Après ma brève entrevu avec Hermione j'étais retourné voir Chouka pour m'assurer que cette dernière ne serait jamais amené à le voir étant donné que j'étais censé être un moldu. J'avais de plus pris soin de fermer à clef toutes les portes qui renfermaient des livres de magie ou même ma selle des potions. Cependant étant un simple moldu je n'avais pu les fermer qu'avec un vrai clef, et Hermione, si elle voulait entrer n'aurait en réalité aucun mal à le faire.
Mais elle partirait dès le lendemain. Je n'avais donc pas à m'inquiéter surtout que le sort me prévenant de son réveil était toujours en place.

Ma nuit fut courte, trop courte, alors que je mourrais d'envie de rester couché toute la journée. Cependant le devoir m'appelait. Je devais rejoindre Blaise et Pansy pour faire ma déposition, mais le plus urgent était le sifflement désagréable qui me signalait qu'Hermione s'était réveillée. Je pris alors une gorge de polynéctar, enfilait un peignoir et descendait rapidement en bas. Il fallait que je lui monte vite son petit déjeuné pour qu'elle ne sorte pas seule de la chambre.
Cependant quand j'arrivais en bas, cette dernière était déjà là. Chouka avait disparu, comme je lui avais demandé, elle ne l'avait donc pas vu.
- Bonjour. Me lança-t-elle. Vous êtes un lève tôt ?
- Non pas spécialement pourquoi ? Répondis-je étonné par sa remarque.
- Le petit déjeuné est déjà prêt. Répondit-elle en souriant.
- Oh oui. Et vous alors, que faites-vous dans la vie ? Je n'ai pas voulu vous déranger plus longtemps cette nuit.
- Oh rien d'intéressant comme vous. Je ne suis que mannequin.
- Pourquoi dénigrez-vous à ce point votre métier ? Dis-je étonné. C'est un métier fatiguant.
Elle me regarda abasourdi.
- Vous êtes la deuxième personne en deux jours à me faire cette remarque.
La première personne était en fait moi, lors du match de quidditch, du moins j'espérais secrètement qu'elle fasse référence à moi.
- Et vous n'êtes pas d'accord avec ça ? Insistais-je.
- Je passe pour une idiote la plus part du temps. Vous savez le cliché, belle mais bête. Soupira-t-elle.
- Il n'y a que les idiots qui croient aux clichés.
- Vous êtes adorable.
Elle attrapa le jus de fruit que je lui tendais tandis que je m'asseyais à côté d'elle.
J'étais heureux, même si ce n'était pas complètement. Je pouvais discuter avec elle sans qu'elle soit constamment sur l'offensive. Cependant j'étais un imposteur. Si elle savait ...
Elle posa soudainement son verre sur la table.
- Mais j'y pense, vous êtes peut-être pressé, je suppose que vous travaillez ce matin. Je sais que les journalistes ont un emploi du temps chargé, alors même le samedi j'imagine que ...
- Oui en effet, mais ne vous inquiétez pas. Prenez le temps de prendre votre petit déjeuné.

A peine une demie-heure après nous nous retrouvâmes tous deux sur le péron.
- C'est vraiment beau chez vous ... Et votre jardin. Somptueux. Vous devez avoir un jardinier presque permanent je suppose, pour entretenir tout ça ?
- Oui en effet. Répondis-je en souriant.
- Et bien merci beaucoup. Annonça alors Hermione. Merci pour tous. J'espère que nous serons amené à nous revoir, ça me ferait plaisir.
Je lui répondais d'un sourire et fermais la porte derrière elle.

Je consultais l'heure 12h15. Chouka apparu d'un coup devant moi avec le courrier qu'il me tendit. J'avais déjà cinq lettres, dont deux de Blaise que j'ouvris aussitôt.
- Vous remarquerez que j'ai été assez intelligent pour ne pas servir du jus de citrouille à Mlle Granger. Trouva-t-il bon de signaler.
- Mais heureusement ! Crachais-je presque.

La première lettre de Blaise me disait qu'il voulait que le rejoigne au plus tôt chez lui pour discuter de la veille. La deuxième disait qu'il fallait qu'on se trouve directement au ministère étant donné que j'avais du mal à me lever. Je sentais presque son ton plein de reproche à travers la lettre. Je n'aimais pas dormir tard, même lorsque je sortais, j'avais l'impression de gâcher ma journée, mais là, après tout ce qu'il s'était passé la veille j'avais eu besoin de repos, et encore ... je n'en avais pas eut suffisamment à mon goût.
J'annonçais à mon elfe que je partais quand celui-ci me demande de ne pas partir.
- Pourquoi ? Répondis-je agacé.
Quand il arriva face à moi il me toisa puis m'annonça que c'était bon. Je le regardais comme s'il était stupide.
- Je vérifiais que l'effet du polynéctar s'était dissipé.
Je ne répondis rien, il m'exaspérait à toujours tout faire parfaitement et à me le signaler d'une manière plus ou moins discrète. C'était normal qu'il fasse du bon travail, c'était mon elfe de maison !
Cependant je devais bien avouer que j'aurais eu l'air malin en arrivant au ministère sous une autre apparence que la mienne.

Quand je posais enfin les pieds sur le carrelage étincelant de l'immense hall je fus éblouie par des flashs photo. Quelqu'un me tira par le bras, c'était MacNair, mon supérieur.
- Même quand ce n'est pas directement de votre faute, vous arrivez à attirer l'attention sur vous ! S'exclama-t-il en essayant de se ruer un passage à travers les journalistes et photographes qui nous assaillaient de tous les côtés. C'est à croire que vous le faite expert !
- Oui évidemment ! Soupirais-je d'exaspération. Tous les lundis je donne de mes mèches de cheveux pour qui aimerait sans servir. Vous ne le saviez pas ?
- Il n'y a rien de drôle. Déclara-t-il en rentrant dans l'ascenseur et en me lâchant enfin.
J'avais l'impression d'être traité comme l'éternel gamin ! Est-ce qu'on aurait prit mon père par le bras pour le traîner jusqu'à l'ascenseur ? Non ! Bien sûr que non ! Mais je ne fis aucune remarque, je pouvais bien supporter ce traitement face à l'énorme mensonge que j'avais fais.
- Vos amis Zabini et Parkinson ont déjà donné leur témoignage depuis longtemps, vous n'avez plus qu'à donner le votre, signez et ce sera bon.
- C'est tout ? M'étonnais-je.
- Contrairement à ce que vous espérez oui. On essaye d'éviter d'ébruiter l'affaire. Répondit MacNair en levant les yeux au ciel.
Je ne répondis rien, après tout, je n'aurais jamais pu espérer mieux. Mais c'était sans compter sur la jalousie de mon supérieur.

Une demi-heure plus tard, tout était définitivement réglé. Mais en plus du témoignage de mes deux amis, Hormac avait également signalé mon comportement étrange et agressif. Il ne me semblait avoir été dans aucun cas agressif, mais le principale était qu'il ne se doutait de rien. Avant de sortir du ministère, je voulais rapidement passer à mon bureau. J'appuyais alors sur le bouton de l'assenceur et attendais. Quand les portes s'ouvrir, je vis Hermione en sortir avec deux hommes.
- Bonjour Mlle Granger. Lui lançais-je alors poliment.
Elle me regarda d'un air indifférent et poursuivis son chemin. Elle m'exaspérait, j'avais envie de lui cracher que à peine une heure avant elle était chez moi, mais me retins évidemment.
Je montais alors à mon tour dans l'assenceur.

Quand je sortais enfin du ministère, encore une heure après, les photographes étaient toujours dans le grand hall et se jetèrent sur moi.
- A votre avis, quelqu'un vous en veut-il ?
- Avez-vous des rapports conflictuels avec certains de vos proches ?
Je n'écoutais par leur autres questions et me dirigeais vers la cheminé la plus près pour rentrer chez moi. Cependant je parvins à discerner parmi le brouhaha la voix de mon meilleur ami. Il me faisait signe depuis la grande statut au centre du hall.
- Chez moi ! Lui criais-je avant de disparaître dans la cheminé.

Chouka nous avait servit du whisky pu feux et Blaise continuait de me raconter en détail la soirée que j'avais loupé, et le moindre de mes faits et gestes. C'était assez amusant d'ailleurs de voir comme il déformait la réalité sans le faire expert.
- En tout cas, continua-t-il, si tu veux mon avis, celui qui a prit ta place, en voulait à Hormac, et il cherchait à l'atteindre à travers Granger.
- Je n'en sais rien et je m'en fiche à vrai dire. Dis-je en soupirant.
- Tu te fiches de ce qu'il peut arriver à Granger ? Insista-t-il.
- Non, bien sûr que non. Mais étant donné que la supercherie à vite été découverte, le coupable va essayer d'être plus discret possible.
- Si tu le dis.
- Au fait, qu'est ce que Pansy foutait chez toi cette nuit ?
- Elle n'avait pas l'air bien à cause du départ d'Hormac et Granger sous ses yeux, enfin avec le faux toi aussi. Du coup je lui ai proposer de rentrer dormir chez moi.
- Renvoie-la vite chez elle, sinon elle va vraiment s'installer et elle sera impossible à faire partir. Conseillais-je à mon meilleur ami.
- Ne t'inquiète pas pour moi. Sinon qu'est ce qu'on fait ce soir ?
Je ne répondis pas, en réalité j'étais déprimé. Hermione avait refusé de m'accorder la moindre importance au ministère, et quelle soirée pourrait m'intéresser sans elle ...
- Oh Drago ! Insista Blaise.
- Je vais rester chez moi je pense, je vais réfléchir à un plan d'action pour Hermione.
Blaise leva les yeux au ciel.
- Mais arrête Drago ! Arrête ! Je croyais t'avoir dis de l'ignorer!
- Je l'aime ! Insistais-je. Comment veux-tu que je l'ignore.
- Arrête ton cirque, tu n'aimes personne, surtout que tu n'as jamais vraiment discuter avec elle.
- Si, hier au match ! Insistais-je.
- Vous avez échangé trois phrases c'est ça ?
Je ne répondais pas.
- Voilà ! Donc tu ne peux pas l'aimer. Mais va te reposer oui, ça te fera du bien, et si j'avais tu veux sortir ce soir, retrouve-moi chez moi avant 23H.
Alors que Blaise se levait, Choucka m'apporta une lettre. Quand je regardais au dos qui me l'envoyais mes yeux s'agrandirent en grand.
- Qui est-ce ? Demanda Blaise intrigué par ma réaction.
- C'est Hermione.
- Granger ? Insista-t-il. Et bien ouvre !
Je n'avais pas envie de le faire devant lui, et si elle venait de se rappeler de tous, et si elle me menaçait de tout révéler, et si ... Cependant Blaise allait trouver ça louche que je veuille garder le contenu secret. Je misais alors le tout pour le tout et ouvrit l'enveloppe les mains tremblantes.
Je restais alors scotché face à son contenu.
- Qu'est ce que c'est ? Qu'est ce qu'elle dit ? Insista Blaise.
Ce dernier, voyant que je n'étais pas assez rapide m'arracha le contenu de la l'enveloppe.
- Elle t'invite à son défilé de ce soir ! S'exclama Blaise. Au premier rang en plus !
Il paraissait vraiment effaré ce qui me vexa considérablement.
- Je te remercie ! Dis-je d'une voix cassante.
- Excuse-moi, mais c'est juste que c'est étrange venant de sa part, avoue-le. Insista Blaise.
Je lui lançais un regard noir.
- C'est elle qui ne veut pas s'avouer que je lui plais, d'où l'invitation.
- Tu vas y aller ?
- Evidemment ! M'exclamais-je.

C'était ce qu'il me fallait. Cette invitation d'Hermione me réjouissait, me remplissait presque de bonheur. J'avais l'impression que c'était comme à Poudlard, en 4ème année, lorsque cette fille de Serpentard avait accepté de coucher avec moi pour la première fois. J'étais fière qu'elle m'ait envoyé cette invitation. De plus la presse serait là, et j'attendais avec impatience que MacNair voit une photo de moi au premier rang.
Je retournais alors l'invitation. Une fine écriture était visible.

Je déteste avoir des dettes. Un match = un défilé. Je ne te dois rien. HG