Coucou !
Un chapitre assez long, mais plutôt riche, je pense.
Il y a une scène MA, mais je ne peux pas la spoiler, parce qu'il y a des informations disséminées ...
Désolée !
On se retrouve en bas !
Rating : MA
Disclaimer : La même ! Grimm ne m'appartient pas, mais c'est une série que je conseille vivement !
Author : Plum'
Quelques minutes plus tard, il s'était préparé un café fumant, et un chocolat chaud pour moi. Moi, j'avais étalé tous nos achats de la veille pour choisir ce qu'il convenait de mettre dans un commissariat.
J'étais debout au milieu du salon, alors que les habits jonchaient le canapé. J'en avais acheté beaucoup trop.
« - Monrooooooooooooe, appelais-je. »
Il arriva dans la minute, traînant les pieds en tenant sa tasse à deux mains. Ses charentaises à carreaux ne se soulevaient pas du sol, et il portait une affreuse robe de chambre bleue.
« - On dirait un centenaire, raillais-je. »
Il haussa les sourcils, tourna les talons et repartit vers la cuisine.
J'attendis d'entendre le bruit de sa chaise, et je l'appelais à nouveau.
« - Ecoute bien ça, gamine : Vas te faire voir, répondit-il en imitant la voix d'un vieil asthmatique. »
Je pouffais, et revins vers la cuisine.
Il buvait tranquillement son café, dos à moi. Même ainsi, je le trouvais désirable.
Avais-je le droit de le désirer ?
Je l'ai marqué.
Je souris en m'en rappelant. J'avançais vers lui, et tirais sur le col de sa robe de chambre pour découvrir son torse nu. J'aperçus la marque que je lui avais faite dans la forêt, presque entièrement cicatrisée.
Il tira sur le tissu pour le défaire de ma main, m'adressant un regard curieux et contrarié.
Je poussais la table sans renverser nos tasses, et passais devant lui pour m'installer à califourchon sur ses genoux.
« - Qu'est-ce que tu fais … ?, déglutit-il.
- Que crois-tu que je fasse ?, soufflais-je à son oreille, d'une voix sensuelle. »
Je plaquais ma poitrine contre son torse. Je réalisais que je le désirais, là, maintenant, sous sa forme humaine. Intéressant.
Je passais mes mains entre nous, et caressais son torse du plat de mes paumes, dégageant sa robe de chambre d'un mouvement sensuel. Je levais les yeux, et fixais mon regard dans le sien. Je m'avançais sans le quitter des yeux, et effleurais ses lèvres des miennes.
« - Tu ne me dois … Rien …, souffla-t-il difficilement. »
Il tentait de reculer. Il essaya encore de balbutier quelques mots, et finit par craquer.
Il attrapa mon visage en coupe, et plaqua violemment ses lèvres contre les miennes. Il saisit mes cuisses, et se leva en me posant sur la table, projetant la vaisselle au loin.
Sa bouche glissa dans mon cou, et ses coup de langues était trop rapides pour un être humain, mais jamais assez pour moi, qui brûlais de le sentir encore plus proche.
Mais lorsqu'il remonta pour m'embrasser, j'aperçus dans son regard cette même étincelle. Ce regard perdu, conquis, éperdu. Le regard du Grimm.
Je me reculais presque instinctivement. Il comprit aussitôt, et se redressa.
Nous avions l'air tout à fait idiot. Lui, entre mes cuisses, les mains sur mes hanches, les cheveux en bataille et le torse nu. Il était parfaitement désirable. Alors pourquoi est-ce que je voulais plus que lui ?
Il m'avait couvée cette nuit, il m'avait protégée, il m'avait sauvée. Il me désirait ardemment, il était assez fort pour me contrer, et assez sauvage pour comprendre mes souffrances. Pourquoi je ne pouvais pas l'aimer comme j'aimais Nick ?
Je plaquais mes mains sur ma bouche, les yeux grands ouverts.
Qu'est-ce que tu as dit ?
Monroe me regardait, interrogatif. Il était perdu, c'était évident. Merde.
Putain de bordel de merde.
Qu'est-ce que j'allais faire maintenant ?
Je sentis les larmes poindre dangereusement à mes yeux. Je regardais Monroe. Son regard vacillait entre un marron chocolaté et un rouge bestial.
Voilà ce que j'allais faire. J'allais me foutre en l'air jusqu'à oublier mon nom.
Je passais mes bras autour de son cou, et l'embrassais si férocement que nos dents se choquèrent. Nos langues bataillaient avec hargnes, et je savais qu'il hésitait à répondre à mon étreinte.
Le désir finit par prendre le dessus, et il monta sur la table au-dessus de moi alors que je faisais tomber son vêtement.
Il lécha avidement mon cou dénudé, et arracha sauvagement les restes de la chemise qu'il m'avait prêtée la veille. Nous nous retirâmes le reste de nos vêtements, et il me donna un coup de reins violent et salvateur, qui nous fit à tous deux pousser un long gémissement.
Il se déhancha longuement entre mes cuisses, et chacun de ses mouvements semblait entrer plus profond. Il finit par en donner un plus fort qui me fit pousser un cri étouffé par la surprise. Ma vue se brouilla l'espace d'un instant alors qu'une décharge électrique me traversait le corps.
Il s'était arrêté. Je poussais sur ses fesses en suppliant :
« - Je t'en prie, Monroe, ne t'arrête plus … Ne t'arrêtes plus jamais ! »
Ses muscles roulaient sous sa peau, et je voyais la sueur perler sur sa peau tendue. Il se baissa et m'embrassa à pleine bouche, léchant mes lèvres à chaque pause pour reprendre nos souffles.
Ses traits étaient tendus, comme s'il souffrait. Je passais ma langue sur son cou, où ses muscles saillaient particulièrement, tentant de dominer le plaisir qui me submergeait.
Je frissonnais de tout mon corps, et je sentais que j'étais proche de la jouissance.
Son prénom résonnait dans mes petits cris suraigus à cause du plaisir qui me submergeait de toute part. Je sentais qu'il n'était pas loin non plus.
Il descendit sa bouche pour aller capturer un de mes seins entre ses lèvres, et passa sa main là où nos corps se joignaient pour caresser mon clitoris d'une main experte.
Je me cambrais et hurlais de toutes mes forces. J'attrapais son torse et le serrais contre moi, m'accrochant à lui comme s'il m'ancrait.
Je ne voyais plus, submergée par un océan de sensations délectables, me régalant de cet instant de jouissance parfait, d'abandon total et d'oubli.
Il se redressa, et m'aida à me lever. Nous rîmes tous les deux lorsque nous dûmes ranger notre fouillis.
J'étais atrocement reconnaissante. J'espérais de tout mon cœur qu'il ne ressentait rien pour moi. Rien qui n'aille au-delà de l'affection du moins. Je ne voulais blesser personne, et je me rendais compte que j'agissais de manière si égoïste que c'était tout ce que j'arrivais à faire. J'avais bien de la chance de ne l'avoir blessé que physiquement jusqu'ici.
Je retournais au salon, et appelais Monroe :
« - Monrooooooooe ! Je sais toujours pas quoi mettre ! »
Il arriva en riant, et me lança, ironique :
« - C'est vrai que tu n'as pas encore assez de fringues ! T'es bien une fille toi ! »
Il s'esclaffa, et je le poursuivis dans la maisonnée pour lui faire payer ses paroles.
Moins d'un quart d'heure plus tard, il était au volant de sa voiture. Nous n'avions pas encore démarré, car il ouvrait son téléphone pour appeler Nick.
Il me tendit le téléphone, et démarra la voiture :
« - Quand il dit ''allô'', tu réponds, c'est tout ce que je te demande, il m'adressa un clin d'œil craquant.
- OK ! »
Je plaquais le téléphone contre mon oreille, et j'attendis patiemment que Nick réponde.
« - Nick Burkhardt ? »
Je me tournais vers Monroe, le téléphone sur l'oreille :
« - Il a pas dit allô !
- Mais je voulais dire que tu devais attendre qu'il réponde Angèle, s'esclaffa-t-il. »
Je souris vaguement, et repris la conversation avec Nick :
« - Angèle !, clamais-je.
- Hein ?
- Ben je sais pas, tu dis Nick, tu voulais connaître mon prénom ? »
Ouais, j'aimais bien faire la débile des fois. Surtout quand ça énerve le Grimm. Mais il eut l'air de s'en foutre royalement.
« - Vous êtes en route au lieu de dire n'importe quoi ?, souffla-t-il.
- Ne lui parle pas comme ça !, entendis-je morigéner une voix féminine en fond.
- Salut Juliette !, lançais-je en riant, dis-lui que je suis folle de son corps, Nick !
- Ta gueule toi, me répondit-il, apparemment gêné. Ou du moins, étonné.
- Juliette je t'aimeuuuuuuuh !, m'esclaffais-je en imitant le bruit de bisous sonores.
- Nick !, gronda encore Juliette.
- Juju ! Elle me cherche, je te le promets !, il revint à moi, toi, tu perds rien pour attendre. Bougez vos fesses. »
Il raccrocha sans attendre, et nous rîmes de bons cœur, Monroe et moi.
Le commissariat finit par se profiler à l'horizon. Monroe se gara aisément sur le parking, et nous sortîmes en riant d'une bêtise que Monroe avait dite.
A ma grande surprise, il passa sa main sur mes épaules et m'attira contre lui en souriant timidement. Il essayait de se donner des airs assurés pour cacher sa gêne. Et je trouvais ça mignon.
Nous marchâmes ainsi jusqu'au hall du commissariat. Monroe retira son bras de mes épaules, visiblement embarrassé. Hank nous accueilli d'un sourire tapageur, et nous enjoignit de le suivre.
Il nous installa à un bureau avec un policier dont on ne pouvait nier les origines asiatiques. Il nous sourit, et commença par nous poser les questions d'usage : âge, nom, etc…
Après près d'un autre quart d'heure pris entre les explications de ma situation – pas dans les détails cela va de soi -, et les réponses approximatives, nous finîmes par être libérés. Quoique parler de libération soit un peu rapide, puisqu'il s'agissait juste d'en finir avec les questions d'usage. L'agent partit en nous souriant encore, et nous demandant de patienter pendant que l'agent Burkhardt se libérait.
J'attrapais un stylo qui traînait sur le bureau, et le fit danser entre mes doigts. Je m'ennuyais.
« - Il nous demande de nous ramener, et il n'est même pas là, grommelais-je.
- Il enquête sur un meurtre, à côté, je te rappelle, contra Monroe. »
Je me tournais vers lui. Etait-il sérieusement en train de le défendre ?
Il détourna le regard, et fit semblant d'être accaparé par quelque chose à l'autre bout de la pièce. Traître.
« - Vous attendez qui ? »
Je tournais vivement la tête, et rencontrais le regard vif d'un jeune homme, à ma gauche. Il était attablé en face d'un autre agent. Enfin, d'une autre absence d'agent.
« - Mon poto le keuf, fis-je, espérant le décourager. »
Mais loin d'être choqué, il esquissa un sourire. Et ce sourire était plutôt mignon, je devais l'admettre. Il me semblait tout ce qu'il y a de plus humain, alors qu'au fond de ses prunelles, je voyais briller l'animalité du Wesen. Que pouvait-il bien être ?
« - Tu n'as pas l'air du genre de fille qui fait copain-copain avec la police. Et surtout pas l'agent Burkhardt. »
Je brûlais de lui demander ce qu'il savait de ce dernier, surtout qu'il semblait plutôt en savoir un rayon, mais je m'abstins. Je ne connaissais pas ce gosse, et s'il venait à être hostile, pas question de me découvrir.
« - Et de quel genre de fille ai-je l'air ?, raillais-je.
- Je dirais … Une paumée qui essaie, et qui n'y arrive pas. »
Je levais les yeux au ciel. Il voulait jouer à ça ? ça risquait d'être assez distrayant … Ou très chiant.
Monroe posa sa main sur la mienne. Je ne savais pas bien si c'était plutôt pour s'imposer face à ce rival potentiel, ou si c'était pour me calmer. Mais de toute façon, dans les deux cas, il avait réussi son coup.
« - Wow, deux bêtes pour un seul d'entre eux ? Vous avez des projets ?
- On n'est pas des ''bêtes'', m'irritais-je.
- Oui, pardon, je me suis mal exprimé, corrigea-t-il. »
Je m'apprêtais à le congédier tout simplement et même plutôt abruptement, mais Monroe se pencha, et, tendant sa main, il lui adressa un sourire chaleureux :
« - Monroe. Enchanté. Tu es là pour quoi, toi ?
- Un braquage qui a mal tourné. J'étais pas loin, et j'ai vu les gars se tailler donc …
- Ils acceptent vraiment n'importe qui pour témoigner, de nos jours, ironisais-je.
- Il n'est rien arrivé de grave, c'était quelle banque ?, m'ignora Monroe.
- Ce n'était pas une banque, c'était le garage, en ville …
- Quel garage ?, demandais-je. Cette fois-ci, j'étais intriguée.
- Celui des raton-laveurs, je ne sais pas si tu connais. »
Je réfléchis, mais je ne me rappelais pas connaître de raton-laveurs. Ceci dit, même mon nom restait assez vague à mes oreilles, alors comment savoir si je les connaissais en réalité ?
Monroe me fixait avec attention, comme s'il attendait que je me rappelle quelque chose. Mais ce ne fut pas le cas.
« - Je ne crois pas connaître, tranchais-je en retournant à ma contemplation du vide.
- Ouais … Fin, y'a aucun blessé grave, c'est le principal. La cambrioleuse a juste saccagé une voiture et s'est barrée.
- La voiture de qui ?, demanda Monroe.
- Une certaine Olivia Tosh. Je la connais pas moi… »
Monroe sourit, et détourna à son tour le regard, mettant fin à la conversation. Nick arriva à point nommé, et pris place derrière le bureau.
« - Désolé du retard, j'ai dû ramener Juliette chez nous. Elle se sentait mal après avoir identifié votre agresseur à toutes les deux…
- Dis plutôt que tu l'as congédiée pour pouvoir régler tes comptes avec moi, coupais-je. Et je ne rigolais qu'à moitié.
- J'aimerais prendre ta déposition complète… Et qu'on discute de certains détails avec le suspect. Donc on va passer en salle d'interrogatoire si ça ne te dérange pas ?, me demanda-t-il. »
J'acquiesçais vaguement. Nous nous levâmes, et prîmes la suite de Nick. Il nous entraina vers une salle grise, fermée. Comme une boîte hermétique. Ou un cercueil.
Je serrais les poings, et entrais. Le Dickfelling était déjà assis à la table métallique et commença à gesticuler en lançant des regards au miroir dans son dos lorsqu'il me vit.
« - Laisse tomber, il n'y a personne derrière le miroir, lança Nick. »
Il ne me quittait plus des yeux, et je mis silencieusement Nick en garde, d'un regard.
Il y avait deux chaises en face de l'homme, et Monroe, en galant homme, m'invita à prendre celle sur laquelle Nick n'avait pas déjà posé son cul. D'un côté, j'étais agacée par cette attitude de bœuf moyen qu'il adoptait, un côté purement féminin et vexé, et d'un autre, plus professionnel, je comprenais. Il adoptait une attitude dominante et assurée. Il devait s'imposer en mâle alpha.
Il glissa un regard pressant à notre duo de pingouins. J'adressais un sourire discret à Monroe, et lui indiquait de s'assoir, en m'asseyant sur la table.
Je plongeais mon regard dans celui du Dickfelling, qui ne me quittait pas des yeux. J'eus une légère interrogation sur ses intentions : était-il craintif face à mon indéniable position de supériorité, ou essayait-il de regarder dans le débardeur décolleté que j'avais choisi de mettre avec mon jeans ?
Un long frisson couru le long de son échine, et je n'avais plus de doute : Il avait peur. Je sentais la crainte émaner de lui comme si elle était palpable autour de nous.
J'avais un peu peur de retrouver mes souvenirs lorsque je me retrouvais dans ce genre de situation. Je savais exactement quoi faire pour lui faire si peur, qu'il en ferait des cauchemars toutes ses nuits. Je savais comment le faire souffrir le plus longtemps possible sans le tuer, à tel point qu'il préfèrerait mourir. Je sentais en moi ces capacités de tueuse … Mais pire encore, je sentais mes compétences de tortures surgir lorsque l'occasion se présentait de les utiliser.
Et si je n'étais pas vraiment du côté des gentils ? Et si le Grimm qui m'avait capturée voulait finalement défendre quelqu'un en me tuant ?
Je glissais un regard vers Nick. Me tuerait-il s'il apprenait que j'avais été un être répréhensible dans ma vie précédente ? Il me lança un regard interrogatif. Pragmatique.
Oui, il le ferait. Sans hésiter. Pour protéger les siens, il le ferait. Et je réalisais que je ne lui en voulais pas du tout, que je comprenais sa décision. Que j'envisageais ses responsabilités comme si elles étaient miennes.
Ce n'était pas le moment de réfléchir à tout ça, mais c'est pourtant maintenant que mes réflexions s'agitaient.
Je les repoussais dans un coin de ma tête, et adressais un regard noir au Wesen, qui se ratatina sur sa chaise en se frottant le coude, comme s'il avait mal rien qu'à se rappeler de sa douleur passée.
Nick ouvrit la bouche pour parler. Chacun de nous semblait s'être glissé dans la peau d'un personnage, en adoptant les attitudes personnelles. J'étais le chien de garde, la menace, l'épée de Damoclès instable et menaçante. Nick, posa ses coudes dénudés par son t-shirt noir sur la table, et le combat avait commencé :
« - Alors …, amorça-t-il, commençons par votre version des faits.
- Je ne parlerais qu'en présence d'un avocat, coupa-t-il rapidement. »
Je tapais brutalement sur la table en me levant, pour me retrouver à côté de lui en quelques secondes. Il sursauta violemment, se prenant les genoux dans la table :
« - Tu as changé de discours depuis la dernière fois ! Tu n'avais que la ''confrérie'' à la bouche ! Ils t'ont laissé tomber, que tu te rabats sur ton avocat véreux ?, hurlais-je à son oreille. »
Ses yeux se tournèrent vers moi, empreint d'une terreur palpable, et d'une sorte de rage teintée d'humiliation. Il se sentait faible, et il voulait s'affirmer bien qu'il n'y parvienne pas. Bien. S'il se sentait aussi menacé, c'est que je remplissais mon rôle à merveille.
J'accomplissais ce qu'on attendait de moi, et cela me satisfaisait.
« - Je pourrais raconter cette ''dernière fois'' à un avocat, menaça-t-il en approchant son visage de moi, tu en prendrais pour ton grade, chérie.
- Ah …, je retroussais mes lèvres sur mes dents, et attrapais sa mâchoire entre mes doigts, sous ses tremblements proche des convulsions, Mais ce serait … Ta parole contre la mienne, n'est-ce pas ? Qui croirait un chauffard qui m'a brutalisé devant une foule de témoin ? Surtout si en face se trouve une pauvre fille traumatisée et sa vétérinaire, et femme de flic de surcroît, d'amie ?
- Ou alors …, articula-t-il difficilement, déglutissant avec heurts, je pourrais révéler l'identité de la femme de keuf à ma confrérie ! »
De la colère. Cela ne servait qu'à masquer la peur qui suintait par tous les pores de sa peau comme une brume odorante qui m'agressait les sens. J'allais me tourner pour adresser quelques paroles à Nick, mais j'eus à peine le temps de me pousser qu'il attrapait la créature par le col pour la plaquer au mur.
Ouais … Il n'avait pas perçu la peur, lui. Ses muscles saillirent sous sa peau, faisant apparaître les veines bleutés de ses bras, comme s'il était lui-même transformée sous sa forme animale. Il passa un bras en travers du cou de l'homme, et murmura, bas et menaçant comme un grognement :
« - Ou alors je pourrais t'emprisonner pour le restant de tes jours dans une prison de haute sécurité, avec de charmants lions et de belles arènes ou tu pourras t'entretuer avec les déchets de ton espèce. »
Le captif sourit. Il s'en foutait éperdument, il avait réussi son coup : il l'avait fait sortir de ses gonds, et il se croyait sorti de mon emprise. Raté.
« - ça ne m'empêcherait pas de les prévenir.
- Ou alors …, commença Nick d'un air fou de rage. Plutôt sexy d'ailleurs.
- Ou alors, repris-je en m'approchant de lui, laissant paraître dans ma démarche féline et dans mon regard bestial, l'étendue de mon pouvoir, je pourrais te tuer, je fis glisser mes doigts sur la peau tendue de sa mâchoire, très lentement. »
Un long frisson traversa tous les corps de la pièce. Je leur imposais mon aura animale, et aucun d'eux ne pouvait l'ignorer. Du moins, ils ne l'ignoraient pas, inconsciemment. Le Dickfelling, de plus, savait que Nick, tout Grimm qu'il soit, avait moins de chance de mettre sa menace à exécution, que moi. Après tout, je l'avais agressé dans une voiture de flics, alors que ceux-ci étaient à quelques pas.
Il commença à se débattre.
« - vous avez pas le droit de faire ça !, glapit-il, vous n'en avez pas le droit ! Vous ne pouvez pas ! »
Je passais une main sur son torse, enfonçant peu à peu mes ongles dans sa peau, jusqu'à ce que le sang imbibe son t-shirt déjà maculé par la sueur et la suie :
« - je vais me gêner …, murmurais-je en souriant. »
Il se débattit de toutes ses forces en tentant de se dérober de mon regard, de mes mains, de mon emprise toute entière, entrant dans une hystérie profonde, et hurlant de toutes ses forces au Grimm, à Monroe, aux agents, à qui voudrait l'entendre :
« - Pitié ! Pitié je parlerais ! Pitié virez la de la pièce ! Pitié je vous en supplie virez-la d'ici ! »
Il hurlait si fort, que Nick dû le rassoir en demandant à Monroe de me sortir pour ne pas attirer l'attention de la salle d'à côté.
Nous sortîmes rapidement. Monroe ne voulait pas s'attarder.
« - Il était terrorisé, dit-il, compatissant.
- Il parlera, répondis-je. »
Il me regarda, et son regard disait : « jusqu'où aurais-tu été ? ». Il attendait une réponse, j'en étais sûre.
Je souris, et prétextais un besoin pressant. J'allais trouver les toilettes, et me passait de l'eau sur le visage. Devant les miroirs, je voyais la question de Monroe flotter dans mon propre regard.
Jusqu'où aurais-tu été ?, demandais mon reflet dans le miroir.
Je me fixais un instant. Je replaçais une mèche brune derrière mon oreille. Et je savais. Je savais jusqu'où j'aurais été.
J'aurais été jusqu'au bout, parce que c'est ce qu'il attendait de moi.
Voilà voilà !
Un interrogatoire musclé, et des révélations curieuses, non ?
Alors ... Plutôt gentille ou méchante, la petite Angèle ? Difficile à dire hein ?
Et cette confrérie, que lui veulent-ils ?
Restez avec nous pour encore plus de rebondissements ... Pis donnez vos avis, ça serait cooooool !
.
Laurie : Désolée je te réponds sur le chapitre, parce que tu n'es pas identifiée et que je n'ai
donc aucun autre moyen de répondre :)
Donc la fiction n'est pas entièrement au feeling, j'ai un presque plan pour l'écrire,
mais il est très vague donc je rajoute et enlève au fur et à mesure :)
Du coup, je ne sais pas trop pour le nombre de chapitre, mais il reste encore presque la moitié de mon
plan à développer, donc encore au moins une dizaine de chapitres :)
A vos marque … Prêt … REVIEW !
Plum'
