Félicity était dubitative. Elle cherchait des informations sur Queen & Palmer industries et ne trouvait que des articles élogieux. Du moins en ce qui concernait les deux dernières années. Ses recherches l'avaient poussée à s'intéresser au père de William, Oliver Queen. Apparemment ce dernier avait été porté disparu en mer avec son père durant près de cinq années. Robert Queen, riche homme d'affaires et patron de Queen Corporated avait semble t il perdu la vie durant le naufrage de son yacht. Oliver avait miraculeusement survécu sur une île et avait pu rejoindre la civilisation au bout de cinq longues années. Si le jeune homme n'avait pas souhaité s'étendre sur ses conditions de vie durant tout ce temps, il avait finit par présenter des traits de caractère bien plus matures qu'à l'époque de sa disparition.
D'après les articles, Oliver Queen avait vite repris une vie sociale festive et luxueuse. Mais cette période n'avait semble t il duré que quelques mois. Le jeune homme s'était ensuite illustré par son implication au sein de l'entreprise de son père et avait surpris son entourage par son nouveau sens des responsabilités. Les médias avaient mis ce changement de comportement sur le compte des différents drames qui avaient frappés la famille Queen à cette période.
En effet, en peu de temps Walter, le second époux de Moira Queen, la mère d'Oliver, avait perdu la vie dans des conditions dramatiques. Moira avait suivi quelques mois après, tuée par un dangereux criminel alors qu'elle se préparait à gagner les élections locales.
S'en etait suivie une faillite des entreprises Queen. Oliver avait dû vendre le manoir familial ainsi que diverses sociétés. Sa soeur avait miraculeusement réussi à sauvegarder des parts sur la boîte de nuit appartenant à son frère. Queen Corporated n'avait été sauvée du dépôt de bilan que grâce à l'intervention d'un excentrique millionnaire, Ray Palmer. Physicien de génie, il avait repéré le potentiel de la société et injecté pas mal d'argent. Devenu co-actionnaire, il avait fait le choix de placer Oliver au plus haut poste, bien que celui ci n'aie aucune compétence dans les hautes technologies. Ray connaissait le capital sympathie de feu Robert Queen et l'implication de son fils ces derniers mois. Il savait également que l'opportunité qui lui était offerte de pouvoir racheter une entreprise de cette importance venait surtout de malversations menées par une ancienne actionnaire de l'entreprise. Oliver et Théa n'avaient rien pu prouver sur le plan judiciaire, mais la chose était connue de tous.
Le choix de partager les rênes de la société avec Oliver s'était imposé à lui de façon naturelle, et les compétences diplomatiques de ce dernier lui avaient données entière satisfaction. Oliver connaissait tous les codes de la haute société, il était né dans ce milieu. La fortune de ray s'était faite quelques années auparavant, et bien qu'il soit fort avenant et aimable, rien ne l 'arrangeait plus que d'être débarrassé de toutes ces mondanités. Bien sûr, il assistait à quelques galas ou soirées de ci, de là. Mais la plupart du temps, c'était Oliver qui représentait la société.
Félicity regardait l'article qui détaillait la relations des deux hommes. Elle s'étonnait de la précision de ce dernier. Les deux hommes étaient apparemment des figures locales et la presse semblait apprécier le fait d'avoir à disposition deux hommes jeunes riches et populaires. Par souci du détail, Félicity avait effectué des recherches sur ce fameux Palmer. Elle avait été très impressionnée par ce qu'elle avait découvert. L'homme avait un CV à faire pâlir d'envie un prix Nobel de Physique. A même pas 35 ans, il avait publié nombres de thèses et de découvertes toutes les plus innovantes les unes que les autres. Elle s'était procuré l'une des thèses qu'il avait rendue publique. Elle entamait la page 404 lorsqu'un bruit la sortit de sa lecture. Il était là, l'archer. Debout, près de la porte de sa chambre.
-"Le toit ne vous plaisait plus ?" Plaisanta Félicity
-"Vous n'y étiez pas. J'ai trouvé plus simple d'entrer directement."
Félicity leva un sourcil :
-"Par la fenêtre ? Heureusement que je n'étais pas en galante compagnie !" Elle accompagna sa réponse d'un clin d'oeil, puis repris :"Que me vaut cette visite nocturne ? Enfin par nocturne, je veux dire de nuit. Oui, enfin, nocture et de nuit, ça veut dire la même chose. Donc pas nocturne, mais tardive. Oui, c'est ça !" Elle appuya son exclamation par une tape dans ses mains." Une visite tardive !"
-"Il y a eu d'autres incendies depuis l'autre jour. Le document que vous avez décrypté y fait référence".
Félicity reprit son sérieux.
-"Oui. C'est un texte ancien, mais on en comprend tout de même le texte. Je crois que l'ordre à commencé à le suivre. Les incendies vont se multiplier."
-"La purification par le feu ?" Demanda Oliver.
Félicity acquiesça.
-"L'idée est celle de leur symbole. Le monde est d'après eux, dans une phase d'auto destruction permanente. Pour mettre fin au cycle, il faut créer un ordre première phase est la purification par le feu. "
-"Et la seconde ?" S'inquièta Oliver.
-"La sélection des élus. Ou plutôt l'élimination des autres."
Oliver ne répondit pas. La situation lui était parue sérieuse dès le début. A présent, elle apparaissait dramatique.
-"Et vous ? L'incendie de votre lieu de travail ? Ne pensez vous pas qu'il faille vous mette en sécurité ?" Son intonation avait changée. Il paraissait sincèrement inquiet. La jeune femme n'était plus en fauteuil, mais elle avait besoin de deux béquilles pour se déplacer.
-"Oh, ça ! Je ne crois pas qu'ils m'aient retrouvés si c'est la question. Ils ont braqué Phoebs, et ont mis le feu peu de temps après. J'étais cachée à l'étage. Si j'avais été visée, je pense qu'ils se seraient assurés de ma présence dans le salon. "
-"Bien."
Félicity pencha la tête : était-ce une simple impression, où le justicier avait paru soulagé de sa reponse ? Soudain, elle se remémora le baiser, et se mit à bafouiller :
-"Je, euh, je pense avoir encore de la marge avant qu'on me retrouve, mais, euh... Il est pas improbable qu'un jour je doive partir précipitamment... Auquel cas..."
-"Auquel cas ?"
-"Je ne pourrai plus vous aider" répondit Félicity. Elle baissa les yeux. Tous deux savaient qu'elle ne disait pas tout.
Oliver décida de changer de sujet. Jetant un oeil alentour, il repéra la pile de documents que Félicity avait imprimés sur lui et son associé.
-"Vous effectuez des recherches sur Oliver Queen et Ray Palmer ?"
La question surprit Félicity.
-"Je, oh euh oui... J'ai un entretien dans leur société demain matin. Mais..."
-"Mais ?"
-"Je ne crois pas que ça soit une bonne idée, cet emploi. Quelqu'il soit. J'ai pris un travail de serveuse parce qu'il était à des années lumières de mon travail...d'avant. Dans l'informatique, j'ai ma signature. J'ai bien peur de mettre en danger en retournant dans ce type d'emploi."
-"Ne pouvez vous pas masquer cette signature ?"
Un sourire illumina le visage de la jeune femme :
-"Vous êtes un génie !"
-"L'accès à un matériel compétent nous aiderait également à mieux traquer l'ordre."
En vérité, Oliver pouvait très bien avoir ce type de matériel à la base. Mais il lui paraissait plus sécurisé de laisser Félicity loin de la base. Et il aurait également l'opportunité de la cotoyer un peu plus en tant qu'Oliver. Cette perspective ne lui déplaisait pas. Elle l'intriguait. Il était curieux de la voir au quotidien. Peut être en apprendrait-il un peu plus sur elle ?
-"Nous ?" Avait repris Félicity. "Vous me demandez de vous aider à les arrêter ?"
-"Vous ne le souhaitez pas ? Je pourrais comprendre que vous souhaitiez vous tenir éloignée de tout cela."
-"Non non. Je ne m'étais juste jamais figurée devenir votre 'assistante sécrète '. Mais pourquoi pas ?"
-"Vous pourrez retourner à votre ancienne vie lorsque tout cela sera fini. " Avait elle rêvé ? Félicity avait cru déceler une pointe d'amertume dans cette phrase.
-"Oui, s'etait-elle contentée de répondre.
Le lendemain matin, Félicity se présentait au hall d'accueil de Queen & Palmer Industries. Elle se présenta à la standardiste. Un homme vint la chercher. Elle le reconnut immédiatement et le salua.
Merci d'avoir lu. J'espère que l'histoire vous plait ! A votre avis, que va t il se passer ?
