Ce chapitre a été long, long, long a écrire! jr profite de la grippe qui me cloue au lit depuis une semaine pour le poster, enfin... Et puis je voulais le faire avant les vacances dans la mesure où je serai en Russie à partir du 22 et que ce sera compliqué d'écrire de là-bas!

D'ailleurs je suis super excitée à l'idée de ce voyage... Bref, j'espère que vous aimerez au moins un peu ce chapitre, quand même!

RAR:

Blackheart : merci de me reviewer encore! Je suis très heureuse que tu aimes ma façon d'écrire, ça me fait vraiment très plaisir! Au fait, j'espère que ton brevet bien blanc s'est bien passé? Quoi qu'il en soit, je suis de tout coeur avec toi! Courage! J'espère que ce chapitre te plaira, et que tu me diras ce que tu en penses!

Milou-sarcastic-yaoiste : Merci encore et encore pour la témérité avec laquelle tu commentes, ça me rend heureuse. :3 En fait, j'habite sur la Rue Ste Catherine, on s'habitue assez vite aux engueulades des alcooliques et aux disputes en hébreux (l'appartement de ma tante, chez qui je squatte, est juste en face de la synagogue) au final, c'est pas vraiment pire que le cour de la Marne...Maintenant, la petite chose recroquevillée a aussi la moitié des cheveux turquoise, ça facilite les recherches, crois-moi! je suis contente que tu ai aimé ce chapitre, je m'étais bien amusée à l'écrire. J'espère que tu aimeras celui-là aussi, qui est pourtant assez différent... J'aime moi aussi beaucoup le personnage de Cid. C'est exactement pour cette raison que j'ai eu envie de le désacraliser. J'aime l'idée que dans la vie, y'a pas de gens foncièrement gentils ou foncièrement méchants. On a tous des côtés sombres, qu'on ne montre que rarement. Moi, c'est cette histoire qui les fait ressortir. J'aime le Amsterdamer, j'ai commencé à fumer avec, mais j'ai toujours trouvé l'odeur particulière. Elle m'évoque des trucs vraiment sordides, j'y peux rien, j'ai une imagination débordante! Quant au whiskey, j'aime pas vraiment ça en fait... A choisir, je préfère le rhum aussi, tant qu'à faire avec du sucre et du jus de fruits, ça se boit tout seul, cette merde. x) Je suis vraiment contente que tu trouves pertinente cette histoire qui se veut intelligente, je fais vraiment de mon mieux! Encore une fois, j'espère que ce chapitre te plaira! Gros bisous! *love*

Soukimi : Merci pour la review, je suis contente que ça t'ait plus malgré l'horreur constante que j'inflige à notre blondinet. J'ose penser que tu aimeras celui-ci aussi!

Akira Tetsu : Merci pour tes deux reviews! Elles m'ont fait super plaisir! Je me sens honorée que tu penses autant de bien de mon histoire. En vérité, tout était si gentil que je ne sais même pas quoi dire. Juste un million de fois merci de prendre le temps de me faire savoir tout ça, je suis touchée, vraiment. j'espère que tu continueras de me lire et que tu aimeras ce que je vais écrire! Merci encore. *love*

Xoen : MON P'TIT COEUUUUUUR! Je suis contente, ça t'a encore plu! Voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira. :3

Yanis : Merci de prendre toujours le temps de m'écrire ce que tu ressens, c'est adorable! Oui, tout le monde est fou, ici! C'est ce que j'aime, et ce que, au fond, tu aimes aussi, j'en suis sûre! Quoiqu'il en soit, je t'aime! Merci d'être là, et je t'aime! *calin*

je crois que j'ai fait le tour, sur ce-!

BONNE LECTURE!


Demyx et moi étions tous les deux confortablement installés dans le salon, ce grand dadais de comédien grattant distraitement les cordes de sa sitar bleue qui restait chez moi, la plupart du temps.

A cet instant, nous parlions avec animation du bon vieux temps, la nostalgie évidente dans nos voix.

Nous évoquions en riant toutes les conneries que nous avions pu faire, l'allégresse de la jeunesse nous dégoûtant alors du sérieux et des responsabilités d'adulte.

Il racontait, avec le panache qui le caractérisait, les heures que nous passions, à cette époque bénie, à lire et à jouer les pièces drôles de Tchekhov ou les tragédies de Racine sans distinction-, aucune.

Il rappelait toujours en souriant les longues heures passées avec Larxène à se moquer d'autres gens et à critiquer à peu près l'entière population du lycée, comme les pestes qu'on pouvait être parfois.

Il se lançait dans le récit d'une folle aventure, encouragé par mon fou rire, lorsque la porte de la salle de bain à l'étage émit le son distinct d'une serrure qui s'ouvre.

Nous restions figés un instant, le vin que nous avions bu jusqu'ici nous laissant toujours secoués de gloussements qui étaient tout sauf élégants.

Les deux jeunes hommes qui se trouvaient chez nous ce soir là descendirent alors, et nous regardèrent avec des yeux ronds alors que nous riions de nouveau aux éclats.

Les yeux brouillés par l'alcool et des larmes de rires, je constatais que Roxas, le blondinet flippant, ne portait plus que le pantalon légèrement trop grand qu'il portait en arrivant, exhibant son torse imberbe à la vue de tous.

Je me surpris à constater comme sa peau était satinée et laiteuse, semblable à une de ces soies de qualités qu'on aimait caresser dans les magasins de luxe. Je me réprimandai intérieurement de voir comme sa bouche semblait tendre et rose malgré sa petitesse.

Je n'aimais pas observer la fragilité et la minceur de son corps, je ne supportai pas de m'apercevoir de l'étroitesse et de la délicatesse de ses hanches; et pire que tout, me rendre compte que ce malade était, somme toute, attirant me rendait dingue.

Cela ne calmait pas le rire qui m'animait, cependant. J'étais toujours secoué de quelques gloussements inopinés lorsqu'il haussa un sourcil en me regardant.

Demyx,dans le même état d'euphorie que moi,causé par les deux bouteilles de rouge que nous avions ingéré, était allègrement en train de flirter avec Zexion, lui chantant à moitié la sérénade tout en faisant des sous entendus tous plus graveleux les uns que les autres.

Le bleu se moquait de lui, riant joyeusement de l'absurdité et de la folie évidente de la situation.

Le blond schizophrène, lui, s'était assis sur le tapis, tourné vers nos meilleurs amis, regardant leur échange avec de drôles d'étoiles dans les yeux, comme si cela faisait des lustres qu'il n'avait pas vu des gens s'amuser.

D'où je me trouvais, vautré à l'autre extrémité du canapé, j'avais une vue imprenable sur son profil et une petite partie de son dos.

Je m'étais calmé, l'animation autour de moi m'apportant un étrange sentiment de sérénité.

Alors que j'observais silencieusement l'étrange blondinet, je me figeais.

Mon regard se fixa malgré moi sur la fin partie de son omoplate droite que je voyais d'ici.

J'y devinais l'ébauche d'un perturbant et étrangement superbe cauchemar. Je penchais un peu la tête, essayant d'avoir une meilleure vu sur son dos.

Je finis par me mettre sur le fauteuil de l'autre côté de la table basse, gagnant ainsi une vue d'ensemble sur le dos délicat du jeune homme.

Ce que j'y vis glaça mon cœur et réchauffa mon sang.

Une œuvre d'art des plus sordides et des plus somptueuses lézardait sur sa peau. Des cicatrices profondes, marquées, trop visibles s'étalaient effrontément sur sa peau pâle, elles formaient des phrases irrespectueuses, impétueuses et insolentes. Cela ressemblait à des citations, en fait.

Mais gravée ainsi sur la peau d'albâtre du blond, la littérature semblait totalement désacralisée. On lisait, parmi ce que je déchiffrai, en tous cas, «We All Deserve To Die», qui m'évoquait assez vite les paroles d'une chanson phare de Sweeney Todd, «Tout le monde est fou, ici.», qui rappelait impudemment le chat de Cheshire, et, à ma grande surprise «Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.», un des versets de Matthieu, gravé en petites cicatrices difficilement lisibles le long de ses côtes, sur le flan gauche.

Je frissonnai. Comment pouvait-on marquer un humain comme ça...? Comme ni plus ni moins que du bétail? Écrire sur la peau d'un fou un des versets religieux tenait pour moi du blasphème, pas pour Dieu, ni pour la religion, mais bien pour la nature humaine.

Le dégoût m'envahissait lorsque je remarquai son visage tourné légèrement vers moi, me lançant un regard amusé par-dessus son épaule.

Il s'appuya sur une main et pivota un peu son corps sur le côté, me regardant avec un air canaille qui le faisait beaucoup trop ressembler à ses petits frères.

_Ces deux-là flirtent. dit il simplement sans prendre la peine de désigner nos meilleurs amis respectifs. Je m'ennuie.

Son regard avait une drôle d'étincelle, quelque chose d'étrangement intense l'animait. Son sourire était légèrement moqueur, un tantinet sarcastique.

En somme, l'expression générale de son visage me réduisit au silence, je devais être un peu bouche bée, puis qu'il expira un rire amusé.

_Jouez avec moi, Monsieur Marston?

Sa question me fit écarquiller les yeux et il eut un nouveau rire amusé. Je me ressaisis aussi rapidement que je pus et m'efforçai d'afficher mon air le plus confiant et mon sourire le plus sensuellement défiant.

_Je crois que nous avons assez joué aujourd'hui, Roxas. je lui répondis, le calme de ma voix rauque dissimulant parfaitement le fourmillement interne que mon corps subissait.

Il se rapprocha alors de moi, contournant la table basse à quatre pattes jusqu'à être à genoux devant moi, la tête sagement posée sur ma cuisse.

_Et vous n'aimez pas jouer? Demanda-t-il, l'innocence de son ton ne se retrouvant absolument pas dans l'intensité bleue de ses yeux.

_Je n'aime surtout pas perdre. je finissais par lui dire après une très courte pause.

Malgré moi, une de mes mains vint caresser ses cheveux humides, tout juste lavés. Il se pencha vers elle, se perdant dans la caresse, et l'alcool qui égayait mon cerveau me laissa penser qu'il se mettrait peut-être à ronronner.

Un rire m'échappa à mon tour, un rire léger, insouciant et amusé. Cette situation était incroyablement absurde.

Ce jeune homme m'avait presque tué à peine une heure plus tôt. Et je l'avais moi-même menacé. Et maintenant, il était installé sur le sol, entre mes jambes, je le voyais de ma haute stature et tout ce à quoi je pouvais penser était à quel point cette position pouvait être utile si nous n'étions pas aussi habillés et si Demyx et Zexion n'étaient pas là. Quel genre de relation étions nous en train de construire?

_J'aime vos mains. murmura-t-il en posant l'une des siennes sur celle que j'avais dans ses cheveux. Elles sont grandes, chaudes, robustes... Et pourtant, tellement, tellement différentes des siennes...

Je n'eus pas besoin de réfléchir avant de faire le lien avec son père.

Enfin, «père» était peut-être un bien grand mot. Un type qui viole son fils peut-il vraiment être considéré comme un père...?

A ces réflexions, je me rendis compte que j'étais probablement la pire personne qui soit pour juger.

J'étais tout, sauf un père, et je n'avais même pas eu besoin de commettre de crime pour cela. Cela me réchauffa étrangement le cœur.

Si je n'étais pas le père de mes filles, au moins elles ne pourraient jamais me reprocher d'avoir fais de leur vie un enfer. Encore faudrait-il qu'elles acceptent de me voir pour cela.

Je soupirai lourdement. Kairi et Naminé... Allaient venir. Elles seraient là, dans cet appartement, près de moi. Après quatre longues années, il me semblait que j'aurai du y penser un peu plus. Mais tout ce qui hantait mon esprit, c'était ce blond fascinant à genoux entre mes jambes, qui m'offrait un sourire superbe, vrai, sans la moindre haine quelle qu'elle soit, pour la première fois depuis que je le connaissais.

Sans quitter ma mains de ses cheveux mouillés, je me penchais en avant, étirant un long bras pour attraper mon paquet de cigarettes sur la table.

Je me réinstallai dans mon fauteuil, me calant confortablement contre le dossier.

Je récupérais ma main et allumai une cigarette. Roxas me regarda, les sourcils froncés, de toutes évidence insatisfait que j'ai du rompre le contact qui nous liait en faveur du tabac.

L'adorable petite moue ennuyée qu'il affichait me fit réaliser à quel point la ressemblance avec Ventus, notamment, était frappante.

Mon cerveau enseveli de vin ralentit largement lorsqu'il se hissa sur mes genoux, s'installa sur mes cuisses et vint se lover contre moi. Une fois encore, je fus surpris de ne pas l'entendre ronronner.

J'étais choqué, complètement estomaqué. Je tentais un regard vers le jeune étudiant qui riait toujours des frasques de Demyx, et ce dernier, dès lors qu'il comprit mon malaise se contenta de m'offrir un sourire rassurant et de m'articuler sans un bruit 'ne craignez rien'. Ce qui n'eut, naturellement, le don de ne me rassurer qu'à moitié.

Le blondinet contre moi avait la tête lovée dans le creux de mon épaule et retira la cigarette de ma bouche pour tirer dessus.

Je me détendis alors, me permettant de passer un bras autour de lui et de le maintenir contre mon corps, tentant tant bien que mal d'ignorer les pulsions bestiales qui me commandaient d'enfoncer mes ongles dans sa chair, de marquer son dos plus encore, de le faire mien, de lui faire mal...

Je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait dans mon cerveau. Ces envies, ces besoins, presque, je ne les avais jamais eus avec personne d'autre. Je ne me savais pas si... Violent, dans mes désirs, en tous cas.

Et puis, tout était si contradictoire. Tout se mêlait dans une envie viscérale de le posséder. Qu'il soit à moi, rien qu'à moi. Que personne ne puisse le regarder sans se dire qu'il m'appartenait, que j'étais celui qui tenait chacune de ses ficelles, celui qui prenait soin de lui, juste dans le but de l'anéantir.

Ça n'avait pas le moindre sens. Mais j'étais trop fatigué pour réfléchir beaucoup plus. Je laissai tomber ma tête contre le dossier du fauteuil, et me contentai de savourer le sentiment de calme, de sérénité et d'allégresse que l'ambiance me procurait.

Après tout, rien n'avait vraiment d'importance. Bientôt, elles seraient là, et les heures de bonheur, aussi minime soit-il, se termineraient, remplacées par de l'inquiétude, de la culpabilité et beaucoup trop de regrets.


J'ai encore un peu plus abîmé Roxas, et physiquement cette fois en plus. et le pire, c'est que j'ai même pas honte! Bref, ces quelques phrases hantent mes cauchemars depuis de longues années, déjà, je voulais les rendre un peu plus douloureuses encore.

Juste pour ne pas me faire d'ennemis, je suis athée (enfin, m seule religion est celle de Laxup) et je n'ai, aussi, jamais touché à la Bible. je ne me rends absolument pas compte de ce que ce verset représente, je sais juste que j'en fais des cauchemars. Ne me détestez pas pour mon ignorance, j'ai même fais des recherches...

Bref, dites moi ce que vous en avez pensé, dans le pire des cas, je fournis les chevaux suffisamment puissants pour que vous puissiez m'écarteler. Oh, et je suis désolée si il y a des fautes, je l'ai fais relire à mon adorable Beta lectrice (AnimeLover in heaven) mais je suis très fatiguée, alors ma relecture peut être un peu aléatoire.

Maintenant, je retourne me coucher, j'vous aime!

~paopu