WAKE ME UP INSIDE

De RayneXHatake (traduction de l'anglais)

Traduit en version française par mugu


~ Chapitre 9 (a) ~


Sakumo chercha dans tous les placards avant de retrouver enfin le moule à cake qui était sagement logé au fond de l'armoire au-dessus du four. Dès qu'il l'eut, il sourit et lava le plat. Cela lui parut une éternité depuis la dernière fois qu'il avait cuisiné un gâteau, mais aujourd'hui, il allait rompre avec cette mauvaise habitude.

Il déposa soigneusement le moule à cake venant d'être lavé sur le comptoir, avant de fouiller dans les tiroirs et d'en sortir une cuillère en bois. Il alla ensuite ouvrir un placard de la cuisinière pour y prendre le sachet de préparation du gâteau. Sakumo trouva bien le sachet mais s'arrêta brusquement lorsque ses yeux se posèrent sur un tablier que sa femme portait auparavant. Quant à lui, il ne l'avait pas essayé depuis des années, et la dernière fois remontait au premier anniversaire de Kakashi...


Nozomi était debout et fredonnant dans la cuisine alors qu'elle versait la pâte dans le moule. Elle préparait un gâteau pour le premier anniversaire de son fils et voulait que tout soit parfait pour lui. Ses cheveux noirs cascadaient son dos dont les mèches terminaient pile poil au nœud réunissant les bretelles roses attachées au tablier de la même couleur vibrante qu'elle portait.

C'est ainsi que Sakumo pénétra dans la cuisine. Elle se retourna vers lui, dévoilant un sourire espiègle avant de rigoler devant l'expression qu'il affichait.

« Quoi ? Tu n'aimes pas mon tablier de cuisine ? »

Il fut d'abord décontenancé par sa remarque frivole mais l'écarta rapidement avec une démarche enjouée tout en s'approcher d'elle. Il l'a pris par surprise en enlaçant ses mains autour de sa taille tandis qu'il humait le parfum de sa chevelure de soie — la faisant par là même immensément rougir.

- Pourquoi un tablier rose fluo ? requit-il d'un air taquin.

Elle gloussa et le poussa légèrement sur le côté afin de pouvoir mettre le moule dans le four, désormais assez chaud pour l'accueillir.

- Je préfère rose fluo à l'orange fluo ou à d'autres couleurs… avoua-t-elle en roulant les yeux comiquement.

Sakumo la contempla, distinguant bien l'enjouement se lisant sur ses traits et sur ses myrtilles. Il sentit alors deux doigts se poser sur sa poitrine.

- Et un jour, poursuivit sa femme en faisant tourner sa main sur son torse, j'arriverai à te faire porter ceci. J'ai toujours trouvé que le rose t'allait mieux avec la couleur de tes cheveux que l'orange.

Sakumo leva les yeux au plafond avant de lui offrir un baiser et de lui murmurer à l'oreille.

- Je ne vois pas ce qu'il me viendrait à l'esprit de porter ce tablier.

Elle se retira soudain des protecteurs de son mari. Inquiet, il la vit marcher à l'écart, mais son trouble se dissipa bien vite lorsqu'elle revint vers lui après quoi. Avec une mine approbatrice, elle traça du doigt les bords de sa mâchoire.

- Un jour, tu le porteras, j'en suis certaine. Tu n'auras qu'à attendre pour le voir ! lui clama-t-elle avec un rayonnement visage.


Sakumo esquissa un sourire avant de retirer le tablier rose encore brillant malgré son ancienneté. Sur un air songeur, il le mit et le noua à sa taille. Il attacha les franges blanches décolorées jusqu'au bord du tablier, puis mit la main sur le sachet de préparation du gâteau à côté du moule et de la cuillère de bois. Enfin, Sakumo fit une vérification mentale de la préparation et sortit tous les ingrédients dont il avait besoin : les essentiels comme les œufs, du lait, de l'eau, de l'huile et bien sûr, le glaçage.

Il regarda l'heure afin de calculer s'il avait assez de temps pour terminer le gâteau et le cacher de Kakashi. Quand il s'était décidé que tout était possible, il ébroua un sourire et se mit aux fourneaux. S'il le faisait aussi vite qu'il le pouvait, il aurait du temps pour terminer le gâteau sans que celui-ci ne se refroidisse avant que Kakashi ne se réveille.

Sakumo commença alors à mélanger les ingrédients ensemble et pensa au plan qu'il prévoyait pour la journée. Il se doutait bien que Kakashi serait excité d'apprendre qu'il puisse être exempté de ses devoirs pour la journée entière et par l'idée que son père lui offre un cadeau. Sakumo se tenait d'ailleurs debout, au centre de la cuisine alors qu'il remuait la mixture quand Minato fit une interruption. Le jounin blond portait un cadeau emballé magistralement et affichait un sourire amène.

« Bonjour Saku… Tu portes le tablier rose ? », s'étonna-t-il en le voyant dans cette tenue.

Sakumo continua de remuer la pâte sans lever la tête en répliquant :

- Je suis content de voir que tu t'es décidé d'apprendre le code des couleurs, Konoha commençait à être triste décidément.

À ce commentaire, Minato grogna et déposa son paquet sur la table avant de s'asseoir.

- Tu cuisines un gâteau pour Kakashi ? devina-t-il.

- Oui, confirma Sakumo, il est en vanille avec un glaçage du même parfum.

Minato sourcilla avant de comprendre et rigola :

- Ah oui, j'ai oublié que ton petit galopin de sept ans avait une dent contre les sucreries, tel un homme mûr coincé dans le corps d'un enfant de sept ans.

- Je ne sais pas honnêtement d'où il a eu ce vice, feignit Sakumo l'air déçu. J'ai pourtant tout essayé pour le guider pour qu'il acquière le sens du bon goût, mais ce garçon est irrémédiablement têtu.

Minato cligna des yeux un moment, puis rit et s'approcha de Sakumo pour goûter à la pâte, mais ce dernier lui frappa la main de sa cuillère :

- Je peux te faire déguerpir de ma cuisine tout de suite ! Ne tente pas le diable !

Sa menace fut rapidement écartée par l'éclat de rire du ninja blond, qui fut entre-temps retourné à sa place.

- Qu'est-ce qui a de si drôle, maintenant ? demanda Sakumo irrité.

- Oh, je viens tout juste de réaliser que tu portes un tablier rose et honnêtement, je ne peux pas te prendre au sérieux dans cette tenue ! Tu es trop hilarant comme ça, tant que ton air ronchon en devient même comique !

Sakumo leva les yeux en l'air et versa la pâte dans le moule avant de le glisser dans le four. Il fit courir sa main au travers sa crinière et soupira :

- Je n'en reviens toujours pas qu'aujourd'hui, Kakashi a sept ans. Pour moi, c'était comme si c'était hier qu'on le ramenait de l'hôpital.

Remis de ses rires, Minato hocha la tête de dépit.

- Beaucoup de choses se sont passées en sept ans, et au moins, tu as encore ces souvenirs. Avec Naru, je ne les ai que maintenant, rajouta Minato avec un soupir. Sakumo le toisa un moment, avant de s'assoir en face de son collègue et le rassurer :

- Ne te décourage pas. Crée des souvenirs avec elle maintenant que tu le peux, profite du mieux le temps que tu passes avec elle, car les enfants, ça grandit vite, esquissa Sakumo d'un sourire.

- Et Kakashi, il était comment, petit ? requit soudainement Minato. Je n'ai connu Kakashi qu'à partir du moment où il fut promu ninja et déjà, il ne laissait rien transparaître de son côté enfantin et joueur.

Sakumo se pencha en arrière et ferma les yeux.

- Je pense que je peux faire sauter les années où il était bébé. Tous les bébés sont pareils après tout, mais Kakashi s'est tout de suite montré brillant après qu'il ait juste appris à marcher mais pas dans ses talents de futur ninja ! Non... Il était tellement un enfant doux et affectueux, et tu n'aurais pas pu le deviner tel qu'il est maintenant, mais c'était un garçon qui adorait sa mère. Dans un sens, je sais qu'il fera un jour un sacré don juan avec son sourire sublime et ses cheveux argentés. Mais bien sûr, je suis un peu partial, puisque c'est mon fils.

À ce commentaire, ils rirent ensemble et le père poursuivit :

« Au début, je ne voulais pas que Kakashi devienne un ninja, il était trop gentil et trop soucieux du bien-être de tout le monde. Je savais que la vie de ninja annihilerait son innocence, mais après la mort de Nozomi, c'était ma seule option parce qu'être ninja était la seule chose que j'étais/savais faire. Je n'aurais pas su lui apprendre à être civil de même façon que Nozomi l'aurait fait. En plus, je ne pouvais pas être là tous les jours pour lui, alors j'ai pensé que l'inscrire à l'Académie était une bonne idée, qu'il il pourrait ensuite trouver sa vocation et en faire des choix par lui-même. Je n'aurai jamais imaginé à ce qu'il soit très bon. Je savais qu'il intégrait très vite des choses que je lui enseignais, mais j'ai toujours pensé qu'il essayait juste de m'impressionner. Alors, un jour, j'étais appelé à l'Académie au bout de six mois après son inscription, et ils m'ont supplié, Minato… Ils m'ont supplié de l'autoriser à qu'il puisse passer l'examen Genin. Et j'ai dit oui. En vérité, je ne m'attendais pas à ce que Kakashi réussisse. Au fond de moi, j'espérais qu'il l'échoue, mais à la fin, je me suis trouvé avec un Genin de cinq ans entre mes mains. À partir de là, tu connais la suite. Tu passes plus de temps avec lui que moi depuis qu'il est devenu ninja. Je pense que c'est là que j'ai commencé à perdre le petit garçon que j'avais élevé avec autant d'amour. C'est à partir de là qu'il cessa de m'appeler « papa » et de me demander que je dorme avec lui. Il a pratiquement grandi d'un seul coup en six mois et je ne peux plus qu'être fier de lui pour cela. »

Sakumo se tut pour vérifier le gâteau et se rassit afin de reprendre son monologue :

« Et puis, j'ai laissé mon petit garçon de six ans passer des examens Chunin et bien évidemment, mon génie de fils l'a eu. Maintenant, il faisait ses missions de rang B alors qu'il ne pouvait même pas atteindre le comptoir sans utiliser le tabouret. Parfois, je me sens coupable d'avoir placé Kakashi à l'Académie à un très jeune âge et, je me sens d'autant plus terrible en pensant que j'ai signé des papiers l'autorisant à passer des examens Chunin. J'ai l'impression d'avoir ruiné l'innocence que je désirais désespérément garder chez lui, mais si en même temps, je suis si fier de lui, bien que ça soit douloureux pour moi. »

Minato secoua la tête pour lui signifier son désaccord et soupira :

- Tu es très dur envers toi, Sakumo. Kakashi va bien, et d'ailleurs, il ne fait pas de missions difficiles. Je suis à ses côtés presque tout le temps, et quand je ne suis pas là, on ne le confit jamais de missions qui impliqueraient qu'il aille en dehors du village.

Le visage de Sakumo devint lugubre alors qu'il se levait brusquement. Il saisit un rapport qu'il avait étudié avant de partir en mission et le tendit à Minato.

- Ah oui ? Eh bien parles-en justement à ces genins morts, ainsi qu'à leurs parents épleurés !

Minato prit le parchemin et le lut, mais devant lui, c'était comme s'il ne paraissait pouvoir décortiquer le sens des phrases qu'il avait sous les yeux. La seule chose dont il était capable en vérité, était de regarder les photos jointes au rapport.

- Minato, la mission était classée E ! gronda Sakumo. Elle était assez simple, une simple récolte d'herbes à la périphérie de Konoha. Leur Sensei ne pensait pas que ce serait dangereux pour eux parce que c'était une mission sans risques, mais regarde-les, ces genins, où en sont-ils maintenant ? Ils sont morts malgré que leur mission n'était pas très difficile et qu'ils étaient juste à côté du village. Alors, dis-moi Minato ! Combien de temps avons-nous avant que cela arrive à l'un de nos gosses ?!

Minato ne répondit pas bien qu'il prit note de ses propos. Ses mains, qui étaient normalement calmes, tremblèrent lorsque le jeune homme préleva les photos du rapport et regarda celle qui faisait apparaitre une petite fille. Cette dernière devait avoir dans les douze ans environ, mais ses cheveux blonds et ses yeux bleus foncés lui faisaient tant rappeler Naru que cela lui briser le cœur.

Il remit la photo dans le rapport et observa la suivante, celle où son corps était méconnaissable mis à part ses cheveux blonds. Cette image causa un choc à Minato quand il réalisa que cette fillette aurait pu être Naru. Comment pouvait-il rester si insouciant quand il avait laissé Naru passer son examen alors qu'elle aurait pu à tout moment être tuée ? Minato ferma ses yeux et ressentit enfin le détresse de Sakumo. Leur éducation avait-elle donc fini par causer la ruine de leurs propres enfants ?

Minato essaya de garder sa respiration sous contrôle, en fixant son ami, qui était profondément enfoui dans ses propres pensées. Pourquoi ce fut à cet instant précis, pour la première fois, qu'il envisagea la possibilité que Naru puisse mourir en mission ? La voix vile de sa conscience lui soufflait que c'était parcequ'il croyait que cela ne lui arrivait jamais que cela n'arrivait qu'aux autres. Il était si inquiet quant à la réaction de Kushina qu'il ne s'était pas donné du temps même pour se consacrer à la carrière de Naru. Il n'avait même pas pris soin de penser comme son véritable père.

Il n'était encore qu'un adolescent, un adolescent découvrant l'amour...

Sakumo réémergea de ses pensés en soupirant avant de contempler Minato.

- Tu sais, reprit-il, je me sens parfois si coupable, mais quand je vois mon fils en train de s'entraîner ou la manière dont il se comporte avec Naru, je me sens en paix parce qu'il me parait si heureux. Et aussi, cela pourrait te paraître étrange, mais il n'est à l'aise qu'avec elle ou à l'entrainement.

Minato prit une inspiration brève avant de parler :

- Peut-être que nous pourrons les laisser être… des enfants et les laisser grandir. Le Troisième ne les enverra pas aux fronts. Pas maintenant. Il les a peut-être permis de devenir ninja, mais il se refusera en revanche de les envoyer à la mort.

Se sentant léger après avoir confié ses peurs à son ami, Sakumo lui dévoila un sourire.

- Tu as raison. Merci, Minato, d'avoir écouté.

Minato réagit aussitôt :

- Non, Merci à toi. Je réalise plein de choses aujourd'hui et je suis content de constater de n'être aussi aveugle que je l'ai été.

Les hommes se tournèrent en un seul mouvement à la sonnerie de la porte dès qu'ils l'entendirent et Sakumo se leva pour répondre. Minato le regarda et voulut le rappeler qu'il portait encore un tablier rose, mais il se retint en voulant voir la tête de quelqu'un qui était à la porte.

Sakumo ouvrit la porte et vit un ANBU, qui avait perdu son impartialité à sa vue.

- Hatake-sempai ? balbutia ce dernier.

Sakumo souleva un sourcil argenté à l'homme avant de croiser les bras contre sa poitrine.

- Quoi ? Tu n'avais jamais vu un homme porter un tablier rose avant ?

L'ANBU hocha la tête, puis fouilla dans sa sacoche afin de retirer le parchemin destiné au Croc Blanc. Ce dernier tapota du pied de manière sinistre, bien qu'au fond de lui, il en était fortement amusé. C'était cocasse pour sa part de faire perdre les moyens à un ANBU.

- Hatake-sempai, l'Hokage veut que je vous donne ceci et vous informe que Naru Uzu a réussi à passer la première partie de son examen, annonça le ninja des forces spéciales, remis de ses émotions.

Sakumo hocha la tête et congédia l'ANBU avant de retourner à la cuisine où Minato était déjà en train de goûter le gâteau. Muni d'un parchemin à la main, Sakumo fit mine de cogner la tête de son ami, mais Minato l'esquiva au tournant.

- Est-ce une mission ? constata l'homme blond.

- Oui, lui confirma Sakumo, mais pas pour tout de suite, bine qu'elle m'a l'air assez importante. Oh, et Naru vient de passer la première partie de l'examen.

Minato afficha un frêle sourire :

- Je suis fier d'elle, bien qu'encore inquiet.

- Être inquiet est le signe d'un bon père, plaisanta Sakumo avec un clin d'œil.

Minato esquissa un sourire dans sa direction :

- Qui porte actuellement un tablier rose…

À cette remarque, Sakumo sourit et retira le gâteau du four. Sa délicieuse senteur envahit la pièce, que Sakumo huma avec satisfaction et plaisir mêlés.

- Tais-toi et aide-moi à décorer le gâteau avant le réveil de 'Kashi !

Minato éclata de rire.

- Oui, Madame !

Il ne pouvait pas s'empêcher de taquiner Sakumo, qui se retint de le frapper encore. Puis alors, il remarqua un cadeau emballé que Minato avait apporté en arrivant.

- Que lui as-tu acheté ?

Le sourire de Minato s'élargit encore.

- Ses poids d'entraînement qu'il avait demandés. Et toi ? Qu'as-tu pour lui ?

Sakumo déposa le gâteau sur la table avant de se retourner vers Minato :

- Quelque chose qu'il voulait depuis qu'il est tout petit, et je pense qu'il est enfin assez responsable pour s'en occuper. Je lui ai ramené un chiot.


J'ouvris enfin mes yeux plus tard que ce matin et je me souvins vaguement que papa était venu dans ma chambre me souhaiter un joyeux anniversaire. Je soupirai. Cela signifiait qu'il était parti en mission et ne serait pas là pour passer mon anniversaire avec moi. Je descendis du lit et puis des escaliers, mais au lieu du silence auquel je m'attendais, je fus surpris le remue-ménage la cuisine, car je trouvai à l'évidence mon père faire sauter des pancakes.

- Bonjour 'Kashi !

- Je te croyais en mission ? balbutiai-je

Le père secoua sa tête.

- Pas du tout et puis, je voulais te faire une surprise. T'ai-je eu ?

Je rigolai avant d'attraper une assiette et de le laisser mettre de la confiture de myrtille au pancake. Nous mangions et il commenta sa dernière mission.

- Rien d'intéressant, mis à part que c'était long et fatiguant. Alors, mon garçon, que tu comptes faire aujourd'hui ?

Méfiant, je le scrutai. Je n'avais rien envisagé, parce que j'étais certain qu'il ne resterait pas longtemps à la maison.

- Je n'y ai vraiment pas pensé.

Papa me sourit et emporta nos plats terminés dans l'évier.

- Bien, parce que j'ai prévu une journée entière pour nous deux. Maintenant, va t'habiller et retrouve-moi à l'extérieur pendant que je te prépare une surprise. Oh, et Minato est venu, ce matin et t'a apporté un cadeau, mais tu l'auras plus tard. Nous n'avons pas trop le temps.

Je montai rapidement dans les escaliers et m'habillai à la hâte avant de descendre en bondissant les escaliers et de marquer un stop devant mon père. Je remarquai qu'il avait une couverture et un panier de pique-nique à la main.

- Un pique-nique ? demandai-je.

Il sourit et ébouriffa mes cheveux avant de me pousser à la porte et de m'éloigner de la maison.

- Devine ce que je cache ? rit espiègle papa.

Je le suivis au trot, je m'attendais à ce qu'il ne se retourne pour entrer dans le parc, mais au lieu de cela, il continua tout droit, vers les bois, à côté de la maison. Je lui jetais un coup de regard intrigué, mais même s'il avait vu mon expression, il aurait choisi de l'ignorer et il s'embourba dans les buissons qui révélèrent un chemin fléché dans la terre.

- Papa, c'est quoi, ça ?

Je regardai mon père me soulever trois branches de bois et me les donner alors qu'en je pénétrai le sentier.

- C'est assez dur à expliquer. Tu n'auras qu'à le voir par toi-même dès qu'on y sera !

Je le suivis de près, me demandant ce qu'il trafiquait et pourquoi je n'avais jamais remarqué le chemin caché, à côté de la maison.

- À quelle distance est-on de notre destination ?

- Oh, environ une heure de marche d'ici, fit mon père sans se retourner.

Je clignai les yeux.

- Une heure ?

Il acquiesça.

- Plus ou moins, mais hé, t'es jeune, tu survivras.

J'espérais vraiment qu'il plaisantait, car c'était déjà incohérent que cela nous prenne une heure de marche, cette futaie n'était pas si grande que ça après tout.

Et une heure et demi plus tard, je sus précisément pourquoi cela avait pris tant de temps. La personne qui avait bâti cette route en avait intentionnellement fait une farce. Le chemin était complètement et délibérément confus, faisant avec des détours sans queue ni tête et je pouvais jurer que nous étions déjà passés trois fois devant ce même buisson !

Je lançai des regards furieux à l'encontre de père, qui ne me répondait que par des éclats de rire. Il m'intima de poursuivre notre chemin. Je m'arrêtai finalement et tapai le sol du pied.

- Bon, papa, où veux-tu qu'on aille ? Ce jeu commence sérieusement à être lassant !

Papa sourit avant de se mettre au bord du chemin où le buisson énervant résida. Il le poussa alors, révélant de fait un autre chemin. Je sentis mes yeux se froncer quand il m'intima de continuer. Je soupirai et je m'engageai sur le nouveau sentier, en remarquant qu'il faisait plus sombre par là nous poussions, car nous étions cernés par d'immenses arbres duvetés, matérialisant un tunnel naturel. Papa me devança rapidement et s'arrêta lorsque nous retrouvâmes la lumière au fond de la percée. J'étais assez éreinté du voyage, si bien que je ralentis quelque peu sur la fin, mais mon père m'incita à continuer la marche avec plus de vigueur.

Ce qui se dévoila autour de papa me cloua alors le bec. Les premières sensations qui me vinrent de cet environnement furent le chatouillement du petit ruisseau à nos pieds, qui se jetait dans un large lac aux reflets saphirs. De diaphanes hirondelles voletèrent de cimes en cimes entre ce paysage sylvain. Au loin, je distinguais sur la rive de petits mammifères émerger de leur terrier, comme si notre présence incongrue avait titillé leur curiosité.

- Qu'est-ce que cet endroit ? m'estomaquai-je.

Papa me sourit sans rien dire, puis s'approcha du lac et mit une nappe sur l'herbe chatoyante avant de poser le panier.

- Viens t'asseoir à côté de moi, Ka-chan

Au surnom, je me crispai car il m'appelait ainsi seulement quand il pensait à mère.

- Je ne voulais qu'aujourd'hui soit une journée triste. Je veux que tu considères ce jour comme le meilleur que tu n'es jamais passé. C'est pourquoi, je pense qu'il est temps pour toi d'apprendre l'histoire de cet endroit secret et ce qu'il a de si spécial.

Je le rejoignis en m'asseyant à ses côtés.

- Donc, personne ne le connait ?

Papa secoua la tête avant de me répondre :

- Peu de gens sont passés par là malgré sa renommée. Le seul problème est que si tu ne connais pas l'existence du deuxième chemin, tu ne peux venir ici et tu peux passer le reste de ta journée à errer en rond.

- Pourquoi le besoin de le garder secret ?

Papa fit un sourire faible avant d'arracher un morceau d'herbes et le faire tourner entre ses doigts.

- Cet endroit faisait partie une fois des terres des Hatake.

Surpris, mes yeux s'écarquillèrent et il continua :

- Mon grand-père était l'un des premiers ninjas de Konoha. Il était fort et talentueux mais il avait une faiblesse qu'il n'avait jamais pu surmonter.

- Quel était-ce ? l'interrogeai-je.

- Ma grand-mère.

Je lui jetai un coup d'œil, me demandant ce qu'il avait voulu dire.

« Il l'avait aimé plus que tout dans le monde entier et voulu le lui prouver. Alors, il avait utilisé quelques jutsus d'eau et de terre pour lui dédier cet endroit. Il voulait lui offrir un lieu où ils pouvaient s'évader de la vie dure des ninjas et rester rien qu'ensemble. Ils s'aimaient très fort et ils voulaient montrer cet amour aux générations futures. C'est ainsi qu'ils ont transmis l'existence de cette place à mon père, qu'il me l'a ensuite transmise. »

Je le regardais fermer les yeux avant de poursuivre :

« C'était une tradition de transmettre la localisation de ce paradis Hatake aux fils des familles dès qu'ils pouvaient ramener leurs élues ici. Et je comptais attendre jusqu'à ce que tu sois plus âgé mais j'ai pensé qu'aujourd'hui serait un beau jour pour te le montrer. »

Papa m'indiqua un arbre solitaire allongé au milieu des herbes vertes, à côté du petit ruisseau.

« Tu vois cet arbre-là ? »

J'approuvais.

« Cet arbre est l'endroit exact où je m'étais assis la première fois que j'ai rencontré ta mère. »

Je lui souris et il continua :

« Je te jure que Nozomi était la civile la plus curieuse et la plus rebelle que je n'ai jamais rencontrée, sans mentionner qu'elle était têtue. Elle avait entendu une rumeur concernant cet endroit et était déterminée à le trouver et... elle l'a trouvé. Je me souviens l'avoir laissé un peu nager dans le lac avant de lui demander pourquoi elle était ici. Elle m'ignora le temps qu'elle puisse sortir du lac et me rit au nez avant de me demander si j'avais teinté mes cheveux de cette couleur, » avoua papa souriant, en touchant une de ses mèches.

« Une autre chose avec laquelle ta mère avait des problèmes, était son caractère impétueux. Ce trait semblait être celui que tu as le plus hérité d'elle. Bien évidemment, quand je lui ai fait remarqué que sa désinvolture allait lui poser bien des problèmes et elle m'a gracieusement requis de mettre mes conseils là où elle le pensait avant qu'elle ne s'éloigne de la clairière. À ce moment même, je sus qu'elle m'avait ensorcelé et je déteste l'admettre mais elle m'avait enroulé autour de son petit doigt. La perdre fut l'un des moments les plus difficiles que j'ai pu traverser, mais j'ai tenu le coup et tu sais pourquoi ? »

Je hochai la tête et il sourit avant de m'attraper et de me poser sur ses genoux.

« Parce que tu étais là. Je me suis retenu longtemps avant de te parler d'elle, mais avec la guerre à venir, je voulais m'assurer que tu saches qu'il n'y a pas de secret de famille entre nous deux. Je ne veux pas que tu puisses découvrir des histoires concernant ta mère et moi sans que je te les ai raconté prime abord. Alors, j'ai décidé qu'à partir de maintenant, je t'en dirai un peu plus sur elle chaque jour. Aimes-tu cette idée ? »

J'acquiesçai nerveusement. Mon père n'avait jamais parlé de ma mère auparavant. C'était l'un des sujets tabous que je me devais de ne mentionner et je me souvenais vaguement que le fait d'avoir perdu ma mère avait été un autre facteur de son suicide éventuel. Peut-être que cette fois-ci, il ne se laisserait pas détruire par le chagrin, il ne laisserait pas sa culpabilité le laisser mourir.

« L'idée me plait bien, » répondis-je avec un étincelant sourire.

Nous étions restés silencieux quelques temps mais ce n'était pas un silence embarrassant non. Il était paisible. Papa me jeta alors un coup d'œil. Zut, comment j'avais dû manquer la lueur malicieuse dans ses yeux.

- Es-tu prêt pour la surprise ?

- Bien sûr !

Papa sourit avant de se lever, avec moi dans ses bras.

« Papa ? »

Il me sourit à peine et se dirigea vers le bord du lac. Je me retrouvai aussitôt penché la tête contre l'eau de couleur pastelle. Il n'allait pas me laisser tomber dedans, hein ?

« Papa, attends ! »

Il m'ignora et me jeta dedans. Je m'appuyais au fond du lac pour me propulser vers la surface, où je l'entendis rire sadiquement.

Bien qu'en colère de ce coup en traître ou devrais-je plutôt dire, de maître ? Je souris derrière mon masque trempé que j'enlevai en crachotant. Je sortis de l'eau, grimpant sur le rivage. Le voyant rire aux éclats, je m'agrippai à ses talons pour le pousser à son tour dans l'eau froide. Seulement, à ma grande déception, je vis qu'il avait puisé du chakra dans ses pieds et qu'il se maintenait debout au-dessus du lac, parfaitement au sec. Je concentrai le mien dans mes propres pieds pour me propulser hors de l'eau et m'approcher de lui et de lui faire un croche-patte. Cette fois-ci, ce fut qu'il fut envoyé rejoindre nos amis les poissons, mais à ma grande honte, je causai mon propre déséquilibre, et nous finîmes ainsi tous deux trempés dans l'eau. Alors que nous étions tous deux remonter à la surface, je lui jetai un regard qui en disait long.

- Pourquoi t'as fait ça ?! m'écriai-je. L'eau est glaciale, et en plus on déjà mi-septembre ! On va attraper un rhume pour sû

Mais je fus interrompu par la vaguelette d'eau qu'il m'envoyait et je ne pouvais pas m'empêcher de rire après avoir bu la tasse.

- Eh bien, en voilà un petit garçon qui n'aime pas nager pour son septième anniversaire !

- Hé ! Je ne suis pas petit ! Je suis un Chunin.

Papa leva ses mains en l'air comme pour lever le drapeau blanc avant de se laisser flotter sur son dos.

- Désolé, j'ai oublié. Ne me blesse pas, mon Ô Grand et Fort Chunin !

Je poussai ses pieds loin de moi.

- Je n'apprécie pas être moqué, Père ni servir de paillasson !

Il rit encore.

- Jusqu'à ce que tu atteignes le niveau Jounin ou la puberté, je me réserve encore le droit de me moquer de toi en tant que père.

Je plongeais sur lui aussitôt pour lui en démordre le contraire en le faisant couler. Notre lutte aquatique dura bien longtemps, et ne sortions de l'eau qu'à midi. L'air du mois de septembre nous accueilli de plein fouet et Papa alla au panier sortir deux tenues.

- T'as vu ? J'ai pensé à tout.

Je levai les yeux au ciel et il me pointa les arbres couverts où nous pouvions nous changer et sécher nos vêtements. Une fois secs, nous nous assîmes à nouveau sur la couverture, et Papa ouvrit le panier où il y sortit la nourriture. Je souris dès que je vis la soupe miso avec l'aubergine dans le thermo qui réchauffait le tout. Nous mangions, et nous interrompions seulement pour parler et rire. Cet anniversaire allait devenir le meilleur jour de ma vie et j'avais le sentiment que papa n'était pas allé au bout de mes surprises. Après que nous ayons fini de manger, papa commença à tout nettoyer.

- On y va, maintenant ? lui demandai-je sur un ton plus que pressant.

Papa esquiva ma question :

- Ne pleurniche pas. Nous allons chercher ton cadeau ou tu veux attendre encore ?

Je secouai la tête frénétiquement :

- Maintenant, s'il te plaît !

Il rit et nous traversâmes de nouveau la forêt pour rentrer à la maison beaucoup plus tôt que je ne pensais. Papa rigola à mon expression.

- Nous avons pris le chemin le plus long ou ce n'aurait pas était si drôle sinon !

- Parle toujours, papa, parle toujours...

Il déposa rapidement le panier et la couverture par terre et nous traversâmes le marché. Je le suivis à côté, réfléchissant à ce que pourrait être mon cadeau. Je me souvenais que la première fois ; il avait été en mission et il n'avait pas pu m'en offrir un. Ainsi, inutile de dire, j'étais excité et déterminé d'accepter tout ce qu'il me donnerait. À un moment, Papa s'arrêta devant moi et se tourna vers moi pour me retirer mon bandeau frontal.

Je haussai mon sourcil à ce geste et Sakumo remit mon bandeau comme ruban sur mes yeux avant de me prendre par la main et me guider jusqu'à ce que l'on s'arrête à nouveau. Je reniflai l'air et l'endroit où nous nous retrouvions me semblait bien familier, mais je n'étais pas capable de mettre mon doigt dessus. C'était l'odeur d'un animal, mais je ne comprenais pas pourquoi mon cadeau sentirait comme un animal ou plus précisément un chien.

Attend, Papa ne m'offrirait-il pas un chiot ?

Quand j'étais plus jeune, j'avais pratiquement supplié mon papa d'avoir un chiot. Il m'avait toujours dit que nous n'en avions plus qu'assez de chiens avec des ninkens (chiens ninjas), mais je voulais un chiot qui n'était pas seulement pour mon entraînement. Je crois que l'enfant solitaire que j'étais voulait quelqu'un avec qui jouer, mais éventuellement, j'étais passé à côté de ce souhait. Papa n'abandonnerait pas pour mon simple bon plaisir.

Papa me fit asseoir sur un banc et plaça dans mes bras un paquet. Pendant une minute, j'étais inquiet de ce qu'il allait faire. Puis, il m'installa, dans mes bras, un objet vivant, poilu, doux, qui respirait, et je levai mes yeux couverts en direction de mon père.

Ce dernier pouffa et m'enleva le bandeau et je regardai l'objet dans mes bras. Mes yeux s'écarquillèrent dès que je vis le chiot de robe sel et poivre avec des yeux sombres. Je jetai un coup d'œil à mon père pour le voir glousser alors qu'il s'agenouillait et qu'il me prenait le chiot des bras et le grattait derrière les oreilles.

Un autre homme entra dans la salle, un des coéquipiers de papa, me sourit.

- Tu prendras bien soin d'elle, c'était l'une des plus jeunes chiots de ma Kama, lui dit-il.

Papa le regarda et le remercia.

- Pas de problème, Capitaine, lui répondit l'arrivant. Vous m'avez sauvé la peau plus que je ne puis compter, alors considérez la comme une dette envers vous.

L'homme sortit de la salle et papa me rendit le chiot.

- Elle est vraiment à moi ? lui demandai-je béatement.

Papa lui confirma d'un hochement de tête.

- Tu t'occuperas d'elle. Cela veut dire la faire manger, la faire promener, l'entraîner à la maison, la laver et jouer avec elle.

J'étais très excité et je serrai le petit chiot contre ma poitrine avant de remercier papa.

- C'est mon meilleur cadeau d'anniversaire. Je te promets de bien m'occuper d'elle.

Il ébouriffa mes cheveux avant de se mettre debout et m'aida à descendre du banc sans faire tomber le chiot.

- Alors 'Kashi, comment vas-tu la nommer ?

Je regardai le chiot dans mes bras et ne voulus pas lui donner un nom trop commun. Alors, je décidai de la nommer du fait qu'elle était née lors d'une saison bien particulière...

« Je l'appellerai Aki parce qu'elle est née à l'automne, comme moi. »

Papa sourit et gratta Aki derrière ses oreilles.

« Bienvenue dans la famille, Aki. »

Aki, à son tour, poussa un petit aboiement et se blottit dans mes bras avant de dormir.

Nous revînmes à la maison et je descendis Aki dans la cuisine afin qu'elle puisse explorer la maison. Je l'observai en train de renifler avec curiosité son environnement avant d'aboyer au grondement du réfrigérateur et de revenir vers nous tandis que papa ferma la porte du bureau.

Dans ses mains, je vis un gâteau et je souris « Joyeux Anniversaire Kakashi » était écrit à travers sur le sommet du gâteau, entouré de sept bougies. J'esquissai le sourire et je pris le gâteau de papa et le déposai sur la table pendant que papa sortit les allumettes. Une fois les bougies allumées, je m'apprêtai à souffler dessus, mais je fus stoppé par papa avant que je puisse le faire :

- Tu dois faire un vœu, d'abord, Kakashi.

Je fermai mes yeux et je fis le vœu en sachant que ce serait idiot, mais j'aurais besoin d'une pouce de chance pour changer le futur.

Laissez-moi le sauver. Je ne veux plus le perdre, pas cette fois, spécialement pas après tous ces bons souvenirs que nous avions partagés, ces dernières semaines.

Je respirai à plein poumon et je soufflai toutes les bougies alors que papa me souhaitait un joyeux anniversaire. Je ris et il m'ébouriffa les cheveux et se leva pour aller chercher les assiettes.

- Hé, où est le cadeau de Sensei ?

Papa m'indiqua le comptoir à côté du frigo où il découpa le gâteau en plusieurs parties avec un couteau, pour nous deux. Je pris le cadeau de sensei et je souris. C'étaient les poids que j'avais demandés pour mon entraînement de Taijutsu.

Aki sauta à ma jambe et tira mon pantalon avec ses dents. Alors, je me baissai pour lui tapoter la tête et me retournai vers la table pour manger mon gâteau d'anniversaire en me demandant comment un anniversaire aurait pu être mieux que celui-ci. Ce n'était que plus tard quand papa me prit sur le toit de la maison pour observer les étoiles, je me rendis compte que non seulement, cet anniversaire pouvait être encore meilleur, mais il était tout ce que je n'avais jamais voulu ou rêvé.

Tout ce qui restait, c'était que mon vœu d'anniversaire soit exaucé. Je me retournai vers papa et me lovai contre lui. Il baissa les yeux vers moi surpris quand je lui soufflai alors :

- Papa, je t'aime, en rajoutant mentalement ; tu n'as pas le droit de partir.

Et quelque part, dans le ciel, les étoiles paraissaient faire écho à mon appel.


A/N: Chapitre bien trop long que j'ai décidé diviser en deux parties. Ma touche "d" ne fonctionne plus en plus, il va être assez difficile pour moi de continuer, mais la seconde partie est déjà traduite et devrait être publiée d'ici peu. Juste un peu de retouchage à faire par ci par là...