sati-san : Tu trouves Harry exécrable ? Pourquoi ? Il n'est pas spécialement tendre c'est vrai mais en même temps Draco l'est encore moins^^ Non moi je le trouve normal. Et c'est vrai qu'il ne doit pas être indifférent à Draco, mais en même temps qui le serait ? :p J'espère que tu apprécieras autant ce chapitre que les précédents, merci pour ta review.
Love Gaara of the Sand : Je suis heureuse que tu aies aimé la tenue d'harry et j'espère que ce chapitre te parlera autant que le précédent. A bientôt.
Sahada : Je ne sais pas s'il va le faire, enfin si, mais je ne vais pas te le dire, ce serait moins drôle^^
Cleo McPhee : Voilà le nouveau chapitre, même s'il y a moins de joute verbale entre Harry et Draco j'espère qu'il te plaira tout autant.
audrey : Oui je confirme Draco est un bon observateur, surtout lorsqu'il s'agit d'Harry. Le problème c'est qu'il perd toute faculté de réflexion quand il est concerné, ce qui le rend particulièrement aveugle, mais en même temps c'est pour ça qu'on l'aime^^
léo : Non si tu regardes au chapitre 7 tu n'as pas laissé de review, donc je suis pas mauvaise !!! Na !!! Ça me touche vraiment beaucoup ce que tu as écrit, vraiment ça me fait super plaisir. Je ne sais pas quoi répondre à ça à part un immense Merci !!! Bon ok ta review a été écrite sous le coup de la jalousie, mais elle fait quand même plaisir parce que je sais que tu le penses vraiment (et aussi vu le temps que tu y as passé). Tout ça pour avoir la réponse la plus longue, j'y crois pas… Déjà que tu as l'histoire en avant première, il faut que tu monopolises les réponses… Tsss, t'as pas honte ? Non ? T'as bien raison continue :p Gros bisous miss( t'as vu elle est mise en valeur et tout)
Chapitre 10
Potter était parti à la réception donnée par le ministère et j'avais soigneusement évité de le regarder partir dans sa nouvelle robe…
Ses amis avaient eux aussi déserté, profitant de son absence pour passer une soirée au restaurant.
Je me retrouvai donc seul. N'ayant pas faim, je montai directement dans ma chambre et me préparai à aller me coucher. Avant cela, j'écrivis une lettre à mon ange :
« Mon ange,
Je sais que tu es venu cette nuit, tu as pris ma lettre mais tu n'as pas répondu. Serais-tu trop lâche pour ça ? Es-tu trop lâche pour répondre à mes questions ?
Tu dis que c'est trop dangereux pour toi et pourtant tu viens quand même vérifier si je ne t'ai pas écrit.
Prends tes responsabilités, viens me voir et réponds moi ou ne viens plus… Regarde la vérité en face, tu n'es pas capable de couper définitivement les ponts avec moi, alors arrêtes ce petit jeu et reviens moi, je t'en supplie mon ange reviens moi, j'ai besoin de toi.
A demain j'espère.
DM »
Je pliai le parchemin et fermai les yeux en soupirant. Comment, moi, Draco Malfoy, en étais-je arrivé à supplier quelqu'un ? Comment avais-je pu autant m'écarter des principes de ma famille ?
Je secouai la tête et parti me coucher.
Cette nuit-là mes rêves furent peuplés de brun aux yeux verts dans une robe noire à flammes et d'anges inaccessibles.
Comme je m'y attendais, il ne m'avait pas répondu le lendemain matin. Je me levai donc de mauvaise humeur et passablement frustré par un rêve très intéressant mais je ne me rappelais absolument pas qui pouvait être l'homme qui était avec moi…
Je pris donc très mal la remarque que me fis Weasmoche ce matin là.
- La fouine ton café est immonde, passe moi le sucre.
- Va te faire foutre Weasley !!!
- Pardon ?
- T'as très bien compris ! Tu veux le sucre, tu n'as qu'à te déplacer ! Tu trouves mon café dégueulasse, fait le toi-même ! Je ne suis pas ton elfe de maison comme tu aimes à le penser Weasley !
- Ne me parle pas comme ça la Fouine…
- Je te parle comme je veux et je t'emmerde !!!
Je me levai et me dirigeai vers la porte quand l'autre abruti de Potter entra, un grand sourire aux lèvres, ce qui eu le don de m'énerver encore plus.
- Monsieur le Sauveur est de retour avec son sourire de vainqueur…C'est bon t'as fini de te foutre de ma gueule?
- Mais j'ai rien dit… me répondit-il avec effarement.
- C'est pareil tu l'as pensé ! Allez tous vous faire foutre !!! Hurlais-je en claquant la porte de la cuisine.
Oui, je sais ma réaction était peut-être un peu disproportionnée… Mais je suis de mauvaise humeur et ce n'est jamais beau à voir… Et encore là je n'avais pas ma magie…
Je m'enfermais donc à la bibliothèque, depuis toujours, les livres ont eu le don de ma calmer. Les livres moldus surtout, en particulier le genre fantastique. J'ai toujours trouvé fascinant la façon dont les moldus pouvaient imaginer la magie et les créatures qui peuplent leur monde sans qu'ils en aient réellement conscience.
Je parcourrai la bibliothèque et tombai sur un de mes livres préféré « Artémis Fowl ». Oui, je sais c'est un livre pour adolescents, mais le personnage principal m'a toujours fait penser à moi, supérieurement intelligent, riche, drôle…
Je m'emparai du livre et m'installai dans un fauteuil près de la fenêtre loin de la porte et je commençai à lire.
- Tu aimes lire Malfoy ? ça faisait longtemps non ?
- Qu'est-ce que tu veux Potter ?
- Je veux juste comprendre pourquoi tu es d'aussi mauvaise humeur aujourd'hui.
- ça ne te regarde pas Potty, maintenant laisse moi, j'aimerai lire tranquillement.
- Non Malfoy, tu vas poser ce livre et tu vas retrouver ce pourquoi tu es ici, tu n'es toujours pas libre je te rappelle, ton bouquin peut attendre, pas le reste.
- Je ne suis pas ton elfe Potter !
- Non Malfoy, je sais et je ne t'ai jamais considéré comme tel, mais tu as été condamné à servir ici, tu dois donc t'y plier que ça te plaise ou non. Et puis tu n'as pas l'air bien en ce moment, ça t'occupera l'esprit, ce n'est pas plus mal.
Rajouta-t-il si bas que je cru avoir rêvé. D'ailleurs, ça ne pouvait être que ça. Ma Némésis ne pouvait se soucier de mon état, pas chercher un moyen de me faire oublier… Enfin c'est ce que j'aurais fait à sa place… Décidément les Griffondor resteront à jamais une énigme pour moi…
Je commençai donc à partir lorsque Potter m'interpella.
- Oh Malfoy… La bibliothèque te convient ? Elle ne doit pas être comparable à celle de ton manoir, mais arrives-tu quand même à trouver des choses ?
- Pour tout te dire, non Potter, j'ai déjà lu les ¾ des livres présents ici et les autres ne m'intéressent pas ou sont écris dans une langue que je ne parle pas. Mais je m'en contenterai…
- Voudrais-tu de nouveaux livres ?
Je doute fortement que tu puisses trouver quoi que ce soit qui pourrait éveiller un semblant d'intérêt chez moi Potter… Et il me semble que Granger est trop occupée pour se préoccuper de ça…
- Tu n'as qu'à y aller toi-même…
- Es-tu totalement stupide ou le fais-tu exprès ? Dois-je te rappeler que je suis cloîtré ici sans droit de sortie sauf si je suis accompagné ?
- Je viendrai avec toi…
- Potter, arrête de te foutre de moi s'il te plait… Tu penses vraiment que je vais croire que tu vas perdre ne serait-ce qu'une après-midi pour moi, Draco Malfoy, la personne que tu hais le plus ? Juste parce que j'ai épuisé le stock de livre de ta bibliothèque ? Non sincèrement, je ne met à rire maintenant ou j'attends la suite ?
- Et bien je n'ai rien prévu demain et ça me fera du bien de sortir aussi… Donc demain tu viens avec moi sur le Chemin de Traverse.
Dit-il en sortant de la pièce, me laissant planté devant la porte. Mais qu'est-ce que cette manie de toujours me planter comme un con devant les portes sans me laisser le temps de répliquer ?
Le soir, j'essayai une nouvelle technique pour amener mon ange à m'écrire de nouveau : l'indifférence. Je décidai donc de ne pas lui laisser de lettre cette nuit là. Je savais que cette technique demandait plusieurs jours pour fonctionner, mais je peux être extrêmement patient dans certaines circonstances…
Le lendemain matin Potter m'attendait assit dans un fauteuil, une tasse de café dans une main et le journal dans l'autre.
Il semblait étrangement calme et fronçait de temps en temps les sourcils en lisant un article. Je ne pu m'empêcher de le trouver beau. Il n'avait plus rien du petit garçon maigrichon de ses onze ans. La guerre l'avait changé et les entraînements musclé… Sa peau bien que très pâle ne semblait pas porter de défaut et ses cheveux qu'il avait laisser pousser, tombaient sur sa nuque et son front cachant ainsi sa cicatrice. Il n'avait pas l'air bien, son teint pâle, les cernes sous ses yeux ne faisaient que montrer un peu plus que le Sauveur n'était que l'ombre de lui-même. Et pourtant il émanait de lui une sorte de force qui ne pouvait laisser personne indifférent. C'est ce qui, je pense, contribuait le plus à son charme à ce moment là. Je restai un long moment à le contempler, sans le déranger dans se lecture.
Il fini par relever la tête et eu un petit sourire.
- Tu es prêt ?
- Non Potter, je suis planté là à t'attendre depuis tout à l'heure, mais je ne suis pas prêt, ça ne se voit pas ?
Il soupire et se lève pour ensuite se diriger vers la sortie.
Comme lorsque nous étions allé à Pré-au-Lard, Potter me pris la main et transplana. Il me lâcha cependant beaucoup plus vite que la dernière fois, pourtant je cru percevoir un mouvement d'hésitation au moment de nous séparer.
Arrivé dans la rue principale le silence se fit, elle était noire de monde mais chaque personne regardait dans notre direction, ou plutôt dans sa direction à lui, leur Sauveur. On pouvait sentir tout le respect et la gratitude de ces gens pour lui dans ce silence. Il se crispa et je pu ressentir toute son exaspération face à cette marque de respect dans ce simple geste. Il hausse les épaules et commença à avancer à travers la foule qui s'ouvrait d'elle-même pour créer un passage. Je ressentis alors un élan de pitié pour lui qui avait toujours rêvé d'être considéré comme une personne normale. Même après la guerre, une fois son rôle accomplit, il ne sera jamais traité autrement que comme un héros, il ne pourra jamais avoir une vie banale. Les gens n'iront jamais chercher à savoir qui est réellement l'Elu, pour eux c'est un être surnaturel qu'il est impossible d'approcher, un être envoyé sur Terre pour les protéger du mal. Le Héros des héros de la guerre. Lui qui n'a jamais voulu être autre chose qu'Harry Potter, petit garçon orphelin ayant une vie normale.
Il s'arrêta alors, se retourna et dit me tirant ainsi de mes pensées :
- bon tu viens ?
- Je me tenais toujours dans l'ombre de la ruelle où nous avions transplanée. Personne ne m'avait encore remarqué, ils étaient bien trop concentrés sur le survivant, mais son intervention leur avait fait prendre conscience qu'il était venu accompagné, lui qui ne sortait pratiquement jamais de chez lui en dehors de quelques visites au ministère et des soirées auxquelles il ne pouvait pas échapper. De plus il n'était que rarement accompagné lors de ces sorties et toujours de ses amis.
Cette visite sur le Chemin de Traverse était déjà un évènement rare en soi, mais le fait qu'il vienne accompagné de quelqu'un d'autre que ces amis rendait cet évènement unique et je savais déjà que toutes les personnes présentes attendaient avec impatience de connaître mon identité pour pouvoir se venter, d'avoir été présent ce jour-là.
Je fus alors pris d'une terreur sans nom face à cette marée humaine. Je n'avais jamais été impressionné par la foule, loin de là, j'avais toujours su la manipuler à mon avantage, lui imposer ma présence et ma supériorité.
Mais ce jour-là, devant cette foule avide j'avais peur. Peur de la réaction de tous ces sorciers. Je n'avais plus été confronté au monde depuis l'annonce de ce procès, c'est à dire un an avant ma condamnation. Et sans m'en apercevoir, je reculai d'avantage. Potter dû voir mon mouvement de recul et comprendre le sentiment qui m'habitait car il revint sur ses pas pour venir me chercher, lançant au passage un regard noir à toutes les personnes faisant mine de s'approcher pour me voir.
Il me rejoignit donc et me dit doucement :
- Ne t'inquiète pas, tout se passera bien.
J'acquiéçai et il me prit par le bras pour me tirer doucement vers cette foule qui me terrifiait tant.
Lorsque je fus enfin visible, celle-ci eu un mouvement de recul et un murmure la parcourue. Je baissai alors la tête ne voulant pas attirer plus l'attention sur moi quand Potter me donna un coup de coude en me glissant :
- Ne fais pas attention…
Je me rappelai alors que j'étais un Malfoy et qu'un Malfoy ne montrai pas sa faiblesse. Je relevai donc la tête et avançai droit et fier au milieu de ces gens.
Nous avions à peine parcouru quelques mètres qu'un cri s'éleva de la foule.
- c'est un scandale ! Que fait-il dehors ? Comment peut-il encore sortir et se montrer en public après tout ce qu'il a fait ? Retourne te cacher sale Mangemort, ne nous impose pas ta vue. Ta place est à Azkaban, pas en liberté.
Je me figeai et me tournai vers mon détracteur sous le regard médusé de toutes les personnes présentes. Je le dévisageai et répondit calmement
- Je ne suis pas Mangemort, mon procès à été suffisamment médiatisé pour que vous soyez au courant. A moins, bien sûr, de ne pas les lire, ce qui démontrerait un manque flagrant d'intérêt qu'il portait pour notre monde, vous n'avez pas pu passer à côté des preuves que Potter, ici présent, a apporté pour prouver mon innocence.
Il blêmit, j'avais réussi en moins d'une minute à le déstabiliser en remettant en cause l'intérêt qu'il portait au monde sorcier, mais surtout sa confiance dans la droiture du Survivant devant un nombre important de témoins.
Nous reprîmes alors notre chemin, lorsqu'une autre voix s'éleva de la foule.
- Moi j'ai lu les journaux et je connais des gens ayant assisté en personne à votre procès Malfoy, même si vous n'êtes pas un Mangemort, vous avez été condamné à servir dans une famille de l'Ordre car vous n'êtes pas blanc, loin de là. Nous savons tous que si vous ne faîtes pas partie des serviteurs de Vous-Savez-Qui, c'est uniquement parce que vous n'en avez pas eu le temps, votre intention était de le devenir un jour ou l'autre. D'ailleurs où sont vos maîtres ? Vous n'avez pas le droit de sortir non accompagné ! Mais vous avez sûrement déjà réussi à vous faire libérer en les trompant. Je suis content que Mr Potter ne soit pas totalement dupe sur votre cas et qu'il continue à vous surveiller. Même s'il a pris votre défense dans sa grande générosité, il mesure le danger que vous représentez pour le monde magique. Je m'étonne d'ailleurs que vous n'ayez pas convoqué la presse pour votre libération… Mais peut-être avez-vous honte. Vous avez raison, continuez à vous cacher, mais sachez que nous vous méprisons Malfoy, vous n'êtes rien, vous étiez esclave, sachez que nous ne vous considérons même pas comme tel, vous êtes mois que ça, vous n'êtes rien Malfoy, rien !
Je n'eu pas le temps de répliquer qu'une vague de magie me traversa. Je vis alors l'homme qui venait de parler se faire projeter contre le mur le plus proche avec un violence incroyable.
Je me retournai vers la source du coup et vis Potter entouré d'un halo blanc, ses cheveux et vêtements battus par le vent que créait sa magie. Il était terrifiant et j'eu l'impression de me retrouver au moment de la bataille finale lorsqu'il faisait face au Lord noir. En effet, le même phénomène s'était alors produit mais d'une façon beaucoup plus puissante. Dévastant tout sur son passage, la magie de Potter avait mis à terre tous les Mangemort, épargnant les membres de l'Ordre et, pour une raison qui m'est inconnue, moi-même. Seul Vous-Savez-Qui avait réussi, tant bien que mal, à rester debout, souriant sadiquement. Je me suis toujours demandé pourquoi mon père avait insisté pour que je sois présent ce jour-là, alors que j'avais pris la décision de ne pas prendre partie dans cette guerre. Je me souviens avoir été placé derrière eux, à une dizaine de mètres, sur un rocher depuis lequel je dominai la scène.
Ce jour-là, sur le Chemin de Traverse, le Sauveur reproduisait, pour le plaisir de tous, ce déchaînement de magie, bien moins important certes, mais tout de même très impressionnant.
Il se dirigea ensuite vers l'homme sonné, écroulé contre le mur.
- Ose prononcer ces paroles une fois de plus, ose même les repenser et tu es un homme mort tu m'entends !!! Hurla-t-il alors que sa magie enflait un peu plus, faisant reculer les personnes placées aux premiers rangs. Il se tourna ensuite vers le reste de la foule.
- Jamais, reprit-il, je ne veux plus jamais entendre que Draco Malfoy est inférieur à un esclave. Il est même sans doute supérieur à la plupart d'entre vous. Si j'entends encore une fois ce genre de chose, je jure que je tuerai l'auteur de ces mots de mes propres mains. Et je veux que chacun soit au courant de ça demain chers amis journalistes qui essayez vainement de prendre des photos de cette scène dans mon dos. Ainsi, au moins un élément dans vos feuilles de choux sera exact.
Je me retournai alors et vis qu'en effet, dans le dos de Potter, une petite troupe de journalistes s'était faufilées pour tenter de voler quelques clichés de cet instant unique. Je ne sais pas comment le Balafré avait pu les repérer mais je ne me posai pas la question, après tout, même furieux, Potter restait Potter, un être au dessus de toute compréhension, dans le bon, mais surtout dans le mauvais sens du terme.
- Quand à moi, je ne suis pas là pour surveiller Malfoy, loin de là. Je suis ici parce que j'en ai envie et ayant appris qu'il désirait également se rendre dans certaines boutiques présentes ici, nous avons décidé de venir ensemble. Il semble que nous avons bien fait… Maintenant j'aimerai que chacun retourne à ses occupations sans plus s'occuper de notre présence. Dit-il tandis que sa magie se calmait.
Il commença alors à se diriger vers la librairie. Je savais que j'étais sensé le suivre, mais j'étais trop abasourdi par ce qui venait de se passer. Avais-je réellement entendu Potter me défendre ? Cette scène s'était-elle vraiment déroulée ? Avait-il déclanché sa magie pour moi ?
Je me tournai vers lui et vis qu'il me regardait avec un petit sourire timide et hésitant. Je sus alors que je n'avais pas rêvé et cela me troubla encore plus. Je le rejoignis donc, tout en prenant garde à cacher mes émotions et marchai ensuite à côté de lui vers la boutique.
J'entendis une voix dire :
« Je ne les laisserai pas te faire du mal… Jamais. Je te le promets. »
Je me tournai vers Potter extrêmement surpris.
- Pardon ? Tu peux répéter ?
- Mais je n'ai rien dit Malfoy… Entendrais-tu des voix ? Me répondit-il semblant ne pas comprendre de quoi je parlai.
- Tu ne viens pas de parler à l'instant ?
- Non… Me dit-il de plus en plus perplexe.
C'est vrai que la voix que je venais d'entendre ne semblait pas appartenir à Potter et pourtant elle me semblant étrangement familière. Je décidais alors d'abandonner, après tout mon esprit me jouait peut-être encore des tours.
Alors que nous entrions enfin dans la librairie, un mur transparent se forma derrière nous, empêchant de passer les quelques téméraires ayant essayé de nous suivre.
- Ce mur laissera passer les personnes ayant vraiment l'intention d'acheter un livre et repoussera ceux qui sont juste intéressés par notre présence… Ma dit-il quand il vit que je regardai fixement la barrière.
- bon je te laisse, j'ai moi-même quelques livres à acheter pour Hermione. Je viendrai te chercher quand j'aurais fini. Prends tous les livres qui t'intéressent, nous verrons plus tard ce qu'on prendra.
J'acquiéssai et m'enfonçai dans les rayons. Ça faisait longtemps que je n'étais pas venu et un nombre important d'ouvrages intéressants étaient sortis durant cette période. Je les pris donc tous et après avoir épuiser les ressources en nouveautés du magasin, je commençai à les trier par ordre de préférence sachant pertinemment que ma Némésis n'accepterait jamais de prendre autant de livre. Ne le voyant pas arriver je décidai de partir à sa recherche.
Je le trouvai, assis à une table, semblant perdu dans ses pensées. Je m'approchai, il m'entendit et il se tourna vers moi.
- Tu as fini ?
- Oui et toi ?
- Depuis longtemps... Ils n'ont pas les livres qu'Hermione cherche.
- Pourquoi n'es-tu pas venu me chercher alors ?
- Tu avais l'air d'apprécier de te perdre dans les rayonnages… Je ne suis pas cruel au point de te priver d'une distraction que tu n'as pas eu depuis longtemps.
Je le regardai stupéfait.
- Tu veux dire que tu as fait ça pour ne pas me déranger ?
- C'est à peu près l'idée.
- Je ne te comprendrai jamais Potter… Quelle partie du mot ennemi n'intègres-tu pas ?
- Tu n'es pas mon ennemi Malfoy. Voldemort l'était, pas toi.
Je frémis à l'entente de ce nom, je ne m'y habituerai décidément jamais…
- Toi, tu es… Il réfléchit un instant, puis ses yeux se voilèrent montrant qu'il était de nouveau dans ses pensées.
Je tournai la tête et vis alors un livre qui m'avait échappé jusque là.
C'était un ouvrage extrêmement connu et ancien, traitant des potions. Son auteur était un illustre inconnu dont le nom s'était perdu au fil du temps, mais comme on dit : « seul les écrit restent ». Ce livre regroupait l'ensemble des potions les plus sécrètes et difficiles à fabriquer du monde, il avait été tiré à moins d'une vingtaine d'exemplaire dont au moins la moitié avait disparue de la surface de la Terre.
Je le fixai avec envie, les yeux brillants. Je n'avais jamais vu un livre aussi bien protégé. Je risquai un œil vers le prix, tout simplement exorbitant. Bon, bien sûr, minime comparé à la fortune Malfoy, mais inaccessible pour le commun des mortel, tout comme ma fortune d'ailleurs… Jamais Potter n'aurait accepté de dépenser autant d'argent pour moi… Je n'étais même pas convaincu qu'il ait autant d'argent pour lui de toute façon…
- Ce livre te plait Malfoy ?
- Bien sûr Potter, il plairait à n'importe qui portant un tant soit peu d'intérêt aux potions…
- Je n'en doute pas. Il se dirigea vers le livre et se pencha sur le prix. Je comprends maintenant pourquoi il te plait… Il doit être rarissime vu son prix. Rajouta-t-il avec un sourire. Je suis désolé Malfoy mais tu devras t'en passer pour l'instant, mais peut-être auras-tu l'occasion de l'avoir un jour… bon montre moi un peu ce que tu as trouvé.
Je lui désignais une trentaine de livres qui se trouvaient sur la table. Il n'eu aucune réaction. Il les prit et se dirigea vers la caisse.
- Euh… Potter… Tu n'en enlèves pas ?
- Non, à vrai dire, je pensai que tu en prendrais plus…
- Tu devrais au moins les regarder Potter, imagine que je cherche un moyen d'échapper à ma peine…
- Et bien tu chercheras, mais tu ne feras rien.
- Potter, insinuerais-tu que je n'en sois pas capable ? Dis-je d'une voix menaçante.
- Non Malfoy, je dis juste que tu ne feras rien…
Le pire c'est que je savais qu'il avait raison, je ne tenterai pas de fuir réellement. Je suis trop lâche pour ça. Je ne dit pas que je ne l'aurais pas fait ma situation avait été vraiment invivable, mais ce n'était pas le cas et si je devais choisir entre ma condition et Azkaban autant rester tranquille…
A peine étions nous sortis que les journalistes nous assaillirent à coup de flashs et de questions. Ils formaient une masse compacte impossible à traverser. Potty leva les yeux au ciel, il semblai légèrement énervé, en effet, seule la petite rue par laquelle nous étions arrivés permettait de transplaner et le manoir Black était situé à l'autre bout de la ville. Autant dire qu'il était impensable de rentrer à pied avec cette horde de vautours affamés autours de nous.
Potter sorti sa baguette entraînant un mouvement de recul parmi la foule qui se calma quelque peu.
Il invoqua alors un balais, le dernier modèle : « foudre blanche » (nda : désolé pour le nom, je suis vraiment pas inspirée…). J'étais très impressionné, faire apparaître une tasse de thé est à la porté du premier imbécile venu, ayant un tant soit peu de pouvoir magique bien sûr. Mais c'est un objet de petite taille, sans aucune magie. Invoquer un objet magique est déjà réservé à une élite, mais le Balafré doit être le seul à pouvoir en faire apparaître un aussi grand et aussi complexe. Je restai cependant sceptique, je n'avais devant moi qu'un seul balai, or nous étions deux. Soit l'un de nous restait sur le chemin de traverse, soit nous devions monter à deux dessus.
Potter est peut-être un excellent attrapeur, mais sa manière de voler est totalement suicidaire et il ne doit d'avoir évité la mort qu'à une chance extraordinaire. Cette chance peut s'appliquer lorsqu'il est seul, mais pas à deux… La seule solution pour sortir vivant de cette séance de vol était qu'il me laisse diriger, or ça ne pouvait pas arriver… Nous parlons de Potter. Je commençai donc sérieusement à être anxieux, quand ma Némésis me tira de mes pensées.
- Monte devant, je monte après, je t'indiquerai le chemin… Mais s'il te plait dépêche toi, ils ne vont pas tarder à comprendre où nous allons.
Je restait interdit, Potter me proposait-il vraiment de conduire ? Voyant mon incompréhension, il me poussa vers le balai et à peine étais-je installé qu'il monta derrière moi et le fit décoller.
- Monte plus haut et continue vers l'Est, pendant ce temps je m'occupe des journalistes.
Je fis ce qu'il me demandait appréciant à sa juste valeur l'incroyable sensation de conduire le balai le balai le plus performant du monde et après quelques minutes il me dit.
- C'est bon, ils ne nous retrouverons pas.
A ce moment là, une violente rafale de vent nous secoua et je senti les bras de Potter entourer fermement ma taille.
- Potter on peut savoir ce que tu fais ?
- Je m'accroche Malfoy. Je préfèrerait éviter de tomber de cette hauteur… Je ne pense pas pouvoir y survivre malgré ma chance légendaire en Quidditch comme tu aimes à le dire… Et je ne veux pas dire, mais c'est moi qui suis sensé être dangereux sur un balai, pas toi… Or c'est toi qui viens d'essayer de m'éjecter.
- Potter tu es un idiot… Marmonnai-je alors. Il n'y a plus de danger, lâche moi !
- Non Malfoy, tu arriverais à me tuer…
Je secouai la tête et me concentrai de nouveau sur notre destination, le Balafré toujours accroché à moi. J'eu l'impression que ses bras me serraient plus fort à certains moments, sans aucune raison. Si j'étais mal à l'aise au début de ce vol (avouez qu'il est légèrement perturbant de se retrouver dans les bras de la personne qui est sensé vous haïr le plus), je me détendis petit à petit et me surpris à penser que cette position était très agréable. En effet, l'altitude élevée à laquelle nous volions rendait la température extrêmement basse, pourtant ces bras ma tenaient chaud. Je me sentais protégé pour la première fois de ma vie, personne ne s'était jamais vraiment préoccupé de moi, je n'avais jamais été en sécurité, que ce soit chez moi ou chez les Serpentard. Imaginez le choc quand j'ai réalisé que le seul endroit où je me sentais bien était les bras de Potter, qui me serrait contre lui comme si sa vie en dépendait.
- Malfoy, as-tu l'intention de t'enfuir sur ce balai en m'emmenant avec toi ? Je reconnais que c'est très romantique et que ça me touche beaucoup, mais j'étais persuadé que tu aurais préféré quelqu'un d'autre que moi.
Je sursautai, comment pouvait-il dire de telles choses ? Le balafré était définitivement fou…
- Potter peut-on savoir ce qui te fait dire de telles atrocités ? Moi, m'enfuir avec toi ? Dans quel cauchemar veux-tu me plonger ?
- Ce n'est qu'une simple supposition… On a dépassé Squarre Grimmaurd depuis 10 minutes…
Je réalisai alors que la chaleur des bras de ma Némésis m'avait totalement déconcentré. Je rectifiai notre trajectoire rouge de honte.
A suivre…
