TOUDOUDOU ! Me voici me voilà ! Je suis de retour ! Non non je n'avais pas abandonné cette fic j'ai juste eu une annéee hyper chargée et très peu de temps à consacrer à l'écriture !

Réponses au gentilles personnes qui m'ont laissé des mots doux ^^ :

Manu44 : tadaa la suite !

Merci pour ta review, ça fait plaisir de voir que mes efforts pour respecter l'univers de snk se voient un petit peu ! J'essaye en effet de coller au personnages le plus possible, sans pour autant tober dans l'excès comme j'ai pu le voir dans certaines histoires, à savoir un Eren tellement naïf et soumis qqu'il en devient presque bête et nunuche, et un Livaï tirannique et sans aucune émotion, comme un robot. (ce qui ne reste que mon avis bien sur ^⁾, j'espère que la suite va te plaire ! Bisous !:)

Mlle. Poulpi : merci pour ta review ! Je suis contente que ça te plaise, et j'espère que ce chapitre sera à la hauteur de tes attentes ! N'hésite pas à me dire ce que tu en penses !:)

bisous de moi !

…..

Chapitre 9 : macarons et équipements tridimensionnels.

Armin observait les deux soldats devants lui. Personne n'avait remarqué le subtil changement d'attitude entre ces deux là sauf lui, et peut être Hanji aussi, mais elle ne s'était pas encore manifestée sur le sujet, trop occupée à organiser la stratégie avec Erwin.. Le petit blond avait bien vu que Livaï et Eren étaient tous deux bien silencieux depuis ce matin, après un réveil difficile qui lui avait fait confirmé que ces deux là n'avaient que très peu dormis, quand les deux militaires avaient débarqué dans la salle commune vraiment pas réveillés. Si cet état matinal était habituel pour Eren, voir leur caporal complètement dans le gaz était inédit et avait grandement amusé intérieurement ses subordonnés, mais qui s'étaient évidemment bien gardé de faire le moindre commentaire.

Le petit bataillon avait donc repris sa route dans le froid hivernal, Eren s'était à nouveau placé aux cotés de Livaï, comme la veille. Ce dernier avait enfouit ses mains dans l'épaisse crinière d'ébène de son cheval pour tenter de les réchauffer et ne cessait de se repasser en boucle la scène de la nuit dernière.

Après s'être embrassé de façon plutôt inattendue, les deux soldats s'étaient tout de même rendus chacun dans leurs chambres respectives, et s'étaient écroulés de sommeil dans leur lits. La soirée ayant été trop riche en émotions pour tous les deux.

Le caporal commençait déjà à se tordre l'esprit dans tous les sens. D'un coté, il s'en voulait d'avoir laissé les choses aller dans cette direction, surtout que c'est lui qui avait pris le gamin dans ses bras, mais de l'autre coté, il se sentait étonnamment bien, et ça, ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Cependant, les bavardages plus que bruyants de ses jeunes soldats, ceux de Sacha et Connie en particulier, commençaient sérieusement à le gonfler. Le manque de sommeil n'aidant pas, il était particulièrement de mauvaise humeur et avait un seuil de tolérance particulièrement bas ce matin. Malgré son grade, il ne pouvait tout de même pas être trop tyrannique avec ses subordonnés. Il se contenta donc pour le moment de leur lancer des regards noirs ce qui eut au moins pour effet de les faire se taire pour quelques minutes. Néanmoins ils recommencèrent à faire du bruit bien trop vite au goût du caporal, qui , pour une fois lâcha l'affaire et alla se placer à l'arrière de la troupe, loin des braillements incessants.

Quelques kilomètres avant d'atteindre leur destination, les soldats firent une halte, et se regroupèrent autour d'Erwin qui leur communiqua les dernières informations :

- Vous n'êtes pas sans savoir que nous soupçonnons le gouvernement, ou au moins une partie de faire de la rétention d'information par rapport aux titans. Notre mission est pour le moment de fouiller la bibliothèque ainsi que les archives non ouvertes au public. Je vous exposerai le plan en temps et en heure. Pour l'instant, l'important est de ne pas attirer l'attention sur nous. Il ne faut en aucun cas que quelqu'un soupçonne la véritable raison de notre venue ici, c'est pourquoi je vous demande de ne plus parler de notre plan entre vous une fois que nous serons entrés dans la capitale pour éviter tout risque d'être entendu par des oreilles indiscrète. Nous nous réunirons ce soir après la cérémonie dans les quartiers qui nous seront attribués. .

Les soldats acquiescèrent et se remirent rapidement en selle pour repartir, pressés d'arriver à leur destination pour pouvoir enfin se mettre au chaud.

Cette fois, Eren chevaucha à l'avant en compagnie de Mikasa et Armin.

-Eren, tu as des cernes immenses, lâcha Mikasa.

Le brun leva les yeux vers elle, avant de lui répondre :

- Tu n'auras qu'à empêcher l'autre tête de cheval de ronfler toute la nuit.

Ledit cheval ne tarda pas à se manifester bruyamment :

-Tu te fous de moi Jäger ?! Tu t'es entendu toi ? Non mais je rêve !

Les deux jeunes hommes partirent presque immédiatement dans une dispute puérile pour savoir qui ronflait le plus, au grand désespoir des autres, blasés.

Livaï traînait à la fin du convoi pour tenter de trouver un peu de calme, et fut rejoint par Léna. Aucun des deux soldats ne parlait. L'un comme l'autre savait apprécier le silence. Cependant, au bout de quelques minutes, Livaï sentit le regard de sa sœur peser sur lui.

- Quoi ?

Il n'obtint pas de réponse. Après quelques instants il se tourna vers elle et grommela :

- Qu'est ce que t'as me fixer comme ça ?

Léna sourit discrètement à cette remarque bourrue :

- Tu as changé.

Le plus âgé leva les yeux au ciel sans répondre, peu enclin à partir dans une grande discussion dès le matin alors qu'il n'était pas encore totalement réveillé. La petite avait toujours été très observatrice, et il avait toujours eu du mal à lui cacher quoi que ce soit.

- Mais au moins, ajouta Léna, tu as toujours gardé ton caractère moisit.

- T'as vu le tien sale gosse ? Tu peux parler.

Ladite sale gosse ricana brièvement avant de laisser le silence reprendre ses droits, se plongeant dans les souvenir d'une époque où ils passaient la majorité de leur temps à se chamailler comme les enfants qu'ils étaient. Voir que son frère avait tant changé l'avait perturbé au début, au point de ne pas le reconnaître par moments. Il avait toujours été assez inexpressif et taciturne, mais pas à ce point. Passé les premiers jours et la joie de se retrouver, elle s'était rendue compte des épreuves que son frère avait du traverser. Il ne lui avait pas dit ce qu'il s'était passé avec Farlan et Isabel, qu'elle avait bien connu également, uniquement qu'ils n'avaient pas survécu lors de leur première expédition hors des murs. Sentant le malaise de son frère et sa réticence à en parler, elle n'avait pas insisté.

Finalement, au fil des jours qu'elle passait en compagnie de son frère, en observant ce dernier, elle se rendait compte qu'il avait gardé beaucoup de ses petites manies et son mauvais caractère légendaire qu'il possédait déjà étant enfant.

De son coté, Livaï, lui, continuait encore et toujours à se repasser la scène de la nuit dernière dans sa tête, à l'analyser à nouveau et se torturant gentiment l'esprit, comme il savait si bien le faire. Il était en train de devenir dingue c'était officiel.

La troupe arriva à la capitale aux alentours de midi. Pour la totalité des jeunes recrues, c'était une première, aucun d'entre eux n'avait jamais mis les pieds dans la grande ville, ils avançaient les yeux grands ouverts dans les rues somptueuses, attentifs aux moindres détails. Ici le décor était tout autre de celui dont ils avaient l'habitude, les bâtiments étaient plus exubérants les uns que les autres, colorés, aux façades ornées de multiples fioritures et fantaisies architecturales. Livaï détestait cela, il méprisait cet étalage de richesse et d'abondance. Ici la menace des titans paraissait si lointaine et peu importante, les gens riches vivaient tranquillement leur petite vie tandis que la chair à canon allait se faire massacrer au dehors.

Les cavaliers arrivèrent enfin au palais royal, après avoir sillonné les rues pavées pendant quelques minutes.

Une fois les chevaux confiés à une armée de palefreniers, ils furent conduits dans leur appartements. Toute une aile du palais avait été mise à leur entière disposition. Comble du luxe, chacun eut droit à une chambre seule, ce qui ravit les jeunes recrues, heureuses à l'idée de ne pas s'entasser dans un vieux dortoir, comme à leur habitude. Avant que les soldats ne se séparent et qu'ils puissent profiter de leur après-midi de repos, Erwin leur donna rendez-vous vingt minutes avant le début de la cérémonie dans un salon privé qui avait été mit à leur disposition.

Livaï profita de son temps libre pour réquisitionner une des nombreuses et spacieuses salles de bain de l'étage, il s'enferma à double tour et se fit couler un bain dans la baignoire en porcelaine blanche. Il croisa son reflet dans le miroir, et constata qu'il ne ressemblait à rien. Ses yeux gris le fixaient d'un air neutre, comme toujours. Il ne s'était jamais trouvé spécialement beau, ni laid, il était juste habitué à son reflet mais là, avec ses cernes de quinze kilomètres et ses yeux qui commençaient à rougir à cause du manque de fatigue, il trouvait qu'il faisait limite peur. Erwin n'avait-il pas dit que ce soir ils seraient les représentants du bataillons d'exploration et qu'ils devaient être impeccables ? C'était pas gagné. Il haussa les épaules, et alla se glisser dans le bain presque brûlant en soupirant de bien-être, et s'endormit assez rapidement.

...

Il ne se réveilla que deux heures plus tard, frissonnant à cause de l'eau devenue froide. Il sortit rapidement de l'eau et se rendit dans sa chambre pour se préparer pour la cérémonie. Tous les soldats du bataillon d'exploration avaient reçu une tenue de cérémonie, leur pantalons blancs avaient été remplacés par un noir, et le haut par une veste en velours rouge avec les ailes de la liberté brodés en noir dans le dos. Contrairement à son habitude, il coiffa vite fait ses cheveux noirs en arrière, les plaquant en arrière avec une espèce de gel collant qu'il avait pris soin de dérober à Erwin, avant d'enfiler rapidement le harnais de son équipement tridimensionnel et de rejoindre les autres.

Tous les soldats étaient déjà présents dans la salle et écoutaient Erwin avec plus ou moins d'attention. Il ne put empêcher son regard de s'attarder un peu trop longtemps sur Eren, qui avait l'air bien trop attirant à son goût dans cette fichue tenue de soirée. Le brun avait vaguement essayé de dompter sa crinière, celle-ci était un peu moins ébouriffée qu'a l'accoutumée. Ses iris couleur acier rencontrèrent enfin celles du plus jeune, qui avaient finit par se tourner dans sa direction.

Foutus yeux turquoises. Il devait arrêter de le fixer comme ça.

Livaï s'affala nonchalamment dans un ancien fauteuil, posant ses coudes sur ses genoux, et son menton dans ses mains, et écouta Erwin donner ses directives pour la soirée : à savoir toujours être au moins par deux, jamais seuls, et de ne pas se faire remarquer.

Ils agiront après la cérémonie, cette nuit. Le but de la mission étant de réussir à infiltrer la bibliothèque privée et de trouver d'autres anciens ouvrages contenant des informations sur les major avait prévu de passer par l'extérieur pour s'introduire dans la bibliothèque. Erwin ajouta également qu'il ne tolérerait aucun écart de conduite ce soir, sachant que la capitale était réputée pour ses soirées arrosées, et qu'il étaient sensés mener la mission après la cérémonie. Il jeta un coup d'œil appuyé à Livaï et Hanji, qui ne firent comme si de rien était. Visiblement la soirée organisée par la brune pour lui « changer les idées » n'était pas passée si inaperçue que ça.

Les militaires se rendirent finalement dans la grande salle de réception, au plafond haut à moulures, parquet étincelant et grandes fenêtres encadrées par des rideaux aux drapés chatoyants.

Sasha failli pousser de grands cris de joie : au centre de la salle se tenait un grand buffet débordant de victuailles en tout genre, toutes plus appétissantes les unes que les autres.

Livaï prévint ses soldats d'une voix grincheuse :

- Essayez de ne pas vous empiffrer au point de ne plus pouvoir bouger quand cette foutue soirée sera finie. Connie, tu surveilles Sasha.

Peine perdue. La gloutonne s'était déjà élancé vers le banquet sous les regards désabusés et amusés de ses collègues .

La soirée sembla durer une éternité. Livaï resta aux cotés d'Erwin et Hanji, parlant le moins possible, et laissant aux deux autres le soin de cirer les bottes des aristocrates . De temps en temps, il jetait un œil vers ses subordonnés, en faisait mine de les surveiller, ce qu'il faisait vraiment d'ailleurs... de temps en temps. En réalité, il était surtout occupé à mater du coin des yeux un certain brun, qui ne le laissait absolument pas indifférent dans sa tenue de cérémonie. Bien vite, il s'aperçut qu'Eren lui jetait également de nombreux coups d'œils. Il essayait sans doute de faire cela discrètement, malheureusement, Livaï captait son regard presque à chaque fois.

Alors que le brun dirigeait ses deux billes bleues vers lui pour la énième fois de la soirée , Livaï, qui s'ennuyait toujours autant et craignait de décéder d'ennui, attendit de capter son regard, et lui tira furtivement la langue, tout en gardant un air sérieux et officiel. Il se félicita mentalement lorsqu'il vit la tête mémorable de son subordonné, qui ne s'attendant visiblement pas à cela, sembait avoir vu la chose la plus choquante de toute sa vie.

Quelques instant plus tard, il lâcha un micro sourire, quand Eren lui rendit son tirage de langue, avec une grimace en prime.

Ils continuèrent leurs gamineries discrètement pendant un bon moment de la cérémonie, qui se passa plutôt bien dans son ensemble, même si Jean et Connie eurent un peu de mal à retenir Sacha de vider tous les plateaux de nourriture qui passaient à proximité d'elle.

Lorsque la réception toucha à sa fin, tous les soldats se rejoignirent dans un des salons privés de leur aile. Erwin les envoya se changer pour troquer leur tenue de cérémonie contre leur uniforme habituel, bien plus propice aux activités qui les attendait. Une fois de nouveau ensemble, il fut convenu que Livaï irait s'introduire dans la bibliothèque par la fenêtre, accompagnée de Léna, tandis que Hanji, Eren, Mikasa, Jean et Armin attendront de l'autre coté de la porte qu'ils la déverrouillent de l'intérieur. Pendant ce temps, Sasha, Erwin et Connie monterons la garde de chaque coté aux extrémités du couloir.

L'heure de la mission arriva bien vite, Léna et Livaï étaient à présent suspendus par leur harnais sur la façade extérieure de l'aile du palais abritant la bibliothèque royale. Ils étaient entièrement vêtus de noir afin d'être le plus discret possible et de ne pas se faire repérer par les gardes à l'extérieur. L'exercice, qui aurait du être d'une simplicité enfantine en temps normal était rendu plus compliqué par le temps atroce qui avait décidé de se déchaîner ce soir.

Au moins, cette tempête avait le mérite de les rendre encore un peu plus invisibles au yeux des soldats montant la garde. La neige qui avait commencé à tomber en début de soirée s'était intensifiée et était à présent mélangée à de la grêle, rendant la façade extrêmement glissante. Les deux soldats ne pouvaient pas utiliser le gaz et se servir de la pression pour se propulser et évoluer sur la façade à cause du bruit qu'ils faisaient. Ils avaient uniquement plantés leurs câbles au dessus des fenêtres par sécurité en cas de chute, et devaient donc escalader la parois à la force de leurs bras. Les prises trop rares et glissantes les avaient fait plus d'une fois déraper, et se rattraper de justesse, leur valant quelques belles frayeurs. Au bout de presque une heure d'effort, le duo arriva enfin à hauteur de la fenêtre.

Livaï verrouilla son câble de façon a ce qu'il ne se déroule pas et de pouvoir avoir les mains libres. Ouvrir la fenêtre de l'extérieur fut un jeu d'enfant. Il fut agréablement surpris de voir qu'il n'avait rien perdu de son habileté à crocheter des serrures, malgré le peu de pratique de ces dernières années. Les deux soldats se laissèrent glisser à l'intérieur de la fenêtre sans aucun bruit,et après avoir repris leur souffle et que leurs yeux se soient accommodés à la pénombre qui régnait dans le lieu, ils entreprirent de trouver la porte d'entrée pour ouvrir aux autres...

Les autres soldats entrèrent en silence dans la bibliothèque, Hanji, Eren et Armin portaient une bougie sur un petit socle, ce qui leur permettaient de voir un peu plus clair. Très vite, ils se divisèrent en petits groupes et repérèrent chaque rayon, afin de se concentrer sur ceux qui les intéressaient plus.

Jean et Eren , qui se partageaient la même bougie commencèrent discrètement à se chamailler pour une obscure raison, furent bien vite réduits au silence uniquement par le regard que le caporal leur lança. Ils ne furent jamais aussi silencieux de leur vie que durant le reste de cette mission.

Armin, émerveillé par toute cette quantité de savoir devant lui, parcourait les allées presque frénétiquement. Il s'intéressa de plus près au rayon regroupant les ouvrages traitant d'anthropologie. Malheureusement, aucun ne datait d'avant la construction des murs, et, à contre cœur, il dût délaisser les précieux manuscrits pour continuer les recherches. Soudain, un gloussement étouffé raisonna dans la salle. Hanji se tenait devant une petite étagère en bois sombre, assez sobre par rapport au reste des meubles présents dans la pièce. Bien vite, Livaï la rejoint.

-Là ! Regarde ! Chuchota la brune en pointant du doigt un livre, ces symboles ! Ce sont les mêmes que ceux sur le livre qui est dans mon labo !

Sur la tranche de couverture, était représenté une sorte de serpent s'enroulant sur lui même et se mordant la queue.

Elle attrapa le livre et le feuilleta rapidement, tandis qu'Armin lisait les titres des autres ouvrages.

Il s'agissait principalement de livres traitant de la médecine et de neurologie.

- ça alors ! S'exclama Hanji, quand je pense que le gouvernement dispose de toutes ces connaissances, Les médecins en savent à peine la moitié ! C'est louche, pourquoi garder secret de telles informations qui pourraient soigner tant de maladies ?

- Tu te poseras toutes les questions que tu veux une fois que l'on sera sortit d'ici ! L'interrompit Livaï, magne toi de trouver les bouquins qui t'intéressent et on se barre !

Les soldats continuèrent leurs recherches pendant quelques instants encore dans le plus grand silence, quand un bruit de papier déchiré retentit. Hanji avait arraché plusieurs feuilles d'un ouvrage visiblement assez ancien. Armin la regardait avec horreur, il ne pouvait concevoir que l'on puisse arracher les pages d'un livre !

- On ne va pas pouvoir emporter tous les livres qui m'intéressent, ça serait bien trop flagrant. Se justifia-t-elle, en fourrant les pages dans une poche interne de sa veste.

Elle continua de déchirer des pages quelques minutes durant. Le bruit des feuilles qu'elle arrachait raisonnait dans le silence stressant les autres soldats qui étaient à présent prêts à partir de ce lieu.

Quand elle eut enfin fini, ils se dirigèrent tous vers la porte extérieur et tandis que ses subordonnés partaient au compte goutte pour ne pas attirer l'attention, Livaï pris soin de verrouiller à nouveau la porte. Avant de se diriger à nouveau vers la fenêtre par laquelle ils étaient entrés, avec Léna . Et le duo se lança à nouveau dans une session d'escalade nocturne jusqu'aux fenêtres de leurs appartements.

...

Les autres soldats étaient déjà réunis dans le salon quand deux coups brefs furent frappés à la fenêtre. Mikasa, qui se tenait à coté de cette dernière l'ouvrit pour permettre à Léna et Livaï de pénétrer dans la pièce.

Ils étaient trempés et frigorifiés, le mauvais temps ne s'étant pas arrêté.

Ils allèrent rapidement passer des vêtements secs avant de rejoindre leurs camarades pour le compte rendu. Ilsprirent soin de piquer deux couvertures au passages qu'ils enroulèrent autour de leurs épaules.

- Bien, nous sommes au complet, commença Erwin. L'opération a été une réussite, je vous félicite. Hanji va analyser les informations qu'elle a récolté pour en faire un compte rendu. Cependant, j'insiste encore sur le fait que cette mission doit absolument rester confidentielle, de par sa nature, nous sommes passibles d'être inculpés de complot contre le gouvernement, il est donc dans notre intérêt à tous de maintenir le plus grand secret autour de cette expédition.

Les soldats hochèrent la tête, aucun d'entre eux ne voulant évidemment être soupçonné ou accusé de ce genre de chose.

Erwin continuait de parler, mais Livaï ne l'écoutait déjà plus, de toute façon, rares étaient les fois où il avait écouté un discourt entier de son supérieur.

Il se resservit une tasse de thé brûlante que quelqu'un avait pris le soin de préparer avant qu'il ne revienne, et la garda dans ses mains pour essayer de se réchauffer, chose qu'il ne parvenait tout simplement pas à faire depuis que sa sœur et lui étaient rentrés. A tout les coups il allait choper la crève, comme d'habitude. Ses cheveux n'étaient pas encore secs, et de temps en temps des petites gouttes d'eau tombaient de ses mèches d'ébène devenues à présent trop longues. Il passa sa main dedans distraitement, ramenant les cheveux en arrière.

Erwin avait enfin fini de parler, et pour une fois, Livaï ne partit pas s'isoler dans sa chambre et resta un petit peu dans la salle commune avec les soldat, à siroter tranquillement son thé.

Sasha, Connie, Mikasa, Jean, Léna et Eren avaient commencé une partie de cartes sur la table basse devant le grand canapé. Par Miracle, ces deux derniers n'avaient pas encore commencé à se chamailler.

Dans un coin de la pièce, Armin lisait en silence un livre tandis qu'a ses cotés, Hanji était affalée dans un autre fauteuil et lisait les pages des livres qu'elle avait arrachés peu de temps avant. La brune paraissait totalement dans un autre monde. De temps à autre, elle poussait un gémissement ou un petit cris de surprise. Personne n'osait la déranger, tous savaient qu'ils auraient droit à un compte rendu détaillé quand la savante folle aurait avancé ses recherches.

Livaï laissa échapper un soupir avant de prendre une nouvelle gorgée de thé, se tassant un peu plus dans canapé et étendit ses jambes, en les croisant sur un coin de la table basse. Il relâchait petit à petit la tension de la mission, et commençait tout doucement à ne plus avoir froid.

Les yeux dans le vague, il laissa vagabonder son esprit dans les méandres de sa conscience, faisant peu à peu abstraction de l'environnement, hormis la tasse de thé chaude entre ses mains. Cette sensation l'avait toujours rassuré, sans qu'il ne sache pourquoi. Une source de chaleur physique qu'il avait transposé en un petit rituel réconfortant dans les moments difficiles où il n'avait personne pour le soutenir. Il laissa ses yeux se poser sur le groupe de soldats, assis à même le sol, qui jouaient sur la table basse. Il ne s'était toujours pas habitué complètement à la présence de Léna. Tout simplement, il n'arrivait pas à y croire… Pas noiraud avait l'impression que ce n'était pas réel, que d'un instant à l'autre, elle pouvait disparaître.

Il avait l'impression que la vie s'acharnait à lui enlever les choses auxquelles il tenait. Constamment, il devait vivre avec ce sentiment de manque. Le manque des êtres chers qu'on lui avait arraché. Sa gorge se serra. La boule familière refit son apparition. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était plus manifestée. Il avait l'impression que sa gorge était prise dans un étaux. Des images lui revinrent en tête. Des cheveux blonds, d'autres roux, presque rouges, et de grands yeux rieurs. Deux personnes, deux êtres de lumières. Deux pertes terribles. Injustes.

Livaï ne savait pas pourquoi tous ces souvenirs refaisaient surface à ce moment. Tout à coup, l'atmosphère de la pièce lui paru bien trop pesante. Il avait besoin d'être seul lorsqu'ils occupaient ses pensées. En silence il posa sa tasse sur la table, il la lavera plus tard. Sans même saluer les autres, il se dirigea sans attendre dans sa chambre,sans remarquer le regard de sa sœur posé sur lui. Une fois arrivé à destination, il enleva sa chemise et s'affala sur le lit, le regard fixé au plafond, se concentrant pour essayer de maîtriser ses pensées.

Rares étaient les moments où il s'autorisait de craquer. Tous les soldats des bataillons, parfois, souvent aux retours d'expéditions meurtrières, ou quand leurs nerfs lâchaient, se laissaient aller à verser quelques larmes. Il en allait de leur santé mentale, enfin ce qui en restait. Le caporal restait un humain malgré tout, et ne faisait pas exception à la règle, même si ces moments restaient extrêmement rares.

Sans un bruit, une larme coula délicatement sur la joue pâle. Les yeux anthracite se voilèrent légèrement, et quelques gouttes suivirent le chemin tracé par la première.

Quelques minutes plus tard, la poignée de la porte se tourna et la porte s'ouvrit doucement. D'un geste vif, Livaï passa sa main sur son visage pour finir de le sécher totalement. Les petits bruits de pas feutrés renvoyèrent le caporal plus de dix ans en arrière lorsque sa sœur venait se glisser dans son lit pendant ses cauchemars. Léna grimpa sur le lit et poussa nonchalamment son frère pour qu'il lui laisse assez de place, et se blotti contre lui. Toujours en fixant le plafond, Livaï posa sa main sur le sommet de la tête de la jeune fille et ébouriffa légèrement les cheveux noirs.

Quelques instants plus tard, Léna chuchota :

- Qu'est ce qu'il leur est arrivé?

La boule dans la gorge de Livaï se serra encore plus, si c'était possible. Il savait que cette question allait arriver. Pourquoi fallait-il que sa sœur soit tellement synchrone avec ses pensées ? Il fit appel a tout son self-control pour éviter à sa voix de trembler :

- J'ai fait le mauvais choix. Ils se sont faits bouffer par ma faute à la première expédition. On s'était séparés, je suis arrivé trop tard. J'ai rien pu faire.

Léna ne répondit pas tout de suite. Elle serra son frère dans ses bras. Elle savait qu'Isabel et Farlan avaient dû mourir. Le trio ne pouvait pas être séparé. Si elle les aimait au point de les considérer presque comme son frère et sa sœur de cœur, elle était loin de partager la même complicité qu'eux que celle qui s'était crée avec Livaï. Elle pris conscience de l'épreuve qui avait été imposée à son frère et les moments qu'il avait du traverser, seul.

- Ils seraient fières de toi, de ce que tu es devenu, et tu le sais. Alors ne regrette rien, arrête de culpabiliser, et vis pour eux.

Livaï soupira.

- Mouais.

Cependant. Il était soulagé d'avoir enfin pu parler à quelqu'un, même si peu. Il avait pu partager son fardeau pendant un instant.

….

Voili voilou, c'était le moment un peu tristoune de cette histoire. J'aimerais bien faire en sorte de faire ressortir le coté humain et « vulnérable », si je puis dire, de Livaï mais tout en collant au personnage, vous en pensez quoi ?

Eren n'apparaît pas beaucoup dans ce chapitre, mais il sera plus présent dans le prochain.

J'espère que cette lecture vous aura plus, après cette longue attente !

À bientôt !

Luanaii.

Ps : veuillez m'excuser pour les fautes que vous pourrez trouver, il est presque 2h du matin, et ma relecture n'aura pas été forcément très efficace...