Titre : La mémoire oubliée
Auteur : Nefer
Disclamer: les personnages de cette fanfic ne sont pas à moi. Ils sont la propriété de Hiromu ARAKAWA
Réponse aux reviews
Nyty.Funfy : Voilà enfin les premières explications sur le mal qui frappe Hawkeye.
Serleena : Demandé comme ça je ne peux qu'obéir lol. Voici donc LES EXPLICATIONS ;)
Ayma : Je suis pas sûre que son père lui ai laissé grand chose comme fortune, vu l'état de leur maison. Ca sentait pas trop le gars qui rapporte chaque soir une fortune gagnée durement à la sueur de son front. Mais bon, elle a peut être gagné au loto: "Ca y est, je suis pleine au as je me casse, débrouillez-vous bien les nazes." Fin de la fanfic. Ca serait original lol.
laup0110 : Cher docteur voici un cas d'école qui ne résistera pas longtemps à votre diagnostique, car voici les premières explications.
Commentaire : C'est un grand moment dans l'histoire de cette fic, après 8 longs chapitres, voici enfin venu le chapitre qui va donner une raison d'être au titre de cette fanfic "la mémoire oubliée". Il était temps.
Ce titre n'était donc pas donné de façon totalement aléatoire mais avait réellement une raison d'être.
C'est aussi le moment du grand retour de Riza qui ne devrait logiquement plus disparaître par la suite.
Bonne lecture à tous et toutes.
Chapitre 9 : Le retour de la fille prodigue
Bientôt la persévérance et la vaillance du prince furent récompensées et il trouva l'entrée du jardin merveilleux.
Mais à ça grande surprise le trésor si précieux au dieu de l'Ignis était une jeune femme.
Le silence régnait dans la chambre. Le simple rai de lumière passant au travers des lourds rideaux en brocard de Damas, créait une ambiance tamisée et reposante. Le temps s'écoulait au rythme calme de la respiration de la belle endormie qui sommeillait en ces lieux.
Tel Eros veillant sur les songes de la douce Psyché, un profond regard noir, protecteur et bienveillant s'était posé sur elle, attentif au moindre soubresaut de son corps, témoin à peine perceptible des rêves qui la traversaient.
Ce gardien de fortune répondait au nom de Roy Mustang. Homme à la beauté ténébreuse et au charisme palpable, qui voyait graviter dans son sillage une nuée de femme en extases. Mais lui, aujourd'hui, n'avait d'yeux que pour Riza Hawkeye. Il l'avait tellement cherchée qu'il n'était pas prêt de la laisser disparaître cette fois.
Il était à la fois rassuré et inquiet. Rassuré de l'avoir à nouveau prêt de lui vivante, et inquiet de ce sommeil profond dans lequel elle était plongée depuis son évanouissement.
Il avait tant de questions à lui poser. Il détourna un instant son regard du corps de Riza pour porter son attention sur un livre de belle facture à la couverture en cuir et à la reliure fine, posé sur la table de chevet.
Son Lieutenant le tenait dans la main lors de son entrée fracassante dans la chambre, puis l'avait laissé tomber lors de sa chute.
Mustang tendit la main pour s'en saisir. Il s'agissait d'un livre de poésie d'un auteur qui lui était inconnu.
Mais ce qui l'intriguait le plus dans cet ouvrage était le poème d'ouverture : " Ode à la femme faucon".
Je suis amoureux d'une femme-oiseau,
Sa prunelle est celle du faucon sauvage,
Sa grâce pareille à l'hirondelle dansant au bord de l'eau,
Sa chevelure-plumage est l'héritage de l'or des sages.
Mais cette créature céleste vit trop au-dessus des hommes.
Elle ne peut voir le pauvre hère qui se meurt d'amour pour elle.
Alors de désespoir je l'appelle de toute mon âme,
Dans mon délire je rêve de devenir une proie de la belle.
L'oiseau royal déploie ses vastes ailes d'airain,
Flânant gracieusement dans le ciel au gré des embruns
L'azur est son royaume d'où il domine le monde
De son plan céleste nous ne sommes que créature immonde.
Prends pitié beau rapace, regardes un peu en bas,
Enserres de tes griffes puissantes mon cœur si las.
De Diane et de sa horde chasseresse tu es le roi.
Fixes donc ton regard perçant sur terre que je sois ta proie.
Bientôt jaillira le sang, faisant naître l'ombre
Et par cette mort, s'illuminera ton regard d'ambre
De me joue pâlie, Bel oiseau mortel, ne t'inquiètes guère
Savoir ton regard sur moi c'est gagner la plus des guerres
Dans ton oeil acéré je vois le reflet de ma propre mort
Je frémis et me tords à la vue de ce pauvre corps
Je comprends enfin que ce que je vois dans ta sombre prunelle
C'est la porte de la mort, de la Vérité, Etre Eternel.
Vraiment quel étrange poème pensa Mustang. Vouloir à tout prix être remarqué par une femme même si pour cela il faut mourir.
Et puis ce titre l'étonnait vraiment. Est-ce que la femme faucon dont parlait le poème était Hawkeye. Il retourna à nouveau son regard sur la jolie militaire profondément endormie, chercha un instant une réponse dans son visage serein, puis il laissa à nouveau son esprit vagabonder alors qu'il reprenait son rôle de gardien du sommeil.
Autre lieu, autre temps. La pluie s'abat violemment sur la campagne amestrienne donnant au paysage des allures apocalyptiques. Faisant fi de ce déluge, bien à l'abri dans un salon cosy, deux individus entretiennent une conversation passionnée en savourant la caresse d'un feu de cheminée une tasse de thé à la main.
"On ne peut se permettre de détruire un tel ouvrage. Ca valeur est inestimable!"
"Certes, mais le danger qu'il représente est à la hauteur de sa rareté.
"Mais avec la connaissance qu'il renferme, on pourrait faire le bien autour de nous, améliorer le quotidien de chacun, peut être même annihiler la maladie ou même la mort.
"Fadaise! Tout ceci n'est qu'un leurre. Je vous pensais plus clairvoyant maître."
"Pourtant n'est-ce pas le pouvoir qu'est sensée nous offrir la pierre philosophale? Changer le plomb en or, l'élixir de jouvence et la vie éternelle, et pourquoi pas ressusciter les morts."
"On ne peut pas ressusciter les morts. Il suffit de regarder les fondements de l'alchimie pour s'en rendre compte. Ce que nous considérons comme un tabou, un interdit, n'en est pas un. C'est juste une impossibilité."
"Que voulez-vous dire, Madame?"
"En alchimie on dit qu'un être humain est composé de trois choses; un corps, une âme, un esprit. En disant cela je ne vous apprends rien maître. Pourtant cette conception de l'être humain n'est pas une création de l'alchimie mais est tirée de la religion d'une très ancienne civilisation éteinte depuis des millénaires.
Les gens de ce peuple croyaient que l'homme était composé de trois éléments, le corps, notre dépouille mortelle, le ka l'équivalent de notre âme, et le ba faisant la jonction entre ces deux éléments et qui s'apparente à notre conception de l'esprit. D'après leur croyance si l'un de ces trois éléments venait à disparaître, le plus souvent le corps, alors la personne mourrait, une mort définitive. Alors pour pallier à cela ils momifiaient leurs morts afin de conserver l'intégrité du corps et que le ba/esprit face son office en reliant le corps et l'âme ainsi préservés. Cela peut nous paraître, à nous alchimiste, un raisonnement enfantin, une vue de l'esprit car le corps reste mort, mais pourtant ils étaient plus proche de la résurrection que nous avec nos transmutations."
"Le corps!" S'exclama l'alchimiste comprenant enfin où son interlocutrice voulait le mener.
"Oui, le corps. Dans une transmutation humaine on crée un corps, mais aussi ressemblant soit-il c'est une chose étrangère à l'individu que l'on souhaite "reconstituer", un peu comme une statue ou une photo, ça y ressemble mais ce n'est pas lui. Ce n'est pas un nouveau corps qu'il faudrait créer, mais rendre la vie au véritable corps de la personne afin qu'ils puissent à nouveau être "un", lui son âme et son esprit, comme dans la conception de cette ancienne religion. Mais on ne peut ressusciter un corps mort."
"Mais la pierre le pourrait. Ses capacités régénératrices sont sans pareilles. Et on éviterait les écueils de la transmutation humaine."
"Encore faudrait-il pouvoir rattraper l'âme qui disparaît en même temps que le corps meure."
"Mais dans le principe c'est quand même possible."
"Mais à quel prix!" S'exclama la femme en criant presque.
Le silence retomba comme un voile sur le débat passionné. Seul le crépitement du feu dans la cheminée, la pluie battante et le bruit du tonnerre qui se rapprochait se faisaient entendre à présent. Les deux individus restaient plongés dans leurs pensées quand soudain celui se faisant appeler maître reprit la parole à mi-voix.
"Si vous jugez cet ouvrage si dangereux, pourquoi me le confier, pourquoi ne le détruisez-vous pas?"
"Car sa valeur est inestimable, les pouvoirs qu'il renferme me passionnent et me tentent.
Je ne peux résister à son attrait, je n'ai pas la force de le détruire. Aussi aujourd'hui je m'adresse à un homme intègre pour qu'il fasse ce dont je suis incapable."
"Hum, souffla le maître dans un rire étouffé. Je suis flatté de l'estime que vous me portez mais hélas, je crains de ne pouvoir accéder à votre demande. Je suis alchimiste, j'ai consacré ma vie à la recherche du savoir, de la Vérité, et la Vérité est là à porté de main. Je suis incapable de détruire ce que j'ai toujours recherché, ce serait me renier moi-même, mon existence toute entière. Pourquoi ne pas le faire détruire par une main extérieure si vous le jugez si dangereux?"
"Parce qu'il ne peut être détruit que par une personne consciente de sa valeur véritable. Je ne peux garder cet ouvrage avec moi pour le moment aussi je vous le confie, maître, mais dans l'absolu la meilleure solution serait que vous le détruisiez."
"Quelqu'un conscient de sa valeur?! Il faudrait une personne ayant une connaissance parfaite de l'alchimie mais ne la pratiquant pas, pour ne pas tomber dans les affres de cette perpétuelle recherche de Vérité. L'existence d'une telle personne semble utopique."
Comme pour conclure cette sentence la foudre s'abattit violemment sur un arbre proche de la fenêtre. Le fracas fut retentissant et fit trembler toute la maison.
Bientôt la porte du salon s'entrouvrit laissant apparaître des cheveux blonds et un petit oeil d'ambre effrayé.
"Père" appela d'une toute petite voix la fillette à qui ils appartenaient.
L'homme observa un instant la petite fille de 5 ans à peine, mais dont les yeux trahissaient déjà l'intelligence et la force.
"Dame Perenelle peut être existe t'il une solution, sourit l'homme.
Viens Riza, viens?"
La fillette ainsi nommée, courut dans les bras de son père et vient se blottir contre lui dans le confortable fauteuil crapaud de vieux cuir tanné.
Le maître sourit à nouveau, tout compte fait, il l'avait trouvé son utopie.
"Riza, est ce que je peux te confier un secret?"
La fillette hocha doucement de la tête, ses grands yeux sérieux posés sur son père en signe d'écoute.
Doucement son esprit revenait à la réalité, abandonnant peu à peu le monde des songes. Toujours dans son demi-sommeil elle tentait d'analyser les informations qui lui parvenaient de chacun de ces mondes. Il lui semblait avoir fait un rêve comme un souvenir, mais elle eut beau forcer sa mémoire rien ne revint de concret, aucun son, aucune image, juste des sensations familières.
En parlant de sensation familière elle eut l'impression qu'il émanait du monde réel un parfum, une présence quelque chose qu'elle aimait par dessus-tout.
Une fois encore, sans pour autant ouvrir les yeux et abandonner le monde du sommeil elle effectua un travail de mémoire.
Une image se dessina sous ses yeux. D'abord floue, elle se précisa peu à peu.
Un visage aux traits fins et séducteurs, des cheveux d'ébène, un regard d'obsidienne plein de détermination.
"Le Colonel." Songea t'elle.
Cette fois elle choisit de se réveiller totalement.
Doucement elle papillonna des yeux.
"Vous vous réveillez enfin." Fit une voix grave à côté d'elle.
Surprise, Riza Hawkeye se redressa d'un bond, remontant, par automatisme, le drap à hauteur de poitrine.
"Colonel!? que...?" Elle fit une pause et planta ses grands yeux étonnés dans ceux sévères de son supérieur. Puis se recréant un masque froid et impassible elle demanda.
"Colonel, que faites-vous ici?"
"Ca serait plutôt à moi de poser cette question." Répondit-il avec rudesse.
A nouveau, Riza fixa ses yeux d'ambre dans ceux de son supérieur y cherchant la réponse à sa présence en ces lieux et à son ton sévère, mais se confronta à un mur froid.
Elle abaissa le regard. L'hôtel l'aurait-il prévenu suite à un de ses malaises.
Impossible, elle n'avait pas signalé à la réception qu'elle appartenait à l'armée.
Et que faisait-il à East City?
Hésitante, elle releva ses prunelles d'airain sur Mustang et l'interrogea d'une petite voix.
"Je ne suis pas sûre de comprendre, Colonel."
D'un ton abrupt, le Colonel répondit du tac au tac:
"En début de semaine on m'a appelé au QG pour m'avertir de votre décès et venir reconnaître votre corps à la morgue d'East City, qui s'est avéré être un faux. Je vous fais chercher partout, car nous n'avions aucune nouvelle de votre part, et je vous retrouve ici, dans un palace, à vous prélasser, alors que vous étiez sensée être en repos maladie chez vous." Finit-il en criant presque.
"Morte." Murmura Hawkeye sans plus d'étonnement.
"Oui morte, et à présent j'exige des explications et de suite."
"Je ne sais que vous répondre Colonel. J'ignorais totalement cette histoire, sinon je me serais manifestée pour vous rassurer. Je suis confuse de l'inquiétude que j'ai pu vous causer. J'ai juste voulu profiter de mon arrêt maladie pour me recueillir sur la tombe de mon père."
"Pas seulement on dirait, fit Roy accusateur. Quelle est cette affaire de meurtres sur laquelle vous enquêtez?"
Surprise, Riza blêmit. Elle ne s'attendait pas à ce que son supérieur soit au courant de ça.
"Ce n'est pas grand chose Colonel, pure curiosité." Se justifia t'elle d'une toute petite voix et baissant les yeux.
"Pas grand chose?! S'emporta Mustang. Alors comment expliquez-vous vos si fréquents malaises et cette phrase que vous avez dite tout à l'heure "Il va falloir que nous nous pressions Black Hayate ou je crains de ne pas pouvoir tenir jusqu'à la fin.".
Lieutenant, j'exige des explications et je ne quitterai pas cette pièce avant d'avoir eu une réponse à toutes mes questions."
Riza demeura les yeux baissés comme tiraillée intérieurement sur ce qu'elle devait raconter ou non.
Elle se mit à jouer nerveusement avec son drap du bout des doigts mais un raclement de gorges impatient du Colonel la tira de sa réflexion.
Elle releva doucement ses yeux sur lui, puis voila à nouveau son visage d'une expression de sérieux et d'impassibilité en chassant toute la fragilité qu'elle avait pu exprimer depuis son réveil.
"Colonel, je suis vraiment désolée si je vous ai causé de l'inquiétude. Tel n'étais pas mon intention, je vous l'assure. J'ai juste voulu faire en sorte que mes problèmes personnels n'empiètent pas sur ma vie professionnelle. C'est pour cela que je n'ai pas jugé bon de vous faire part de tout cela auparavant. Je ne voulais pas que vous ou les autres ayez des problèmes à cause de moi."
"Si des affaires personnelles ont des répercutions négatives sur mes hommes, leur travail, et surtout leur santé alors je m'estime en droit de les connaître. Par ces manières égoïstes vous mettez en danger la cohésion de notre troupe."
"Je suis désolée."
"A présent dites-moi de quoi il retourne."
Riza resta silencieuse encore un instant puis se décida à tout avouer.
"Tout a commencé le soir de notre intervention au temple de "Force Orientale" en parcourant la presse posée prés de la cheminée un petit article dans la case faits divers a attiré mon attention."
"Des meurtres ayant été commis dix ans plus tôt dans votre village."
"C'est exact, répondit Riza surprise que son supérieur soit au courant.
J'étais étonnée car je n'avais jamais entendu parler de cette histoire et pourtant malgré ça j'avais une impression familière en parcourant les lignes de l'article. C'était un peu comme un rêve dont on cherche à se souvenir au matin sans pour autant se le réapproprier. Je ne sais pourquoi mais cela a créé en moi une sensation de malaise."
"D'où votre pâleur."
"Peut-être. Toujours est-il que j'ai voulu en savoir plus sur cette histoire et j'ai commencé à mener l'enquête à titre personnel. C'est alors qu'un étrange phénomène c'est produit."
"Lequel?"
"A chaque fois qu'un élément nouveau apparaissait, à chaque fois que j'avais l'impression de pouvoir me souvenir de quelque chose mon esprit s'embrumait et je tombais irrévocablement dans les pommes. Ces malaises et cette impression de suffocation n'ont alors fait que s'accentuer, se produisant même après, alors que je ne songeais plus à cela. C'est alors que j'ai fait ce malaise au bureau."
"Quoi?! S'emporta Roy. Vous voulez dire que vous n'en étiez pas à votre premier évanouissement et que vous ne nous en avez rien dit!
IMBECILE! QUE SE SERAIT-IL PRODUIT SI CA VOUS ETAIT ARRIVE LORS D'UNE MISSION TERRAIN, SI CELA VOUS AVEZ COUTE LA VIE! Hurla le Colonel.
Riza se mordit la lèvre inférieure afin de pouvoir maintenir son masque de sérieux.
"Au fil des jours, reprit-elle toutefois sans répondre à la colère de son supérieur, j'ai acquis la certitude que ces malaises n'étaient pas dus à un problème de santé mais à une espèce de barrière mentale. Comme si mon esprit refusait de se souvenir de quelque chose et qu'en réaction pour se protéger, il se "déconnectait". Pourtant, il fallait vraiment que je découvre la vérité. Alors j'ai profité de mon arrêt maladie pour venir dans l'Est. Je me suis dit qu'ici j'aurais plus de chance de trouver ce que je cherche.
Par contre j'ignore tout de cette histoire de faux corps mort, Colonel, je vous l'assure. Je suis restée tout le temps ici dans cet hôtel sauf une nuit que j'ai passé dans mon village."
"Imbécile, vous n'êtes qu'une sombre imbécile, dit Mustang avec colère, puis sa voix se fit plus douce et il reprit. Nous nous connaissons depuis si longtemps Lieutenant que je pensais qu'en cas de problème chacun de nous pouvait faire confiance à l'autre et se confier. N'avez-vous que si peu d'estime pour moi?"
"Bien au contraire. Je ne voulais vraiment pas vous inquiéter sans savoir de quoi il retournait, je vous l'assure."
"Et bien on peut dire que c'est un fiasco. J'étais mort d'inquiétude. J'aurais largement préféré savoir."
Il tendit la main vers elle et se saisi d'une mèche de cheveux blonds.
"Nous ne sommes vraiment forts qu'en groupe, seul, quelque soit nos pouvoirs, nous sommes toujours limités. Lieutenant, j'aimerai que vous me fassiez plus confiance à l'avenir car nous allons régler ce problème tous ensembles."
"Pardon, vous avez raison j'ai été stupide j'aurais du vous parler de ces problèmes de "santé". Elle sourit doucement et rajouta : "Ca me fait mal de l'admettre mais j'aurais dû écouter Havoc."
"Havoc?" S'étonna le Colonel.
"Il est parfois de bon conseil." Sourit Hawkeye sans pour autant en dire plus.
Puis elle entreprit de se lever mais Mustang la stoppa.
"Pour plus de sûreté nous allons tout de même attendre les résultats des analyses sanguines du docteur, expliqua Roy. En attendant restez couchée."
"Mais..." voulut protester la jeune femme, mais le regard noir que lui renvoya l'alchimiste d'Etat la dissuada de porter plus en avant ses récriminations."
"Peut être avez-vous faim." Interrogea Mustang.
"Un peu." Avoua t'elle.
"Le groom vous a monté un repas. Il n'en reste pas grand chose. Juste ce que j'ai pu sauver de l'appétit vorace de Breda, mais c'est déjà mieux que rien." Dit-il avec un clin d'œil pour la jolie blonde.
Elle émit un petit rire clair. Tout compte fait, elle était heureuse d'avoir de nouveau le Colonel à ses côtés. Elle se sentait plus forte en présence de ses collègues et amis.
"Ca ira très bien, merci."
Riza entama son repas sous l'œil vigilant de Roy bien décidé à la veiller.
Le silence était retombé entre eux quand soudain Riza reposa sa fourchette, se tourna vers Mustang un doux sourire aux lèvres et dit:
"Merci."
"Je n'y suis pour rien, c'est le cuisinier qu'il faut remercier."
"Je ne parle pas de ça." Murmura t'elle.
"Je sais." Répondit-il sur le même ton.
Le dessin du jour : http://site.voila.fr/caromilie/chambre2.jpg
Pour ce dessin je m'étais dit "cool, je vais faire un lit à baldaquin" (c'est facile ai-je pensé vu que mon lit est un lit à baldaquin et que j'y dessine vautrée dessus), et grand mal m'en a pris. C'est très dur à faire. Alors pour me sauver de cette galére dans laquelle je me suis fourrée toute seule, j'ai simplifié le lit. Il fait bancal et les perceptives sont pires que tout mais j'ai tout de même réussi à le finaliser.
Tiens un petit commentaire sur le dessin du précédent chapitre. Vous remarquerez que j'y avais mis le livre dont je parle au début de ce chapitre. Je ne m'étais pas attardée à décrire dans le chapitre 8 que Riza tenait ce livre en main car je voulais que son entrée soit fracassante et donc décrire l'ouvrage cassait le rythme du récit. Pour compasser cela je l'avais tout de même fait apparaître dans le dessin.
