Les personnages et l'histoire en général appartiennent à JK Rowling.

Merci à toutes les personnes qui lisent mon histoire et particulièrement à Naiia qui la corrige, Roxane-James qui a laissé une review (Voilà la suite ! Mais ce n'est pas grave si tu n'as pas mis de review plus tôt, une de temps en temps me fait déjà extrêmement plaisir !) et à Mad Eater qui as mis mon histoire dans ses favoris.

Bonne lecture !


Samedi 5 Juin 1938

J'ai fini Hamlet ce matin. Et la tirade de Hamlet, au troisième acte (1), n'arrête pas de me hanter. (Comme Hamlet et le fantôme de son père, en fait.)

Pour résumer, Hamlet dit que nous sommes tous des lâches de ne pas nous suicider, que nous devrions tous le faire pour mettre fin à nos tourments terrestres, et que la seule chose qui nous retient, c'est l'ignorance de ce qu'il y a de l'autre côté.

Mais je ne comprends pas. Pourquoi la mort serait-elle « un dénouement qu'on doit souhaiter avec ferveur » ? Les malheurs et « maux » de la vie n'en sont que si l'on décide qu'ils en sont.

Et puis, tu veux te suicider car tu as perdu ton travail ? Tu n'avais qu'à mieux travailler. Tu veux mourir car ton amour est au cimetière ? Tu n'avais qu'à pas t'attacher.

Moi, je ne ferais jamais d'erreur. Ca ne colle pas avec ma nature. Je n'aurais jamais rien à regretter, donc aucune envie de quitter ce monde car j'aurais des remords.

Et je serais l'Homme le plus puissant sur cette Terre. Personne ne pourra me forcer à la quitter. J'y arriverai - il faudra que j'y arrive. Car je ne veux PAS MOURIR.

(Et surtout pas comme ma stupide génitrice.)


(1) Etre, ou ne pas être. C'est la question. Est-il plus noble pour une âme de souffrir les flèches et les pierres d'une fortune affreuse ou de s'armer contre une mer bouleversée, et d'y faire face, et d'y mettre une fin ? Mourir,...dormir, rien de plus;... Oh ! penser que ce sommeil termine les maux du cœur et les milles blessures qui sont le lot de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit souhaiter avec ferveur. Mourir,...dormir, dormir ! rêver peut-être ! Oui, voilà l'obstacle. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, une fois délivrés de ces liens mortels ? Voilà qui doit nous arrêter. C'est cette réflexion-là qui assure à nos misères une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde, l'injure de l'oppresseur, l'humiliation de la pauvreté, les angoisses de l'amour méprisé, les lenteurs de la loi, l'insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d'hommes indignes, s'il pouvait en être quitte d'un seul coup de poignard ? Qui voudrait porter ces fardeaux, gémir et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d'où nul voyageur ne revient, ne troublait le volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas ? Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches; ainsi les couleurs natives de la résolution pâlissent dans l'ombre de la pensée; ainsi les grandes entreprises se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d'action... (traduction de F.-V. HUGO révisée par Yves FLORENNE et Elisabeth DURET)


Alors, qu'en pensez-vous ? Personnellement, j'ai le même avis qu'Hamlet. C'est vrai, qui n'a jamais eu peur de la mort ? Si au moins au savait ce qui allait se passer une fois qu'on aura trépasser, on pourrait peut-être y aller plus sereinement. Mais si il n'y avait plus ce mystère, aurions-nous encore des raisons de mourir ? Et si c'était le fait de vouloir découvrir cet inconnu qui nous aiderait à mourir plus facilement (ou du moins à moins craindre la mort) ?

Quoi qu'il en soit, j'espère que vous aurez aimé ce chapitre, à demain pour la suite !