Ravenely: Je sais, je sais, je sais, je mérite de mourir. Mon Dieu, des mois et des mois sans nouveau chapitre, presque 1 an... Je m'excuuuse vraiment mais je n'avais plus du tout la moindre motivation de continuer :'( et là, soudain, pouf, motivation ! Donc du coup, je reprend l'histoire. J'espère que vous continuerez quand même à lire... Je m'excuse encore une fois pour cette looongue attente :( et je m'excuse aussi pour les fautes qu'il y aura, j'ai voulu publier ce chapitre assez vite (Enfin, assez vite depuis le moment où je me suis décidé à reprendre la traduction) du coup j'ai pas vraiment corrigé entièrement... Voilà voilà... :(

Disclaimer: Les personnages appartiennent toujours à Stephenie Meyer (Ça n'a pas changé depuis le temps !) et l'histoire à BlueSea14.


"... If it looks like I'm laughing I'm really just asking to leave

This alone, you're in time for the show...

...I've really been on a bender, and it shows..."

"The Sharpest Lives" - My Chemical Romance


Chapitre 10 – Saisir


Forks, Washington – Isabella Marie Swan

Alice était miséricordieuse envers moi. Elle avait choisi des vêtements que je serais « autorisée » à porter à l'école, mais je pouvais tout de même choisir la version finale de ma tenue. Je devais maintenant choisir parmi tous les vêtements qui se trouvaient face à moi…

Le seul problème, c'est que je n'avais aucune idée de ce que je devais porter pour mon premier jour d'école. Et si je choisissais quelque chose de mal ?

En franchissant la barrière qui me séparait de la chambre d'Edward, je frappais doucement à la porte pour attirer son attention. Je revins dans ma chambre, puis je jetais un coup d'œil à la sélection de vêtement face à moi avant de me retourner vers la porte – où, bien sûr, Edward était déjà debout, en réponse à mon appel.

Ses grandes enjambées le portèrent jusqu'à moi alors que je tendais mon bras vers lui. Tout ce que j'espérais, c'était juste qu'Alice ne viendrait pas m'aider. Je savais déjà ce qu'elle voudrait que je porte – quelque chose de « flatteur » comme elle le disait. Je voulais quelque chose de simple.

Simple ? Bella, tu sais qu'Alice sera déçue. Elle a beaucoup d'idée de tenue que tu pourrais porter. Un sourire en coin apparu sur ses lèvres, puis il tourna les yeux vers les cintres et les tiroirs face à nous. Les jeans sont assez simples. Tu pourrais peut-être porter l'un de ces t-shirts et un sweatshirt où tu pourras être à l'aise.

Tu es un sauveur, dis-je avant de retirer ma main pour prendre les vêtements et les déposer sur mon canapé, puis je repris sa main une seconde après. Elle aurait sans doute voulu me faire porter ce manteau horrible si tu n'avais pas été là – mon consultant de mode personnel.

Il se mit à rire. C'est moi. Puis il haussa un sourcil quand il vit le manteau en question, le regardant dans les moindres détails. Il est plutôt petit non ?

Oui ! Comment peut-elle croire que je serais à l'aise dans quelque chose d'aussi petit – c'est trop indécent. Même cette chemise que j'ai choisie… Je jetais un coup d'œil vers la chemise bleu pâle. Est-ce que ça faisait parti de la société actuelle ? Était-ce indécent durant cette période de l'année ?

Tu serais surprise de voir ce que les jeunes adultes portent dans cette ère et qui reste parfaitement acceptable. Edward leva les yeux au ciel, en essayant difficilement de ne pas penser à ce qui était « parfaitement acceptable ». J'attrapais quelques aperçus d'images dans sa tête et je ne voulu pas en savoir davantage. Parfois, je voudrais encore être à la même époque à laquelle je suis né, plutôt que dans ce type de société.

Je commence à croire que je préfèrerais ça aussi. Puis, je pensais au fait que si j'avais été encore humaine, je n'aurais jamais rencontré la famille Cullen. Ou peut-être pas… Je ne peux pas imaginer ce que serait ma vie sans vous tous. J'ai déjà dû y faire face une fois : Je préfère ne jamais recommencer.

Crois moi, nous sommes heureux de t'avoir. Il me sourit doucement. Je vais te laisser t'habiller maintenant, si tout va bien.

Bien sûr – Quand partons-nous ?

Dans à peu près 5 minutes. Nous devons te présenter, alors nous allons devoir partir un peu plus tôt si nous voulons éviter tous les problèmes qui pourraient se présenter. Il leva un sourcil quand je pensais aux problèmes que nous pourrions avoir. « Ne t'inquiète pas » murmura-t-il à voix haute.

Je ne peux pas m'en empêcher. Et s'ils ne me laissaient pas être dans la même classe que toi ou Alice ? Que faire s'ils pensent que je devrais suivre un programme spécial, à cause du langage des signes ? Il n'y avait aucun doute sur le fait qu'ils pourraient le faire s'ils le voulaient. L'administration du lycée avait le pouvoir de me forcer à prendre des cours différents, d'après ce que pensais Carlisle.

Nous ferons en sorte qu'ils ne le fassent pas. Ses yeux capturèrent les miens. Bella, je ne veux pas que tu t'inquiète à ce sujet : nous allons faire attention à ça. Tu es capable de comprendre ce qui est dit en classe – tu peux lire sur les lèvres dans une certaine mesure, tu peux lire et écrire, tu peux utiliser le langage des signes. Et je suis ton arme secrète si tout le reste échoue. Son regard était doux.

Je soupirais et j'hochais la tête. Tu as raison, je sais. Je vais me calmer. Merci beaucoup, pour tout ce que tu fais pour moi. Le coupant avant qu'il ne me dise que je n'avais pas besoin de le remercier, je souris. Vas y, je dois m'habiller.

Très bien. Edward lâcha ma main et sortit de la chambre, fermant la porte derrière lui.

En prenant une profonde inspiration, je me tournais vers les vêtements et je commençais à les mettre lentement. Je devais faire attention à contrôler ma vitesse et mes réflexes à partir de maintenant : aller trop vite attirerait l'attention du public, et ma force était suffisante pour réduire un diamant en poussière. Je devais être prudente, surtout avec les objets fragiles que je devrai utiliser en classe.

Enfin, je fus habillée et prête à partir. Je récupérais le sac qu'Alice m'avait gentiment acheté près de mon canapé. Il était plutôt beau, en fait, c'était un sac à dos en cuir noir avec un seul compartiment et une petite poche à l'extérieur. Il était assez grand pour contenir toutes mes affaires – il y avait toute sorte de chaînes et de fermetures éclair.

J'avais été étonnée qu'Alice me laisse avoir un sac aussi confortable et simple que je pouvais porter sur mes épaules. J'avais pensé pendant un moment qu'elle allait me forcer à prendre un de ces sacs à main affreusement grand qui correspondait plus à Rosalie ou à elle. Au lieu de ça, elle avait pensé à une chose : j'aurais besoin d'avoir mes mains libres pour pouvoir communiquer. Un sac à main ? Heureusement, c'était hors de question.

Il y avait une sorte d'emblème sur mon sac à dos, cependant, et Edward ne voulait pas me dire ce que ça signifiait – j'avais seulement capté dans ses pensées que ça concernait le prix. Il savait déjà comment je me sentirais par rapport au fait que tant d'argent soit dépensé pour un sac.

J'étais reconnaissante qu'il le comprenne si bien. Ça rendait cette expérience moins terrifiante : il allait y avoir au moins une personne à mes côtés qui me connaissait assez bien pour savoir ce qui me dérangerait ou pas. Dans cette excursion, Edward représentait la sécurité.

Je pouvais sentir des grondements dans l'air quand je me dirigeais vers la porte et que je descendais les escaliers. Le choix des chaussures était non négociable : Alice avait dit qu'elle avait déjà trouvé celles qui iraient avec ma tenue. Je pensais que je pouvais la laisser choisir mes chaussures tant qu'elle ne m'habillait pas comme une poupée.

La famille était en bas, répartie dans les différentes pièces. Carlisle et Jasper étaient face à face, en pleine discussion – à propos de livres, d'art, de philosophie ou de médecine, je ne savais pas trop. Je lu sur les lèvres de Jasper : Shakespeare. Littérature, donc.

Emmett, Rosalie et Edward étaient assis sur des chaises placées au hasard, en train de rire. Edward ne riait pas autant que le couple, cependant, et je m'arrêtais sur le bas des escaliers. Mes yeux restèrent sur son visage pendant un long moment, alors que je me demandais pourquoi il ne semblait pas aussi léger et heureux que les autres.

Il y avait quelque chose de renfermé dans son expression. Ce n'était pas la même chose quand j'étais seule avec lui, ou quand je pouvais entendre ses pensées. Mais en comparaison avec les visages de ses frères et sœurs, je pouvais voir quelque chose de… Différent.

J'aurais été heureuse de rester là toute la journée, appuyée contre la balustrade, au pied de l'escalier – c'était sans compter sur l'intervention d'Alice. Elle surgit à côté de moi, après avoir descendu les escaliers. Dans ses mains, il y avait une paire de botte étrangement familière.

Lorsque je les regardais, je réalisais qu'elles étaient vraiment élégantes. Si je pouvais, je dirais qu'elles étaient à peu près de la même époque que moi : mes lèvres formèrent un sourire et je les pris – ainsi qu'une paire de mi-bas serrés. Au moins, les mi-bas n'étaient pas aussi longs que les collants normaux.

Quand je me relevais de l'escalier, les bottes à mes pieds, je lui souris et je signais merci.

Elle répondit en bougeant correctement ses lèvres, « de rien » tout en signant. Je souris : j'avais demandé à ma famille de parler tout en signant pour que je puisse commencer à lire sur les lèvres. Ça serait un peu plus difficile à l'école, pour la compréhension, quand mes professeurs devront parler à toute vitesse pour le reste de leurs élèves.

Mais j'espérais que je pourrais au moins comprendre l'essentiel de ce qui se passait autour de moi, si ce n'est pas tout. Et je voulais avoir mes frères et sœurs avec moi : ils pouvaient toujours me parler plus rapidement – le mot écrit pouvait être signé si rapidement qu'il suffisait juste d'une millisecondes seulement.

Edward s'approcha de moi, me tendant la main, après une seconde d'hésitation – qui se remarquait à peine, si ce n'était pas l'ombre qui passa sur son visage. J'essayais de ne pas penser à ce que j'avais remarqué plus tôt. Nous partons ?

Oui. Carlisle et Esmée vont nous conduire : ils devront parler avec le personnel juste au cas où quelque chose n'irait pas – ça sera mieux. Mais nous ne voulons pas que tu t'inquiètes, Bella, ajouta-t-il. Mon inquiétude devait se lire sur mon visage. Ils vont s'occuper de tout. Détends-toi : tu auras des choses plus importantes à penser.

Comme de ne tuer personne ?

Précisément. Et tu ne le feras pas. Crois moi.

Le chemin vers l'école me parut vraiment long. J'étais assise sur le siège avant. Rosalie et Alice se trouvaient sur la banquette arrière. Les hommes s'étaient tous entassés dans la Mercedes de Carlisle avec des regards presque reconnaissants de ne pas être montés dans la voiture d'Esmée.

Je me demandais pourquoi. Certes, Esmée ne roulait pas aussi vite que l'éclair : mais 110km/h n'était pas si mal. Je comprenais vaguement que Rosalie et Esmée avait une conversation pendant tout le trajet jusqu'à l'école à propos de la voiture. Alice faisait des commentaires ça et là. Je restais assise à « écouter » - il y avait quelque chose sur les vibrations de sa voix qui était incroyablement apaisant.

Ça me changeait les idées sur la première journée de lycée. J'étais une épave nerveuse ce matin depuis ma douche, malgré que l'eau bouillante sur ma peau glacée m'ait aidé à me calmer. Jasper devait aussi m'avoir calmé.

La partie la plus inquiétante de cette journée était l'idée que j'allais devoir passer des heures avec des humains autour de moi. Espérons que, avec Edward ou Alice – ou les deux – à côté de moi, je pourrais garder ma concentration et mon contrôle. Mais si on devait me séparer d'eux à cause de l'administration de l'école, ça deviendrait dix fois plus difficile.

J'avais déjà une idée de la négociation qui allait avoir lieu entre les Cullen et l'école. Carlisle et Esmée m'avait inscrit à des cours avec des faux documents – certificat de naissance, dossiers scolaires antérieurs, tous les plans nécessaires et les vaccinations que j'avais dû faire – mais c'était mon handicap qui avait représenté le plus gros problème.

Parce que j'étais sourde, l'école avait voulu faire un programme spécial pour moi. Carlisle et Esmée s'étaient battu pour me permettre d'être une étudiante normale, qui suivait des cours normaux, en étant avec mes frères et sœurs pour que je puisse suivre. Ils avaient fourni de nombreuses preuves de mes capacités à l'école : j'y étais allée à plusieurs reprises, ce qui démontrait que je le pouvais.

Le tutorat-à-vitesse-vampirique qui avait eu lieu pendant les vacances d'été m'avait préparé : après tout, j'étais censée avoir été à l'école depuis la maternelle. Je devais réellement être prête.

Mes professeurs étaient les meilleurs. Carlisle, Edward et Jasper, les membres les plus académiques de la famille Cullen, m'avait donné des séances de tutorat. J'avais eu des exercices – la façon dont ils les avaient obtenus était un mystère – et je les avais tous fait. La seule différence, c'est qu'il s'agissait d'un programme extrêmement rapide.

Compte tenu du rythme, j'avais réussi à obtenir un niveau avancé sur tout. J'étais plus forte en anglais, bien sûr, mais même dans les matières difficiles – comme science – j'avais un niveau avancé. Ça allait en ma faveur quand je voulais entrer dans une école, dans les mêmes classes que mes frères et sœurs.

Pendant tout le trajet à l'école, j'étais toujours nerveuse – juste un peu moins qu'avant. Je ne pouvais plus gérer ça : je pouvais contrôler mes instincts, alors je pouvais affronter cette journée avec le moins de douleur possible si je restais assez concentrée.

La voiture s'arrêta doucement et je réalisais que nous étions arrivés. La Mercedes était déjà à côté de nous, Emmett, Jasper, Edward et Carlisle étaient debout sur le trottoir, parlant tranquillement entre eux à propos de choses et d'autres.

J'étais surprise de voir le nombre d'élèves qui étaient déjà à l'école : je savais que ça n'allait pas commencer avant une heure. Pourquoi étaient-ils tous déjà là ? Puis je me souvins qu'Edward m'avait dit qu'ils étaient tous curieux à propos du nouveau membre de la famille Cullen. Ils étaient juste là pour bavarder. Je poussais un soupir, puis je pris une profonde inspiration en essayant d'ignorer le frisson dans ma gorge dû à la légère odeur de sang humain.

La voiture tremblait quand mes sœurs ouvrirent les portes pour sortir, et tardivement, je réalisais qu'Esmée, elle aussi, était déjà sortie. Avec des doigts tremblants, je tendis la main et je commençais à ouvrir ma porte. J'étais prudente, essayant de faire de mon mieux pour ne pas abimer la poignée de porte.

Glissant mes jambes hors de la voiture, je respirais l'odeur enivrante de sang. C'était tout autour de moi, absolument partout ! Comment ma famille pouvait le supporter ? Comment pouvaient-ils ne pas laisser le monstre jaillir, essayant de se libérer – encourageant une soif de sang ? J'aurais besoin de plus de volonté que je le pensais, et il était doublement difficile d'envisager de fermer la porte de la voiture.

Et puis… Edward arriva. Il referma la porte avec une facilité qui m'étonna, et il me serra la main, sous prétexte de me tirer vers le trottoir pour me rapprocher du reste de ma famille. Tout va bien, Bella. Ne respire pas si c'est trop dur. Détends tes épaules un peu. Ne t'inquiète pas de ce qu'ils pourraient penser de toi – ce n'est pas grave.

C'est tellement difficile. J'aurais gémis si je pouvais parler. Pourquoi ce n'était pas aussi dur quand nous faisions du shopping ? Qu'est-ce qu'on va faire si je ne peux plus me contrôler longtemps ? Edward, j'ai peur, je ne sais pas quoi faire si je dois me séparer de toi ou d'Alice. Que faire si j'y suis obligée ?

Esmée arriva de l'autre côté, me tirant dans une étreinte réconfortante. Je souris, lui retournant l'étreinte, mais ça semblait trop automatique. Edward frotta doucement son pouce sur ma main, m'offrant quelques mots. Détends toi, Bella. Nous avons promis, nous allons nous occuper de tout pour le lycée. Tu dois juste te concentrer sur tes devoirs. Ne laisse pas cette situation peu familière te faire croire que tu as moins de contrôle.

Puis il lâcha ma main, me permettant de rejoindre mes sœurs : Rosalie se mit à côté de moi et Alice marchait derrière avec Edward. Jasper, Emmett et Carlisle ouvraient la voie vers ce qui devait sûrement être le bâtiment administratif. Nous faisions un vrai défilé.

De nombreux regards étaient rivés vers nous. Il y avait tout un tas de murmure autour de nous, à cause de notre arrivé. Est-ce que les gens savaient que c'était un péché ? Qu'était-il arrivé à la religion et aux valeurs morales ? Dans ce monde que je venais de voir à travers les yeux de ma famille, cette société avait de sérieux défauts.

Emmett tenait la porte ouverte pour nous pendant qu'on entrait dans le grand bâtiment. On aurait dit qu'ils nous attendaient : les humains adultes se tenaient autour de nous, dont certains dans des chaises alors qu'ils se parlaient. Ils se turent lorsque nous arrivâmes, dardant des yeux curieux sur nous, avant de finalement arriver à moi.

Je restais accrochée à mes frères et sœurs pendant qu'Esmée et Carlisle s'avançaient pour parler avec les étrangers. Ils se serrèrent la main, et les vibrations emplissaient l'air, mais les regards restaient tous sur moi. C'était déconcertant, et j'aurais préférée être dans une pièce séparée pour qu'on arrête de me regarder.

Mes frères et sœurs essayaient de me distraire : ils parlaient en langage des signes pour m'incruster dans la conversation : aussi, ça nous entrainait tous pour « signer ». Notre conversation dérivait de l'école à la maison, la chasse… Nous avions chassé hier, et nous y retournerions au moins ce weekend.

Après une longue attente, la main d'Esmée se posa sur mon épaule et je me retournais, mon estomac se serrant alors que j'attendais la décision de l'administration du lycée. Son sourire triomphant m'indiquait clairement que cette décision était bonne – cette fois, je lui retournais un réel sourire.

Carlisle me tendit mon emploi du temps : je reçu une deuxième feuille de papier, m'indiquant la décision qui avait été prise. Esmée et Carlisle m'avaient écrit que j'allais être dans toutes les classes d'Edward – malheureusement, Alice n'en partageait aucune avec lui cette année. Mes frères et sœurs obtinrent également leurs horaires, et ils les comparaient les uns aux autres.

J'étais heureuse qu'Edward et moi aillions des cours ensemble. Ma sécurité, avec moi tout le temps : la seule personne de cette famille qui pouvait instantanément savoir tout ce dont j'avais besoin à partir d'un simple geste au lieu de signer d'une façon compliquée ou avec un papier et un crayon. Ça me rendait encore plus heureuse.

Malheureusement pour moi, cependant, il y avait une période additionnelle au début de la matinée de classe que je devais prendre. Au moins une fois par semaine, j'allais devoir convaincre l'école que je pouvais rester dans les classes avancées. Il était clair que je ne luttais pas seulement pour un cours particulier mais pour tout le travail alors je devais aménager mon propre programme.

Je me promis silencieusement de faire de mon mieux, je devais faire ça pour moi.

Outre cette condition, j'étais aussi obligée de participer à tous les cours, car il n'y aurait pas d'exception pour moi. Je devais être dans les normes – à l'exception des présentations orales. C'était juste un exemple de quelques petites exceptions ou de modifications qui devaient être fait pour moi.

Comme je m'y attendais, Edward murmurait dans mon esprit quand il toucha sournoisement ma main en faisant semblant de regarder les conditions sur la feuille que je lisais. Tu vois ? Il n'y avait rien à craindre, Bella.

Tu seras avec moi tout le temps. Ça m'aidera beaucoup. Je remis le papier lorsqu'il l'effleura. Je savais aussi, sans aucun doute, qu'Edward pourra m'aider à chaque fois que ce sera nécessaire pour me maintenir à un bon niveau. C'était ce genre d'homme. Je n'avais pas peur d'échouer avec lui à mes côtés.

Nos enseignants sont dans cette salle, tu réalises ? Edward me rendit mon papier. Puis il me redit la même chose en langage des signes, pour que les humains voient que nous parlions.

Ils le sont ? Je lui répondu lentement, sachant que si j'étais humaine, il y aurait une certaine rougeur sur mes joues. Ces hommes et ces femmes – six d'entre eux étaient mes professeurs ? Ils étaient là ? Et… Ils étaient prêts à me laisser dans leur classe ? Je me sentie submergée. Jasper m'envoya une vague de calme et je le regardais, reconnaissante.

Finalement, nous avions tous compris que la journée d'école allait bientôt commencer. Carlisle dû retourner à l'hôpital et Esmée dû rentrer à la maison, seule. Ils seraient de retour après l'école pour venir nous chercher – ils devaient revenir, de toute façon.

Mes frères et sœurs marchaient avec eux vers les deux voitures, garées côte à côte. Je remarquais que leurs voitures étaient les plus propres et récentes du parking. Les Cullen étaient comme coincés dans les petites villes et les petites voitures.

Esmée m'attira dans une étreinte avant de retourner dans sa voiture, souriante et bougeant sa bouche clairement pour dire « tout ira très bien, Bella ». J'hochais la tête, lui montrant que je la croyais – pourtant, lorsqu'elle quitta le parking, je me sentais toujours incertaine. Je me sentais toujours accablée. Et je me sentais étouffée par la forte présence de sang humain.

La main d'Edward caressait encore la mienne. Ne t'inquiète pas. Tu t'en sors très bien jusqu'à présent, et tu continueras pour le reste de la journée.

Étonnamment, je le cru.


Merci pour avoir pris le temps de lire malgré tout...