Bonjour tout le monde !

Tout d'abord, je vous souhaite la bonne année 2015 avec mes meilleurs vœux.^^

Je crois que je vous dois des explications face à ma longue absence. Je ne sais combien parmi vous est en licence, mais c'est mon cas. En troisième année plus exactement. Et ceux qui croient que la fac est de tout repos, sont certainement les même qui n'ont jamais fait la fac. Cette année, les profs ont pris leur pied à nous mettre 24h de TP chaque semaine, depuis le dernier chapitre posté jusqu'à la fin de l'année. Qui dit TP, dit compter-rendu de TP. Je ne parle même pas des examens en parallèle. En gros, je vis à 100 km/h depuis la dernière fois que vous m'aviez vu.

Maintenant, j'ai fini de rédiger le chapitre 10 ici présent, et le chapitre 11. Je m'attèle maintenant au chapitre 12. Donc, rassurez-vous, je n'abandonne pas ma fanfiction, et l'histoire est entièrement faite dans ma tête depuis le premier jour que j'ai posté le 1er chapitre. le seul souci, et non le moindre est de l'écrire. j'espère ne pas trop user de votre patience à l'avenir, et vous prie de m'excuser.

je prend les temps aussi de vous remercier pour toutes les reviews que j'ai reçu. Ces encouragements sont très précieux pour ceux qui écrivent des fanfics. je souhaite la bienvenue à mes nouveaux lecteurs. j'attends avec impatience vos commentaires.

bisou ;)

ps: merci à la petite fée, walala35 et Harry-Snape-Malfoy pour leurs messages qui m'ont servi de piqure de rappel ^^


Chapitre 10 : acte II scène 4

Samedi 22 novembre.

Assis devant une coiffeuse, Lior fixait son reflet qui lui renvoyait son apparence du à son héritage. Souvent il se demandait ce que penserait de lui Sirius et ses parents s'ils savaient ses projets. Peut-être qu'ils lui en voudraient. Peut-être exigeraient-ils d'abandonné cette folie et d'avancer. Mais ils n'étaient pas là. Soupirant de lassitude, Harry sortit du tiroir de la coiffeuse une photo. Il la regarda hésitant encore. Si quelqu'un venait à observer cette photo, et ensuite Harry, personne ne penserait une seul seconde qu'il s'agissait d'une seule et même personne. De tous ses déguisements, celui-ci le perturbait le plus. Est-ce parce que cet exercice exigeait un changement de genre ? ou est-ce sa conscience qui lui jouait des tours ?

« Maître Harry … » Winky hésitait à déranger son nouveau maître dans ses songes. Mais ce dernier avait rendez-vous dans une demi-heure. Harry sortit de sa contemplation et fixa quelques secondes l'elfe de maison. Un autre soupir s'échappa de ses lèvres et ses yeux se replongèrent dans le miroir. Doucement les transformations s'opérèrent. Ses yeux devinrent couleur émeraude tirant légèrement sur le saphir. Ses cheveux avaient été lâché et descendait en boucle jusqu'au niveau des fesses. Le tout formait une crinière brune qu'il teintait d'un blond vénitien. Il rendit ses lèvres un peu plus pulpeuses. Sa poitrine chauffa doucement alors que des seins généreux s'installèrent. Ses hanches furent élargies. Harry jeta un regard sur la photo et rajouta les détails qu'ils manquaient à son apparence. Quelques minutes après, il se leva et se dirigea vers le mur sur lequel il s'y adossa. Lior se grandit pour attendre le haut d'une tapisserie sur le mur. Celle-ci mesurait 1m80. Une fois fini, Harry se posta devant un miroir sur pied. Son image lui renvoyait le corps et le visage d'une jeune femme. Il s'était rendu sciemment désirable. Il ressemblait à une femme fatale. Il alla reposer la photo de la femme en qui il était transformé. Il l'avait créé de toute pièce. Dès qu'il avait constitué un personnage dont il avait besoin, il en prenait une photo pour ne pas oublier le moindre détail.

Winky monta sur la coiffeuse de manière à atteindre le visage de Lior. L'elfe prit un rouge à lèvre et l'appliqua pour Harry. Il n'y arrivait pas à le faire aussi bien qu'elle. Il avait tendance à déborder malgré le cours que Winky lui avait dispensé. A ce souvenir, harry poussa un soupir d'irritation. Il savait que les elfes avaient beaucoup rient dans son dos à cet évènement. C'était aussi le premier signe d'insoumission de leur part. Alors il n'avait pas eu le cœur à s'énerver contre eux. Depuis, une confiance entre lui et les elfes s'étaient installés. Tous ses discours pour changer la façon de penser les elfes avaient portés ses fruits. Et surtout le fait qu'il ne les avait pas puni et qu'il respecte sa parole.

_ Il y a un problème maître ? Demanda anxieusement Winky. Elle était la seule à n'avoir pas changé de comportement vis-à-vis de lui. Harry supposait que s'était dû à l'insécurité résultant à son renvoi par Bartémius Croupton. Elle avait sans doute peur.

_ Aucun. Je pensais à quelque chose de désagréable. C'est tout.

Rassurée, Winky continua son léger maquillage. Une fois entièrement prêt, Harry se dirigea dans son bureau du manoir River Mind appartenant à la famille Rosario, situé dans la forêt Fairy. Il adorait ce manoir, particulièrement la roseraie. Son chargé d'affaire n'allait pas tarder à arriver. Il s'installa dans le petit salon du bureau. Il n'aimait pas traiter ses affaires sur le bureau. Une minute après, Dobby apparut, lui annonça que son invité était arrivé et disparut aussi vite qu'il était arrivé. Harry lui avait donné des directives très strictes. Quand il se trouvait avec une tierce personne, il ne devait se montrer sous aucun prétexte, sauf s'il l'appelait. Harry ne voulait pas qu'une personne puisse faire le rapport entre Harry Potter et Dobby.

Mr Bertrand Cygnius fut introduit dans le bureau de Lior Rosario. Comme d'habitude, la jeune femme était assise sur le canapé. Elle était d'une beauté envoutante. Parfois, Bertrand aimait à penser ce que ça ferait de sortir avec une bombe pareille. Ou l'avoir au moins une fois dans son lit. Mais ce n'était pas gagné. Il avait essayé des techniques d'approche les plus subtils mais elle semblait être imperméable à toutes ses avances. Se cachant derrière un faux air ingénu. Tous les deux âgés d'une vingtaine d'année, il aurait formé un beau couple. A mille lieux des pensés de son employé, Lior se leva pour serrer sa main.

_ Bonjour, Mlle Rosario.

_ Bonjour Mr. Cygnius. Déclara la jeune femme un petit sourire en coin. Avez-vous fini le contrat ?

_ Oui, le voici. Dit-il fièrement tandis qu'un sourire de requin se dessinait doucement. Il sortit un document d'une cinquantaine de page. Ecrit avec une police si petite.

Lior prit le temps de le feuilleter pendant un quart d'heure. Elle prit le temps de vérifier si tous les ajustements avaient été faits. Satisfaite, elle leva les yeux.

_ Bon travail. Nous pouvons y aller alors.

Elle se leva et se dirigea vers la porte accompagné de Cygnius.

Leur deuxième rendez-vous de la journée avait lieu en plein cœur de l'Angleterre. Le portoloin déposa Lior Rosario et Bertrand Cygnius devant une entrée marqué « Ferme Sorcière Sylte ». La devanture était très rudimentaire et peu esthétique. Elle était composée globalement de trois hautes planches formant le cadre, surplombé par la dénomination en fer forgé. Les deux individus passèrent l'entrée et contemplèrent le vaste terrain rempli de culture. Après quelques minutes de marche, ils débarquèrent dans une sorte d'immense grange en bois.

Mon dieu, plus cliché tu meurs ! il manquerait plus qu'il porte une salopette et on se croirait vraiment dans une ferme sortit tout doit d'un mauvais film américain ! pensa Harry légèrement amusé. Il jeta un regard à Cygnius et remarqua amusé que celui-ci avait le nez légèrement retroussé signe de dégoût. C'est sûr, on changeait complètement de décor par rapport à son standing habituel. Mais il ne fallait pas se fier aux apparences. Cet homme debout à côté de lui était un pur né moldu. Seulement, ses parents étaient des PDG de grandes entreprises internationales. Donc, presque instinctivement, Bertrand s'était dirigé vers les métiers des affaires et du commerce. Mais il a été vite déçu par l'environnement obsolète des sorciers. Depuis, il naviguait entre les deux mondes. Il travaillait avec ses parents dans le monde moldu, et prenait en charge quelques contrats dans le monde sorcier. Généralement, seulement quand il était intéressé. Et le projet de Lior Rosario était osé et s'il réussissait, il arriverait au même stade des plus grandes entreprises moldus.

De la grange, deux hommes en sortirent. Un d'une soixantaine d'année, l'autre d'une trentaine. Ils s'agissaient du père et du fils Syltes. Ils possédaient la seule et unique ferme alimentaire et pharmaceutique des pays anglophones. Harry avait été particulièrement choqué d'apprendre que les sorciers et sorcières s'approvisionnait dans un seul endroit en nourriture et ingrédient de potion. La famille Syltes depuis des générations tenait la seule ferme de production agroalimentaire. Lior s'était toujours posé la question d'où et comment les sorciers prenaient leur nourriture car il n'avait jamais vu de supérette ou de marché. En fait, il n'y avait pas d'intermédiaire entre le client et le producteur. Les sorciers se déplaçaient eux-mêmes jusqu'à la ferme pour récupérer leur nourriture ou ils envoyaient leurs elfes. Les commerçants particuliers comme les restaurateurs et potionistes, faisait des commandes en gros procédaient à la fabrication du produit fini. Au définitif, la société de consommation n'existait pas dans le secteur agroalimentaire. Les Syltes ne faisaient pas de stocke car ne produisaient pas plus que besoin. De plus, il n'y avait pas de concurrence de prix. Le prix était fixe depuis des années. Si tu pouvais payer, tu manges, sinon tu ne manges pas.

_ Bonjour Messieurs Syltes. Je suis ravi de vous revoir. Je vous présente ma Cliente, Mlle Lior Rosario. Mr Cygnius serra la main des deux sorciers qui lui faisait face. En les voyant venir, leur visage montrait clairement que la négociation ne sera pas de tout repos. Ils semblaient septiques. Mais dès qu'ils posèrent les yeux sur Lior, leur expression se transforma en signe d'incrédulité et d'admiration face à la beauté de la jeune fille. Lior constata vraiment amusé que les deux fermiers ne portaient pas de salopette mais des robes. Il se demanda vaguement s'ils travaillaient dans cette tenue.

_ Enchantée de vous rencontrer enfin. Déclara simplement Lior.

_ Nous de même, s'empressa de dire le plus jeunes des deux syltes.

Une fois salutation terminer, ils se dirigèrent tous vers la grange où sur la droite de l'entrée se trouvait un petit bureau. Malgré que la famille syltes nourrissait toute la population sorcière, elle n'était pas riche. Cela venait du fait qu'elle reversait l'argent gagné dans le traitement du terrain qui était très cher, vue le prix des potionistes, de plus il possédait une trentaine d'employés et payait un maximum d'impôt pour qu'elle garde le monopôle de ce marché. Il y a quelques années, le ministère les avait menacés de récupérer ce marché s'il n'acceptait pas de payer d'importants impôts. Les grandes familles sorcières sang-pur trouvaient inadmissible qu'un paysan se retrouve plus riche qu'elles. Néanmoins, les Syltes pouvaient être considérer comme des sorciers aisés.

Une fois installés dans le bureau, des rafraichissements furent proposés. Mr Sylte sénior rentra dans le vif du sujet.

_ Autant être honnête avec vous, mais nous ne voyons pas en quoi vendre notre ferme serait avantageux pour notre famille. Elle appartient à notre famille depuis des générations. Dit-il fermement.

_ Il ne s'agit de nous vendre complètement la ferme, précisa Cygnius, mais de faire de nous l'actionnaire majoritaire de votre entreprise. Il s'agit ici de copropriété. C'est ce que nous vous proposons.

Les deux Syltes froncèrent les sourcils d'incompréhension. Bertrand s'exhorta au calme. Bon sang, ce n'est pas possible d'être aussi ignare ! Mais il s'avait que ses pensées étaient exagées. Dans le monde sorcier, soit tu possèdes quelques choses, ou soit tu ne le possèdes pas. Il n'existait pas d'entre les deux. Plutôt, ce n'était pas impossible, juste très rare.

_Je prendrais un exemple simple, Poudlard a plusieurs co-fondateurs : Griffondor, Serdaigle, Poufsouffle et Serpentar. Ils étaient copropriétaire de Poudlard.

Les yeux des deux fermiers brillèrent enfin de compréhension. Ils se regardèrent légèrement hésitant. Il est vrai qu'ils n'avaient jamais envisagé les choses sur cet angle-là. Voyant la fissure du doute se créer, Bertrand s'y engouffra.

_ Ce que nous vous proposons a des avantages non négligeables pour vous comme pour vos employés. Premièrement une hausse de vos salaires, deuxièmement une réduction considérable des impôts à payer puisque si l'entreprise nous appartient également, chaque propriétaire devra payer le pourcentage d'impôt qui lui revient. Troisièmement, un développent et une diversification de votre entreprise. En fait, si nos projets aboutissent, vous pourriez prendre votre retraite tout de suite, et ne manquer de rien.

Les yeux du sénior des syltes s'étaient mis à briller. Très peu, de personne souhaitait travailler dans ses entreprises. Donc partir à la retraite était difficile. Le plus jeune lui pensait que c'était trop beau pour être vrai.

_ Un autre avantage, est que Mlle Rosario a les moyens de payer des avocats au cas où le ministère mettrait son grain de sel dans nos affaires.

Les deux Syltes sursautèrent au rappel de la menace des ministères. Ils avaient beaucoup souffert de la corruption que le ministère avait eue à leur égard. C'était resté au travers de leur gorge.

_ Il n'avait aucun droit sur vos biens, et vous menacer de cette manière en dit long sur le potentiel de cette ferme. Au regard de tout ce que je vous propose, êtes-vous prêt à négocier ?

Les syltes prirent quelques minutes pour réfléchir et le sénior déclara :

_ Nous vous écoutons.

A cette instant, Lior prit la parole, d'une voix douce et légèrement onctueuse, envoyant ainsi dans des pensés peu chaste au plus jeune des deux syltes, pourtant marié.

_ Comme j'ai des projets d'agrandissement et de développent, je dois investir une somme bien plus importante que la valeur réelle de cette ferme. Néanmoins, j'ai à cœur que cette ferme reste familiale. C'est pour cela que je souhaite une copropriété. Mais vous en conviendrez que je sois à cet instant l'actionnaire majoritaire de cette entreprise. Dans le contrat que je vous propose, est spécifié en première page le montant minimum que je m'engage à vous verser. Dès que l'entreprise sera rentable, le salaire sera augmenté en fonction de votre pourcentage de l'entreprise. Il y a de forte chance qu'il soit doublé…

En regardant le contrat posé devant eux, la somme plus qu'alléchante, les yeux des deux Syltes s'exorbitèrent. Il ne croyait pas leur chance.

_ Prenez connaissance de ce contrat. Proposa Cygnius. Le contrat présentait une grosse police pour tous les avantages pour le propriétaire actuels et en police modérer le reste. Nous sortons quelques minutes pour que vous puissiez discuter en privé.

Un quart d'heure plus tard, Lior et Bertrand frappèrent et rentrèrent dans le petit bureau. Les deux syltes étaient très agité et hésitant.

_ Alors qu'en pensez-vous ? demanda doucement Lior.

_ hum, je dois dire que l'idée est très alléchante. Le Sénior prit un temps pour poursuivre. J'ai demandé à ma femme ce qu'elle en pense et elle semble d'accord. Mon fils aussi. Je suis plus … réticent car cette ferme est à ma famille depuis des générations. Et le céder même pour moitié m'est difficile. J'ai une question Mlle Rosario ? Vous m'avez fait comprendre que vous avez les moyens d'acheter une ferme entière. Pourquoi ne pas tout simplement prendre une nouvelle ?

_ Il est vrai que je pourrais acheter plusieurs terrains et faire ma propre ferme. J'aurai payé des avocats pour baisser les impôts et j'aurai vendu mes produits à des prix défiants toute concurrence. Au définitif, vous auriez fait faillite et vous seriez endetté jusqu'au cou. Et je n'aurai eu aucun mal à m'approprier cette ferme pour un maigre prix.

Lior avait dit cette tirade comme si c'était un fait, pas une supposition. Les deux fermiers comprirent qu'elle avait raison et les moyens.

_ Mais réaliser cette entreprise de cette envergure me prendrait au mieux un an, au pire une dizaine d'année. J'ai trouvé des avantages face à ce partenariat, nous y gagnions tous les deux, n'est-ce pas ?

Un silence lui répondit. Les fermiers venaient enfin de comprendre que leur avenir était en jeux. ils discutèrent encore entre-eux quelques instants, et devant la menace sous-jacente, le sénior capitula :

_Nous acceptons votre offre.

_ Fort bien, s'exclama Bertrand. Je vous invite à signer les trois exemplaires du contrat de propriété. Il y en avait un pour Gringrotts, et un pour chaque parti.

Une fois les trois contrats signés, celui de gringotts disparu pour rejoindre la banque. Lior sortit de son sac une bouteille de champagne et dit :

_ Je vous propose de trinquer ce nouveau partenariat des plus fructueux !

Trois quart d'heure plus tard, Lior et Bertrand rebroussaient chemin.

_ En ce qui concerne les terrains sur le chemin de traverse, comment se déroule leur acquisition ? Interrogea Lior.

_ Les sorciers vendent bien trop facilement à mon goût, ce n'est même plus drôle. Il manque encore deux propriétés et l'affaire sera bouclée. Ricana Bertrand.

_ Bien, je vous laisse vous en occuper. J'aimerai que ce soit fait le plus rapidement que possible.

_Vous tenez vraiment au délai que vous m'avez demandé ?! S'étonna Cygnius.

_Oh oui ! Je veux que mon projet soit réalisé pour début janvier. Je ne mentais pas quand je parlais au Syltes.

Un silence lui répondit. De toute façon, il fallait que la phase une de son plan se mette en place le plus rapidement que possible pour que la phase deux se fasse.

_ Je dois m'en aller. J'attendrais votre hibou avec impatience. Salua Lior, et elle prit le portoloin pour le ministère.

Harry se matérialisa devant un autre édifice à l'aide d'un elfe de maison nommé cari. Si celui de ce matin, était passable, celui devant lui était horrible. Harry ne savait pas transplaner, et donc utilisait souvent des elfes de maison pour le faire. Il sentit un léger tremblement dans sa main. Il constata que c'était son elfe de maison qui tremblait. Harry ne pouvait pas lui en reprocher. Le bâtiment devant-eux était ce qu'on appelait vulgairement une niche. Cet endroit se chargeait d'élever et de vendre les elfes de maison, comme des animaux. C'est ici qu'il avait acheté 8 de ses elfes. Seuls Dobby et Winky étaient les exceptions. Il se présenta à « l'accueil » où était avachi un sorcier à la mine sinistre et peu engageante. L'homme en question lisait le journal du jour, accordant très peu d'intérêt à Harry. Harry n'avait pas lâché la main de Cari, l'elfe de maison.

_ Nous ne prenons pas de réclamation ma ptit' dame. Si vous n'en voulez plus, libérez-le. Mais pas de remboursement. Grogna de manière très désagréablement l'homme.

Comme il n'avait pas reçu les politesses d'usage, Harry se contenta de rétorquer fraichement :

_ Sachez que j'ai nulle intention de vous remettre cet elfe, mais vu votre comportement des plus grossiers, je me demande si je ne vais pas m'adresser à la concurrence !

L'homme se mit à pâlir en comprenant, qu'il allait perdre une cliente. Rien n'empêchait un client d'aller chercher des elfes en Ireland. Vue le prix d'un elfe de maison, les clients avaient généralement les fond nécessaire pour un déplacement dans les contrés voisines.

_ Veuillez m'excuser M'selle, mais généralement, quand on voit un client revenir deux fois en moins de trois mois, c'est qu'il n'est pas satisfait de son elfe.

Harry pinça ses lèvres de désapprobation.

_ Combien d'elfe disposez-vous actuellement ?

Fronçant les sourcilles, l'homme répondit :

_ Avec les nouveaux nés, 103. Sinon 87.

_ Si je prends les prends tous, aurai-je droit à une remise ? Négocia Harry. L'homme resta bouche bée à la demande de la jeune femme.

_ Tous ? Couina le vendeur.

Vraiment agacé, harry répéta :

_ oui, TOUS.

L'homme ne croyait pas sa chance. Chaque année, il vendait à peine la moitié l'obligeant à s'en « débarrasser » afin d'éviter qu'il y ait des elfes errants, ce qui n'était pas très bon pour son commerce. Un elfe faisait 1500 galions. Après un calcul rapide, l'homme proposa :

_ Si vous me donnez 95 000 ? je vous donne le tout.

_ Marché conclu. Vous me faites une facture. Vous vous adresserez au gobelin pour le versement.

Harry sortit un sceaux de son sac à main. Ce sceaux garantissait sa possibilité de régler sa dette. Une fois la facture faite et le sceaux apposé sur la feuille, il se tourna vers l'elfe qui le regardait choqué.

_ Réunit tous les elfes à cette adresse. Demande à la cuisine de les nourrir, demain je passe vous voir.

Harry tourna les talons et sortit le plus rapidement de cet endroit.

dimanche 23 novembre

Harry lisait minutieusement les rapports préliminaires posés sur son bureau. Il avait engagé un détective sorcier privé afin d'enquêter sur les aurors qui l'avaient arrêté. Il souhaitait connaître la vie de ces derniers, tout ce qu'il cache, leur profil psychologique, dossier médical. De la banque sorcière, il obtenait l'impensable, c'est-à-dire leur relevé de compte, normalement privé. Le ministère se disputait souvent avec la banque pour que les gobelins montrent une certaine transparence des comptes de ses clients. En effet, il était rare que Gringotts accepte de révéler les transactions bancaires, c'était très aléatoire. Harry, lui n'aurait pas ce genre de souci. Avec ses parts de gringotts, il pouvait obtenir ses indiscrétions à la simple demande.

Un elfe de maison apparut dans le salon le coupant dans sa lecture, lui proposant un thé et des petits gâteaux, le tout accompagné d'un regard fasciné, de dévotion et incrédule. Mal à l'aise sous cette observation, il s'empressa d'accepter pour que l'elfe parte le plus vite que possible. Harry avait droit à ce type de réaction depuis hier ?! tout ça parce qu'il avait acheté tous les elfes de la niche. Enfin, les créatures ne voyaient pas cet évènement de la même manière que lui. A leurs yeux, il était un dieu sur terre, venu les sauver de l'enfer qu'était la niche. Ces réactions l'effrayaient un peu mais bon… harry était presque sûr que cette dévotion vient de Dobby. C'était obligé !

Doucement, ses pensées dérivèrent sur la réunion de ce matin avec les elfes et les employés de la ferme. Il avait parlé de son projet d'expansion afin de répondre aux contraintes de son projet final, c'est-à-dire le premier centre commercial sorcier. Il se rappelait encore des regards confus et éberlués quand il avait décrit ce qu'est un centre commercial. Il avait aussi précisé qu'à partir du mois de janvier, plus aucun sorcier ne s'approvisionnerait à la ferme mais directement dans les espaces agréés : l'hypermarché du centre commercial. Seules les entreprises de types restaurations, potioniste et herbologiste pourraient venir comme avant se fournir dans la ferme. Les elfes de maisons seraient à la ferme pour aider aux différents travails et auraient la charge de confectionner les plats pré-préparés, un concept inconnu encore chez les sorciers. Il savait que le repas confectionné par un elfe, était digne des chefs 5 étoiles. Les sorciers se jetteraient sur ces plats. Surtout, ceux qui travaillaient toute la journée et qui n'avait pas le temps de rentrer chez eux. Ils étaient obligés d'acheter leur repas dans les restaurants ou préparés eux-mêmes leur repas.

La majorité des employés étaient heureux de ce futur projet mais certain ont été très virulent au fait de travailler avec des elfes de maison. Ils avaient l'impression qu'ils étaient rabaissés au rang d'esclave et se sentaient insulté. Ce qu'harry avait répondu de son regard le plus froid et méprisant que les employés n'avait pas à se plaindre car leur salaire avait considérablement augmenté, et que s'ils n'étaient pas content, ils savent où se situe la porte. Ce n'était parce qu'il était déguisé en fille, qu'il allait laisser n'importe qui lui marcher sur les pieds. Livides et en colères, les employés en question s'étaient tus. Les elfes de maison étaient primordiaux pour son projet, harry comptait sur leur travail rapide et efficace. Cygnius se chargeait des contrats et du domaine logistique du projet. Harry, lui apportait la main d'œuvre et l'argent. Une fois que tous les terrains à la limite du chemin de traverse acheté par Cygnius en son nom, les gobelins seront chargés de la construction de centre commercial. Après, différents commerces seront invités à essayer d'ouvrir une extension dans son centre commercial.

Harry souffla exaspéré en pensant à l'agenda du mois de décembre. Il était horrible ! Il allait devoir jongler entre ses devoirs de membres du magenmagots, son projet de centre commercial, son « amitié » avec Judith Fudge, ses cours particuliers, sans compter de rassembler le maximum d'info de toutes ses cibles potentielles…

A suivre…