J'ai toujours quelque chose à dire avant de vous laisser lire mais cette fois-ci... rien. Alors je vais me contenter de vous remercier pour vos reviews et de vous informer que la suite des aventures de Sam et Dean sur MSN est également en ligne
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Chapitre X – Le rituel
Un tollé de protestation enfla dans les airs, comme Sam s'y était attendu.
Une nouvelle fois, Ruby lui vint en aide. « Silence ! Ca ne vous regarde en rien, elle est consentante ! »
« Comment pourrait-elle être consentante ? » s'enquit Missouri, visiblement écœurée.
Tout le monde se tut lorsque la fille prit la parole. « Les démons ont détruit la ville d'où je viens et tué tous les gens que j'aime. Je n'ai plus aucune raison de vivre. Alors si ma mort peut servir à tuer ces créatures de l'Enfer, je n'hésite pas une seule seconde à me sacrifier ! »
Personne n'osa remettre en question les motivations de la nouvelle venue. Tous la comprenaient parfaitement ; l'amour pouvait pousser les gens à faire des choses surprenantes. Sam en avait déjà apporté la preuve en ouvrant la porte des Enfers pour sauver son frère.
« Alors, on commence quand ? » demanda Ruby.
Tamara venait de comprendre quelque chose. « Mais… ça veut dire que tu vas mourir aussi ! »
« En effet. Je suis prête à mourir depuis longtemps. Aujourd'hui plus que jamais. » dit-elle le plus simplement du monde.
« Tu as besoin de quelque chose de particulier pour le rituel ? » interrogea Sam.
« Il est bien temps de poser la question ! » Ruby tentait de masquer son appréhension par les sarcasmes. Elle n'avait pas spécialement envie de mourir mais elle avait déjà vécu bien plus que n'importe quel humain et préférait une mort simple à un retour en Enfer. « Tout ce dont j'ai besoin, c'est d'un couteau tranchant. Ca tombe bien, j'en ai un ! Après, il y a juste une formule à prononcer, je vais te l'écrire sur un papier. » Elle fouilla ses poches et en tira un stylo ainsi qu'un morceau de feuille déchirée. Elle y inscrivit l'incantation d'une écriture ronde et nette. « Tu devras faire vite et ne surtout pas hésiter ; ils vont tous comprendre ce que tu vas tenter de faire dès que tu commenceras. Lorsqu'ils sentiront les serres de la mort les attraper… » Elle tendit le papier à Dean, en même temps qu'autre chose. Dean l'interrogea du regard mais elle lui fit comprendre que ce n'était pas le moment, qu'il comprendrait en temps voulu.
« Qui… Qui doit s'emparer du cœur de la fille ? » s'inquiéta brusquement Sam.
« Trisha ! Je m'appelle Trisha ! »
« Je peux le faire si tu veux, j'aurai moins de scrupule que toi là où je serai ! »
« D'accord… En tout cas, sache que ton geste ne sera pas oublié Trisha ! C'est vraiment noble de ta part. » fit Sam, qui ne savait pas s'il était sincère ou s'il sentait le besoin de rassurer la jeune fille.
L'instant d'après, le petit groupe quitta le cimetière pour s'enfoncer dans la forêt malgré la réticence d'Ellen de laisser le corps de sa fille en arrière. Ils s'arrangèrent pour se retrouver au milieu de la foule tout en de dissimulant aux regards des démons grâce aux arbres touffus. Ruby se plaça face à Trisha et dégaina son couteau. D'un geste vif et précis, elle trancha le chemisier de la fille, révélant sa poitrine.
« Prête ? » demanda-t-elle en allongeant la fille et en plaçant la lame contre la chair translucide.
Trisha inspira longuement et hocha la tête.
« Adieu Trisha. » Ruby enfonça la lame et fit une longue entaille. La jeune fille ouvrit la bouche pour pousser un cri qui ne vint jamais ; Ruby plongea ses mains dans la plaie béante, les resserra autour de l'organe encore chaud et palpitant et tira d'un coup sec. Elle le tendit à Sam qui l'accepta à contrecœur, ainsi que son poignard. « A toi de jouer, maintenant. »
Sam observa longuement le visage de la jeune fille dont toute vie s'était échappée. Ses yeux qui brillaient de peur quelques seconds auparavant se voilèrent peu à peu pour perdre leur dernière once d'éclat. Elle s'appelait Trisha, ne cessait-il de se remémorer en tenant le plus loin possible cœur qui commençait à se refroidir, comme si sa proximité avait un effet néfaste sur lui.
« Sam… ? » Dean n'avait pas pris la peine de masquer son inquiétude. Son frère ne bougeait plus, ne parlait plus alors qu'il fallait à tout prix qu'il récite la formule de Ruby pour détruire une bonne fois pour toute l'armée de démons qui les entourait de toute part.
Sam s'arracha de sa contemplation morbide pour se tourner lentement vers son frère. « Je… Je suis plus très sûr maintenant… » Il avait accepté l'idée en théorie. La pratique se relevait terriblement plus difficile et déplaisante qu'il ne l'avait imaginé.
« Trisha est morte, c'est trop tard pour changer d'avis. » dit calmement Dean. Il posa sa main sur l'épaule de Sam et la pressa légèrement. « Tu dois le faire, pour le bien de tous. »
Ruby le foudroya du regard. « Dépêche-toi, pesta-t-elle, il faut que le cœur soit encore chaud ! »
« C'est toi qui maîtrise le mieux le latin, il faut que ce soit toi qui fasses le rituel ! On ne doit leur laisser aucune chance. Et puis c'est une petite formule de rien du tout, tu peux le faire. » ajouta Dean d'une voix toujours aussi posée.
Le ton doux et réfléchi de son frère, bien plus que l'intervention agressive de Ruby, encouragea Sam à passer à l'action. Un léger soupir de résignation s'échappa de ses lèvres. « Préparez l'eau bénite et les quelques armes qui restent, ils ne vont pas le laisser faire si facilement. Dean… »
L'aîné sortit le morceau de papier sur lequel était inscrit la formule de la poche arrière de son jean et la tint devant son frère afin que celui-ci puisse la lire tout en ayant les mains libres. Fort heureusement, le soleil était haut dans le ciel et les arbres ne bloquaient pas toute la lumière.
Avant de commencer, Sam accorda un dernier regard à la jeune fille blonde qui avait été un précieux allié ces derniers temps. « Ruby… merci pour tout. »
Elle hocha sobrement la tête, n'osant pas parler de peur que sa voix ne trahisse son état d'anxiété. Sam s'accorda une ou deux secondes pour se mettre dans le bon état d'esprit puis débuta le rituel. Dès qu'il commença à réciter les mots latins, il sentit le cœur pulser entre ses doigts. Tout d'abord très faiblement, puis de plus en plus fort au fil du temps. Les démons commencèrent à s'exciter tout autour, ne comprenant pas le malaise qui les envahissait au fil du temps.
« Continue… » marmonna Dean.
Sam ne l'entendit même pas, tout absorbé qu'il était dans sa lecture. Il réprima un haut-le-cœur lorsqu'il constata que le cœur dans sa main battait désormais au même rythme que le sien. Soudain, un cri s'éleva dans la forêt. Un des démons avait sûrement compris ce qu'il se tramait et très vite, les murmures se muèrent en conversations animées, les conversations animées en débats houleux.
« Les imbéciles, ils n'osent pas s'attaquer à leur chef ! » s'écria Dean qui avait presque envie de rire.
Cette fois-ci, Sam l'entendit et il fut blessé de la remarque de son frère. Comment Dean pouvait-il dire qu'il était leur chef alors qu'il avait repoussé toutes les limites qu'il s'était fixé pour se débarrasser d'eux ? Il n'avait cependant pas le temps ni le loisir de se poser la question plus longtemps ; il avait un rituel à accomplir.
Sans même qu'il s'en rende compte, il haussa progressivement la voix jusqu'à hurler la formule. Les démons, dont la douleur se faisait de plus en plus intense, essayèrent de l'arrêter ; étant de plus en plus faibles, ils furent facilement repoussés par le petit groupe d'humains.
Il prononça les derniers mots avec intensité, n'ayant plus qu'une seule idée en tête : que tout se finisse. Le cœur de Trisha, tout comme le sien, battait à tour rompre et Sam se sentait de plus en plus nauséeux. Il leva son bras droit dans lequel il tenait la dague de Ruby et enfonça la lame jusqu'à la garde dans le cœur de la jeune fille.
Une onde de choc se propagea autour d'eux, envoyant tous les démons à terre, y compris Ruby.
« Tu l'as fait, t'as réussi ! » s'enthousiasma Dean en applaudissant comme un enfant, les yeux balayant les nombreux corps au sol. N'obtenant pas de réponse de la part de son frère, il se tourna vers lui.
Sam était courbé en deux et luttait pour rester debout. Du sang coulait de sa bouche et lorsqu'il s'essaya de parler, seuls des gargouillis humides quittèrent sa gorge.
« SAM ! » hurla Dean en attrapant son frère avant qu'il ne tombe.
Ses yeux exprimaient l'incompréhension, la peur et la souffrance. Une quinte de toux lui arracha des larmes supplémentaires et il cracha du sang en quantité. Il attrapa la chemise de Dean dans une ultime et vaine tentative de se raccrocher à la vie puis ses yeux se fermèrent et sa tête bascula du côté.
Toute douleur et toute fatigue l'avait enfin quitté et Sam était presque soulagé d'être mort. Presque, car il pensait à son frère et à l'état dans lequel celui-ci devait se trouver. Il imaginait Dean devant faire face une seconde fois à sa mort et il avait peur de la réaction de son aîné. Dean allait-il pleurer, devenir hystérique ? Tenterait-il de mettre fin à ses jours ?
Sam eut envie de pleurer lorsqu'il constata que tous ses efforts pour retrouver son frère n'avaient servi à rien. Certes, ils avaient pu passer quelques jours ensemble mais ils n'avaient pas prévus d'être séparés si brutalement à nouveau.
Sam s'efforça de trouver un point positif : les démons étaient morts en même temps que lui. Ils avaient peut-être frôlés la catastrophe après l'ouverture de la porte mais le bilan n'était pas si négatif que ça. Jo, Ruby, Trisha et lui-même avaient perdu la vie mais ils avaient débarrassé le monde de Lilith et de son armée destructrice.
Il ouvrit les yeux et fut surpris de se rendre compte qu'il était debout au beau milieu d'un sentier de terre qui traversait un vaste champ de maïs. Se trouvait-il en Enfer ? Il ne le pensait pas, sinon il serait entouré de démons et autres créatures qu'il avait l'habitude de chasser. Se trouvait-il au Paradis ? Cela ne ressemblait pas à la description habituelle que l'on en faisait et Sam avait depuis longtemps perdu la foi. La grande question était alors : où était-il exactement ?
Pour le découvrir, il avança sur le chemin qui serpentait à travers les champs. Enervé de ne pas voir ce qui l'attendait plus loin, Sam pressa le pas. Il marcha pendant un temps incroyablement long pour enfin déboucher sur une petite maison blanche de dimension honorable. Un petit puit se trouvait dans le jardin rempli de fleurs de toutes les couleurs qui emplissait l'atmosphère d'un entêtant parfum de printemps.
C'est peut-être le Paradis après tout, songea Sam. Il s'approcha lentement de la maison et essaya d'apercevoir l'intérieur à travers les vitres. Malheureusement, le soleil frappait trop fort et il ne pouvait strictement rien discerner que ce soit à l'avant ou à l'arrière de la maison. Il se décida d'aller jusqu'à la porte d'entrée. Il jugea qu'étant déjà mort, il ne risquait pas grand-chose. Il monta les quelques escaliers de bois et tira sur la chevillette, ce qui déclencha une petite mélodie.
De plus en plus nerveux, il s'apprêtait à faire demi-tour lorsque la porte s'ouvrit enfin. Une jolie femme qui devait avoir une quarantaine d'année, avec de longs cheveux noirs et un teint légèrement hâlé lui sourit et l'invita à entrer. Sam ne comprenait pas : pourquoi se trouvait-il là ? Y'avait-il un but précis à toute cette mise en scène ?
La femme sembla lire dans ses pensées. « Chaque chose en son temps. Venez d'abord prendre un thé avec moi, cela faisait longtemps que je n'avais pas eu de visiteur. »
Malgré le fait que Sam n'avait pas du tout envie de boire de thé et qu'il tenait absolument à des réponses, il se montra poli et courtois. « Est-ce une bonne chose ou pas ? » demanda-t-il.
« Cela dépend des visiteurs. Il en ressort parfois beaucoup de bien, et il en ressort parfois beaucoup de mal. » répondit-elle évasive.
Elle l'entraîna dans une charmante petite cuisine baignée par les rayons du soleil. Une forte odeur de gâteau flottait dans l'air et Sam fut presque contrarié d'en avoir l'eau à la bouche.
« Je vous ai senti arriver alors j'ai tout de suite préparé un petit quelque chose. Vous m'excuserez, c'est que je suis souvent seule alors quand j'ai l'occasion de recevoir du monde, surtout un si joli garçon… » Elle posa sa théière en étain sur un réchauffe plat et s'installa sur une chaise en osier.
Sam ne put se retenir de sourire. Il ne savait pas pourquoi mais il avait confiance en cette femme, il se sentait en sécurité chez elle. « Comment vous vous appelez ? »
Elle le dévisagea alors avec curiosité. « On ne m'avait jamais demandé mon nom… Je m'appelle Katherine. Et vous ? »
« Je m'appelle Sam. » Il s'apprêtait à lui poser une nouvelle question quand la théière se mit à siffler bruyamment.
Katherine se leva d'un bond et l'enleva du feu. Elle prépara deux tasses de thé et en lui en tendit une. « Sucre ? »
Sam hocha la tête. « Volontiers. »
Elle fouilla dans ses placards et en tira un pot à sucre avec une petite cuillère. Elle découpa également un morceau du gâteau qu'elle posa devant Sam. « Voilà… Alors, que voulez-vous savoir Sam ? »
« Et bien… Tout d'abord, où sommes-nous ? »
« C'est une très bonne question. Vous êtes dans une sorte de dimension parallèle, comme une anti-chambre de l'Enfer. » lui expliqua-t-elle.
Sam en fut étonné. « On ne dirait pas… c'est si calme et paisible, ici ! »
« C'est parce que je suis la maîtresse de lieux. C'est moi qui aie créé ce monde. »
« Vous voulez bien m'en dire plus ? »
Elle raconta son histoire pendant que Sam dégustait sa part de pâtisserie et buvait son thé. « Je suis née en Angleterre, au quatorzième siècle. J'avais une vingtaine d'années lorsque l'épidémie de Peste Noire a frappé l'Europe toute entière. Pour survivre, je me suis plongée dans la sorcellerie. J'étais naïve et inexpérimentée ; j'ai vendu mon âme à un démon sans même m'en rendre compte. Après plus de deux siècles de servitude, j'ai mis au point un rituel permettant de se débarrasser des démons bien plus fiable qu'un exorcisme ; les démons meurent réellement au lieu d'être simplement renvoyés en Enfer. »
Sam avait du mal à croire ce qu'il entendait. « Alors c'est votre rituel que j'ai utilisé tout à l'heure… »
Elle acquiesça d'un geste de la tête. « Et le rituel n'est pas tout à fait terminé. Pour qu'il le soit, il faut que vous mouriez. Or vous n'êtes pas tout à fait mort… » Sam ouvrit la bouche mais elle le réduisit au silence en levant un doigt. « Il va vous falloir faire un choix. Soit vous acceptez de mourir et le rituel est complet. Soit vous refusez et vous retournez dans votre monde ainsi que tous les démons que vous souhaitiez anéantir. »
Pour Dean, le temps s'était arrêté. Il ne voyait ni n'entendait ses amis chasseurs qui lui parlaient et gravitaient autour de lui. Tout ce qui comptait, c'était son frère. Sam qui une nouvelle fois était mort dans ses bras. Une colère sans nom l'habitait ; si Ruby n'était pas déjà morte, il l'aurait mise en pièce à mains nues comme Sam l'avait fait avec Lilith.
Il prit le visage de son cadet entre ses mains pour pouvoir mieux observer son visage et son index se posa par hasard sur la carotide de Sam. La respiration de Dean se bloqua et son cœur fit des sauts périlleux à l'intérieur de sa cage thoracique ; il sentait un pouls. Celui-ci était anormalement lent mais il était fort et régulier.
Dean laissa éclater son soulagement. « Il est pas mort ! Je sais pas comment c'est possible mais il est pas mort ! »
Bobby s'approcha de lui et posa sa main sur son épaule d'un air compatissant. « Allons Dean, il a perdu trop de sang. Il faut que tu te fasses à l'idée… »
« Il n'est pas mort je te dis ! Je sens un pouls ! » Dean attrapa la main de son oncle sans ménagement et la posa sur l'artère de son frère.
Bobby ouvrit de grands yeux étonnés. « Jésus Marie Joseph ! Il y a bien un pouls ! »
Tout le monde manifesta sa joie face à la nouvelle. Ellen arborait un grand sourire et Dean en fut très touché. La tragédie avait durement frappé sa famille mais elle trouvait tout de même la force de se réjouir pour lui.
« Je crois qu'on devrait partir d'ici, Sam a besoin de repos et de soins ! » Dean se releva et tenta de soulever son frère pour le porter sur son épaule. Mais il avait surestimé sa force car il n'y arriva pas. « Tu veux bien me donner un coup de main Bobby ? »
« Un instant ! » Jefferson s'était un peu éloigné d'eux et regardaient le millier de personnes allongé au sol. « Comment on sait si les démons sont véritablement morts ? Les hôtes ne se sont pas réveillés, on ne peut pas partir comme ça ! »
Tamara ouvrit une bouteille d'eau bénite qui lui restait, fit quelques pas en direction de la personne la plus proche et vida le contenu de la bouteille sur elle. La peau grésilla et de la fumée blanche se dégagea du corps. « Et merde… » lança-t-elle en fermant les yeux.
« Ils auraient du mourir ! Ca fait partie du rituel ! » Dean était de nouveau en colère contre Ruby. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Pourquoi Sam avait-il perdu connaissance et pourquoi les démons n'étaient-ils toujours pas morts ? Cela n'avait aucun sens pour lui. Tout ce qu'il souhaitait, c'était partir loin de cet endroit lugubre et reprendre une vie normale avec son petit frère. Pour la première fois de sa vie, il envisagea l'arrêt de la chasse ; cette vie nocturne n'en était pas vraiment une et leur avait déjà bien trop coûté.
« On ne peut pas partir, il faut attendre ! » rappela inutilement Jefferson.
Dean lui décocha un regard furieux. Puis il décida d'ignorer le monde qui l'entourait pour se concentrer à nouveau sur son frère. Avec des paroles d'encouragement et des petites tapes sur le visage, il essaya de le réveiller.
« Ca ne va pas, Sam ? » s'inquiéta Katherine.
Sam avait le front plissé et les sourcils froncés. « C'est bizarre… Je sens mon frère. Je l'entends me parler dans ma tête… »
La femme parut très sincèrement étonnée. « C'est la première fois que ça arrive. Est-ce que vous êtes proches ? »
Sam confirma. « Très proches… Il croit que je suis en vie, que je vais me réveiller. » Il ferma les yeux pour ne pas se laisser envahir par le chagrin et pour éviter les larmes de couler.
« Vous pouvez toujours vous réveiller pour rejoindre votre frère, Sam. Ce choix n'appartient qu'à vous et à vous seul. »
« C'est ce que vous vouliez dire tout à l'heure en parlant des choses mauvaises qui pouvaient arriver avec vos visiteurs… »
Katherine fut gênée ; elle n'était pas censée influencer les personnes qui venaient la voir. « En effet… Mais le bien et le mal sont des notions relatives. Encore une fois, la décision vous appartient. »
« Je ne peux pas… Je ne peux pas y retourner. J'ai mal pour mon frère mais il faut vraiment que je tue ces démons. Je suis prêt à mourir. »
