Le bonheur à portée de main Le bonheur à portée de main

Sortant du super marché avec le sake, Kyô se rendait chez lui où Kaoru l'attendait impatiemment. Tous deux avaient passé un long mois à essayer de garder le contrôle de la situation, ce qui le leur faisait perdre encore plus. Alors ils avaient décidé qu'ils s'enivreraient toute la soirée et ils finiraient sûrement au lit avec de belle pulsions mâles. Mais c'est ce qu'ils voulaient, faire autre chose, décompresser. Et puis, ça faisait longtemps que Kyô n'avait pas essayé de profiter de la docilité de son amant1, ce qui le rendait quelque peu aigri. Bien sûre, à toute les fois qu'il le pouvait, il lui arrachait de ces baisers langoureux qui ne se terminent pas, n'oubliant pas de garder ses jolies fesses dans ses mains, comme s'il essayait, en vain, de le soulever du sol. Mais la nuit qu'ils avaient passé ensemble avant l'arriver de Shinya avait été si merveilleuse, il en redemanderait certainement quand tout cela serait terminé. Et il en demanderait tellement que le leader en mourrait sûrement, mais quoi de plus belle façon de mourir que dans les plaisirs qu'apporte l'échange corporel. Kaoru se doutait bien qu'il allait subir le manque du blond, mais il n'en demandait pas moins, aimant le simple fait de lui frôler l'épaule autant que de l'embrasser ou de le posséder. Et donc, le blond retournait tranquillement chez lui, ne se doutant pas du tout de la soirée qui s'annonçait à lui. Kaoru lui avait dit d'aller chercher le sake pendant qu'il s'occuperait de faire le repas. Lorsqu'il entra, il sentit une odeur qui lui était totalement inconnue. Lorsqu'il arriva dans la cuisine, il vit sur la table un grand plat contenant une moulée de trois étages; celle du dessous étant du steak haché, celle du milieu du blé d'inde et celle du dessus de la purée de pomme de terre2. Cela lui parut très étrange, et Kaoru lui expliqua que c'était un met typiquement québécois qui avait, jadis, été inventé par les japonais qui construisaient les chemins de fer. Et il en avait mangé une seule fois, mais avait bien aimé et il avait eu envie de lui faire découvrire. Ils s'installèrent pour goûter à cet étrange plat et y prirent goût, même s'ils auraient put se régaler avec bien autre chose. Après avoir mangé ce qu'ils pouvaient, ils prirent congé de la salle à manger pour se rendre au salon et ils se mirent à boire le sake à la bouteille. Comme Kyô n'était tout simplement pas habitué de boire, après trois verres il avait les membres engourdis et avait de la difficulté à penser à autre chose qu'au corps si séduisant qui était à côté de lui. Ne se sentant pas la force de retrouver des pensées équilibrées, il se jeta sur l'autre avec un empressement sans pareil, ce qui valut au grand leader aux yeux froids de la surprise suivit d'un abandon totale. Comme le blond l'embrassait avec fougue, il se mit à descendre rapidement et avidement jusqu'à la ceinture, qu'il s'apprêtait à défaire lorsque le brun le repoussa gentiment avec sa main. Il lui caressa un instant les cheveux et se mit à descendre la main dans son cou, sur sa nuque et il approcha son visage du sien, lui donnant un tendre baiser qui eu pour effet de calmer ses ardeurs un peu trop enflammées. Le blond sentait qu'il 'était pas obligé de rien faire de tout ce qu'il voulait pour sentir que Kaoru lui appartenait, qu'il serait toujours avec lui, mais il savait à quel point le guitariste aimait ça, même si celui-ci n'osait l'avouer. Ils finirent par se lâcher mais continuèrent à se fixer. Puis, comme pour ne pas rompre le charme, le leader prit la main du chanteur et l'entraîna à sa suite dans le hall, décidant que tous deux allaient sortir prendre l'air au clair de lune. Ils se chaussèrent et sortirent, toujours main dans la main. Ils se promenèrent durant un long moment, longeant les rues comme s'ils étaient seuls au monde, plus rien n'ayant d'importance. Ils étaient tous les deux ensemble et cela leur suffisait amplement. Même Zero ne les dérangeait pas, car ils avaient établi une surveillance rapprochée de lui entre les deux groupes, et ce soir, c'était le tour du couple Karyu et Hizumi. Il l'avait invité au bar, espérant lui chasser le blond de la tête. Pour eux, tout allait bien, le parfait bonheur. Il firent le tour du quartier qui était assez immense en quelques heures à peine, marchant à pas très lents afin de passer le maximum de temps en compagnie l'un de l'autre uniquement. Il se promenèrent dans un très grand parc et s'assirent sur le premier banc venu, contemplant la petite marre qui était devant eux, laissant la lune les baigner de ses rayons. Ils discutèrent de tout et de rient, ne se lassant pas de parler, même s'ils n'avaient rien à dire. Ils étaient tellement heureux qu'ils saluaient toute personne susceptible de passer devant eux. Ils étaient heureux, ça se lisait sur chaques pores de leur peau. La brise souffla, emportant avec elle un tas de feuilles qui passa tout autour de Kyô, assailli par la verdure. Kaoru pouffa d'un grand éclat de rire et ébouriffa les cheveux du nain qui le regardait en voulant dire : Te moque pas ou je mords! Il fini tout de même par rire à son tour, se collant au corps du brun que lui embrassa le front et les lèvres, après quoi il le força à se lever et à s'approcher de l'étang. Le chanteur s'accroupit et envoya une vague au visage du bien heureux qui ne s'y attendait pas et qui n'eut pas le temps d'esquiver. Il avait donc son t-shirt blanc complètement trempé qui lui collait au torse et au ventre. Il vit bien que le blond allait recommencer et ne se laissa pas avoir deux fois, il se pencha, évitant de justesse le deuxième jet et envoyé une énorme vague déferler sur le blond qui n'en attendait pas moins de l'amour de sa vie. Il se mit à jouer des pieds et des mains dans l'eau de manière à envoyé le plus d'eau en moins de temps possible, désarment totalement son adversaire qui fini tout simplement par le prendre et par se faire tomber dans l'eau avec lui. S'asseyant dans l'eau peu profonde, ils éclatèrent d'un rire joyeux, redoublants à chaque fois qu'un passant les regardaient de manière effrayée. Ils finirent par se lever et quitter le parc, ne voulant tout simplement pas attraper froid. Toujours main dans la main, ils rentrèrent chez eux en courant pour aller se changer, riant lorsque l'un manquait tomber par terre.
Arrivé au début de la ruelle3, il ralentirent car Kyô voulait attacher son lacet, et il dit à son amant de ne pas l'attendre car ça ne serait pas aussi long que si c'était lui qui avait un lacet détaché4. Seulement, ses lacets étaient longs et il avait trop attendu pour les rattacher car ils étaient presque totalement défaits. Le temps qu'il ait fini, Kaoru, qui traînait le pas, était arriver à la moitié de la ruelle. Il courut le rejoindre et aperçu une ombre qui avait fait son apparition au bout de l'allée. Il s'arrêta à côté du leader en même temps que celui-ci. Il reconnurent tous deux Zero, le fixèrent un moment, esquissant un mouvement de recule. Seulement, ils entendirent la détente du pistolet qui était braqué sur eux ainsi que la voix du bassiste qui leur murmura :

Vous feriez mieux de ne pas bouger...

C'est alors, que derrière lui, ils virent passer la voiture de Karyu, qui était à l'intérieur avec Hizumi. Ils se stationnèrent devant, mais purent lire dans leurs yeux qu'il valait mieux aller chercher les autres. Le conducteur redémarra en silence, sachant que Zero se retournerait s'il partait en trombe et qu'il reconnaîtrait sa voiture. La chanteur pris la parole, sachant qu'il n'y avait rien d'autre à faire.

-Qu'est-ce que tu veux Zero?

-Oh mais tu le sais tenshi... vous le savez tous en fait. Et vous me croyiez assez stupide pour que je ne me rende compte de rien... C'est assez pathétique de me sous estimer autant. Tu crois peut-être que je ne sais pas qu'on me fait suivre, par chance, ce n'est pas par la police, sinon j'aurais un sérieux problème! Mais, maintenant que vous avez envoyé ce joli couple chercher les autres, j'ai du temps devant moi.

-Et sérieusement, tu crois pouvoir me forcer à t'aimer en pointant ça sur moi?

Un sourire pervers se dessina sur le beau visage du bassiste. Il détourna l'arme du blond et la pointa sur le brun.

-Non... mais sur lui, si...

Les yeux de Kyô s'écarquillèrent d'un coup alors Kaoru lui-même restait toujours aussi silencieux et ne réagissait pas. Il se contentait de fixer l'être qui le menaçait d'un regard franchement dégoûté. Alors que l'adversaire se retournait pour faire chanter le pauvre chanteur, Kaoru prit enfin la parole.

-Allez... tire!

Sa voix résonnait, d'un air bien décidé. Les deux autres le dévisagèrent, ne s'attendant apparemment pas à le voir prendre la parole.

-Tu pourras lui faire autant de chantage que tu veux, jamais je ne le laisserais faire, même pour sauver ma peau. J'ai beau ne pas avoir envie de mourir, je préfère encore ça à le voire entre tes mains, aussi monstrueux soit leur propriétaire. Même si je dois mourir, je préfère encore que lui ne soit pas à toi, c'est égoïste de ma part, mais je ne te le laisserais pour rien au monde, car je l'aime!

À ces mots, l'autre sembla se résigner. Il abaissa lentement son arme et fit mine de se retourner en murmurant :

-Très bien... dans ce cas...

Il fit deux pas en s'éloignant du couple, puis se tourna d'un geste brusque. Pointant l'arme sur Kaoru, il ne tira qu'un seul coup de feu. Le corps du leader s'effondra au sol. Le blond, n'en croyant pas ses yeux, se rua sur le corps inconscient et hurlant son nom.

-KAORUUU!!

OWARI

1Agressons nos compagnons qui se laisse faire par amour XD...
2Pâtée chinois! Bon, typiquement japonais/québécois/chemin de fer mdr...
3Eh ouais... encore une ruelle :P
4Rappelez-vous bien que Niikura-san ne sait pas attacher ses patins à glace XD;;