Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Policier/ Tranche de vie.

Lectrice 01 : Arlia Eien.

Acteurs : Heero, Duo, Wufei, Lady Une, Trowa, Catherine, Hilde, Quatre, Marie-Meiya, Zechs, Lucrézia, Dorothy. En personnage original récurrent : Kay Louis

Note de l'auteur : Fic inspirée par la chanson de Florent Pagny du même titre.


Chapitre 10


Vendredi

Une semaine de plus d'écoulée, une semaine à ne rien faire, à part la lecture de « L'Univers », à prendre des notes. Sa vie était répétitive, ce n'est pas tellement ça qui gênait Heero, c'était surtout d'être inutile.

Le seul moment où il est bien dans sa peau, c'est quand il lit la revue et qu'il avance dans ses prises de notes. Là, il a l'impression d'être vivant, de se raccrocher à la vie. Le reste, c'est seulement pour ne pas devenir fou. Depuis qu'il s'est créé un but, il se sent un rien mieux. Il va tout mettre en oeuvre pour découvrir qui est derrière toutes ses reconstructions d'usines d'armement de destruction massive. Il va continuer l'enquête personnelle qu'il faisait quand il était libre. Cependant sans son portable, le net, il va avoir très dur d'y arriver, pourtant, il lui faut un objectif, une raison de rester compétitif.

Les néons UV s'allume, il est midi, Heero dépose son livre afin de préparer son repas. Il va se faire de la purée avec le reste de la conserve de pommes de terre avant qu'elles ne soient mauvaises ainsi qu'un peu de thon et de la compote.

Il prend plaisir à cuisiner, surtout parce que ça l'occupe. Lui qui a toujours fait des repas à la va-vite pour ne pas perdre du temps en cuisine. Là, il essaye de nouvelles recettes, il prend le temps de se faire un bon petit plat avec les maigres aliments qu'il reçoit. D'un autre côté, il préfère recevoir toute son alimentation en conserve, que de s'inquiéter qu'on puisse l'empoisonner ou le droguer.

Tout en cuisant ses pommes de terre, il se sent un peu stupide de penser comme ça parce que si son ravisseur avait voulu lui faire du mal, il y a longtemps que ça aurait été fait. Son incarcération actuelle n'a rien à voir avec les prisons d'OZ, rien à voir avec celles de la deuxième guerre mondiale. Même s'il estime qu'il était moins bien traité que dans une prison normale : il n'a pas droit à une promenade extérieure, mais sa cellule est spacieuse, ce qui le tue à la longue c'est l'isolement.

Pourquoi n'a-t-il pas le droit à la TV ? Les prisonniers dans une prison normale y ont droit, eux. Yuy soupire, il faut qu'il arrête de comparer, sa prison est celle-ci, sans erreur de son kidnappeur ou aide extérieure, il ne sortira pas d'ici facilement, il doit s'en contenter et faire avec les moyens mis à sa disposition.

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En revenant du travail, Wufei s'arrête devant le commerce au coin de sa rue.

-« Monsieur Chang, voilà votre commande est prête. Il y a les conserves, le lait, la pâte de chocolat et un paquet de biscottes, comme vous l'aviez demandé, le tout pour un total de quinze crédits. » Explique le commerçant en montrant les aliments au fur et à mesure.

-« Pouvez-vous rajouter un paquet de riz ? »

-« Bien sûr, voilà, ça fera seize crédits cinquante cinq cents. »

Le Chinois tend un billet et encaisse sa monnaie avant de partir retrouver Dorothy, cette dernière vient de lui sonner pour qu'il passe prendre les courses en rentrant, qu'ils puissent faire la grasse matinée demain matin, sans devoir se presser pour une fois qu'il est en congé un week-end.

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Zechs est content de sa semaine, même s'il n'a pas encore réussi à savoir sur quel dossier Louis travaille. Lady Une lui a confié un dossier important, le premier. Sa femme travaille sur une mission top secret, c'est la preuve qu'on a confiance en eux.

-« Lucrézia, tu me donnes la liste des courses. J'y vais maintenant. »

Elle arrive rapidement un grand sourire sur les lèvres pour lui tendre ce qu'on lui a demandé.

-« Prends ton temps, je suis fatiguée, je vais m'allonger un peu. »

-« Va ma princesse, je nous achèterai des sandwichs sur le chemin du retour pour le souper. »

Il sort la voiture du garage pour se rendre au centre commercial tout près. Ce n'est pas ce qu'il préfère réaliser, mais c'est vrai que sa compagne a eu une rude semaine.

On n'est pas un gentleman sans faire un peu des sacrifices de temps en temps. Au rayon des surgelés, Zechs prend des épinards, des choux-fleurs, puis il se rend au drink laitage et prend douze litres de lait demi-écrémé. Il y a des choses qu'une femme enceinte doit éviter de porter.

Au rayon des conserves, il remplit son caddy de petits pois et carottes, de raviolis, des haricots, plus un bocal de choux-rouge. Passant de rayon en rayon, Zechs coche tout ce qui est sur sa liste.

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C'est bras dessus, bras dessous, qu'un couple se ballade dans la supérette du quartier.

-« Howard, nous n'avons plus de vinaigre, ni d'œufs. J'ai envie d'une bonne salade aux œufs durs. » Dit une Hawaïenne d'une cinquantaine d'années.

-« Je vais reprendre deux boites de thon, même si c'est bien meilleur le thon frais quand on n'a pas le temps de faire de la grande cuisine, ça passe très bien. »

-« N'oublie pas le seau que tu voulais qu'on achète. » Rappelle-t-elle en partant chercher le thon.

L'homme aux chemises hawaïennes, en choisit un de dix litres et met ses courses dedans. Le gros des autres courses, il les a fait hier en revenant du centre ville où il est allé chercher un pli recommandé.

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Samedi

Une brunette, dans les vingt cinq ans, se déplace rapidement dans les rayons de son magasin, il faut qu'elle soit de retour avant le réveil de son patron et amant. Or Quatre dormait rarement au-delà de dix heures, même le week-end.

Il lui avait remis une liste de courses avec plusieurs choses qu'il lui manquait dans son appartement et qu'il voulait pouvoir bénéficier sans descendre à la cuisine.

Les cuisinières n'avaient pas à savoir qu'il appréciait plus qu'il ne devrait le café. Alors il en avait toujours une réserve soluble dans sa chambre qu'il se faisait avec une bouilloire. Et puis il prisait le saucisson qu'il avait découvert lors de ses déplacements sur Terre.

Si on savait qu'il mangeait de la viande de porc, le personnel crierait au scandale. Alors, Yasmina, comme toutes les semaines, réapprovisionnait son amant de ses plaisirs interdits. Elle, ça lui était bien égal de savoir qu'il n'était pas l'ange que tout le monde croyait. Elle l'aimait tel qu'il était et préférait même le vicieux à l'angelot.

Avec tous ses achats, elle rentre à la résidence Winner, passe par les sous-sols pour ne pas se faire surprendre par le personnel.

Enfin chez eux, Yasmina prépare le déjeuner de son patron, un plateau avec son café, deux croquants beurré et une série de rondelles de saucisson aux noix, aux noisettes, ceux qu'il affectionne au déjeuner.

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Trowa nettoyait les cages des fauves quand Une voiture s'arrête.

-« Trowa ! Trowa ! » Crie Catherine en sortant du véhicule.

Elle revient des courses où elle a fait une partie des achats de son frère.

-« Je suis là. » Dit-il en refermant la porte grillagée pour se diriger vers elle.

-« Je n'ai pas trouvé de concombre en conserve, je t'ai pris un bocal de grand cornichon en lamelle. J'espère que ça te conviendra ? »

-« On fera avec, ce n'est pas très grave. Tu as trouvé le reste ? » Questionne-t-il en se dirigeant vers la voiture pour récupérer ses courses.

-« Oui, oui, le reste c'était plus courant, j'ai repris aussi quelques épices. La dernière fois que j'ai cuisiné chez toi, j'ai vu que tu étais à court. »

Il lui sourit et ouvre la porte de sa roulotte.

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Maxwell se rend dans la cuisine, il a passé la matinée dans les magasins à faire les courses avec Stéphanie. Le couple invite des connaissances de travail de la psychologue à souper au soir.

Pendant que Duo dépose les achats sur le plan de travail, la jeune femme sort le rôti qu'elle veut préparer pour le mettre au four, cette dernière est un vrai cordon bleu.

Devant les armoires ouvertes, Maxwell range les tomates pelées, les conserves de fruits, des ananas en tranche.

-« Ne range pas la conserve de cocktail de fruits, je vais l'utiliser pour faire ma salade de fruits. »

-« Ok, je range les saucisses cocktail ou c'est pour l'apéritif ? » Demande-t-il alors qu'il l'a dans la main.

-« Oui, c'est pour l'apéritif, je vais faire des brochettes avec des rondelles de poivron et des morceaux de fromage. Pourquoi avoir pris des grandes ? Ce ne sera pas beau dans la présentation si on doit les couper en trois. »

-« C'est pour moi, à devoir en acheter, j'en ai eu envie. »

-« Une lasagne ? » Stéphanie fronce des sourcils.

-« Oui, je ne mange pas avec vous, je mange dans ma chambre. »

-« Duo ! Hilde l'a pourtant dit que tu pouvais te joindre à nous. » S'indigne-t-elle devant l'attitude de rejet du jeune homme.

Dès qu'il n'était pas tous les trois, il disparaissait.

-« Je sais Stéphanie, et ça me fait plaisir. Seulement c'est votre vie, vos connaissances. Moi, je serai plus à l'aise dans ma chambre. »

-« Hilde ne sera pas plus à l'aise. Si tu es là pour la soutenir ça lui fera plaisir. » Insiste-t-elle.

-« Je n'ai pas envie de prendre trop de place dans votre vie. » Plaide-t-il.

Stéphanie lui met une main sur l'épaule et lui sourit. Ce dernier rassemble ses courses personnelles dans une caisse en carton qu'il met près de la cage d'escalier.

-« Tu veux un coup de main pour tout préparer ? » Demande Maxwell en revenant dans la cuisine.

-« Tu n'avais pas des choses à préparer ? » Demande-t-elle en commençant à couper des pommes en petits carrés.

-« Si, mais je peux revenir après si tu as besoin d'un coup de main. »

-« D'accord, je préfère que tu finisses d'abord ce que tu dois réaliser. »

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Heero assis en tailleur sur le lit réfléchit, il avait espéré toute la journée de vendredi que son ravisseur se manifeste, mais il ne l'avait pas fait, il s'en désolait.

Même si le contact était succinct et impersonnel avec une voix déformée, il avait des contacts réels avec quelqu'un et puis sans cela comment pourrait-il cerner le caractère de l'homme qui le maintenait enfermé ? Il essayait de se motiver de cette façon.

Son complice, il n'en avait que faire, il ne l'avait jamais vu, ni entendu. Quoique sous la tenue de ninja, il y aurait pu avoir plusieurs personnes mais la façon de se déplacer restait la même et lui était familière.

Ce qu'il y avait dans le colis était toujours à son goût, il n'y avait encore eu aucune fausse note, comme les lames de rasoir étaient adaptables à son rasoir, mais ça pouvait s'expliquer parce que le kidnappeur avait regardé et retenu ce qu'il avait mis dans sa trousse.

N'empêche que plus le temps passait plus il se disait que c'était quelqu'un qui le connaissait bien plus que quelqu'un qui l'avait observé ou du moins que le ravisseur avait pris ses renseignements chez des personnes qui le connaissaient.

Yuy éclate d'un rire nerveux. Dans ses connaissances, personne n'aurait donné des renseignements. Il devait donc bien chercher dans ses connaissances mais qui aurait intérêt à le maintenir enfermé ?

Il se laisse tomber en arrière sur le lit, met ses avants-bras sur ses yeux, il pleurerait bien devant tout ça, c'était presque sans solution et ça commençait à l'anéantir de plus en plus. Il perdait courage.

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Dans la salle de contrôle, l'homme regarde si tout est en place. Il appréciait ce petit jeu, cette relation à distance avec son prisonnier et sans ça, il se serait inquiété pour Heero, parce que ça aurait voulu dire que le jeune homme avait rendu les armes, ne cherchait plus à se libérer. Et ça pour rien au monde, il n'aurait voulu qu'il devienne amorphe. Après avoir prévenu le prisonnier, il se tourne vers son complice devant les écrans de contrôle et lui dit.

-« Bien, j'y vais, à dans cinq minutes. »

Le ravisseur prend sa caisse et descend une série d'escaliers avant de s'arrêter devant la deuxième porte en béton.

-« Je suis devant, tu peux ouvrir. »

Et la porte s'ouvre rapidement devant l'homme. La première chose qu'il voit c'est la caisse qu'il doit reprendre et puis derrière il y a Heero qui est debout, les mains à plat à 180° sur le mur, il a toujours les jambes écartées.

Le ravisseur entre et dépose sa caisse, le seau comprenant une ramassette, une petite brosse, un torchon et du produit d'entretien, il met en équilibre contre la table, une brosse et une raclette, il reprend l'autre caisse sur la table, fait un signe à la caméra et commence à reculer quand il entend le porte s'ouvrir.

Derrière son masque, l'homme sourit devant l'étonnement qu'il peut voir dans le regard de son prisonnier, il n'y a que ses yeux qui parlent, signe presque imperceptible.

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Heero attendait en faisant un mot fléché. Il trouvait le temps long, en plus il faisait ça plus pour s'occuper que parce qu'il appréciait, il ne lui restait plus que ceux là. Il avait fini les livres qu'on lui avait prêtés, il les avait dévorés. Tout ce qu'il aimait faire dans les carnets cérébraux était fait.

Il commençait toujours par les jeux de chiffres avant de se rabattre sur le reste, préférant les mots cachés aux mots mêlés. Les mots croisés quand il n'avait plus rien d'autre.

C'est avec un réel plaisir qu'il entend la voix de son ravisseur lui dire de se préparer qu'il allait venir lui amener son ravitaillement. Il était également impatient de recevoir le magasine « L'Univers » pour penser encore à tester son ravisseur sur sa position et son obéissance aux moments des livraisons.

Ne sachant pas si ses deux autres messages avaient porté leurs fruits, il se trouvait un peu dépourvu dans ses attaques, il avait renouvelé son message dans les nouveaux livres qu'il rendait. Quoiqu'il y aurait bien sa poubelle mais comment être sûr qu'on trouve son appel au secours ?

Tout en se levant pour mettre sa caisse sur la table, il se frappe mentalement le front. Il devait mettre le mot à l'intérieur d'une conserve, elle tomberait peut-être dans les mains d'un chercheur de métaux, il pourrait le tenter pour samedi prochain. Maintenant, il n'a plus le temps.

Debout, dos au mur, Heero attend que la porte s'ouvre. En voyant le kidnappeur entrer et chargé comme un mulet, il ne peut réprimer un mouvement de surprise.

La caisse dans les bras, le seau dans la main et une brosse et une raclette calée entre la caisse et le bras, les manches tenus par l'autre main. C'était une vision assez cocasse.

Malgré tout ce qu'il avait avec lui, son ravisseur ne met pas tellement plus de temps à le livrer.

Quand la porte se referme, Yuy s'approche de l'ensemble pour constater que dans le seau, il y a encore du matériel de nettoyage, puis son regard se rapporte sur la caisse, il y a encore un papier dont l'écriture n'est pas visible et tournée vers ses vêtements.

Alors pour ne pas changer ses habitudes, il prend la caisse et la porte sur son lit, d'en dessous du lit, il sort son sac militaire alors seulement il retourne le papier.

Essaie autre chose, c'est moi qui lave ton linge.

Le ton est sarcastique, mais Heero ne se sent même pas blessé, puisqu'il a déjà une solution de rechange.

Et puis, il doit bien admettre, même s'il a perdu sa liberté, il n'a pas perdu sa dignité.

Rapidement, Yuy range les vêtements dans son sac, en dessous, il y a toujours les livres, les DVD ainsi que les jeux, le magasine « L'Univers » est là, c'est avec plaisir qu'il le sort.

Après avec la caisse, il se rend devant son coin garde manger pour regarder ses aliments : petits pois, carottes, choux-rouge et nouveauté, il y a des salsifis. Il y a également un bocal de cornichon en lamelle pour agrémenter ses biscottes au fromage à tartiner. Il regarde ensuite les conserves de viande : boulettes sauce tomates, vol aux vents, saucisse viennoises, corned beef, un pain de viande emballé sous vide.

Il y a un nouveau paquet de riz, une boite de conserve de purée, quatre bouteilles de lait qu'il retourne directement pour voir s'il y a des gouttes qui en tombent. Dans le fond de la caisse, il trouve un saucisson sec aux noisettes emballé sous vide pour grignoter tout en lisant. Tout comme pour le pain de viande, il constate que le plastique est bien hermétique, si quand il coupe le bord il se gonfle d'air, il le mangera sinon, il le jettera à la poubelle, il y aurait trop de risque à le manger.

Maintenant, il ne lui restait plus qu'à ranger le seau, la brosse et la raclette dans le WC ainsi sa prison sera en ordre, il pourra s'attaquer à son magasine.

En s'installant sur son lit pour commencer sa lecture, Yuy se dit qu'il devrait rendre certains DVD, il commence à manquer de place, il n'aime pas le désordre que ça entraîne. N'empêche que son ravisseur doit avoir une sacré collection de films pour les lui laisser aussi longtemps, il doit rendre les livres mais pas les DVD.

Il se relève et commence à trier les films, ceux qu'il a déjà regardé deux fois et ceux qu'il sait qu'il n'aura pas envie de voir une deuxième fois, il les met dans la caisse qui sert à son linge sale, une nouvelle bonne chose de faite, sinon il n'aurait pas su se concentrer sur sa lecture.

Assis sur le lit, son carnet de notes à côté de lui, il commence à lire, il inscrit les dates d'attaque d'usine d'armements. Qu'est-ce qu'il aimerait pouvoir contacter Lady Une pour qu'elle fasse une analyse de la matière première afin de savoir de quel gisement proviennent les matériaux.

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En voyant le soin avec lequel Heero range ses affaires, le ravisseur s'en veut de ne pas avoir pensé plus tôt à lui fournir du matériel de nettoyage. Il le sait pourtant qu'il est méticuleux. C'est de le voir laver le sol avec un morceau de papier WC là où des éclaboussures de cuisson avaient giclé qui lui avait fait réaliser son erreur.

Par contre, il s'étonne de ne pas le voir se mettre au travail directement. C'est sûrement dû à l'envie de lire son magasine. Le nettoyage viendra certainement un autre jour.

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Lundi

Quatre regarde le bilan de sa société en soupirant, il commence à perdre un peu trop d'argent. Les armes de destruction massive étaient détruites avant même de sortir de l'usine. Ce n'est pas comme ça qu'il arrivera à déclencher une nouvelle guerre.

Le problème Heero était résolu, ça faisait un moment qu'il n'avait pas repéré son ordinateur sur ses bases de données, mais Winner ne savait pas du tout ce que le métis pouvait avoir découvert et s'il avait transmis des informations ailleurs.

Celui qui l'ennuyait le plus pour l'instant, c'était Duo, toutes ses actions touchaient ses installations, lui faisait perdre du temps, de l'argent et de l'énergie.

Une après l'autre, Maxwell démantelait ses usines, Quatre fronce des sourcils. Ce n'était pas logique, toutes les deux semaines, une usine sautait depuis la perte des disques durs, là en faisant le calcul avec un calendrier, il avait l'impression qu'il y avait un ralentissement dans les actions du préventer, ça ne ressemblait pas du tout au jeune homme qu'il connaissait. Duo devait avoir changé de tactique mais qu'elle était-elle ?

Prenant son téléphone, Quatre compose un numéro, les sonneries se font dans le récepteur.

-« Allô ! »

-« Duo, c'est moi, Quatre. Est-ce que tu as un peu de temps à me consacrer ? Je suis sur L2 dans trois jours. Est-ce que je peux passer à ton bureau ? »

-« Pas de problème. Ça me fera plaisir de te voir. »

-« Très bien, à dans trois jours, je ne te retiens pas je sais que tu as beaucoup de travail. »

-« À dans trois jours. »

Une bonne chose de faite, le meilleur moyen d'avoir des réponses à ses questions, c'était d'interroger le principal intéressé. Et puis, si les contacts sont réguliers, il arrivera plus facilement à le faire venir chez lui pour l'empêcher de lui nuire.

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Lady Une n'avait toujours aucune nouvelle de son Sergent. Ça commençait à bien faire. Pendant la semaine où elle était restée à Sank, à tour de rôle, les chefs de section venaient lui demander si elle avait des nouvelles.

Bien sûr, elle se cachait derrière les méthodes instaurées par Maxwell, leur disant qu'ils ne devaient pas être au courant des missions des autres mais là, elle devait arrêter de faire l'autruche. Il y avait six semaines qu'elle était sans nouvelles, c'était trop longtemps, elle se devait de passer à l'offensive.

Prenant son portable, la femme commence à rédiger un avis de recherche et une demande de renseignements. Le Général ne croyait pas à une infiltration, elle avait beau réfléchir, ça ne rentrait pas dans les méthodes de son soldat.

Et puis, il n'avait jamais agi comme ça, c'était lui qui demandait que les preventers s'occupent de certains sujets, c'était lui qui acceptait les missions à haut risque ou les refusait. Il savait ne pas avoir assez de talents pour réussir des missions en infiltration, c'est pour ça qu'il lui avait demandé de contacter Barton, l'homme caméléon. Alors pourquoi serait-il parti en infiltration ?

Avant de l'envoyer, Lady Une réfléchit une dernière fois. Et s'il était en infiltration, Est-ce qu'un avis de recherche lui serait préjudiciable ? Oui, certainement ! Cependant, elle ne croyait pas du tout à cette solution là. Non, il était arrivé quelque chose au Sergent Yuy.

Elle se contenterait d'une annonce dans le magasine « L'Univers ». Mais elle ne pouvait pas rester sans rien faire.

À Suivre…