Auteur : Marchlo

Rating : M

Genre : UA - Romance/Drama/Humour

Personnages OCC

Avertissement : Cette histoire va contenir une relation homosexuelle et des propos qui peuvent heurter les plus jeunes. Je leur conseille de passer le chemin.

Pairing Harry Potter/Marcus Flint et bien d'autres.

Disclamer : Les personnages d'Harry POTTER ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive de JK Rowling.

Note de l'auteur : Je me suis décidée d'écrire sur le couple Marcus Flint et Harry Potter. Je trouve qu'il y a beaucoup de HP/DM, j'en lis beaucoup et j'aime terriblement, mais ça ne m'inspirait pas. Et puis j'aime bien le Marcus Flint que j'ai créé même si je ne sais pas encore jusqu'où il est capable d'aller.

C'est un rating M avec tout ce que cela comporte.

Résumé : Un simple regard échangé et Harry jeune parisien de 17 ans voit tous ses repères s'effondrer. Aura t-il assez de courage pour faire face à cet homme qui semble jouer avec ses sentiments ? Et sa famille acceptera t-elle ses choix ?

Voici le nouveau chapitre

Un tout nouveau chapitre qui j'espère vous plaira. Je ne sais pas trop quoi dire à part que l'on m'a reproché de faire beaucoup de fautes donc j'ai tenté de corriger ce travers. J'espère que cela sera suffisant puisque je n'ai pas envie d'avoir une correctrice, en tous les cas pas pour l'instant. J'ai essayé aussi d'être plus minutieuse sur les différents passages pour que cela paraisse moins brouillon mais je dois dire que le naturel est très vite revenu au galop. Je fais un peu exprès d'écrire comme ça pour ne pas tout dévoiler ;-)

Et je vous remercie toutes sans exceptions pour vos messages qui m'encouragent. Merci.

Bonne lecture.

Chapitre10

Le père de famille s'était levé tôt dans l'intention de préparer un succulent petit-déjeuner pour toute sa famille. Mettant de côtés, tartines grillées, céréales et cafetière, il préféra s'afférer sur un fabuleux jouet acquis la veille, le tout nouveau blender next generation. Tout ce que le frigidaire contenait de fruits et de légumes se trouvait sur le plan de travail prêt à être découpés. Il épluchait sa septième carotte quand la porte de la cuisine s'ouvrit sur son fils ainé.

- Bonjour papa fit celui-ci en ouvrant le placard pour attraper son bol.

- Bonjour, le lait et tes céréales sont sur la table.

- Merci.

- Serais-tu tombé de ton lit ce matin ?

- J'ai mal dormi cette nuit alors j'ai préféré me lever au lieu de tourner en rond pour rien répondit Harry en versant le lait sur les céréales. Tu fais quoi là ?

- Un multi-jus à base de carottes. Tu en veux pour ton petit-déjeuner ?

- Non merci ! s'exclama Harry après avoir avalé une première bouchée de céréales.

- Tu as tort fils, c'est bourré de vitamines…Hum ! A quelle heure est ton vol ?

- Dix-sept heures trente, pourquoi ?

- Pour rien. C'est juste que je me rends compte que tu es presqu'un adulte maintenant et que l'oiseau va bientôt quitter le nid.

Le jeune homme but son lait tout en contemplant son père qui semblait attristé à l'idée que son fils quitte le domicile familial.

- Je suis encore loin d'être parti…surtout avec les études que je prépare. A mon avis dans dix ans je serai encore à la maison.

- Tu parles ! Y'aura tellement de jolies filles à la fac que tu préféreras prendre un petit studio pour pouvoir…

Pourquoi fallait-il toujours que son père ramène tout aux filles ? Le principal but d'un adolescent de son âge était-il de constamment penser à la manière de mettre les filles dans son lit…ou plutôt les garçons dans son cas ? Ok, peut-être un peu mais pas lui, tout du moins pas en permanence. Ou alors son père avait des soupçons et lui envoyait des signaux maladroits…Définitivement impossible. Si James doutait de la sexualité de son fils alors sa mère en serait forcément informée et la connaissant elle n'aurait pas pris de gants pour lui en toucher deux mots du moins c'est ce qu'Harry pensait.

- Ca va ? S'inquiéta James devant le mutisme de son fils.

Le petit brun revint à la réalité et rassura son père sur son état.

- Pour changer de sujet, ta mère a trouvé Marcus un peu plus sympathique que lors de leur première rencontre. Elle s'inquiétait pour toi et se demandait si tu survivrais à ta première semaine en sa compagnie…Bouches-toi les oreilles, ça va déménager.

Un bruit assourdissant retentit brusquement dans la cuisine au point de réveiller tout le quartier.

- Cet appareil est vraiment magique. Regarde le jus que cela donne montra James heureux de sa nouvelle acquisition… Et si j'essayais les fraises accompagnées d'épinards. Qu'est-ce que tu en penses ?

- …

- Goûte ça proposa James en tendant un verre rempli d'une substance douteuse.

- Sans façon !

- Pas grave, ton frère le goûtera… Si j'avais eu un peu de temps hier soir, j'aurais pu préparer de bon cocktail pour l'apéritif.

A la mention de la soirée de la veille, Harry repensa à la discussion qu'il avait eue avec Marcus avant le diner. Le comportement un peu brusque de son amant à la mention de l'appel de son ami Montague l'avait quelque peu interpelé. Etait-ce de la jalousie ? Harry en doutait, infiniment persuadé que Montague aimait exclusivement les femmes. En même temps Marcus et lui ne se connaissait pas beaucoup malgré le tournant de leur relation. Harry regarda longuement son père qui s'amusait toujours autant avec son nouvel appareil. Peut-être pourrait-il lui soutirer quelques informations ?

- Papa ?

- Oui.

- Depuis quand connais-tu M. Flint ?

- A peu près sept ou huit mois.

- Tant de temps ? S'étonna t-il.

- Les négociations sur la fusion ont commencé début décembre de l'année dernière.

- Si j'ai bien compris les bruits de couloir, personne n'était au courant, pas même Nymphodara ?

- Les bruits de couloir dis-tu ? Harry… Une fusion entre deux sociétés demande beaucoup de temps mais surtout énormément de discrétion lui répondit James en s'asseyant près de son fils.

- Et les salariés n'ont rien dit quand ils ont appris la nouvelle.

- Les emplois n'ont jamais été menacés Harry, bien au contraire. L'agrandissement de la société va nous permettre de toucher une clientèle internationale. C'est très important pour nous d'autant plus que la crise touche tous les secteurs économiques dont le nôtre. C'est vrai que je me suis fait engueuler par Tonks qui n'a pas apprécié d'être mise à l'écart mais j'ai fait tout ceci pour l'avenir de la société et des salariés qui comptent sur moi depuis de très nombreuses années. Comprends-tu ?

- Oui papa. Sirius était-il au courant ?

- Bien entendu. C'est mon patron et aucune négociation n'aurait pu être faite sans son accord. C'est pour cela que nous avons fait énormément d'allers-retours entre Paris et Londres le printemps dernier.

- Maman ne savait pas non plus ?

- …

- Ouah ! Je comprends mieux la tension alors.

- C'est vrai que ta mère est un peu tendue en ce moment mais je ne pense pas que cela vienne de là. En faite… Bon je peux bien te le dire, ta mère a fait un teste de grossesse en début de semaine.

- …

Si James avait voulu choquer intentionnellement son fils ainé il ne s'en serait pas pris différemment.

- Marie avait raison alors ! S'exclama Harry qui imaginait déjà le calvaire de devoir supporter sa mère jusqu'à l'accouchement.

- Je ne sais pas où ta sœur est encore allée fouiner mais ta mère n'est pas enceinte puisque le teste était négatif.

- Négatif ? Y'a pas de bébé alors ?

- Non y'a pas de bébé ce qui n'empêche pas ta mère d'être particulièrement nerveuse.

- En même temps elle part dimanche chez tante Petunia. Ca mettrait n'importe qui sur les nerfs.

- Surement fit James en reprenant son couteau pour continuer à couper ses légumes.

Harry regarda sa montre pour vérifier qu'il n'était pas trop en retard après la conversation qu'il venait d'avoir avec son père.

- Je te dis à dimanche soir alors ?

- Bon voyage mon fils…As-tu eu le temps de dire au revoir à ta mère ?

- Hier soir avant d'aller me coucher.

La porte de la cuisine se referma sur le jeune homme laissant le père de famille à ses jus de fruits et de légumes qu'il termina de concocter avant de les placer dans le frigidaire. Heureux de préparer une surprise pour sa femme, il prépara ensuite le plateau du petit-déjeuner et monta avec au premier étage. Au moment où il entra dans la chambre, James entendit un bruit de chasse d'eau provenir de la salle de bain avant de voir apparaître sa femme plus livide que jamais. Il posa son plateau sur la commode et se dirigea vers Lily qui se recouchait.

- Ca va ma chérie ? Demanda t-il inquiet.

Lily essaya de sourire pour cacher son malaise mais sa tentative se solda par un rictus de dégoût en sentant l'arrivée d'une nouvelle nausée. Elle ne se souvenait pas d'avoir été si malade lors de ses précédentes grossesses et elle en venait à se demander si son corps la punissait pour ne pas vouloir garder ce bébé. Son mari entoura son visage de ses mains pour l'embrasser délicatement sur le front.

- Tu as vomi ?

- C'est passé mon chéri. J'ai entendu dire qu'il y avait un virus qui se baladait depuis quelque temps.

- Tu avais pourtant l'air en pleine forme hier soir.

- C'est après le repas que je me suis sentie barbouillée mentit Lily qui s'inquiétait de la tournure de leur conversation.

- J'ai pensé à quelque chose ce matin.

- Hum. A quoi ?

- As-tu vraiment envie d'aller chez les Dursley ?

- Ce n'est pas une question d'envie James et tu le sais très bien ! râla Lily pour mettre son mari sur une mauvaise piste. Elle s'assit dans son lit tout en lissant ses draps pour faire croire à son exaspération.

- Rappelle-toi l'année dernière quand les enfants et toi êtes revenus de chez eux. Tu avais juré de ne plus y retourner.

- Comme tous les ans James. Ils font partie de la famille et je me dois de garder un minimum de contact même si parfois c'est assez difficile.

- Seulement cette année tu seras seule avec Marie sans les deux grands pour faire un peu tampon.

- Ne devrais-tu pas te préparer pour aller travailler James ? Demanda Lily d'un ton tranchant pour mettre fin à la conversation.

- Ok ! Si c'est pour que tu le prennes comme ça il vaut mieux que j'aille bosser déclara James en se levant. Je dois voir Sirius et Rémus ce soir, je risque de rentrer tard ajouta-t-il en retirant son pyjama.

James avait une envie folle de secouer sa femme mais étant un bon mari il préféra s'abstenir.

- Ton petit-déjeuner se trouve sur la commode lança-t-il négligemment en entrant nu dans la salle de bain.

A la vue du plateau, Lily regretta presque d'avoir été si coupante avec son mari mais se dit qu'il était préférable que cela se soit passé ainsi avant que leur discussion ne prenne vraiment une pente trop glissante. « C'est plutôt bon signe que James pense que je stresse d'aller chez Petunia. A mon retour j'aurai tout le temps de me faire pardonner ». Elle se repositionna sous la couette bien décidée à profiter d'une petite grasse matinée. C'est une Lily endormie qui ignora que son mari se prépara en silence pour éviter de la réveiller. Sur le point de passer le pas de la porte il hésita un instant avant de faire brusquement demi-tour pour s'approcher de la femme qu'il aimait depuis si longtemps. Il passa ses doigts dans la longue chevelure flamboyante qui fit gémir Lily de contentement. Quelques secondes plus tard, fin prêt pour attaquer une nouvelle journée James refermait délicatement la porte de la chambre.


Le marronnier se trouvait toujours à la même place mais un peu plus imposant que dans sa mémoire. Il n'aurait pas dû revenir à cet endroit surtout pas après vingt ans et surtout pas en sachant que l'autre se trouvait dans la même ville que lui. Il regarda le couple de jeunes amoureux qui se bécotait sous cet arbre comme si leur vie en dépendait. Il les envia de pouvoir vivre au grand jour leur amour sans craindre le regard des autres et leur jugement. Son compagnon et lui n'avaient jamais fait grand cas des opinions extérieures mais cela n'avait pas toujours été facile d'assumer leur vie de couple en dehors de leur petit groupe d'amis. Il eut un haut-le-cœur en repensant à l'homme qui avait partagé sa vie. Un an jour pour jour, celui-ci était décédé dans ses bras et au lieu d'être en Angleterre à se recueillir sur sa tombe, il se trouvait devant cet arbre maudit à repenser à un homme qui ne l'avait jamais aimé mais dont le souvenir l'avait poursuivi toute sa vie.

Il quittait son coin secret pour s'orienter tranquillement vers la sortie quand il vit apparaître ce sombre idiot qui n'en faisait toujours qu'à sa tête. Qu'allait-il lui inventer aujourd'hui ?

- Qu'est-ce que tu viens faire ici ?

- Je vous ai vu de loin alors je suis venu à votre encontre.

- Ne t'avais-je pas dit de m'attendre à l'entrée du parc ?

- Vous êtes toujours aussi en forme si tôt le matin ? Décidément Marcus et vous ce n'est pas la joie en ce moment.

- Qu'est-ce qu'il a Marcus ? Il me semblait aller plutôt bien hier après-midi.

- Panne sexuelle.

- Montague…

- Ou abus d'orgies.

- Montague…

- Connaissant l'animal j'opterai pour la deuxième solution.

- As-tu les documents que tu devais m'apporter ? Demanda brusquement l'homme plus âgé.

- Dans la sacoche répondit Montague en montrant l'objet qu'il tenait à la main droite.

- Ca n'a pas été trop compliqué ?

- Un vrai jeu d'enfant. Ils ne se doutent vraiment de rien ces cons.

- Ne les sous-estime surtout pas. Ca peut nous sauter à la gueule si nous relâchons trop notre attention. Suis-moi, on va s'asseoir là-bas.

Les deux hommes traversèrent une allée et s'assirent sur un banc à l'abri des regards.

- Donne-la-moi.

- Vous êtes pressés ?

- Qu'est-ce qu'il a Marcus ?

- Il est juste un peu stressé.

- Ce n'est pas son genre.

- Vous ne devez pas tant le connaître que ça alors ?

- Arrête de tourner autour du pot.

- …Hier soir, je baisais tranquillement cette superbe petite blonde…Quoi ? Ah oui c'est vrai je suis entouré d'adorateurs de culs poilus…Outch ! Ca fait mal.

- Si peu… Abrège.

- Vous savez comment il est. Il m'a juste un peu engueulé, pas de quoi fouetter un chat…j'avais des infos à lui donner hier après-midi mais comme il était injoignable sur son portable j'ai appelé à son bureau répondit un peu plus sérieusement Montague.

- …

- Je suis directement tombé sur son assistant.

- Et alors ?

- Et alors rien, je me suis présenté et je lui ai dit que je rappellerai plus tard. Marcus m'a reproché mon imprudence et surtout mon manque de discernement.

- Il n'a pas tort Montague, tu dois te montrer plus prudent même si en apparence tu n'es pas lié directement à l'affaire.

- C'est bon j'ai compris…il devrait quand même faire baisser la pression avec le p'tit brun.

- Qui ça ?

- Le p'tit Potter. Il a envie de se le faire même s'il a essayé de me faire croire le contraire.

- Quel Potter ?

- Harry Potter l'aîné des enfants, c'est l'assistant de Marcus.

- QUOI ?

- Quoi quoi ?

- Tu es en train de me dire qu'il a pris comme assistant l'un des gamins Potter ?

- …oui répondit Montague qui comprit instantanément qu'il avait gaffé. Marcus allait définitivement l'achever.

- Je suppose que Marcus ne comptait pas me mettre dans la confidence.

- Euh !

- A quoi joue-t-il cet imbécile ? Je comprends mieux pourquoi il était nerveux que tu sois tombé sur ce gamin. Putain… !

- Ce n'est pas si grave que ça. Il n'est pas bien vieux le morveux…

- Pas si grave ? Coupa le plus âgé. Il suffit que le fils de Potter tombe sur une conversation ou un document compromettant et on est dans la merde. Tu devrais y aller Montague, j'ai un coup de fil à passer.

- Vous allez l'appeler c'est ça ?

- J'ai fait déposer des documents à ton hôtel qui t'expliqueront qui tu dois contacter demain…à partir de maintenant tu ne joins personne avant d'avoir mon feu vert.

- Mais…

- Si tu as le moindre problème tu sais comment faire. C'est compris ?

- C'est compris répondit Montague qui en avait raz le bol qu'on lui répète toujours la même chose.

Pendant qu'il s'éloignait, l'homme resté sur place sorti son portable et composa un numéro qu'il connaissait par cœur.

- Marcus ? Il faut qu'on discute…


- Bonjour Mme McGonagall.

- Bonjour M. Potter. Vous tombez bien j'ai tout un tas de parapheurs pour M. Flint à faire signer.

La vieille chouette à lunettes savait très bien qu'il n'était pas là par hasard puisqu'elle lui avait laissé un message pour lui demander de passer à la première heure.

- C'est la pile de droite lui dit-elle en désignant la petite table basse prêt de la porte. Il faut que tout soit signé avant le départ de M. Flint. Il y a deux originaux par client vous devrez donc en faire une copie et me redonner le tout. Avez-vous compris ce que vous devez faire M. Potter ?

- Tout à fait Madame répondit Harry en roulant des yeux tandis qu'il attrapait la dizaine de parapheurs.

Il s'apprêtait à repartir quand il entendit une petite toux discrète provenir de derrière lui. Il se retourna prêt à combattre contre cette femme trop rigide.

- J'ai appris que vous partiez en voyage M. Potter.

- …Oui.

- Je ne comprends vraiment pas pourquoi votre père laisse faire tout ceci… mais bon je n'ai pas eu mon mot à dire. J'espère que vous avez conscience de la chance que l'on vous a donné M. Potter. N'oubliez surtout pas quand vous serez là-bas d'avoir un comportement irréprochable car il en va de la réputation de cette société.

- Je croyais que vous étiez content de mon travail ne put s'empêcher de répondre Harry heurté par ces recommandations inutiles.

La vieille chouette à lunettes grimaça en lui désignant la porte.

- Ne faites pas trop l'insolent avec moi M. Potter car vous n'êtes pas encore assez vieux pour m'empêcher de vous mettre la fessée… Ne faites pas cette tête là, la première fois que vous êtes entrés ici vous étiez à peine haut comme trois pommes. Vous êtes donc loin de m'impressionner.

- … fit Harry étonné d'entendre de tels propos sortir de la bouche de l'assistante de son père.

- Puisqu'on en est aux confidences, j'étais plutôt soulagée de savoir que le Potter qui allait venir assister M. Flint n'était pas votre imbécile de frère. En même temps je me serais fait un plaisir de le mâter celui-là marmonna-t-elle hargneusement.

- Il aurait été ravi de croiser le fer contre vous osa répliquer Harry qui savait que son frère adorait enquiquiner la vieille chouette.

- Retournez à votre travail M. Potter fit-elle en le jetant quasiment à la porte du bureau.

Il allait partir quand elle le retint par le bras.

- Une dernière chose M. Potter, méfiez-vous des jolies jeunes filles trop attentionnées.

- Comment ?

- Allez-y et n'oubliez pas de me rapporter les contrats signés dit-elle une dernière fois avant de lui claquer la porte au nez.

Qu'avait-elle bien voulu dire par les jeunes filles trop attentionnées ? Cela voulait bien dire quelque chose car il n'imaginait pas la vielle McGonagall prononcer des paroles en l'air pour le simple plaisir de le mettre mal à l'aise. En même temps elle ne devait pas être à ça prêt. Il profita de passer devant la machine à café pour s'en prendre un et c'est les bras entièrement chargés qu'il entra dans son bureau. Il vérifia aussitôt les parapheurs pour les déposer ensuite bien en évidence près de l'ordinateur de Marcus.

Trois heures plus tard alors qu'il terminait de rédiger un énième courrier qui lui donnait l'impression d'être une parfaite petite secrétaire à son patron il entendit son portable sonner.

- Allo ?

- Harry ? C'est moi Hermione.

- Coucou ma belle, tu es déjà rentrée de chez ta grand-mère ?

- Non, je serai seulement de retour mardi prochain.

- Tant mieux. C'est sympa de t'avoir surtout après le texto minable que tu m'as envoyé en début de semaine.

Si Harry avait été un peu plus honnête avec lui-même il aurait reconnu qu'il ne s'était pas trop inquiété de son amie partie en visite depuis le début de la semaine chez sa grand-mère. Son histoire avec Marcus avait occupé toutes ses pensées au point d'en oublier la détresse de sa meilleure amie.

- Tu ne m'as pas contacté non plus mais bon ce n'était pas plus mal en fin de compte.

- Pourquoi ?

- Parce que je t'aurais demandé des nouvelles de qui tu sais et que tu m'aurais répondues qu'il allait bien…enfin tu vois.

- Hum… Pour tout te dire je n'ai pas trop eu l'occasion d'avoir des nouvelles de Ron.

- Ah bon !

- Oui fit-il d'une toute petite voix.

- Potter ! Tu me caches un truc super important là.

- Pas du tout.

- Je te connais Harry alors crache le morceau.

- Si je te le dis tu promets de ne pas me hurler dessus.

- T'as rencontré quelqu'un ? C'est ça ?

- Mouih…

- Je le savais. Il s'appelle comment et il a quel âge ? Mais attend ça ne doit pas faire longtemps que tu le connais sinon tu m'en aurais déjà parlé…Oh Harry je suis si contente pour toi ! Au moins y'en a un de nous deux qui est heureux en amour quoique je doive t'avouer que j'ai rencontré un garçon ici. Bon il est moins craquant que Ron mais il me plaît bien…Ne vas pas imaginer des choses non plus, il ne sait rien passer d'extraordinaire surtout que ma grand-mère est très stricte. Interdiction de sortir après vingt-deux heures. T'imagine l'horreur de dire à un garçon de vingt ans que tu dois rentrer super tôt mais il a été très gentil au point de me raccompagner à la maison tous les soirs. C'est dommage qu'il étudie à Montpellier, je l'aurais bien ramené dans mes bagages…Tu m'écoutes Harry.

- Je t'écoute Mione fit sincèrement le jeune homme heureux de voir que la jeune femme s'était plutôt bien amusée pendant son séjour.

- Excuse-moi Harry. Peux-tu au moins me dire son nom ?

- Marcus chuchota-t-il.

- Il a quel âge ?

- Vingt-six ans.

- …Ok !

- C'est l'associé de mon père ne put s'empêcher d'avouer Harry vraiment soulagé de pouvoir se confier à quelqu'un.

- …Ok !

- Mione ?

- Il n'est pas un peu jeune pour être associé ?

Harry jeta un coup d'œil vers la porte du bureau pour être certain qu'elle était bien fermée.

- C'est tout ce que tu as à dire ? Demanda-t-il surpris.

- Tu préfères que je te dise qu'il est trop vieux pour toi.

- Pas vraiment.

- T'es amoureux ?

- Oui.

- Et lui ?

- …

- Ok !

- On ne se connaît pas depuis longtemps. Tu sais ça été très fort dès le départ entre nous...

- Tu as l'air vraiment bien accroché.

- Je viens de te dire oui…Je crois que j'ai besoin d'avoir un avis extérieur sur tout ça.

- On pourrait se voir mardi soir après mon retour ?

- La chambre d'amie n'attend que toi si tu veux passer la nuit à la maison. Au fait, il s'appelle comment ton amoureux transi.

- Nicolas.

- Pas de bêtises avant ton retour !

- Pas plus que toi.

La porte du bureau s'ouvrit brutalement faisant sursauter Harry qui avait oublié où il se trouvait. Marcus se tint un long moment sur le pas de la porte vérifiant la présence d'Harry avant d'entrer pour s'installer. L'homme avait son air des mauvais jours.

- Ca va Harry ?

- Je dois te laisser Hermione.

- Tu as un problème ?

- Tout va bien Mione. Tu m'envoies l'heure d'arrivée de ton train par texto et je m'arrangerai pour venir te chercher. Ok ?

- …Ok. Je t'embrasse.

- Je t'embrasse aussi ma jolie. A mardi.

- C'était qui ? Retentis une voix colérique.

- Une amie répondit tranquillement Harry en rangeant son portable.

- C'est quoi ces trucs sur mon bureau ?

« Il a l'air encore plus contrarié que hier soir » Pensa le petit brun en levant les yeux sur un Marcus renfrogné.

- Mme McGonagall m'a demandé de te les apporter pour que tu signes les contrats qui sont à l'intérieur de ces parapheurs…

- Tu aurais pu lui dire que je n'ai pas que ça à faire.

- …Et elle les veut signer avant midi continua d'expliquer Harry sans faire cas de l'interruption de Marcus.

- As-tu entendu ce que je viens de dire Harry ? Demanda Marcus en se levant de son fauteuil alors qu'il venait à peine de s'y asseoir.

- J'ai parfaitement bien entendu Marcus.

- Alors qu'attends-tu pour lui ramener tout ça ?

- …Tu ne les as pas signés.

- Et alors ?

- Elle ne va pas être contente si je les lui redonne sans ta signature tenta de le raisonner Harry.

- Ce n'est pas mon problème alors prend tout ça et va les lui remettre.

- Tu n'as qu'à y aller toi-même se rebella Harry ne souhaitant pas se laisser marcher sur les pieds malgré le mauvais pressentiment qui lui enserrait la gorge. Marcus ne bougeait plus et se contentait de le regarder droit dans les yeux sans aucune émotion apparente. Harry en profita pour se remémorer la soirée de la veille et rechercher ce qu'il avait bien pu faire de mal pour le mettre encore plus en colère.

Le diner s'était particulièrement bien passé même s'ils se trouvaient loin l'un de l'autre dans l'incapacité de discuter pour briser la petite tension qui s'était installée entre eux suite à leur petite altercation concernant l'appel de Montague. Malgré tout, Marcus se montra charmant avec tout le monde surtout avec Marie qui ne cessait de lui poser des questions sur tout et n'importe quoi. La petite diablesse semblait être tombée sous le charme de son petit ami qui jouait gentiment le jeu de la séduction. Après le repas, James Potter accapara Marcus afin de lui montrer tous les trophées que son fils avait ramenés de ses différentes compétitions les empêchant de trouver un petit moment pour se parler. De son côté, Harry fit la paix avec Justin qui lui expliqua succinctement entre deux coups de torchon sa toute nouvelle relation avec Ginny et sa décision de ne pas aller au camp d'été avec son club de tennis. Le petit brun ne chercha pas plus loin et accepta les excuses de son frère même s'il savait qu'ils n'en resteraient pas là. Puis le moment vint pour Marcus de rentrer chez lui non sans avoir remercié James et sa femme pour cet excellent diner. La poignée de main entre les futurs amants dura un peu plus longtemps que prévu et le plus jeune frissonna sans conteste sous la douce pression des doigts de Marcus. Qu'avait-il bien plus se passer depuis la veille mais surtout devait-il lui demander franchement ce qui n'allait pas où laisser la tempêter s'apaiser d'elle-même ?

- Tu m'en veux toujours ? Demanda Harry en priant pour que la réponse soit négative.

- Et pourquoi t'en voudrais-je ? Répliqua l'autre homme en se rapprochant.

Ce n'était vraiment pas la réponse qu'Harry espérait.

- Ca c'est à toi de me le dire. Si c'est à propos d'hier je m'excuse encore mais je ne vois pas ce que j'ai fait d'autre pour que tu sois fâché ainsi contre moi.

- Et s'il n'y avait aucune raison tu ferais quoi ?

- Je…je ne sais pas trop.

- Tu devrais d'abord être un peu plus professionnel et faire ce que je te demande.

- Tu devrais peut-être chercher quelqu'un de plus expérimenté ne put s'empêcher de provoquer Harry.

La stupéfaction put se lire un instant sur le visage de Marcus avant que l'indifférence ne la remplace aussitôt.

- Tu as raison Harry, un autre fera aussi bien l'affaire.

Touché …

- Dois-je poser ma démission ? Ne put-il s'empêcher de murmurer.

- Je ne parlais pas de ton poste Harry.

Coulé …

- J'avais compris répondit-il d'une voix atone.

Marcus se détourna pour aller s'asseoir dans le fauteuil alors qu'Harry faisait machinalement de même de son côté.

- Tu es trop jeune de toute façon et j'aurais perdu mon temps avec toi prononça finalement Marcus en ouvrant les parapheurs.

- Est-ce que je t'accompagne toujours à Hambourg ? Demanda Harry qui essayait de retenir ses larmes.

- Tu es mon assistant oui ou non ?

- …Oui.

- Alors tu as ta réponse.

Jusqu'à leur départ à l'aéroport aucune parole ne fut prononcée entre les deux hommes.


Le décor de la chambre d'hôtel était vraiment grandiose même un peu trop au goût d'Harry. Immobile, le jeune homme fixait les fresques du plafond au-dessus du lit sur lequel il était étendu. Il repensa au voyage et au fait qu'ils s'étaient à peine parlé sauf pour échanger quelques banalités sur leur emploi du temps. Harry porta son regard sur la porte qui communiquait avec la chambre d'à côté se demandant si Marcus ressentait tout de même un peu de tristesse. Lui, il en ressentait énormément même s'il ne le montrait pas de peur de s'humilier et d'en venir à le supplier de le reprendre. Comment faire quand on avait touché le bonheur du bout des doigts et qu'on vous le reprenait aussitôt ? Existait-il un mode d'emploi pour faire disparaitre la douleur ? Harry rit en se disant qu'il avait réussi à se faire larguer après seulement deux jours de relation « Qu'est-ce qui ne va pas chez moi qui les fais tous fuir ? ».

Harry se leva pour se placer devant l'immense miroir de la salle de bain et commença à se déshabiller. Enfin nu il se contempla longuement. Etait-ce son physique qui n'allait pas ? Il ignora sa petite taille s'y étant faite depuis quelque temps mais inspecta plus en détail sa physionomie. Il débuta par les pieds, petits eux aussi pour remonter vers ses jambes finement musclées recouvertes d'un fin duvet de poils clairs. Sa mère lui disait souvent qu'il tenait d'elle cette légère pilosité contrairement à Justin qui en grandissant avait hérité de celle de son père beaucoup plus fourni. Il posa ensuite un regard critique sur son torse imberbe qu'il avait toujours trouvé trop mince mais que Marcus avait semblé aimé caresser. Il ignora délibérément ses épaules qu'il aurait voulus plus carrées ainsi que ses bras trop fins à son goût. Il se concentra tout d'abord sur son regard vert entouré de cils noirs interminablement long qu'Hermione lui enviait puis ramena en arrière ses cheveux noirs qui commençaient à devenir trop long. Tiens pourquoi ne pas les raser complètement ? Il réfléchit un instant et se dit qu'il avait besoin de ça : de changement.

Le jeune homme farfouilla dans tous les tiroirs de la salle de bain priant pour trouver ce dont il avait besoin quand il tomba sur ce qu'il recherchait. C'était vraiment pratique de descendre dans ces grands hôtels qui pensaient au moindre détail. Imperturbable, Harry passa la tondeuse neuve sur la totalité de son crâne ressentant un immense bien-être se répandre en lui à chaque touffe de cheveux qui tombait sur le sol blanc. Il laissa à peine deux millimètres et eut l'impression de renaître quand il examina le résultat final. Ces yeux paraissaient encore plus immenses qu'à l'accoutumée lui mangeant pratiquement le visage. Une fois son forfait accompli il sauta directement sous la douche pour retirer les cheveux qui s'étaient collés à lui. Il retourna ensuite dans la chambre pour se vêtir d'un costume sombre en prévision du long diner qui l'attendait. Un coup frappé à la porte lui signala qu'il était temps de s'activer mais il prit tout son temps pour enfiler ses chaussures de cuir noirs. Il inspira longuement pour se donner du courage avant d'ouvrir la porte de la chambre sur un Marcus qui se figea littéralement à sa vue.

- Qu'as-tu fait de tes cheveux ? Demanda celui-ci choqué.

- Ils sont dans la salle de bain.

- Mais…

- Pourrais-tu me laisser passer s'il te plait que je ferme la porte à clefs ?

- Tu n'aurais pas dû faire ça ! S' exclama Marcus alors qu'Harry passait sa clef magnétique devant la poignée.

- Qu'est-ce que ça peut te faire ? Interrogea Harry qui s'avança dans le couloir pour rejoindre l'ascenseur.

- J'aimais bien…

Un rire ironique retentit dans le couloir alors qu'Harry le regard flamboyant stoppait sa marche et se retournait vers son ex petit-ami qui s'immobilisa en retour.

- J'en ai vraiment rien à foutre de ce que tu aimes ou pas.

- Harry…

- Quoi Harry ? Tu n'as rien à dire Marcus en tout cas plus depuis ce matin alors tes conseils et tes remarques tu les gardes pour toi. A partir de maintenant tu es et resteras juste mon patron jusqu'à ce que j'en ai finit avec ce putain de contrat. Je sais que je l'ai déjà dit mais j'ai bien retenu la leçon maintenant. Est-ce que mon apparence actuelle porte préjudice à la société ?

- Non…

- C'est bien qu'on soit enfin tombé d'accord termina-t-il en reprenant le chemin jusqu'à l'ascenseur.

- Si j'ai voulu qu'on dine ensemble c'était pour m'excuser de la façon dont je me suis comporté. J'aurais dû faire différemment…tenta de s'expliquer Marcus en se mettant au niveau d'Harry.

- Celui-ci appuya sur le bouton de l'ascenseur tout en faisant semblant de n'avoir rien entendu.

- Harry écoute-moi au moins.

- Je ne fais que ça Marcus, t'écouter. Mais tu avais raison ce matin, on perdait notre temps ensemble. Et puis deux jours ce n'est rien dans une vie, d'ici quelque temps je ne penserai même plus à toi…alors tu n'as vraiment pas à t'inquiéter.

L'ascenseur ouvrit ses portes sur un couple qui s'embrassait à pleine bouche avant de s'écarter gêné d'avoir été pris sur le fait.

- Vous descendez ? Leur demanda Harry en anglais.

- O-oui firent-ils de concert.

Marcus entra dans l'ascenseur pensant qu'Harry le suivait mais le petit brun se contenta de poser la main sur les portes coulissantes pour les empêcher de se refermer.

- J'ai changé d'avis Marcus, tu dineras seul ce soir.

- … ?

- Je descendrai prendre mon petit-déjeuner à neuf heures demain matin le prévint-il avant de faire demi-tour laissant un Marcus complètement effaré.

Certes, il ne se sentait pas mieux mais la confrontation lui avait fait du bien même s'il avait débité un certain nombre de mensonges du genre « tu avais raison sur tout » ou « d'ici quelque temps je ne penserai plus à toi » ou encore « on perdait notre temps ensemble ». Au moment où Harry se coucha il repensa à une citation qu'il connaissait et qui collait parfaitement bien à sa situation actuelle. Elle affirmait que la vie était une chienne que l'on caresse et qui nous mord*. Peut-être était-il temps qu'il se mette à mordre lui aussi ?


Elle lissa délicatement le bas de sa robe de soirée pour se donner un peu plus de temps avant de rejoindre les autres convives dans la salle de bal. Pansy ne souhaitait pas vraiment quitter son refuge mais elle savait qu'elle risquait de se faire rappeler à l'ordre par Draco si elle ne le rejoignait pas immédiatement. Tout au long de la soirée, il s'était comporté avec elle comme l'amoureux transi qu'il était loin d'être et ne sachant toujours pas comment stopper toute cette mascarade elle avait fini par accepter de jouer le jeu. Pour ajouter à son calvaire sa mère l'avait accompagné, tout excitée d'avoir reçu la veille au soir une invitation personnelle de la part de Mme Malfoy. D'où elle se tenait, Pansy la regardait évoluer sur la piste de danse avec un énième cavalier dont elle ne devait rien connaître à part peut-être le montant de sa fortune sur le compte en banque. « Qu'est-ce que je fais ici bon sang ? ». Elle s'inquiétait de la tournure des évènements surtout que Théodore ne l'avait pas contacté pour lui dire s'il avait eu le temps de discuter avec Draco. A son avis, même s'il l'avait fait, ça n'avait eu aucun impact sur les projets du fils des Malfoy.

Pansy chercha dans son petit sac l'objet qui ne l'avait pas quitté de la journée espérant un appel qui n'était pas venu. Elle observa longuement sur son répertoire le numéro de téléphone de Neville avant d'appuyer sur le bouton d'appel bien décidé à lui confesser son attirance. Malheureusement elle tomba directement sur la boîte vocale du jeune homme qui l'invitait à laisser un message. Pansy préféra raccrocher avant de se ridiculiser en laissant un message trop larmoyant qui la rendrait plus pitoyable qu'elle ne l'était déjà. Elle rangea précipitamment son téléphone portable quand elle vit Draco s'approcher dangereusement de sa cachette. Décidément il ne voulait pas la lâcher celui-là mais qu'avait-elle bien pu lui trouver de si séduisant pour finalement en arriver à vouloir le fuir à tout prix ? Elle inspira un bon coup avant de s'élancer vers lui, un sourire hypocrite aux lèvres, espérant mettre un terme à cette comédie le plus rapidement possible.

A quelques kilomètres de là, un jeune homme replaçait calmement son portable dans la poche de sa veste tout en faisant signe à son ami de venir le rejoindre.

- Pppppfffffff ! Souffla Seamus en s'asseyant sur la banquette.

- T'as l'air crevé.

- M'en parle pas, je n'ai pas arrêté de courir toute la journée.

- Tu es toujours à la recherche d'un studio ? Demanda Neville qui suçotait machinalement sa paille.

- Ouais et c'est pas gagné. Si ça continue dans deux mois je me retrouve à dormir sous les ponts.

- T'as pensé à la colocation ?

Une lueur d'espoir apparut dans le regard de Seamus quand il entendit la proposition de Neville.

- Tu voudrais qu'on soit coloc ?

- …Pas du tout !…Seamus, pourquoi faut-il toujours que tu partes dans tes délires ? S'exclama Neville.

- Bah c'est toi qui as commencé à parler de ça ?

- Afin que tu puisses trouver un appartement plus facilement, pas pour qu'on vive ensemble.

- Dommage, ça aurait été sympa de partager un appart' avec toi. Tu te serais occupé du ménage…des courses et moi j'aurai ramené des filles pour qu'on s'amuse un peu.

- Sympa pour moi fit Neville qui pensa que les filles ne l'intéressaient pas particulièrement sauf une dont il venait de recevoir un appel.

- Hum ! De toute façon je vais être obligé de stopper mes recherches vu que je pars lundi matin pour Dublin.

- Je croyais que tu devais rejoindre ton oncle dans le sud de l'Irlande.

- Je rends tout d'abord visite à mes parents et après je redescends vers le sud pour un mois.

- Excusez-moi Monsieur, vous prendrez quoi ? Demanda une jolie serveuse qui venait de faire son apparition.

L'Irlandais sourit de toutes ses dents à la jeune femme qui semblait tout à fait appétissante et lui demanda une bière.

- J'adore vraiment les Parisiennes surtout les petites serveuses en uniforme…regarde-moi ce joli p'tit lot s'extasia l'Irlandais.

- Qu'est-ce que tu ferais Seamus, si t'étais raide dingue d'une fille tout en sachant que t'as aucune chance ? Lança Neville à son ami qui se figea devant la mine sombre de son compagnon.

- C'est qui ?

- Pansy Parkinson.

- …

- Quoi ?

- …

- Seam' c'est sérieux alors arrête de faire cette tête de con.

- …

- Tiens voilà ta bière, ça va te faire du bien fit Neville en tendant à Seamus la chope que venait d'apporter la serveuse.

- Celui-ci avala une longue gorgée du liquide salvateur avant de faire face à son ami nouvellement amoureux de la pire mégère qu'il connaissait.

- T'es au courant qu'elle te traite comme de la merde à chacune de vos rencontres ?

- On a passé un super moment mercredi après-midi après que tu sois parti.

- Elle et toi ?

- Elle a été particulièrement gentille avec moi et j'ai été à deux doigts de lui dire que je l'aimais…

- Attends un moment là. Ca fait combien de temps que tu en pinces pour elle ?

Neville réfléchit un petit moment avant de répondre que ça durait surement depuis l'école primaire.

- … fit Seamus la bouche ouverte.

- Je te disais donc que j'allais lui dire que je l'aimais quand Draco Malfoy est arrivé et m'a bien fait comprendre que je ne faisais pas le poids face à lui.

- T'as vraiment pas de bol mon pauv' vieux…c'est vrai qu'il est plutôt beau gosse ce type. Et comment a réagi Pansy ?

- Je ne sais pas trop.

Depuis la veille, le jeune homme pensait sans cesse à la façon dont il avait décampé sans même essayer de se battre. S'il avait été un peu plus courageux il lui aurait cassé sa jolie p'tite gueule d'aristo. Peut-être aurait-il dû répondre à l'appel au lieu de faire le mort et ils auraient pu se donner rendez-vous pour passer un peu de temps ensemble.

- A ta place Neville, je ne me laisserai pas faire par ce connard. Et puis tu n'es pas tout seul on est là nous.

- Merci Seamus répondit le grand brun qui se sentait tout ému par la déclaration de son ami.

- Bon alors voilà ce que tu vas faire demain dès la première heure…

A suivre

* malgré de nombreuses recherches je n'ai pas retrouvé le nom de l'auteur.