Note d'auteur : Comme pour l'autre fanfiction, 3h de boulot pour un commentaire. Je n'en exige plus, ça ne sert à rien de forcer les gens. Peut-être cette histoire ne vous plait-elle pas par rapport à Une famille pour Noel qui avait eu énormément de commentaires (à ce stade 430).

Je tenais néanmoins à remercier Kana-chan01 car c'est la seule personne à m'avoir laissé un commentaire parmi mes lecteurs et si je dois continuer à écrire, c'est bien pour ceux qui me soutiennent. Alors merci Kana J

Ps : Après ces deux fanfictions-ci, je compte en écrire une nouvelle sur HP avec un pairing Draco - Hermione et, peut-être, il faut voir à l'essai, une tentative sur Bleach avec un pairing Ulquiorra - Orihime. Tenez moi au courant si vous voudriez voir ces deux fanfictions en ligne. Je me mettrai à la tâche dès que ces deux ci seront achevées même si j'ai déjà commencé la HP.

Harry grimaça. Il aurait espéré s'en tirer mais avec Hermione comme meilleure amie, c'était peine perdue. Il se souvenait de ses tentatives répétées pour qu'il aille mieux, lui l'envoyant paitre, leur grosse dispute. Et pourtant, elle veillait toujours sur lui, d'une façon ou d'une autre. Elle lui laissait la liberté qu'il voulait, lui offrait son épaule quand il avait besoin de pleurer, lui prêtait une oreille attentive quand il désirait parler, lui dire tout ce qu'il avait sur le coeur. Elle n'avait jamais vraiment arrêté.

Mais cette fois, c'était terminé. C'en était fini de sa liberté. Elle voulait des réponses. En réalité, elle n'avait pas été dure avec Harry, et elle n'était pas contre sa relation avec Draco. Elle avait même dit qu'elle briserait le blond s'il osait lui faire du mal, ce à quoi son blond avait rétorqué que ça n'arriverait jamais. Tout ce qu'elle désirait à présent, c'était des réponses. Que s'était-il passé entre le Survivant et le prince des Serpentards?

- Ecoute, Hermione …

Il cherchait à esquiver la question mais les sourcils haussés de la brune démontraient qu'elle était loin d'être dupe. Elle reconnaissait une esquive quand elle en voyait une.

- Non, écoute-moi, Harry. J'aimerais juste savoir ce qui se passe entre Draco et toi, mais si tu ne veux pas en parler, je peux laisser passer pour cette fois.

Le brun allait la remercier quand elle l'interrompit d'un geste de la main.

- Mais tu sais Harry, parfois, il est bon de se confier, et puis, Ron n'en saura rien si c'est ce que tu veux.

- Ça me fait mal de l'admettre, mais elle a raison, 'Ry, dit Draco en venant prendre le brun par la main.

Son gryffon avait déserté la grande salle sous prétexte de vouloir rester un peu seul mais le blond, assez inquiet, avait préféré le surveiller de loin.

En effet, quelques jours s'étaient passés depuis leur confrontation avec Weasley et, depuis, le roux ne pouvait s'empêcher de jeter des regards noirs au Survivant comme s'il avait commis le pire crime existant dans la communauté sorcière. Draco ne l'avait pas toléré mais Harry lui avait interdit de chercher la confrontation avec lui sous prétexte qu'il n'en valait pas la peine. Le blond avait dû promettre qu'il ne lui ferait pas du mal. Personnellement. Il avait ajouté ce mot sans que son brun ne s'en rende compte et le prince des serpents n'hésitait pas à envoyer ses acolytes pour mettre Ronald en retenue, à son plus grand plaisir, avec son parrain.

- Draco? Qu'est-ce que tu fais ici?

Le blond se mordit les lèvres. Il ne pouvait pas avouer qu'il l'avait suivi.

- Je pensais que nous pourrions aller voler un peu, qu'en penses-tu?

Harry hésita, jetant un œil à sa meilleure amie. Dilemme.

- Hermione, avança-t-il, écoute, pour… pour tu sais quoi, on peut en parler plus tard?

- Quand tu veux Harry. Va voler, je vous regarderai des gradins !

Et la petite bande se dirigea vers le terrain et, aussi vite, le gryffon oublia tous ses soucis pendant le vol. Voler était comme un antidépresseur pour lui. Il se demandait comment il pouvait avoir eu l'idée d'abandonner ce sport qui lui faisait tant de bien.

- Doucement, 'Ry, tu n'as pas encore recouvert toutes tes forces, ménage toi et évite-moi ces manœuvres plus que dangereusement douteuses okay?

Pour toute réponse, Harry lui tira la langue et fit la course avec le blond jusqu'aux trois anneaux servants de buts puis se posèrent, chacun disant que l'autre avait perdu en riant. Draco était si occupé à couver son amoureux du regard qu'il manqua de percuter son parrain et professeur de potions.

- Professeur Rogue, l'interpella Harry d'une voix lasse. Il n'avait pas envie d'avoir une confrontation avec son professeur détesté là tout de suite.

Sans un mot, l'homme en noir sortit sa baguette alors qu'Hermione se levait dans les gradins, anxieuse et lança un sortilège informulé.

- C'est bien ce que je pensais. Mr Potter, vous êtes à faire peur. Depuis quand n'avez-vous pas pris un vrai repas? Je suppose que c'est pour cette raison que tu m'as réclamé une potion, Draco.

Le blond rougit. Severus avait deviné juste.

- Mr Potter, ajouta le sorcier, vous passerez dans mon bureau après le repas du soir. Quelques potions de nutrition ne devraient pas vous faire de tort.

Harry fronça les sourcils. Avait-il bien compris? Severus se souciait-il de sa santé? Lentement, il acquiesça et, comme convenu, se rendit dans les appartements de son professeur quand le repas du soir prit fin.

- Bien, Mr Potter, prenez ceci pour l'instant, dit Severus après l'avoir fait installer dans le canapé. Vous en prendrez une à chaque repas, matin, midi, et soir me suis-je bien fait comprendre? Je viendrai vous les livrer à votre dortoir.

- Je… hum… Je ne dors plus dans mon dortoir, professeur.

Severus haussa un sourcil.

- Et où dormez-vous dans ce cas?

- Dans la salle sur demande.

Evidemment. Il n'y avait pas pensé. Aucun des gryffons n'avait dû faire mention de sa disparition où la vieille chouette des gryffondor s'en serait déjà rendu compte et se serait déjà époumonée pour qu'on lui rende sa vedette. Potter avait donc dû dissimuler la vérité sur son état à tous ses camarades en se jetant des sorts de glamour quand il se rendait en cours et ne s'y rendant plus quand il avait perdu la force de jeter le moindre sort.

- Je vois. Je suppose que Draco reste avec vous? Pourquoi n'iriez-vous pas dans sa chambre de préfet? Il a une chambre individuelle et je suis certain qu'il acceptera.

- Et vous?

- Si cela ne dérange pas Draco, cela ne me dérange pas. Mais parlez moi de vous, Potter, pourquoi cet état?

Harry tiqua. Était-il obligé d'en parler?

- Beaucoup de choses se sont passées dernièrement, professeur, dit-il d'une voix basse en voyant que son professeur ne laisserait pas tomber. Beaucoup trop.

- La mort de Black?

Un soubresaut s'empara du corps du brun, lui envoyant des frissons dans le corps.

- Entre autres, s'obligea-t-il à répondre d'une voix monotone afin que son professeur ne se rende pas compte à quel point cela l'avait terriblement affecté.

- Je comprends, c'était votre parrain, il doit vous manquer.

- C'est moi…

- Pardon?

- C'est moi qui l'ai tué…

L'homme en noir se recula. Harry se croyait coupable. Et personne n'avait été là pour lui dire le contraire. Il avait affronté l'épreuve seul, reculé dans un coin comme seul un gryffondor pouvait le faire et, progressivement, il avait pris cette phrase comme une vérité.

- Non. Non Harry. Vous ne l'avez pas tué. C'est Bellatrix qui a jeté le sort, pas vous.

Harry tremblait. Il n'aurait pas dû poser cette question. Il aurait dû en rester là. C'était encore trop tôt. Le garçon n'était pas prêt pour ça. Pestant contre lui-même, Severus lui administra une potion calmante qui eut pour effet d'assoupir le brun et le laissa se reposer, recroquevillé dans le canapé.

- Draco, dit-il après avoir invoqué son patronus messager, j'aimerais que tu viennes dans mes quartiers. Ça concerne Harry. Viens seul.

Bref et concis. A présent, il n'avait plus qu'à attendre l'arrivée du blond.

Heureusement, Draco ne tarda pas et pénétra dans les appartements de son professeur alors qu'Harry émergeait seulement, à peine conscient d'avoir pris de la potion calmante.

- 'Ry, tu vas bien? lui demanda le serpentard, une lueur inquiète dans le regard.

- Fatigué.

- On va aller dans ma chambre et tu vas te reposer, okay?

Harry n'acquiesça même pas. Rassuré par la présence familière à ses côtés, il s'était déjà endormi, s'abandonnant aux limbes des rêves.

- Levicorpus, murmura Severus en faisant signe à Draco de sortir.

Mieux valait les accompagner au cas où Draco rencontrerait un être indésirable. Ils croisèrent en effet quelques élèves de 1ère année auxquels il lança un de ses fameux regards noirs pour les faire déguerpir et déposa enfin son fardeau sur le lit double.

- Veille à ce qu'il se repose. Je lui ai donné une potion calmante. J'ai été trop loin avec lui.

Pour toute réponse, il eut un regard de reproche de son filleul. Bien, Draco allait lui faire la tête.

- Je lui ai aussi donné des potions de nutrition à prendre tous les jours. Tu veilleras à ce qu'il les boive, matin, midi et soir. Je vous en ferai porter ici par Dobby toutes les semaines. Sur ce, je vous laisse. J'ai un Weasley à surveiller en retenue.

Draco le laissa partir et se pencha doucement vers le brun qui semblait profondément endormi. D'un sort, il troqua sa robe de sorcier contre un de ses pyjamas pour son gryffon avant de filer sous la douche se laver et enfiler à la main sa propre tenue de nuit.

- Bonne nuit, 'Ry, dit-il en se glissant dans les bras du brun.

Il savait pour les hématomes du gryffon. Harry le lui avait déjà raconté même s'il avait fallu qu'il lui fasse sortir les mots de la bouche. Le brun n'avait eu qu'un mot à dire : Dursley. Et Draco avait compris. Le Survivant n'était pas choyé dans sa famille, loin de là. Il se demandait comment il avait pu rester là et obéir à Dumbledore. A sa place, il aurait fuit. Très loin. Après s'être vengé sur ces maudits moldus, évidemment.

Mais Harry avait tout enduré : les privations, les moqueries, les insultes, les coups, les journées enfermé dans le noir à double tour dans un placard étroit et poussiéreux où il était difficile de respirer et quoi d'autre encore? Quand il avait compris que le gryffon n'avait pas eu l'enfance qu'il avait pensé, il avait essayé de comprendre le brun et c'est de là que leur relation s'était développée. Harry n'était pas comme les autres et il s'était surpris à apprécier cela.

Depuis le début de leur relation, il avait trouvé Harry plus joyeux mais avec les regards noirs plus que nombreux de Ronald, il voyait bien que le gryffon ne savait plus où se mettre. Il en était même arrivé à se sentir coupable d'être là, avec lui, plutôt que de rester avec ses amis. Draco lui avait alors rappelé que c'était lui qui l'avait aidé quand Ronald lui tournait le dos et le Survivant était bien vite revenu sur sa décision.

Depuis, Harry était dans une sorte de transe perpétuelle. Il était là, éveillé, mais sa conscience était parfois très éloignée tant il était replongé dans ses souvenirs. Il avait même fait un cauchemar sur la mort de Sirius et le blond avait dû lui donner une potion de sommeil sans rêve brassée par Severus.

Le blond ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter. Harry irait-il bien? Il en avait parlé à Granger et la jeune fille lui avait offert un sourire timide. Cela ne servait à rien de forcer le gryffon à se confier, il fallait le laisser aller à son rythme. Alors très bien, il le laisserait aller à son rythme, mais si Ronald Weasley le rendait encore plus mal, foi d'un Malfoy, il lui botterait les fesses. Personnellement.