Une semaine s'écoula alors que nous prenions le petit déjeuner, il lisait le journal et un article m'interpella. Il était consacré à la fuite d'un prisonnier qui se nommait Sirius Black. Je lisais l'article qui ne donnait pas beaucoup de détail sauf que c'était un criminel dangereux et qu'il était recherché.

- Il a fait quoi ce Sirius Black pour être un criminel aussi célèbre ? Demandai-je en voyant le professeur plier son journal

- Cela ne cous concerne pas, dit-il en faisant claquer sa voix de si bon matin

- Je lierais le journal, répliquai-je de bonne humeur

- Parce que vous savez lire ? Demanda-t-il sarcastiquement

- Aussi bien qu'écrire, répondis-je amusé

- Qu'allez-vous faire ce matin ? Demanda-t-il en buvant

- Pour commencer lire le journal et finir le livre que j'ai pris dans votre bibliothèque, répondis-je devant mon jus d'orange

- Vous prenez mes affaires sans ma permission ? Demanda-t-il outré

- Rectification, vos affaires sont aussi les miens et vice-versa, dis-je voulant mettre les choses aux claires

- Seriez-vous contente que j'emprunte vos affaires sans votre permission ? Demanda-t-il sur le même ton

- Vous êtes sérieux ? Demandai-je amusé.

- Oubliez ce que je viens de dire ! Quel livre avez-vous pris comme une voleuse ?

- Je préfère le terme subtilisé ! C'est plus classe, dis-je en lui souriant

- Un mot de 4 syllabes vous m'impressionnez, dit-il toujours sarcastiquement

- Vous avez beaucoup de répondant ce matin ! Quoi qu'il en soit je lis un livre qui s'appelle « 7 poisons indétectables »

- …, il me regarda sans répondre

- Très intéressant ! Je ne savais pas que vous lisiez des livres comme ça, dis-je simplement

- Et que croyez-vous que lise ? Demanda-t-il surpris

- Je ne sais pas vraiment, j'avais plus pensé à « comment rendre la vie de sa fille infernale ? » ou encore « 10 façons d'enquiquiner sa fille » ou encore « comment être un père exécrable en 10 leçons ? », énonçai-je avec un sourire

- …, il fronça les sourcils, vexé

- Je vous taquine, dis-je en mettant un terme à cela.

- Terminez votre petit déjeuner et vous pourrez aller prendre l'air, dit-il en se levant. Avant que vous ne me fassiez un scandale comme la dernière fois, le directeur vient déjeuner

J'avais compris la première fois, ce n'était pas la peine de me le rappeler. J'avais été puni assez sévèrement pour cela si je me souvenais bien. Je repris le journal qu'il avait laissé sur la table et survolais l'article concernant cet homme. S'en était effrayant n'empêche, devenir un criminel, comment pouvait-on avoir une soif de sang aussi forte ? C'était inconcevable pour moi, impensable même.

La matinée se passa très bien, le déjeuner aussi. Le directeur hors de la vue de mon père s'excusa de la situation inconfortable dans laquelle il m'avait mis et m'offrit une boite de chocolat que je partageais. Mon père pas très friand de sucrerie en mangea un, il me laissa en manger 3 avant de ramasser la boite estimant que j'en avais eu assez. Après c'était à moi qu'on disait que j'avais besoin d'une leçon de bonne manière, quand je vis la vitesse à laquelle il la ramassa je me dis que je n'étais pas la seule.

Je les laissais entre adulte pendant que je partis prendre l'air dehors. Ce que j'avais ressenti chez le directeur avait disparu ou du moins il savait s'y prendre pour cacher ses émotions. Cela remettait un peu en doute ma capacité à ressentir ce que ressentaient les gens, jusqu'à présent je ne m'étais jamais gourée.

Alors que je pensais de tout et de rien, j'aperçus un chien noir qui me fixait depuis le portail. Il était noir et aussi noir que les ténèbres et des yeux jaunes à damner un mort. Je ne savais pas pourquoi mais il regardait dans ma direction sans rien faire. Il avait peut-être faim ou un truc du genre ou mal qui sait. Je me levais et très prudente, je m'approchais de lui, il avait l'air gentil au premier abord. Au premier abord car une fois de plus près, il sortit ses dents commençant à grogner avant de s'avancer vers moi

- Tout doux le chien ! Dis-je calmement, je … je ne te veux aucun mal ! Dis-je en reculant le plus long possible de lui

Il avança vers moi mais s'arrêta brusquement, je regardais sa patte qui saignait et qui le faisait apparemment souffrir. La pauvre bête, je pouvais comprendre pourquoi elle était si agressive. Je voulais l'aider un peu mais je ne savais pas quoi faire, je me souvenus que j'avais un biscuit dans la poche. Je retirais l'emballage et le lui lançait avec un peu de chance, il se laissera faire. Avec beaucoup de méfiance il le prit et le mangea pendant que je l'approchais calmement. J'avais presque réussi lorsqu'il se redressa et s'enfuit. Mon réflexe à moi fut de le suivre pour guérir le pauvre animal, je n'aurais pas pensé qu'il avait encore autant d'énergie pour parcourir des kilomètres. Lorsque je renonçais enfin ou plutôt lorsqu'il me sema enfin j'étais loin de chez moi. Dans ma tête j'avais couru en ligne droite mais en voulant rebrousser chemin, j'avais l'impression de m'enfoncer dans une ville ou une partie de la ville que je ne connaissais pas. J'avais 99,99% de chance que mon père me mette une raclée phénoménale et sincèrement, je ne l'aurais pas volé celle-là. Il commençait à faire noir et je commençais à paniquer, les rues se faisaient de plus en plus dessertes et moi j'étais là.

Alors que je marchais ou errais serait le terme approprier, deux hommes avec une longue capuche m'abordèrent. Je me mise instinctivement à courir dans l'autre sens pour les échapper mais en un éclair, l'un d'eux m'immobilisa. Je tombais telle une souche par terre, il me porta comme si j'étais un sac à patate, comme si de rien n'était. Les gens au loin face à un tel spectacle ne bougeaient pas, ils regardaient apeurés et n'osaient intervenir.

Ils marchèrent à toute allure, franchissant les ruelles plus sombres les unes que les autres avant d'atterrir devant une maison lugubre. La première chose qu'ils firent fut de me jeter dans une sorte de cellule lugubre et humide. Je ne savais pas ce qui se passait mais j'avais très peur, je voulais m'enfuir mais comment. Tous mes sens étaient en éveil, je ne savais pas pourquoi mais j'avais un mauvais pressentiment.


Laissez moi vos avis et dites moi ce que vous auriez fait à la place de Rogue