Auteur : Ruth Dedallime
Disclaimer : Harry Potter à Rowling, pas à moi.
Rating : M
Ecrit dans le cadre des nuits d'écriture du FoF, thème "médiéval". (498 mots)
Attention, c'est du M ! Ames trop sensibles s'abstenir…
Le petit Rabastan pratique
Je ne suis pas très connu parmi les Mangemorts. Au mieux, je suis le frère de Rodolphus, plus souvent le beau-frère de Bellatrix. Ce n'est pas grave. Je tire fierté de mes qualités et spécialités propres.
Ma spécialité ? La torture. La souffrance élevée au rang d'art. Car c'est un art, vous savez ! Je me sens comme un artiste incompris. Même notre Seigneur a quelques limites en la matière. Je veux dire, il comprend mes buts, mes envies, il m'a même confié la gérance des cachots et des « salles de travail », mais il préfère utiliser la terreur. Je dois avouer que les armes psychologiques me laissent froid. Je reconnais qu'elles demandent un certain style, des compétences, du charisme, une alliance subtile de puissance ténébreuse et de violence non-dite… Mais tout cela n'est pas pour moi.
J'apprécie tout particulièrement la torture médiévale, surtout celle du Haut Moyen Age. Elle a hérité des caractéristiques des supplices qui nous viennent des peuples germains, que les moldus décrivent honteusement comme barbares. C'est pour cela que je n'aime pas les moldus, ils ne savent pas reconnaître l'art véritable, le génie, l'inventivité. Et en plus, ils prêchent l'humanisme. C'est vraiment n'importe quoi !
Il y a les classiques : les brodequins, l'écorchage, l'énucléation, la roue, l'écartèlement, etc. Ensuite, on peut les classer par type : obtentions d'aveux, supplices de condamné, dégradations punitives, tout cela, tout cela. Que c'est réjouissant cette diversité ! L'usage de la magie améliore encore davantage les procédés, car il est toujours recommandé de maintenir sa victime en état conscient. Les moldus tombent si facilement dans les vapes, ça perd tout son sel !
En deuxième place de mes amours, viennent les supplices perses. Le Pal : très classique. Mais ce n'est pas mon favori. Mon péché mignon est ce supplice qui consiste à faire manger un individu placé dans une caisse, coudre ses orifices d'évacuation et attendre une ou deux semaines qu'il se fasse dévorer de l'intérieur par sa propre vermine. Des gens raffinés, ces Perses !
Comme j'aimerais parfois discuter avec quelqu'un qui ait le vrai sens de la torture et qu'on cesse une minute de me rabattre les oreilles avec Bellatrix. Ma chère belle-sœur n'a aucun style. C'est juste une brute. Le Doloris, le Doloris, toujours le Doloris ! Quel ennui ! Elle est totalement dénuée de créativité. Elle ne sait pas créer un scénario, faire monter la tension, jouer avec les nerfs de sa victime, mettre en place des gradations dans la douleur, commencer subtil, puis élever lentement, lentement, lentement le niveau de souffrance… Non… Tout cela lui échappe complètement ! Elle sait juste faire mal et comme il s'agit de Doloris, c'est uniquement mental. Aucune séquelle physique ! Quel intérêt franchement ? Je fais tout pour ne jamais partir en mission avec elle, c'est d'un ennui ! Mais Rodolphus aime bien que je les accompagne. Il semblerait que ce soit plus distrayant quand je suis là.
Non, sans plaisanter ?
Désolée, ce supplice perse a réellement existé.
