Le chapitre 10 ! Bonne lecture :) Le chapitre 11 sera probablement posté d'ici deux ou trois jours, pas plus ! :)


Chapitre 10 : Ce n'est pas ta faute...

Je peine à ouvrir une paupière, la lumière au dessus de moi est bien trop forte. J'entends quelques voix. Après plusieurs minutes, j'ouvre enfin assez les yeux pour discerner une chambre et un lit, dans lequel je suis allongée. J'éprouve encore une fine douleur lancinante au niveau du côté droit de mon ventre, mais c'est plus que supportable, je sens que j'ai déjà guérie. Je me rappelle les événements qui m'ont conduite ici. Je pense tout de suite à Embry, j'espère qu'il ne s'en veut pas. Je ne veux pas qu'il s'en veuille, ce n'est pas sa faute. Après plusieurs minutes, encore, je réalise que je me trouve non pas dans une chambre d'hôpital, mais dans une chambre propre et très bien rangée. J'entends des bruits de pas et les voix de tout à l'heure se rapprocher. Désormais, j'ai récupérée assez de mes capacités optiques pour voir entrer dans la pièce, Alice toute joyeuse, Carlisle et Esmée, souriants. Je vois la voyante venir m'étreindre affectueusement, le sourire le lèvre et me demander comment je me sens. Je lui rends son étreinte et je lui dis que ça va aller, puis elle s'assoit au bord du lit. Je crois que nous nous apprécions beaucoup elle et moi, je m'entends très bien avec Alice. Carlisle me sourit et m'informe que j'ai dormis tout une journée, puisque nous sommes vendredi soir. Je me redresse sur le lit sans difficulté, puis je demande sans même que je réfléchisse, comment va Embry, inquiète.

- Il attendait que tu te réveille. Répond doucement Carlisle. Il s'en veut beaucoup et tu es sans doute la seule chose qui pourra le calmer et le rassurer, Mégane.

Je fronce les sourcils à cette annonce. Je ne pense pas être aussi importante que ça pour lui.

- Où est-il? Je demande.

- Je vais le chercher. Me dit Esmée.

Je lui souris puis elle s'en va. Carlisle dit à Alice qu'il serait plus sage de nous laisser parlés seul à seul, avant de suivre sa femme. Je vois Alice me faire un immense sourire, puis me lancer : « Il va adorer ta robe », avant de s'en aller joyeusement, comme à son habitude. C'est alors que je me lève doucement. Une fois debout je remarque qu'il y a un miroir dans la chambre. Je me place devant celui ci, et je jette un coup d'œil à mon reflet. Je dois dire qu'un sourire s'étire sur mes lèvres lorsque je vois la petite robe rouge que je porte, et la petite ceinture tressée. Elle est très jolie bien qu'elle soit mi-longue, et le décolleté est correcte, alors cela me va parfaitement. Je comprends mieux ou Alice voulait en venir, elle a sûrement du changer mes vêtements entre hier et aujourd'hui, mais elle en a profité pour me vêtir de cette robe. Je ne la connais pas depuis longtemps, mais si il y a une chose dont je suis sûr, c'est qu'elle est une vrai fan de mode et de vêtements!

Soudain, l'odeur d'Embry que j'aime tant vient me sortir de ma contemplation et de mes pensées. Je le vois entrer dans la chambre, à travers la glace. D'un coup, les battements de mon cœur accélère, comme à chaque fois que je le vois. Je me retourne et je plante mon regard océan dans le sien chocolat. Je vois dans ses yeux une tristesse que je ne peux décrire, une tristesse qui me fais froid dans le dos. Il tremble un peu et je le vois baisser les yeux, comme si il avait honte. C'est indéniable, il s'en veut terriblement, à tel point qu'il a honte de lui. Mais ce n'est en aucun cas sa faute! C'est ma faute, tout est entièrement ma faute et je ne veux pas qu'il s'inflige ça à cause de mes erreurs. Si je n'en avais pas fais qu'à me tête en poursuivant cette vampire, je n'aurais probablement pas entraîné tout le monde dans un tel combat. Je meurs d'envie de le prendre dans mes bras, mais en ai-je seulement le droit? Nous avons échangés un baiser, mais c'est tout. Je décide de prendre mon courage à deux mains, et je vais à sa rencontre pour l'étreindre. Je l'enlace en glissant mes mains dans son dos. Il semble un peu surpris au début, puis il finit par me rendre mon étreinte avec hardeur. Je le sens inhaler dans le creux de mon cou pour respirer mon parfums. Nous restons comme cela pendant plusieurs minutes, heureux de nous être retrouvés, sain et sauf. Je suis amoureuse de lui, et je ne veux surtout pas qu'il croit que je lui tient rancœur, car ce n'est pas le cas.

- J'ai eu tellement peur, ma puce. Murmure t-il, la voix tremblante.

Je ne dis rien, c'est le mieux que je puisse faire pour l'instant. Nous décollons nos corps l'un de l'autre, puis je plonge une nouvelle fois mon regard dans le sien. Je vois à ses yeux qu'il a pleurer, car ses paupières et le contour de ses yeux sont rougeoyants.

- Je suis tellement désolé, Mégane. Dit-il avec peine.

Je vois bien qu'il souffre d'avantage que moi de ce que Celeste lui a fait faire. Il semble totalement détruit, ravagé de culpabilité pour ce qui est arrivé durant la bataille. Je décide de prendre sa main, et de la poser à l'endroit ou j'ai été blessée, puis je pose délicatement ma main sur sa joue brûlante.

- Je n'ai plus rien, Embry. Ce n'était pas ta faute, je t'interdis de t'infliger ça. Je lui dis doucement.

Il me fait un petit sourire, comme pour acquiescer, même si je sais que cela ne change rien à son ressenti.

- J'aurais pu te tuer. Dit-il la voix tremblante.

- Mais ça n'est pas arrivé. Je lui rétorque.

- Je comprendrai que tu ne veuille plus me voir après ça, ma puce. Dit-il déçu, comme si il connaissait déjà la réponse.

Comment peut-il penser que je ne veuille plus de lui dans ma vie? Ça me fait grandement mal au cœur de le voir s'infliger une telle culpabilité et de le voir dans cet état. Je retire doucement ma main de sa joue.

- Parce que tu crois sincèrement que je détesterais après ça? Je lui dis, un peu abasourdie. J'ai besoin de toi à mes côtés, Embry. Je ne pourrai pas vivre si tu m'abandonne. Je continue.

Il semble se décontracté, signe qu'il avait besoin que je le réconforte. Il se détend petit à petit, puis je m'avance vers ses lèvres, lentement. Je ne peux résister au désir qu'elles provoquent en moi, et puis, la seule façon de résister au plaisir n'est-elle pas d'y céder? Au moment ou nos lèvres allaient se toucher, il s'arrête pour me dire : « Je t'aime depuis que je t'ai vu dans cette forêt ». Un petit sourire se dessine sur mes lèvres, il me l'a dit. Il m'a dit qu'il m'aimait. Un grand feu d'artifice de bonheur et de joie explose dans mon ventre. Il n'attend pas un instant de plus pour m'embrasser avec toute la délicatesse et la passion dont il est capable. Il passe ses mains brûlante autour de ma taille tandis que je colle un peu plus son visage au mien en passant ma main derrière sa nuque, dans ses doux cheveux. Ce baiser encore meilleur que celui que nous avons échangés la dernière fois. Sa douce langue demande l'accès à la mienne, et je ne tarde pas à céder. A bout de souffle, nous nous séparons, puis nous nous sourions.

- Tu devrais descendre, je vais me préparer. J'arrive dans une minute. Je lui dis.

Il me regarde de la tête au pied avec un sourire malicieux.

- Pourquoi? Tu es très belle comme ça.

Je ris. Évidemment! Ma robe m'arrive au dessus des genoux et je porte un décolleté, c'est tout bénéfique pour lui! Sacrée Alice! Il m'embrasse une dernière avant de me lancer : « Ta robe est magnifique » et de m'abandonner afin de descendre, non sans m'avoir fait son plus beau sourire. Alice et ses manigances... Quelque chose me dit que j'en ai pas finie avec ses petits jeu. Elle me fait beaucoup pensée à Laura. Je remarque qu'il y a une boite enveloppée d'un ruban bleu sur le lit, à côté de la ou je me trouvais. Il y également un petit mot. Je prends le papier et lis l'inscription.

« C'est cadeau, tu ne vas tout de même pas marcher nue pieds. »

Je devine aisément que celle qui à écrit ce message n'est autre que notre chère Alice. Je vois d'ici son sourire lorsque je vais me chausser du contenu de la boîte. Cette vampire est décidément une véritable styliste! J'ouvre le contenu de la boite, et j'y trouve une magnifique paire de bottes grises en daim. Elle a du payer ça une fortune, c'est terriblement gentil de sa part. Je les enfiles avec précaution, de peur de les abîmer. Je prends le peigne qui est à côté de la boîte et je me coiffe convenablement. Je jette un dernier regard à mon reflet dans le miroir. A cet instant, personne ne saurait dire que je suis vampire, tant mon apparence paraît humaine. Je décide de me rendre dans le salon, ou tout le monde doit certainement m'attendre. Je descends les escaliers, puis tout les regards se posent sur ma personne. Je me sens légèrement rougir, avoir une attention commune n'est pas coutume, pour moi. Je vois Alice me sourire de toutes ses dents. Je sens un regard de braise me fixer avec désir, celui d'Embry. Je lui fais un petit sourire.

- Houa, j'ai bien choisie les bottes. Elles te vont à ravir. Me dis Bella.

Je lui lance un magnifique sourire de gratitude, puis je me dirige vers elle et je la serre dans mes bras. Elle ne tarde pas à répondre à mon étreinte. Je m'entends très bien avec Bella. Aussi, pour le peux que j'ai parler avec elle, nous avons bien sympathisé.

- Hey, attendez moi! Nous lance Alice.

Nous nous étreignons désormais à trois, comme des adolescentes qui auraient réussis leurs examens. Je leur dis merci, puis nous nous séparons en riant, sous le regard amusé des autres, et je vais à côté d'Embry. Ce dernier me prend doucement la main, et je sens sa chaleur se nicher au creux de la mienne. Je remercie Carlisle et tout le monde de s'être occupés de moi, puis nous entrons dans un sujet qui ne saurait passer inaperçu. Moi. Mes yeux bleus n'ont échappés à personne, et tout le monde s'accorde à dire que c'est inhabituel. Au fil de la conversation, je leur apprend que je me suis remise à dormir il y a peu, et que je ressens la chaleur, désormais. Par ailleurs, le fait que je puisse saigner et que ma peau ne sois pas aussi dur que la leur n'a encore une fois échappé à personne. Nous sommes en train de parler lorsque je vois Nessie faire des confidences à Jacob.

- Et si elle était comme Nessie? Intervient Jacob.

- Une... hybride? Je propose avec étonnement.

J'y avais moi même pensée, mais savoir que d'autre y pensent également me fais peur.

- C'est possible, après tout tu adapte le même mode de vie que Renesmée. Lance le télépathe.

Je tente de contrer cette hypothèse en disant que je suis née humaine et que j'ai été engendrer seulement deux années auparavant. Mais Jasper contre cet argument en disant qu'il est possible que quelqu'un soit intervenu dans mes souvenirs pour les falsifier, ajoutant qu'il a déjà vu cela. Je n'arrive pas à réprouver d'avantage cette hypothèse sur ma condition. Je songe soudainement à la discussion que j'ai eu avec Gloria. Elle n'avait nullement l'air surpris du fait que je dorme ou que mes yeux soient de couleur bleue, au contraire, elle semblait déjà être au courant. Je dis à tout le monde de ne pas s'inquiéter et que je contacterai ma tante, dés demain.

Je leur annonce que je suis épuisée, malgré le fait que je me suis reposée toute une journée dans son intégralité. Embry m'affirme qu'il me raccompagne. Au fond, j'espérais qu'il dise quelque chose comme cela, j'ai envie de passer du temps avec lui, pour lui faire oublier sa culpabilité qui n'a nulle raison d'être. Esmée me propose de rester dormir chez eux, pour plus de sécurité, mais je décline avec le plus de délicatesse et de tacte dont je suis capable. Embry et moi-même leurs disons au revoir, puis nous nous engouffrons dans sa voiture.

- J'adore ta voiture. Je lui dis, sous le charme.

- Il me fait un sourire immense de prétentieux, puis je lui mets une petite tape dans le bras et nous rions. Il démarre, mais pendant le trajet, je sens bien qu'il est pensif. Je parierai tout ce que j'ai qu'il pense à hier. Lorsqu'il se gare devant chez moi, il me dit à demain, mais je ne veux pas qu'il me laisse seule, cette nuit.

- Embry... Je commence hésitante.

Il me lance un regard encourageant pour me pousser à continuer.

- Tu restes dormir avec moi cette nuit? Je lui demande gênée, en rougissant.

Je ne suis pas douée pour ce genre de chose, je n'ai pas eu l'occasion de partager de nombreuses relations amoureuses.

- Je devais accompagné Seth et Léah pour patrouiller. Me dit-il.

Je prends une mine un peu déçu, mais je ne peux pas l'empêcher d'accomplir son devoir de loup.

- Mais tu passes bien avant. Me sourit-il.

Je relève la tête, un peu étonnée, puis je me penche pour l'embrasser. Nous sortons ensuite de la voiture, et nous montons dans ma chambre. Je le tiens par la main, puis je le laisse dans la chambre en lui disant que je vais me changer. Une fois revêtue de mon short de nuit et d'un débardeur, je rentre dans la chambre. J'ai le plaisir de voir Embry, allongé dans le lit en boxer, en train de regarder la télé. Ce qui est bien avec les gens comme Embry, c'est qu'il n'y a pas de gêne, ils savent se mettre à l'aise. Je rougis quelque peu en le voyant ainsi, je ne peux pas nier que mon esprit s'imagine des choses on ne peut plus osées. Je secoue la tête afin de me sortir ces idées de la tête, et je remarque qu'Embry me regarde avec envie, comme chez les Cullen. J'espère secrètement qu'il ne tente rien ce soir, non pas que je n'en ai pas envie, mais je préfère prendre le temps de le connaître avant. Je n'ai pas envie que ce soit une simple amourette avec Embry, je l'aime vraiment. Je vais m'installer à ses côtés, puis je me blottit contre lui. La chaleur bouillante de son corps me réchauffe et m'apaise.

- Alors ma puce, on va jouer à un jeu tout les deux. Me dit-il.

- Ah oui? Et lequel? Dis-je en me retournant, pour faire face à son adorable visage souriant.

Ma tête est à présent posée sur son abdomen, me laissant ainsi contempler son visage terriblement parfait.

- Le jeu des trois questions.

- Je ne connais pas ce jeu là. Je lui dis, tandis qu'il caresse mes cheveux.

- C'est simple : Je te pose trois questions sur toi, et tu me poses trois questions sur moi. Me dit-il. Je jouais à ça avec les filles pour les draguer quand j'étais petit. Continu t-il en se passant une main gêné dans les cheveux.

- En quel honneur je jouerais à ça? Je lui demande en riant.

- J'ai envie d'apprendre à te connaître, je ne sais pas grand chose de toi. Me rétorque t-il.

J'accepte finalement de jouer. Après tout, c'est un bon moyen d'en apprendre plus l'un sur l'autre sans se poser des question de façon ennuyante. Nous rions beaucoup tout les deux. Surtout qu'Embry n'arrête pas d'essayer de voler mon tour ou de m'entourlouper. De temps en temps, je tente de me remuer à ma guise, mais la douleur passagère que je ressens au ventre me rappelle bien vite de ne pas bouger outre mesure. A la vue de cela, Embry s'assombrit à chaque fois et s'arme involontairement de sa détresse et de sa culpabilité mal placée, en cette circonstance. Au fil de ce petit jeu qui se révèle être fort amusant, j'ai appris que la couleur préférée d'Embry est le bleu, que son film préféré est Bad Boys, que son plat préféré est la pizza, etc... Pour en venir à des choses plus intéressantes, j'ai appris qu'il vivait seul avec sa mère, Tiffany, qui tient une boutique de vêtement à la réserve de La Push, que son père a abandonné sa mère lorsqu'elle était enceinte de lui, qu'il tient un garage avec des amis à lui : Paul, Jared et Jacob, et que son nom est « Call ». J'ai également appris que son passé amoureux n'est pas brillant, heureusement pour moi, et que sa date d'anniversaire est le 18 novembre 1989.

Quant à moi, je lui ai dévoilé absolument tout ou presque de ma vie. Il a appris de moi que je m'appelle Mégane Elena Bridget Harmany, et tout un tas d'autres choses sur mes goûts en matière de cinéma, de livres, de cuisine ou encore de vêtement, etc.. Ensuite, je lui ai révélé la raison de mon départ en France, la date de mon anniversaire, et pratiquement tout de moi, en faite.

Nous avons continués comme cela une bonne partie de la nuit, jusqu'à ce que je m'endorme entre les bras de Morphée... Ou plutôt, entre les bras de mon loup préféré, Embry...