Hello?

Désolée du retard, mais mieux vaut tard que jamais non?

Enfin, je n'ai aucune excuse mais je vous remercie de ne pas m'avoir oublié et d'avoir continué à review, favorisé (je ne suis pas sûre que ce mot existe mais bon) et suivie.

Alors, je ne répondrait pas à vos review individuellement mais je vous remercie tous très chaudement! MERCI BEAUCOUP

Que dire d'autre, les personnages ne sont pas à moi mais à J.K. Rowling.

J'espère que vous aimerez !

Repère, une lune environs 28 jours.

Donc un an est environs 13 lunes.

Masse d'un Gallion : 7.5g


Chapitre 9 : Jalousie, Amour, Amitié

C'était la deuxième fois qu'Harry se réveillait, la bouche pâteuse, un marteau piqueur dansant la lambada dans sa tête et dans un endroit tout à fait inconnu. Cependant, contrairement à la première fois, les deux yeux qui le fixaient lui indiquait qu'il était avec son amour et non attaché à un mur. Drôle de comparaison de situation tout de même. D'après la texture douce et confortable sur laquelle il était allongé, il n'était pas non plus sur le sol. Il fit un sourire rassurant au blond qui semblait sur le point de piquer une crise et bien trop inquiet. Ce dernier lui sauta alors dans les bras, lui tirant un petit cri. Quelque chose le dérangeait et lui faisait mal dans le dos.

Ce ne fut qu'après quelques réflexions qu'il se souvint des anciens événements et donc de sa blessure à l'aile et du sang qu'il avait perdu.

« Tu vas mieux. » déclara avec soulagement le blond qui le touchait un peu partout pour confirmer ses dires.

« Et je te comprends, quoi de mieux ? » rajouta Harry avec un doux sourire se laissant faire car trop faible pour résister.

Cependant, il ne s'attendait pas à ce que le regard du blond se glace et qu'il lui déclare :

« Tu n'aurais pas frôlé la mort, nous n'aurions jamais eu un tel problème de communication. » il reprit la voix tremblante. « Il faut vraiment être dans un état proche de…, pour que les colliers ne fonctionnent plus. Heureusement que Llioo nous a prévenu. Tu aurais pu te vider de ton sang sans que nous ne nous en rendions compte ! » lui reprocha-t-il tout en le serrant davantage dans ses bras, plongent sa tête dans son cou.

« Je suis désolé. Mon esprit était très embrouillé, je ne voulais qu'une chose, te retrouver et j'ai complètement fait l'impasse sur la douleur. Je suis désolé Draco. » expliqua-t-il avec douceur alors qu'il caressait les longs cheveux du Sirein.

Ce dernier acquiesça dans sa nuque, laissant quelques larmes lui échapper. Harry entoura alors sa taille de son deuxième bras et le serra davantage contre lui, lui montrant qu'il était là, vivant.

« Llioo ? » reprit Harry.

« Ton ami sphinx. Il savait que les blessures que tu avais reçu étaient graves et comme tu lui avais sauvé la vie, il t'a conduit jusqu'à une personne capable de te sauver, ton compagnon. Moi. » expliqua le Siren ne détachant toujours pas sa prise.

« Il faudra que je le remercie. » dit-il sous le regard étonné du Siren. Voyant cela, il fronça les sourcils et s'enquit : « Et bien quoi ? C'est de coutume. »

Le blond le fixa un instant avant de lever les yeux aux ciels et de secouer la tête. Il s'éloigna alors du brun, lui laissant de l'espace pour se mettre dans une position plus confortable. Harry en profita pour se relever avec difficulté et s'asseoir. Finalement, il lança un regard curieux au blond qui décida de s'expliquer :

« Les hommes et les créatures magiques n'ont pas les mêmes coutumes. » fut la seul chose qu'il dit avant de rajouter des oreillers dans le dos du brun afin qu'il ne force pas sur ses muscles encore engourdis.

« Je croyais que le respect était d'or chez vous. » fit-il remarquer tout en se calant confortablement.

« Le respect et l'honneur. » corrigea le blond. « Llioo avait une dette en vers toi puisque tu l'as épargné et que tu l'as aidé à sortir de la grotte. Ainsi, en te sauvant la vie, il te la rembourse. En le remerciant, tu ne fais que de nouveau lui octroyer une dette. »

« Je… crois comprendre. » acquiesça le brun tout en se passant une main sur le visage.

Les uses et coutumes des créatures magiques étaient bien plus compliquées que celle des sorciers et toutes les subtilités lui échappaient. Heureusement que Draco était avec lui, il lui évitait de faire des bêtises. Finalement, l'esprit de nouveau clair et la douleur moins radiante que son corps lui imposait lui permirent de commencer à se poser des questions. Pourquoi justement était-il dans un état pareil ? Il avait bien compris que les elfes n'avaient pas dû apprécier sa venue sur leur territoire. Après tout, il était sorcier, mais aucun des habitants ne pouvaient le savoir. Enfin, avant qu'ils ne l'aient assommé et aient vu sa baguette. Enfin, comme ils ne la lui avaient pas pis il avait des doutes.

Alors il se tourna vers son compagnon qui avait le regard fuyant. Ce dernier lui cachait des choses. Harry fut légèrement agacé lorsqu'il s'enquit :

« Que m'est-il arrivé ? »

Draco qui avait tourné la tête vers lui au son de sa voix, se mit à fixer le plafond après avoir compris sa phrase. Harry en fut davantage irrité. Le blond se tourna de nouveau vers lui et expliqua :

« Tu as perdu énormément de sang avec la blessure à la tête que tu as eu et encore plus lorsqu'on t'a coupé à l'aile droite. Tu étais dans un état d'anémie très avancé. Tu as dormis six jours avant de te réveiller pour la première fois, délirant. Puis de nouveau tu es resté inconscient six jours. Maintenant, tu es sorti d'affaire. » déclara-t-il avec soulagement.

A ses mots, Harry fut très surpris. Il savait qu'avec la magie, les guérisons allaient plus vite que celle moldus. Cependant, il savait que ce n'était pas aussi rapide. De plus, n'ayant l'expérience que de l'infirmerie de Poudlard, il fut étonné que le médecin –ou n'importe comment on l'appelait alors- ne soit pas venu le voir alors qu'il était enfin réveillé. Choisissant d'évité le sujet qui semblait mettre Draco mal-à-l'aise, il continua :

« Qui est celui qui m'a soigné ? »

Le blond fronça les sourcils dans une mimique que parvint à traduire Harry comme de l'incompréhension.

« Les elfes n'ont pas semblé être mes amis jusqu'à maintenant donc…. » insinua-t-il espérant que le blond comprenne son cheminement de pensées.

« C'est moi qui t'es soigné Potter ! » rétorqua le blond vexé.

« Toi ? » reprit le brun incrédule.

Le Siren acquiesça tout en soupirant. Harry adorait le voir s'agacer à devoir s'expliquer. Il masqua le sourire qui naissait sur ses lèvres et reprit son sérieux lorsque son vis-à-vis commença.

« La santé est quelque chose de primordial à la vie. » déclara-t-il d'un ton docte toute en passant une main sur l'aile blessé du brun. « Nous sommes des milliers de créature sous-marine à réfléchir au moyen de vous éviter sans nous révéler et pourtant vous arrivez toujours à nous blesser un nombre incalculable de fois. » dit-il avec colère et mépris. « C'est à cause de cela que notre médecine est aussi pointue et efficace. Dans l'océan nous n'avons que peu de temps avant qu'un nouveau prédateur ne nous attaque. Alors, pour survivre, nous avons mis au point des techniques rapides et opérantes. Bien sûr, si seulement une poignée de Siren connaissait ces dernières, cela serait inutile, puisque la plus part du temps lorsque nous sommes blessés, nous le sommes seuls et loin de nos eaux. » expliqua-t-il serrant les dents.

« Alors chaque Siren est docteur. » comprit Harry.

Le blond pencha la tête sur le côté avant de la secouer de droite à gauche et de lancer d'un ton pinçant et agacé :

« Je ne sais pas ce qu'est ''docteur'' mais nous savons tous comment sauver des vies. »

Le brun acquiesça doucement tentant par ce geste d'apaiser le blond qui semblait plein de mépris envers le peuple humain à ses pensées. Il attendit patiemment un petit moment et, voyant que le Siren semblait de nouveau calme, il continua son investigation, posant la question de telle sorte que le blond ne puisse y échapper cette fois :

« Et donc, pourquoi avais-je une commotion et un plaie au crâne, attaché à un mur dans un grotte, gardé par un sphinx, ennemie mortel de tout sorcier ? »

Le visage du blond perdit toutes couleurs –enfin le peu qu'il possédait déjà- avant de prendre une teinte rouge écrevisse. Il était drôle de voir un être aussi prétentieux perdre toute sa prestance face à une petite, mais néanmoins essentielle, question. Harry s'amusa de son embarras quelques secondes avant que sa curiosité ne reprenne le dessus et qu'il complète :

« Je ne réagirait pas mal. » Puis, voyant que le blond posait un regard peu sûr sur lui, il rajouta d'une voix douce : « Je veux simplement comprendre, Draco. »

Le Siren sembla peser la sincérité du brun avant de faire un léger hochement de tête et de reprendre contenance. Il se souleva alors et ce ne fut qu'à cet instant que Harry remarqua où il se trouvait. Le lit dans lequel il se prélassait était situé sur une rive de la rivière. Le ciel était bleu mais une petite toile blanche tendu au-dessus de sa tête par il ne savait qu'elle miracle le protégeait du soleil. Surpris au premier abord, il secoua imperceptiblement la tête lorsqu'il se rappela que Draco n'était pas censé pouvoir sortir de l'eau et donc qu'il était logique qu'il soit lui-même dans la rivière.

« Aracha a donné des ordres. » avoua le blond le sortant de ses pensées et arborant de nouveau cet air fier.

« Oui, je n'avais pas le droit de t'approcher. J'en ai entendu parler. Mais pourquoi ? » s'enquit Harry alors qu'il se redressait voulant bouger un peu.

« Il… Il espérait me retrouver. » déclara le Sirein.

« J'espère bien qu'il souhaitait te revoir ! » rit le brun face à cette déclaration incongru.

Le blond lui lança un regard de pure haine avant de froncer les sourcils.

« Quoi, qu'ai-je fait ? » s'enquit Harry perturbé face à cette animosité soudaine.

« Tu es... » commença Draco avec hargne, avant qu'il ne penche la tête sur le côté et que son regard s'adoucisse de nouveau. « Tu n'as pas compris. »

« Compris quoi ? » s'enquit Harry qui avait l'impression de parler un langage de sourd.

« Il voulait s'unir à moi, imbécile ! »

Le sorcier mit un petit moment avant de comprendre les paroles du blond. Il se redressa rapidement, un léger tournis lui prit. Draco vint pour le soutenir et le forcer à se recoucher sur les coussins. Il se laissa faire tout en lui attrapant l'avant-bras.

« C'est une blague j'espère ! » demanda Harry d'une voix un peu roque.

« Harry. » tenta de l'apaiser Draco en plissant les yeux.

« Non, il voulait m'évincer. Sait-il au moins les conséquences que cela aura pour toi ? »

Draco ouvrit la bouche et pencha légèrement la tête sur le côté avant de la secouer en signe de négation. Le brun soupira, relâcha légèrement la prise qu'il avait sur le blond avant de passer son autre main dans ses cheveux et de la poser dans son cou. Il exerça une légère pression afin de lui faire baisser la tête pour l'embrasser.

« Tu ne le savais pas. » annonça Harry sûr de lui.

Draco acquiesça tout de même et cela lui obtint un sourire du sorcier.

« Bien, il faudra que nous mettions les choses aux points, lui et moi. » annonça-t-il avec un soupçon de colère dans la voix. « Mais pour toi, nous allons sûrement trouver un arrangement.

« Je l'espère, Aracha est comme un frère pour moi. Je n'aurais jamais imaginé qu'il puisse réellement vouloir cela. » avoua Draco. « Je savais qu'il tenterait de me retrouver pour que j'ai au moins un prétendant mais je ne pensais pas qu'il me voulait. » expliqua le blond.

Harry secoua la main pour dire qu'il réglerait le problème par la suite. Le Siren lui expliqua alors que le conseil des sages des elfes avaient accepté de les héberger et étaient stupéfait de sa réussite à sortir de la prison aux épreuves. Il les avait fortement impressionnés et ils s'excusaient pour l'enfermement et l'attaque dont il avait fait preuve.

« Je suppose que je ne peux pas ne pas accepter les excuses ? » s'enquit-il rapidement.

« Non. » répondit sèchement le blond en croisant les bras sur sa poitrine. « Tu ne peux pas ! Pourquoi le voudrais-tu ? »

Harry s'enfonça dans ses coussins avant de passer une main perdue dans ses cheveux qui se remirent immédiatement en désordre. Il soupira avant de planter ses yeux dans ceux du blond.

« Parce que je ne les pardonne pas de m'avoir attaqué et blessé sans aucune raison. » expliqua-t-il.

« Ils se sont excusés. Ils ont compris leur tords. » lui rappela son compagnon.

Le sorcier eut un sourire incrédule avant de secouer la tête. Il baissa les yeux sur ses mains un instant, cherchant ses mots avant de la relever avec détermination.

« Ma famille m'a enfermé dans un placard à balais jusqu'à mes 12 ans. Il me faisait faire les corvées, m'empêchait de sortir, me maltraitait, ne me nourrissait pas. Ils ont même mis des barreaux à ma chambre. » dit le brun.

« Je sais, je m'en souviens. Je ne vois pas le rapport. » bégaya légèrement Draco en plissant les yeux.

« S'ils m'avaient demandé pardon, j'aurais dû accepter ? »

Le blond allait rétorquer mais referma la bouche devant le regard haineux qu'affichait Harry. Ce dernier le regarda incrédule avant de reprendre.

« Tu te fiches de moi ? »

« C'est ainsi, on ne peut pas laisser un autre être dans le pardon. » annonça-t-il. « Si tu rabaisse ta fierté au poing de demandé pardon alors il faut que l'on te pardonne. L'acte de la demande est déjà une preuve de sincérité en soit. »

« Pas chez les humains. On demande pardon pour tout est n'importe quoi. On s'excuse pour avoir éternué Draco ! » s'exaspéra le brun.

Draco l'observa avec surprise avant de se détacher du lit et de se détourner de lui. Il plongea dans l'eau sans un regard dans sa direction et partit. Harry soupira avant de s'enfoncer encore plus dans ses coussins. Il posa son avant-bras sur ses yeux et soupira de nouveau. Qu'est-ce qu'il avait encore fait ?

Il resta dans cette position assez longtemps pour que son aile ne commence à lui faire mal. Il avait besoin de se dégourdir les jambes et sentait qu'il devait bouger les ailes. Alors il s'assit sur le rebord du lit. Son abdomen le fit souffrir un instant. Il se soutint de ses mains en appuyant sur le lit et se leva. Il tangua légèrement, sa tête le faisant légèrement souffrir mais cela allait. Il fit quelques pas sur l'herbe fraiche, les pieds nus savourant le contacte, et se dirigea vers quelques buissons.

Ce fut à cet instant qu'il aperçut le sphinx qui lui avait sauvé la vie. Il s'avança vers ce dernier qui baissa la tête en guise de salut. Il en fit de même. Il passa une main sur la crinière du sphinx et ce dernier se rapprocha entourant ses jambes de sa queue. Harry en eut un sourire avant de s'accroupir. Le sphinx l'aida dans son mouvement.

« Alors tu t'appelles Llioo ? »

Le sphinx acquiesça.

« Je ne dois pas te remercier. Je ne comprends pas pourquoi. Alors je ne le ferais pas, mais le sentiment y est. » déclara-t-il espérant qu'il ne s'agisse pas réellement d'un remerciement

Llioo le fixa un instant avant de déclamer :

« Qui est celui qui ne connait pas la douleur mais qui est transpercé de part en part ? »

« Celui qui culpabilise ? » tenta Harry totalement incapable de réfléchir correctement et de penser à autre chose.

Pourtant, le sphinx hocha de la tête et se cala contre lui, lui servant de coussin. Le brun lui caressa la croupe avant de se relever avec son aide. Il se tint sur ses jambes et tenta de mouvoir ses ailes. Celle de droite lui renvoya un pincement de douleur mais il continua. Les mouvements s'accélérèrent et il se sentit décollé toujours accompagné du Sphinx qui lui aussi avait commencé à battre des ailes. Harry se sentait libre, comme lorsqu'il était sur son balais. Au bous d'un certain temps, il se détacha de Llioo et commença à virevolter, il allait plus vite, restant tout de même au-dessus du lit prêt de la rivière. Il allait plus haut, descendait en piqué. Il se sentait bien, la douleur laissait place à l'adrénaline.

Il joua avec le Sphinx, ria en le coursant. Il voilait avec de plus en plus d'aisance, souriait et riait. Llioo ne le lâchait pas du regard et lorsque son aile commença à devenir une contrainte, il ralentit, tentant de rejoindre le sol. Le Sphinx l'aida à l'atterrissage. Il s'assit immédiatement et Llioo s'enroula autour de lui.

Lorsqu'il releva la tête ce fut pour tomber sur des elfes la bouche ouverte et les yeux ronds. Draco lui avait un regard assez dilaté. Harry hésitait contre de l'excitation et de l'envie ou de la colère. Connaissance sa chance, il allait certainement se faire passer un savon. Il soupira et se releva aidé de son nouvel ami. Il se rapprocha des elfes et du Siren.

« Que puis-je pour vous ? » s'enquit-il avec, il l'espérait, le moins d'ironie possible dans la voix.

« Nous souhaiterions que vous compreniez nos actes et que vous nous accordiez votre pardon. Nous regrettons réellement votre état actuel et espérons que vous accepterez que nous vous hébergions et que nous soyons en paix. » expliqua un vieil elfe.

Il y avait en tout quinze elfes. Les douze vieux sages étaient là. Les trois autres étaient plus jeunes et étaient vêtus de robe. Il fronça les yeux en reconnaissant les gardes qu'il avait affrontés lorsqu'il était sorti de sa prison. Il en manquait un. Certain semblait être blessé et il se souvint que c'était de sa faute.

« Je suis désolé de vous avoir blessé. Je ne comprenais rien et vous me menaciez… » Harry fut interrompus par un des gardes qui levait une main en l'air.

Il se rapprocha accompagné des deux autres en se courba. Il avait de long cheveux blonds cendrés et des yeux bruns.

« Ne vous inquiétez pas. Nous ne vous en tenons pas rigueur. » annonça-t-il d'une voix posé. « Je me nomme Gliel. »

« Dlial. » déclara le garde à sa gauche en se courbant à son tour.

Ce dernier était plus grand et plus musclé que le premier. Ces yeux étaient d'une étrange couleur violette et ses cheveux tiraient plus vers le bleu qu'aucune autre couleur.

« Oviel. » Annonça alors le troisième garde.

Ce dernier avait des cheveux noirs et des yeux incroyablement clairs. Sa peau était plus foncée que celle des autres. Il était svelte et assez grand. Ce qui attira sa curiosité était le regard non-avenant qu'il lui lançait et le fait qu'il ne s'était pas courbé. Cela lui accorda un regard réprobateur de la part de tous les autres elfes et il soupira avant de s'obtempéré.

« Enchanté, Harry Potter. » rétorqua Harry en se courbant à son tour avant de continuer plus inquiet : « Comment va votre collègue ? »

« Notre quoi ? » demanda Dlial avec incompréhension.

« L'autre garde, vous étiez bien quatre, non ? »

« Vous vous inquiétez pour Arisiol ? » demanda surpris Oviel qui portait maintenant vers lui un regard un peu plus avenant.

« Bien sûr, j'espère que je ne l'ai pas blessé trop gravement. » expliqua-t-il en se frottant la nuque.

« Arisiol n'est pas disponible. Il était requis auprès du roi. » expliqua Gliel.

Harry acquiesça avant de soupirer et de se tourner vers les membres du conseil qui le regardait avec attente et espoir. Il fixa Draco qui attendait avec impatience sa réponse mais qui le regardait déjà avec tendresse. Il avait les bras croisé sur le rebord de la rive et la tête posée dessus ses derniers. Sa queue battait la mesure dans l'eau avec confiance.

« Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas rancunier. Je ne vous en tiens pas rancune, et espère que je ne vous agacerai pas trop le temps de ma visite. » avoua-t-il en se frottant la nuque de nouveau.

Cela lui valut un petit rire de Draco et un sourire bienvenu des sages. Les trois gardes le regardaient avec une sorte de préméditation dans les yeux. Il ne s'en inquiéta pas pour le moment et se rapprocha du blond. Les sages se retirèrent ainsi que les gardes lorsque le blond le força à rentrer dans l'eau en lui tirant le bras.

« Je suis fier de toi. » annonça-t-il en l'embrassant.

Finalement, Harry avait peut-être plus de chance que ce qu'il pensait.

Il passa un jour de plus interdit de vol et de marche. Il n'avait pas le droit de sortir de son lit. Draco lui avait réellement passé un savon après qu'il ne l'ait embrassé. Durant la semaine qui suivit, les quatre gardes avec lequel il s'était battu à son arrivé lui firent découvrir la ville et la cité des elfes. Harry n'en avait eu qu'un bref aperçu lorsqu'il l'avait traversé avec le Sphinx et n'avait pas pu apprécier la splendeur de l'endroit. Tous les elfes étaient très aimables et accueillants. Ils lui parlaient comme s'il était l'un des leurs et Harry se sentait de plus en plus à l'aise. Son seul regret était qu'il ne pouvait le faire avec Draco qui ne se sentait pas capable d'annoncer sa condition aux elfes. Aracha n'avait toujours pas fait son apparition et Harry en était plutôt heureux.

Dlial, Arisiol, Oviel et Gliel étaient devenus ses amis. Arisiol était assez musclé et petit, ses yeux étaient tout aussi cendrés que ses cheveux. Il apprit à les connaitre rapidement. Dlial était chef d'une section de la garde et en était très fier puisqu'il était assez jeune. Il était assidu au travail et très joueur. Gliel, lui, était toujours à une blague près mais ne pensait qu'au sport. Oviel était assez nerveux et prenait toute remarque au pied de la lettre. Il était tout à fait l'opposé de l'idée qu'on pouvait se faire sur le calme olympien d'un elfe. Arisiol, lui, avait paru suspicieux la première fois qu'il l'avait vu. Se demandant tout autant qu'Harry pourquoi ils venaient lui proposer de se joindre à eux pour une visite en ville mais il se révéla rapidement doux et avenant. Le sorcier découvrit que Oviel et Arisiol entretenaient une relation et que s'était pour cela qu'Oviel n'avait pas l'air avenant lorsqu'ils s'étaient présentés.

Harry n'avait bien sûr pas oublié Ron et Hermione et gardait contact avec eux à l'aide d'Hedwige. Il avait aussi envoyé une lettre à Sirius afin qu'il ne découvre pas sa disparition par un mauvais hasard. Ce dernier s'était énormément inquiété de ne pas avoir eu de nouvelle mais après qu'il lui ait expliqué avoir trouvé son âme-sœur chez les moldus, Sirius n'avait pas vraiment insisté, le taquinant juste sur la fameuse fille. Bien sûr, il n'avait rien dit sur les elfes et Draco et s'en voulait de mentir ainsi mais il n'avait pas le choix et ne voulait pas les inquiéter. Tous pensaient qu'il était chez les Dursley et s'était le principal.

Draco discutait avec les sages et apprenait. Parfois Harry participait aux leçons. Des elfes l'avaient soigné avec leur propre méthode et avaient réussi à totalement le guérir, lui permettant même de ne plus avoir besoin de ses lunettes. Rapidement, les quatre gardes lui proposèrent de participer aux entraînements de la garde et Harry en fut assez heureux. Il se dépensait physiquement et gagnait en musculation. Llioo était toujours à ses côtés. Draco lui avait expliqué que le Sphinx lui était maintenant loyal et qu'il le seconderait toujours. Harry en avait été surpris mais n'aurait sûrement rien pu y faire, comme avec Dobby. Alors parfois il s'en allait voler avec lui, jouant et faisant la course. Les quatre gardes voulurent même se battre contre lui alors qu'il volait.

« Que fais-tu ? » s'enquit Harry alors qu'il plongeait dans l'eau, se rafraîchissant d'une séance d'entrainement et entourait le blond par derrière, plongeant sa tête dans son cou.

Ce dernier renifla avant de le repousser.

« Tu sens extrêmement mauvais. » commenta Draco sous le regard désolé du brun avant de lui montrer les feuilles qu'il tenait dans les mains. « Ils m'ont demandé conseil sur les prochaines engagements entre nos peuples. » avoua le blond légèrement triste.

« Tu devrais en être heureux, si eux considèrent que tu es toujours l'héritier de ton peuple même si tu m'as choisis, alors cela nous donne plus d'espoir pour que ton propre peuple l'accepte, non ? »

« Oui, mais… » voulut le contredire Draco avant de se taire. « Tu as peut-être raison, mais ai-je encore le droit de donner des conseils tant que je n'en suis pas sûr ? » s'enquit-il avant de baisser les yeux sur les papiers.

Harry lui prit les feuilles des mains avant de les poser sur la terre ferme et de reprendre le blond dans ses bras. Il s'enfouit sous l'eau jusqu'au menton pour éviter de déranger l'odorat du blond qui se lova contre lui entourant ses jambes de sa queue.

« Tu es toujours qui tu étais avant. Tu as toujours la capacité de les conseiller. » lui murmura-t-il à l'oreille.

« Dit celui qui est en bonne voie pour devenir un garde de la cité des elfes. »

Harry en rit avant d'embrasser le blond qui les submergea totalement.

Deux autres semaines se succédèrent, Harry en apprenait de plus en plus sur les elfes et sur leur coutume. Il apprenait les secrets de leur magie mais aussi de leur art de combat. Draco et lui se rapprochaient de plus en plus et il en était assez heureux. Une fois, ils avaient réussi à s'éloigner assez pour que le blond sorte de l'eau et qu'il les emmène voler tous les deux. Ces ailes s'étaient assez renforcé pour qu'il puisse porter jusqu'à quatre personne. Il avait testé avec les quatre gardes qui avaient découverts, pour Dlial et Arisiol, qu'ils avaient le vertige et, pour Oviel et Gliel, qu'ils adoraient voler et surtout la vitesse.

Le brun n'avait jamais été aussi insouciant. Peut-être le jour où il était arrivé à Poudlard. Cependant, là il se sentait libéré, soutenu. Il n'avait eu aucune vision de Voldemort et s'en sentait soulagé. Il dormait bien et mangeait à sa faim. Il avait déjà pris quelques centimètres. Il avait un merveilleux petit-ami et des amis vraiment sympathiques avec lesquels il s'amusait énormément, se battant tout aussi sérieusement avec une épée qu'avec de l'eau.

Ils étaient d'ailleurs au bord de la rivière, Draco discutant avec Oviel, Arisiol et Gliel et Harry se battant avec Dlial sur la terre ferme et dans les air, Dlial chevauchant Llioo que Harry avait réussi à convaincre. Le brun allait l'emporté lorsqu'un elfe arriva et le perturba, laissant Dlial lui couper légèrement le bras à l'aide de son épée. Le sorcier rassura Dlial d'un signe de tête et lui signala la fin de leur échange. Lorsqu'ils atterrirent, Harry aperçut le nouvel elfe s'avancer vers Draco et le prendre dans ses bras. Il vit rouge et se rapprocha rapidement, prêt à l'éloigner de son compagnon lorsque Dlial le stoppa, posant sa main sur son épaule.

« C'est Aracha. »

A SUIVRE…


Voili Voilou, vous en apprendrez plus sur les elfes dans le prochain chapitre.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!

A bientôt !