Il l'avait déposée délicatement sur le lit et elle n'avait pas détaché son emprise ne voulant pas briser la connexion qui venait de s'établir entre eux, et il s'allongea sur elle, un sourire éclatant illuminant la pièce toute entière. Un flot d'émotions qu'elle n'avait jamais ressenti avec un homme envahirent tout son corps. Le sang qui circulait dans ses veines bouillonnait, ses vision s'était brouillée et les battements de son cœur avaient atteints une cadence insoupçonnée, un rythme effréné qui la terrifia un court instant.
Beckett ressentait la peur qui émanait de son partenaire et elle regrettait d'être la cause de cette peur, des incertitudes qui pouvaient naître en lui lorsqu'il pensait à elle, à lui, à eux. Enfin, il s'était décidé à l'embrasser, approchant ses lèvres si lentement qu'elle se croyait mourir avant qu'il ne dépose un tendre baiser langoureux, prenant ainsi possession de ce à quoi elle lui avait refusé accès depuis de trop nombreux mois. Elle se laissa bercer par cette sensation de bien-être, de bonheur, occultant le monde qui les entourait, elle n'avait pas tardé à demander accès à la bouche de l'homme qui la fit gémir d'un seul mouvement de ses hanches. Rick avait attendu cet instant depuis si longtemps, qu'il n'avait pas hésité et succomber à la demande silencieuse de la détective, leurs langues se disputant le contrôle de cette bataille dont ils sortirent tous les deux exténués, mais heureux. Il avait collé leurs fronts ensemble, leurs souffles se mélangeant fit monter en elle une fièvre intense. Une fois son esprit éclairci, il était reparti explorer de sa bouche le cou de sa muse, déposant un premier baiser sous son oreille, embrassant ensuite, chaque parcelle de peau qu'il pouvait trouver. Tendrement, avec une lenteur agonisante, il lui déboutonnait les premiers boutons de son chemisier pendant que la seconde parcourait de ses doigts habiles sa poitrine, son ventre et ses pensées étaient devenues floues, son cerveau s'était déconnecté lorsqu'ils s'étaient perdus entre ses jambes.
« Tu es trop habillée. » Lui avait-il soudain annoncé comme s'il venait de découvrir le tissu qui les recouvrait. Au grand dam de Kate, il avait alors remonté sa main et entreprit de lui ôter son chemisier. Elle vit son regard s'obscurcir d'une teinte supplémentaire dès qu'il vit sa poitrine ainsi libérée. Il avait ouvert la bouche mais aucun mot n'était sorti.
« Alors Writer Boy, on a du mal à trouver ses mots ? » Sourit-elle en voyant son expression de pure extase et sentant son membre se durcir dans son jeans. « Oh, je vois que ton cerveau a déménagé. » Elle se moquait de lui mais il semblait n'en n'avoir cure. Il n'avait d'yeux que pour cette poitrine si parfaite qu'elle n'avait pas pris la peine d''enfermer dans un soutien-gorge. N'obtenant aucune réponse verbale de son partenaire, elle reposa ses mains sur sa nuque et l'attira à elle. Anticipant, la succion qu'il allait appliquer sur ses tétons sensibilisés, son dos s'était arqué, ses parties intimes entrant en contact avec celles de Castle, qui avait fondu sur sa poitrine, la faisant émettre un râle de plaisir. « Casssstlllle » avait-elle gémit. Elle avait alors tiré sur sa chemise pour le faire reculer et pouvoir à son tour le déshabiller du surplus de vêtements qui les séparaient. Beaucoup moins patiente que son partenaire, elle avait commencé par délicatement ouvrir les boutons de sa chemise, mais finit par lui arracher le tout.
« Eh ! C'est de la pure soie Détective. » S'offusquait-il laissant la poitrine de sa muse pour continuer son exploration. L'agonie qu'il lui faisait subir ne lui avait plus convenu très longtemps, elle avait alors repris les choses en main. D'une technique rapide, elle renversa les rôles et se retrouva au-dessus, reprenant le pouvoir.
« Tu perds trop de temps ! » Se plaignait-elle entreprenant de lui faire subir les mêmes tortures qu'elle venait d'endurer, promenant ses mains le longs de ses muscles saillants, précédant ses lèvres. Arrivée à la hauteur de son jeans, elle s'empressa d'en ouvrir la pression et la fermeture-éclaire, il souleva ses fesses pour l'aider à le déshabiller en emportant en même temps son boxer, libérant son membre en érection, qu'elle put apprécier pour la première fois, en jetant les habits loin derrière elle et se mordillant la lèvre.
« Quelque chose d'intéressant à voir ? » Lui avait-il alors demandé, taquin, l'attirant à lui pour l'embrasser. Elle avait l'impression de ne plus pouvoir se défaire de son étreinte, de ne plus pouvoir quitter cette zone confortable, cette bulle dans laquelle ils avaient enfin le droit de rester. « Oh Kate, si tu savais l'effet que tu me fais ! »
« Je crois que j'en ai une petite idée ! » Elle jeta un coup d'œil vers son mini-Castle au garde-à-vous puis fit remonter ses yeux vers le regard animal de Rick, un regard de prédateur prêt à fondre sur la proie qu'il convoitait depuis de si nombreuses années. Il avait profité de sa distraction pour reprendre le dessus. Kate sentait des papillons dans son estomac et à son tour aida son écrivain à lui enlever sa dernière pièce de vêtement.
Elle entendit son homme grogner face à la vision qu'elle lui offrait. « Total commando, Kate ! Si j'avais su ça, je t'aurais prouvé que j'étais Writer Man depuis bien longtemps. » S'était-il exclamé.
« Pour le moment c'est toujours Writer Boy. Dois-je te rappeler que…wow » l'avait-il interrompue en approchant son visage de son intimité et mettant en pratique toute cette technique vocale qu'il avait perfectionné au fil de ses aventures. « Que tu… que tu n'as pas encore terminé ton…ho… ton test ? » Bredouilla-t-elle, ses mains agrippant les cheveux du romancier qui l'emmenait peu à peu vers le septième ciel. « Castle ! » Grommela-t-elle. « Castle ! Pas comme ça. J'ai besoin … besoin de te sentir. » Murmura-t-elle. Mais l'homme n'avait pas l'intention d'arrêter ses tortures, il tétait, la lapait et continua ainsi jusqu'à la rendre folle, sa tête balançait de droite à gauche, elle criait son envie et son plaisir. Elle se retenait, ne voulait pas que leur première fois se termine de cette façon.
« Laisse-toi aller. » Dit-il en levant quelques instants la tête et retournant aussitôt à son œuvre. A ces mots, elle n'avait plus eu la force de résister et la pression monta, peu à peu, de façon agonisante, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus rien faire pour combattre son extase, tout devint noir autour d'elle, sa respiration se bloqua et elle hurla son prénom.
« Rick ! Mon Dieu ! Waw ! » Furent les seules paroles qu'elle parvint à exprimer lorsqu'elle revint sur Terre. Elle rouvrit les yeux et se trouva face à Castle, un sourire victorieux figé sur son visage, et abattit à nouveau ses lèvres celles de la jeune femme.
« Writer Man me suffisait. » S'était-il enorgueillit avant d'unir leurs corps d'un mouvement rapide et inattendu. Kate cria, pas encore prête à accueillir cet assaut, et vint une seconde fois en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, mais Castle continua ses mouvements de va-et-vient avec force et vigueur. Elle faillit perdre connaissance, tant le troisième orgasme qui s'abattit sur elle fut violent et cette fois il la suivit, grommelant dans ses oreilles des mots doux et un « je t'aime » qu'elle accepta. Le poids de son homme s'étala sur elle, tous deux à court de souffle et elle se prit à apprécier de se retrouver complètement drapée par son amant, son odeur, sa chaleur. Avec d'autres, elle s'était sentie étouffée. Avec Rick elle se sentait merveilleusement bien. Castle n'était pas comme les autres hommes, elle le savait toujours soucieux de ses besoins, de ses envies, de son bonheur et même dans leur moment de passion il n'avait pas dérogé à cette règle.
La détective fut sortie de sa rêverie par la sonnerie de son IPhone. Elle entendit l'homme blottit dans son dos émettre un grognement de mécontentement. Le nez dans les cheveux de sa compagne, il s'empressa de répondre à l'appareil qui osait le sortir des bras de Morphée. Kate n'eut pas l'occasion de l'interrompre lorsqu'il passa son bras par-dessus elle.
« Castle ! » Répondit-il, d'une voix encore sous l'emprise du sommeil.
« Yo Bro ! Pourquoi est-ce que vous répondez au téléphone de Beckett ? » S'étonna l'hispanique.
Castle ouvrit de grands yeux inquiets sous le regard amusé de sa partenaire qui s'était redressée, et appuyée sur ses coudes elle se mordillait la lèvre en avisant le corps de son amant qui restait figé au-dessus d'elle depuis qu'il avait atteint la table de nuit. Il chercha de l'aide auprès de sa muse qui, d'humeur taquine, ne lui inspirait qu'une réponse physique qui ne justifierait rien auprès d'Esposito.
« Je…euh…Je ne sais pas de quoi vous parlez. » Fut la première excuse qui lui vint lorsqu'il sentit la main droite de Beckett s'étirer vers le sud de son anatomie.
« Vous répondez au téléphone de Beckett à six heure du matin. » Expliqua l'inspecteur. « Papa et maman auraient quelque chose à annoncer aux enfants ? » Demanda-t-il d'une voix mielleuse. Kate voyait son partenaire blêmir à vue d'œil, mais elle ne pouvait rien faire pour lui et cette situation lui fit un pincement au cœur. A c'est à cet instant précis qu'elle la vit. La lueur d'inspiration qui lui permettait de résoudre les plus grandes énigmes qu'il affrontait au commissariat.
« Oh ! Je pense que, sans le vouloir, on a dû… » Il marqua un temps de pause, le temps de reprendre le souffle que venait de lui couper sa partenaire en agrippant son membre. « On a dû inverser nos téléphones hier, sans s'en rendre compte. » Il ne put s'empêcher d'apprécier les actions de Kate et ne put retenir un râle timide qui arracha un sourire encore plus grand à la femme qui le torturait. A l'autre bout de la ligne, il entendit le policier pouffer de rire et interpeller Ryan. « Ecoutez Espo, vous êtes bien gentil mais autant je souhaiterais que vos sous-entendus soient vrais, je suis au regret de vous annoncer que vous vous trompez. »
« On est de grands enfants maintenant, Castle. On peut tout entendre. » Intervint Ryan qui avait entendu l'échange par haut-parleur interposé.
« Si je suis votre père, vous êtes punis. Si vous avez le malheur de dire ça devant maman, je crois que vous ferez connaissance avec la circulation. » Beckett prit un malin plaisir à tester la résistance de son homme à ses techniques et jusqu'à présent il s'en sortait pas trop mal.
« Ok. Ok. On plaisantait. » Capitula Espo. « Je suppose que vous pourrez vous charger d'informer Beckett des derniers développements de l'enquête. »
« Euh oui, bien sûr. Mais vous pourrez certainement…. »
« Castle ! » L'interrompit son interlocuteur. « Pas besoin de mot écrit de maman pour vous donner des infos. » Ricana-t-il. « Dites-lui juste de nous retrouver au poste dès que… dès qu'elle sera disponible. » Lui souffla finalement l'hispanique. « Mais notre conversation n'est pas terminée le gratte-papier. »
« Mais, je… » Il se trouva confronté au bip insolent. « Il m'a raccroché au nez ! » S'exclama l'écrivain avant de se trouver vers Kate avec un air de chien battu, le téléphone toujours à la main. Beckett put enfin laisser exploser le rire qui la menaçait depuis trop longtemps. « Et toi tu trouves ça drôle ? » La questionna Rick arborant un air faussement vexé.
« Eh ! J'ai tenté de te retenir. » Parvint-elle difficilement à articuler en se laissant retomber sur le matelas et se couvrant le visage de ses mains délicates.
Le jeune homme se débarrassa maladroitement du téléphone, qui finit sa course au sol, de sa main à nouveau libre, il dégagea le visage angélique de sa muse. A ce moment la magie opéra une fois de plus, les yeux de Rick s'obscurcirent, tout comme la nuit précédente, se vrillant dans le regard de jade de Kate. Des papillons se mirent à voltiger dans son estomac, son pouls s'emballa, elle sentit le désir envahir tout son être. Lorsque la bouche chaude de son amant s'approcha elle ne put résister et alla à sa rencontre à mi-chemin., une main dans sa nuque pendant qu'il jouait avec une longue mèche bouclée de ses cheveux soyeux. Chacun finit par reprendre ses distances, exténués, par manque d'oxygène.
« Castle, je… c'est assez… wow. » Balbutia la détective.
« Wow !? » Questionna l'écrivain avide de paroles et de mots. « Mon égo doit-il bien le prendre ? » Il lui décocha un clin d'œil goguenard.
« Ton égo ? » Sourit-elle. « Non, je crois que ton égo est déjà bien assez gonflé. Fait comme si je n'avais rien dit, Writer Man. »
« Writer Man ? Aurais-je passé l'examen haut la main ? Serait-on d'humeur jouette ? Que diriez-vous… » Dit-il en se plaçant à califourchon sur sa partenaire, ses genoux enserrant les mollets musclés de la policière. « D'un interrogatoire… » Il lui déposa un premier baiser dans le cou, juste sous l'oreille. Rien qu'à cette sensation, son dos se cambra. « En bonne.. » Un second baiser vint s'abattre dans le creux de son cou. « Et due » un troisième baiser fut déposer sur sa clavicule, lui provoquant une sensation de chaleur entre ses jambes. « Forme. » Finit-il en plongeant son nez entre ses seins. Kate ne contrôlait plus ses mouvements, ses mains avaient quitté la nuque de Rick pour agripper les draps, les sensations de désir beaucoup trop puissantes.
Elle ouvrit la bouche prête à répondre à son excès de confiance alors que, cette fois, la sonnerie du téléphone de Castle retentit, attirant un souffle d'exaspération et de frustration des deux protagonistes.
« Laisse-moi répondre cette fois, c'est plus prudent. » Castle roula sur le côté, se colla à sa muse qui s'empara de l'objet maudit.
« Beckett ! » Répondit-elle, sans même regarder l'identification de l'appelant.
« Katherine ! » S'exclama Martha.
« Oh non. » Pensa la détective. « Martha ! Que me vaut le plaisir de vous entendre ? »
A l'énoncé du nom de sa mère, Castle se sentit rougir comme un collégien se faisant surprendre dans sa chambre, par la femme qui lui avait donné la vie, se couvrant rapidement, s'attendant à voir la comédienne passer la porte, lui coupant toute l'envie qu'il avait de faire connaître à Kate une extase jamais atteinte. »
« Oh et bien Darling, je tentais de joindre Richard. De toute évidence, la nuit s'est bien passée. »
« Je… Je… Non, on… on a juste échangé nos téléphones par inadvertance. »
« Katherine, j'ai été jeune aussi. Remettez le bonjour à Richard. » Sui ces dernières paroles, elle raccrocha, laissant Beckett interdite.
« On devrait se lever. Les gars nous attendent et je pense que les Dieux sont contre nous ce matin. » Elle déposa un rapide baiser sur le front de Castle, se leva et se dirigea vers la salle-de-bains dans le plus simple appareil, balançant les hanches de façon ostentatoires.
« On partage la douche ? » Demanda-t-il.
Arrivée à la porte, elle s'appuya lascivement au chambranle, le fixa en se mordillant la lèvre, attirée par cette idée, mais finit par secouer la tête. « Si on veut arriver au 12ème aujourd'hui, il vaut mieux que tu ailles préparer les pancakes. » Sourit-elle en disparaissant derrière la porte, toute émoustillée par les images qu'il venait de graver dans son esprit.
« Je disais juste ça par souci écologique ! » L'entendit-elle crier.
/
« Tu crois vraiment qu'ils étaient ensemble mon pote ? » s'enquit Ryan, incrédule.
« Yo Bro, tu rigoles ! » S'exclama Esposito. « Castle ne se sépare jamais de son portable. Il est aussi accro à ses applis qu'il ne l'est à Beckett. Et puis tu as entendu comme moi. » Lui répondit l'hispanique avec un frisson. « Il n'était pas seul. » Continua-t-il d'un air dégoûté à l'idée d'imaginer Papa et Maman en train de s'embrasser. Il passa sa main sur son visage pour faire disparaître cette image déconcertante.
« Ok, si on suppose qu'il était avec Beckett comment… enfin je veux dire… Pourquoi Lanie n'est pas encore ici occupée à hurler dans tous les coins ? Il était peut-être juste avec son ex, Meredith. » Supposa Kevin, pas prêt à accepter les faits sans preuves.
« Mere… Il a compris qu'elle n'était pas bonne pour lui la dernière fois. Nan, je suis sûr que c'était Beckett. Je suis prêt à parier 100 billets. »
Ryan sembla réfléchir un quart de seconde puis tapa dans la main de son partenaire « Ok pour 100 billets. C'est impossible ! »
« Qu'est-ce qui est impossible les gars ? » Questionna Beckett en déposant son sac sur son bureau, suivie de très près par Rick, tout sourire, qui portait leurs cafés.
« Salut les gars ! »
Ne s'attendant pas à ce que la détective et son ombre arrive aussi rapidement et discrètement, Ryan et Esposito sursautèrent sur leurs sièges. « Euh rien. Rien d'important ! » Balaya de la main Ryan, le premier à reprendre le contrôle. « On a reçu des infos complémentaires sur notre apprenti écrivain. »
« De quoi s'agit-il ? »
« Et bien je ne pense pas que ça va vous plaire boss. Les tests ADN correspondent bien aux traces de sang trouvées partout sur la scène de crime, sur le tissu qui se trouvait dans la benne au type de sang de Woodrow. Lanie a trouvé son médecin personnel, il avait établi un profil génétique de notre victime et ce qu'elle a découvert est assez étonnant. » Reprit Esposito.
« Et… » Les incita-t-elle à accélérer le débit.
« Woodrow n'est pas qui il est censé être. »
« Quoi ? » S'exclama Beckett pendant que les deux lieutenants se rapprochaient d'eux.
« Le fait est que l'homme avait ses papiers sur lui. Alors personne n'est allé plus loin dans les recherches. Le sang ne pouvait qu'être celui de Woodrow. En plus les empreintes dentaires restantes correspondaient, vraiment rien qui ne puisse attirer l'attention de qui que ce soit, jusqu'à ce que Lanie reçoive le reste du dossier du Docteur Carter. Le génotype du corps qui gît à la morgue est enregistré dans la base de données de l'Hôpital Presbytérien Saint-Vincent. Il s'agit de John Miller, décédé i mois, sans famille, il avait légué son corps à la science et sa nouvelle résidence était cette clinique. Il servait de cobaye pour les étudiants en médecine. La fac n'a pas déclaré la disparition de Monsieur Miller car ils ont cru à une blague estudiantine. Tout le monde supposait que Miller réapparaîtrait assez rapidement lors d'une beuverie. »
« Qu'est-ce que c'est encore que cette connerie ! » Cracha Beckett à bout de patience en se laissant tomber sur sa chaise. « Y a-t-il au moins une personne qui est qui il est censé être dans cette foutue histoire ? » Demanda-t-elle de façon rhétorique.
« Je vous avais prévenu. » Intervint Castle sous le regard interrogateur de ses amis. « C'était évident qu'il y avait un problème avec ce gars. Personne n'inflige de tels dégâts à un cadavre si ce n'est pour cacher son identité. Mais qui aurait eu le plus d'intérêt à s'amuser à ce petit jeu ? »
« Woodrow serait donc vivant. » Confirma Ryan.
« Donc l'avocat se met dans de sales draps pour les beaux yeux de sa petite copine. » Commença Castle.
« Le père d'Ellie n'est pas un ange. » Lui répondit Beckett du tac-au-tac.
« La seule façon pour lui d'éviter le pire… »
« … c'est de disparaître. »
« Tout le monde pense qu'il est mort… »
« … et donc qu'il a emporté le secret avec lui dans sa tombe… »
« … Vu que le manuscrit n'est ni chez son éditeur, ni chez lui, ni dans son ordinateur. »
« Mais qui l'aurait aidé à disparaître ? »
« L'agent du FBI ? » Proposa Castle. « Après tout il veut tout autant que nous que ce pauvre type qu'est Ray Parker. »
« L'agent Cole ! Ryan, Espo contactez le FBI, je veux voir cet agent ? Vous avez pu le joindre ? »
« Autre couac que vous n'allez pas apprécier Boss. » L'informa Kevin Ryan. « L'agent Cole est aux abonnés absents depuis hier. Cet homme ne travaillait pour le Bureau que depuis 2 mois. Il n'était pas censé travailler sur l'enquête de la Brighton Bank mais il a bien mis Parker en prison la nuit dernière, pour tapage. »
« Donc l'alibi est validé par le FBI mais Cole.. »
« La CIA ? » Proposa Castle.
Beckett roula des yeux à ces mots puis se concentra à nouveau. « Cole est venu me voir pour savoir où on en était dans l'enquête. Il voulait donner un alibi à son protégé. Mais pourquoi disparaître ? »
« Woodrow ! » Lança Castle après quelques instants de réflexions. « Kate, as-tu pu voir correctement le visage de cet agent ? »
« Oui, bien entendu… Et ce n'était pas Woodrow, Castle ! »
« Voici la photo du dossier de Cole. » Présenta Espo. « C'est bien lui. »
« Cette enquête me fatigue. » S'exclama la détective. « Oui, c'est bien lui. Que dit sa bio ? »
« Engagé au FBI il y a deux mois, il a une formation de base en psychologie, il parle russe, français et arabe. Il a terminé majeur de sa promotion à Quantico. Pas marié, pas d'enfant, âgé de 35 ans, il habite New-York depuis toujours. Pas grand-chose à dire. »
« Par contre devinez qui travaille comme bénévole à l'hôpital Presbytérien Saint-Vincent ? » Lança Castle en levant les yeux du dossier qu'il avait emprunté sur le bureau de sa muse. « Je pense qu'on n'est pas loin d'avoir quelques explications. »
« Qui ? » S'enquit la détective.
« Détective, voyons, je ne vais pas te donner la réponse aussi facilement ! »
Kate roula des yeux et arracha des mains de son écrivain le dossier litigieux. « Tu te fous de moi ? »
« Jamais détective ! » Lui répondit-il en souriant.
« Bon les gars, prenez vos affaires, on a une petite visite à rendre à notre suspect. »
/
Voilà j'espère que ça vous a plu. Que ce soit positif ou négatif j'attends vos commentaires -)
A très bientôt.
