Me revoilà !

Tout d'abord, vous m'avez manqué, sérieusement ^^' Vos petits messages et tout ça, voilà j'l'ai dit xD

Sinon un grand merci à tous pour vos nombreuses et adorables reviews 3

Pour la plupart d'entre vous qui me disent savoir déjà qui est le tueur... J'espère bien ! xD Je me suis escrimée à vous laisser des indices de chocs quand même ahah ;) J'ai plutôt décider de viser sur l'angoisse et le stress, du genre : " Mais quand va-t-il frapper sérieux !? " Plutôt que " Mais c'est qui qui tue putain ?! " Voilà ^^' J'espère que l'effet sera réussi sur la fin ;) Quand j'y pense je salive déjà ! ( rire diabolique )

Pour vous répondre :

Swann33 : Merci beaucoup ;) J'espère que tu n'es pas déçue !

Titimaya : Merci à toi :3

violaine2707 : Merci beaucoup pour tous ces compliments, ça me fait chaud au coeur !

Keiitaroo : Bienvenue sur cette FF alors et merci pour ta reviews ;) J'espère que le reste de leur histoire va continuer à te plaire !

CestmoiXena : Ahah ne parle pas si vite, on ne sait jamais ;) En tout cas je me suis régalée en imaginant Jane en cowgirl à la rescousse d'une gente demoiselle telle que Maura ^^' Alors juste pour toi je vais essayer de mettre de côté mon côté guimauve et voir ce que je peux faire pour titiller mon côté sadique ! ( Tu as du apprécier mon OS " Pour un autre jour, un autre jour avec ou sans toi " dans ce cas si tu aimes bataille et réconciliation ;)

Karoline Tesla : Je dois déjà rattraper mon retard sur ta FF ! Au moins 4 chapitres si je ne m'abuse. Je commence tout dès demain ;) J'espère que ça te fait une pause plutôt agréable dans ce cas ;3 Oui je vais l'être encore plus, ne t'inquiète pas et je ne vais pas lésiner sur les derniers chapitres restant, je suis sûre que ça va te plaire, genre vraiment ;)

Jess : Merci Jess, comme toujours, fidèle au poste ;) J'espère que tu apprécieras !

Elyseb : Merci à toi ;) J'espère que tu te régaleras de la suite alors !

Fanny : Un grand merci à toi aussi ! Je te laissa découvrir la suite pour Constance, après tout, on va pas la changer de trop non plus xD

turnen : Merci beaucoup, parce qu'il est vrai que j'ai eu du mal à l'écrire :/ Je suis contente que ça passe bien alors :) Et désolée pour le retard ^^'

loulou : Merci énormément et bienvenu à toi surtout ;) Oui c'est vrai que tout est pensé à l'avance pour ce qui est de la trame principale histoire qu'il n'y ai pas de raté ou de coquille ^^' Je suis contente que cela te plaise !

Hachiko-Tan : Faut dire que j'ai pas non plus essayer de le cacher xD Comme tu as pu le comprendre ci dessus lol Merci pour tes reviews en tout cas, ça fait plaisir ;)

Yaya Gefibu : Merci beaucoup et bienvenu parmis nous ;) Je suis contente que tu accroches ! Ne t'inquiète pas, ça va venir... Bientôt ;) Et encore désolée pour l'attente ^^'

Miione : Et attend de voir la suite !


La musique retentissait dans le vieil hangar désaffecté, aménagé pour l'occasion du vernissage. Il y avait un monde fou. Jane tira sur l'extrémité de sa robe noire, tout à coup mal à l'aise. Maura le remarqua et sourit, caressant le bas de son dos. Les deux jeunes femmes franchirent alors les grandes portes du bâtiment. Plusieurs sculptures, tableaux et autres performances trônaient ça et là, toujours admirés par un groupe important de personnes.

Une jeune femme habillait d'un costume chic Hugo Boss pour femme se dirigea vers elle, plateau en main :

- Mesdames, un rafraîchissement ?

Maura lui prit alors deux coupes tout en la remerciant. La détective ne se fit pas prier et termina le champagne en quelques gorgées. Autour d'elles, les gens parlaient et riaient. Trouver Constance dans cette faune relevait du défi. Mais après tout, elles étaient là pour ça.

- Je sens qu'on va s'amuser, ironisa la belle brune en déposant sa coupe sur une des tables.

- Le flic ronchon je t'avais demandé de le laisser à la maison pourtant, non ? la taquina Maura.

- Oui je sais, ce soir je suis la femme la plus chanceuse du monde parce que Maura Isles est à mon bras, sourit Jane en se penchant vers elle, déposant un baiser sur sa joue.

La légiste sourit, caressant le visage de son amante.

- C'est moi qui en ai de la chance.

Elles échangèrent un regard tendre, oubliant l'endroit, les gens et le bruit qui les entouraient.

Plus loin, Constance survolait la foule à la recherche de sa fille. Elle espérait secrètement qu'elle soit venue. Elle s'était haïe toute la nuit durant. Comment avait-elle pu... Oui elle était en colère. Contre Jane de lui avoir pris sa fille. Contre Maura de s'être laissée aller à cette liaison sans lui en confier le moindre mot. Contre elle-même, de s'être emportée sans mesurer l'ampleur de ses mots. Mais après tout, jamais elle n'avait vu Maura aussi heureuse. Pourtant elle en avait vu des hommes défiler à son bras. Mais jamais ce sourire sur son visage, ce regard pétillant d'amour dans ses yeux. Si leur amour était condamné c'était à cause de personne comme elle qui ne voyait pas plus loin que le bout de leur nez, que leur carrière, que tout ce qui, au final, était superficiel et remplaçable. Jamais personne ne pourra offrir tout ce que Jane donnait à Maura naturellement, même avec toute la volonté du monde. Constance prit sur elle. Ce soir elle serait irréprochable.

Alors qu'elle cogitait dans son coin cherchant sa fille du regard, une femme d'une cinquantaine d'années vint se joindre à elle.

- Constance ! Que je suis heureuse de te voir !

La voix haut perchée et emplie de manières vint la sortir de ses pensées. Lorsqu'elle se tourna vers la nouvelle venue, un sourire forcé se dessina difficilement sur son visage.

- Mitya quelle surprise ! Je te croyais en France !

- Ô ces Français... Je ne peux pas les supporter plus de deux semaines par an.

Constance hocha la tête et jeta un regard furtif par dessus l'épaule de Mitya. Maura se trouvait là, sur l'une des nombreuses estrades en béton. Elle la regarda un moment, n'écoutant plus son amie qui lui racontait ses vacances sans se soucier du fait que son discours l'intéressait ou non. Maura était belle. Tellement belle. Constance ressentit cette fierté lui gagner le ventre, comme à chaque fois qu'elle voyait son enfant. Alors elle vit Jane se pencher vers elle, lui murmurant à l'oreille quelque chose qui la fit rire. Maura enlaçait entre ses doigts l'une des mains de la détective alors que de l'autre, elle lui remit une mèche de cheveux rebelle en place. Constance frissonna. Le chemin allait être long. Mais il fallait qu'elle soit honnête ; jamais elle n'avait vu une personne regarder sa fille de cette façon. D'une façon tout autre que seulement désir, fierté ou encore possession. Il y avait là bien d'autre chose. D'autre chose plus importante. Amour, tendresse, protection.

Comme Mitya finit par se rendre compte que Constance ne l'écoutait plus, elle se tourna, cherchant après ce qui captivé l'attention de son amie. Plus loin, deux femmes s'enlacèrent, échangeant un baiser. Elle se rebuta et se tourna vers son amie, l'air dégoûté :

- Les gens n'ont plus aucune gêne, cela en devient dérangeant.

Constance ne réalisa pas tout de suite qu'elle parlait de sa fille. Mitya regarda de nouveau vers le jeune couple, sirotant son champagne.

- En effet, cracha Constance en dévisageant Mitya de haut en bas, les gens ne sont vraiment pas gênés.

La femme poivre et sel ne se sentit pas visée pour le moins du monde et opina de la tête. Alors Maura posa les yeux sur elles et leur fit un signe de la main. Elle prit Jane par la main et elles bravèrent la foule pour les rejoindre. Mitya fronça les sourcils et s'étonna de voir Constance répondre à son salut par un sourire. Elle allait lui poser la question lorsque Jane et Maura arrivèrent près d'elle.

- Mitya, insista Constance, tu te souviens certainement de Maura, ma fille, sourit-elle, menaçante.

Mitya rougit furieusement. Elle détourna les yeux du regard accusateur de son amie et se tourna vers les deux jeunes femmes :

- Excusez-moi, on m'attends là haut, dit-elle en désignant la mezzanine.

La légiste ravala son bonsoir, étonnée. Une fois l'intruse partie, Constance prit la parole :

- Je suis contente que tu sois venue... Vous ! Que vous soyez venues, se rattrapa-t-elle.

Maura jeta un regard vers Jane et sourit tendrement à sa mère.

- Et moi je suis contente que tu aies appelé.

Constance s'avança doucement et prit Maura dans ses bras. Jane sourit devant la scène. Finalement, cela se passait encore mieux que ce qu'elle espérait.

- Je tenais à m'excuser de mon comportement de la veille... Je sais que je suis allée trop loin...

Elle marqua une pause, gênée. Son regard se porta enfin sur Jane. La détective se sentit soudain toute petite.

- Mademoiselle Rizzoli, je vous demande pardon pour les paroles que j'ai pu avoir. Ma fille est heureuse et c'est ce que nous voulons toutes les deux alors temps que nous aurons cet objectif commun, vous serez la bienvenue dans cette famille, sourit Constance.

Jane hocha la tête, difficilement. C'était une déclaration de paix, elle en était sûre. Contre toute attente, Constance s'approcha de Jane et la prit dans ses bras. La belle brune se figea dans l'étreinte. C'était assez déroutant. La mère de Maura lui murmura alors, dans le creux de l'oreille :

- Brisez ma fille et je vous brise.

La jeune femme laissa échapper un rire nerveux et elles se séparèrent, s'échangeant un sourire qui prenait la moitié de leur visage. Maura était émue. Un grand pas en avant venait d'être fait. Cela n'allait pas être facile mais au moins les deux camps avaient décidé de faire des efforts.

- Il faut fêter ça ! s'enthousiasma Maura.

Elles se dirigèrent vers l'un des containers aménagés en coin salon privé. Maura avait glissé son bras sous celui de Jane et lui tenait la main de l'autre. La détective pouvait voir les regards de certains se poser sur elles après qu'ils aient salué et félicité Constance. Maura, souvent, leur échangeait un sourire, reconnaissant des visages. Jane ne se sentait pas à l'aise. Elle n'aimait pas ces gens. Tout sonnait faux. Hypocrisie absolue et entretenue.

Constance les invita à s'assoir et elle fit signe à l'une des serveuses. Tout naturellement Maura vint se coller contre Jane. Le regard de Constance ne passa pas inaperçu pour la détective. Rien n'était encore gagné et elle savait pertinemment que ça ne le serait jamais. Elle passa alors le bras derrière son amante et le laissa se reposer sur le dossier, la main sur l'épaule ronde et dénudée de la jolie blonde. Constance demanda trois coupes de champagne et la serveuse s'effaça.

- Alors, je suppose que tu as reçu les acclamations auxquelles tu t'attendais ? demanda Maura en se lovant un peu plus contre le corps tant aimé.

Constance se racla la gorge :

- Tout en gardant une modestie convenable... Oui, sourit-elle.

- Nous irons voir ton travail juste après, n'est-ce pas Jane ?

Cette dernière qui avait déjà décroché depuis un moment hocha vigoureusement la tête :

- Bin sûr, ne t'inquiète pas.

- Tu pourras peut-être nous guider, si on ne t'accapare pas entre temps, proposa la légiste.

- J'ai bien peur que tu sois optimiste ma chérie, remarqua Constance en prenant la coupe qu'on lui tendait.

Jane et Maura se servirent également. Le serveur leur jeta un regard lourd de sens et leur offrit un sourire charmeur à toutes les deux. Jane n'en revenait pas. Maura quant à elle ne put s'empêcher de rire.

- Maura ne vous avait certainement pas prévenu de tous les beaux spécimens que vous pourriez trouver ici, sourit Constance en sirotant le champagne.

- Parce que c'est monnaie courante ce genre de chose ? s'étonna-t-elle.

- Deux belles femmes comme vous, en couple qui plus est... Cela attire les convoitises de certain...

Jane se retrouva flattée mais en même temps très gênée. Décidément, cette soirée se révélait pleine de surprises. Elle donnerait cher pourtant pour se retrouver dans son canapé, une bière entre les mains mais voilà, elle avait poussé Maura pour venir ce soir. Hors de question de se défiler maintenant.

La discussion ne dura pas plus d'un quart d'heure. Un jeune homme vint prévenir Constance qu'un couple fortuné voulait s'offrir quelques une de ses toiles. Elle s'excusa auprès des deux femmes et s'éclipsa. Jane qui jusqu'alors se tenait aussi droite que possible se laissa totalement aller. Elle en profita pour embrasser la tempe offerte.

- On peut dire que le niveau un s'est bien passé.

- Le niveau un ? demanda Maura en se tournant vers la détective.

- Première approche, chérie. Il est possible pour ta mère et moi de nous supporter une demi heure déjà, je trouve ça pas mal. Puis, je n'ai toujours pas pris de balle perdue alors que je n'ai pas lésiné sur le contact, remarqua-t-elle tout en refermant un peu plus sa prise sur son épaule.

Maura trouva le système fort intéressant.

- Et le niveau deux ?

- Un week-end entier toutes les trois dans une de tes nombreuses résidences secondaires.

- Le trois ?

Jane lui offrit un sourire taquin et lui embrassa la joue puis le cou avant de lui mordiller l'oreille :

- Nos chambres seront voisines et je ne parle même pas de l'épaisseur des murs...

- Jane ! s'offusqua Maura dans un rire. Ce serait peut-être un peu trop lui demander, tu ne crois pas... souffla-t-elle déjà toute engourdie par les lèvres sur sa peau.

- Tout ce que je crois c'est que j'ai très envie de toi et maintenant...

La main glissa du cou jusqu'au ventre et vint s'attarder sur la cuisse. L'intimité que leur offrait le contener leur permettait ces caresses indiscrètes.

- Rentrons... proposa Jane à deux doigts de lui faire l'amour dans la minute.

Maura sourit dans le baiser. Elle adorait l'effet qu'elle avait sur elle. Jane si discrète et peu démonstrative glissait de plus en plus vers l'exhibition. Elle aimait jouer de ça. Après tout, Maura Isles était une femme qui adorait se faire désirer et elle prenait encore plus de plaisir à ce jeu là depuis que c'était Jane. Elle se détacha alors doucement d'elle :

- Je veux voir cette expo, sourit-elle. Nous aurons tout le temps ensuite.

Jane grogna de frustration et l'embrassa à nouveau.

- D'accord, soupira-t-elle. Mais juste 30 minutes, prévint-elle. Après je ne répondrais plus de rien !

- Marché conclu !

[...]

Pendant tout le parcours, Jane ne jeta à aucun moment un regard même distrait sur l'une des oeuvres de sa belle-mère. Elle ne pouvait quitter Maura des yeux. Elle la regardait avec insistance. Elle devait se faire violence pour ne pas la toucher. Jane sourit intérieurement. Elle savait que Maura se délectait du moment. La faire attendre. Se faire attendre. Elle aimait ça aussi chez la légiste. Comme elle pouvait être désirable, sensuelle, sexy...

Jane ne pensait plus à tout ce qui la contrariée lorsqu'elle était avec Maura. Elle ne pensait plus au boulot, même si l'enquête la rendait malade. Non. Elle ne voulait que se détendre, profiter de la vie, sortir, voir du monde et du pays, découvrir de nouvelles choses grâce à Maura, rester au lit tout un week end en sa compagnie... Tout ces moments avec Maura, elle les aimait, les idolâtrait, les attendait avec tellement d'impatience...

Le choc et le liquide froid qui se répandait dans son dos la fit sortir de sa rêverie. Elle réalisa alors ; quelqu'un venait de lui renverser son verre dessus.

- Je suis tellement désolé ! Excusez-moi, pardon, vraiment !

Cette voix... Jane crut qu'elle allait tuer. Qu'elle allait le tuer.

- Détective Rizzoli... souffla le jeune homme lorsqu'il reconnu la belle brune. Ô pardon, je suis navré, s'excusa-t-il encore tout en tendant la main vers elle, une serviette en papier entre les doigts.

- Ne me touchez pas ! s'emporta-t-elle. Et arrêtez de dire que vous êtes désolée sinon je vais finir par vraiment m'énerver...

Maura posa la main sur son bras afin de la calmer. Matthias la regarda de ses yeux de chien battu. Plusieurs personnes s'étaient tournées vers eux et Jane fulminait d'être la source de leur sourire amusé.

- Je suis vraiment désol...

Elle l'arrêta d'un geste de la main et le fusilla du regard. Le champagne commença à coller sur sa peau et la robe à la gratter. Heureusement qu'elle avait prévu des vêtements de rechange au cas où le boulot la rappellerait à l'ordre.

- Je vais aux toilettes, me changer... dit-elle à Maura, essayant de garder son self contrôle en présence de Matthias.

- Attends, je viens avec toi.

- Non ! s'opposa Jane plus fort qu'elle n'aurait voulu. Non, s'il te plaît, se reprit-elle, plus douce. Je vais aussi en profiter pour souffler un peu, d'accord ?

Maura comprit rapidement que son jeune collègue était le réel problème et non pas le verre renversé. Jane n'arrivera jamais à se faire à lui. Cela commençait vraiment à l'ennuyer... Elle ne voulait pas que son amante se rendre malade à cause de lui. Ou plutôt de la relation que Maura entretenait avec lui. Si la légiste devait encore travailler avec Matthias à l'avenir, elle ne sait pas comment réagirait Jane. Elle la regarda partir et se tourna vers le jeune homme.

- Elle m'en veut à mort n'est-ce pas ? Je ne suis pas idiot, je sais qu'elle ne m'aime pas...

La légiste devait l'admettre, Matthias était une adoration.

- Si ça peut vous rassurer, elle n'aime pas grand monde, sourit-elle en pensant à sa Jane ronchon.

- En attendant qu'elle revienne, voulez-vous bien me tenir compagnie ?

- Avec plaisir. Mais à une seule condition : ne me renversez rien dessus, rit-elle.

- J'accepte !

Il lui tendit son bras que Maura prit. Plus loin, ils s'installèrent sur l'un des canapés. Maura jeta un regard vers le fond de la salle, espérant apercevoir Jane.

- C'est votre mère n'est-ce pas qui est l'auteure de toutes ces merveilles ?

- Vous aimez ?

- Oui beaucoup, j'adorerai la rencontrer d'ailleurs.

- Elle est très demandée ce soir mais pourquoi pas. Nous irons lui dire au revoir avec Jane au moment de partir, j'en profiterai pour vous la présenter.

- Ce serait très gentil, dit-il en se rapprochant un peu plus.

Maura prit une gorgée du verre qu'il lui tendit. La chaleur et l'alcool commença à lui tourner la tête. Elle prit le plaisir de se laisser aller. Après tout elle était heureuse, elle se sentait bien. Les choses commençaient doucement à aller mieux avec sa mère. Elle était à Jane autant que cette dernière était à elle. L'engourdissement grandissait.

Matthias ne pouvait détacher les yeux de tant de beauté. Il ne pouvait retenir son geste. Alors, aussi doucement que son désir lui permettait, il se pencha sur elle et lui vola un baiser. Maura ne réalisa pas tout de suite. La peau contre la sienne, elle n'était aussi douce que celle de Jane. Elle n'avait pas le même parfum. Le baiser se fit violent. Une main glissa sur son cou, emprisonnant sa nuque. Maura dans un élan posa les mains sur son torse et le repoussa de toutes ses forces. La gifle partit sans qu'elle ne le veuille vraiment. Matthias, dérouté, se laissa glisser sur les coussins en se tenant la joue. Maura quant à elle, posa la main sur ses lèvres, elle n'en revenait toujours pas. Elle se redressa et essaya de reprendre une certaine contenance.

- Matthias... Pourquoi... ? Je ne vous ai pourtant jamais laissé croire que... Et je suis avec Jane, vous le savez très bien ! s'emporta-t-elle.

Le jeune homme se mit à fulminer à l'entente de ce prénom. Tout le monde n'avait d'yeux que pour cette Jane. Jane par ci, Jane par là. Maura Isles n'avait d'yeux que pour Jane... Cela le rendait fou.

- Que jamais plus cela ne se reproduise... Nous allons laisser ça sur le compte du champagne, d'accord ? essaya-t-elle de le rassurer comme elle voyait son visage changer du tout au tout.

Maura, gênée, allait prendre congés lorsqu'elle l'entendit murmurer. Pensant qu'il s'en voulait, elle s'approcha doucement et posa une main sur son épaule :

- Je vous assure Matthias, faisons comme si rien ne s'était passé...

- Jane, Jane, Jane...

La légiste fronça les sourcils, elle ne comprenait pas.

- Personne ne peut être à votre hauteur, même les hommes les plus puissants au monde... Et vous vous amourachez d'un petit inspecteur sans envergure... D'une femme... Vous me décevez, Docteur Isles...

Un tremblement secoua le corps de la jolie blonde. Impossible. Matthias ne la regardait même pas. Il continuait seul dans son délire intérieur :

- Elle n'a ni votre classe, ni votre intelligence... Ce n'est qu'un microbe qui s'attache à vous... Vous avez une valeur inestimable Docteur Isles et vous gâchez votre stature pour un parasite...

Maura en avait assez entendu. Elle ne savait même pas quoi lui répondre. Matthias lui faisait peur. Il se mordillait la lèvre à chaque syllabe, s'entaillant profondément. Elle avait l'impression qu'il ne s'en rendait même pas compte. Tous ses membres tremblaient frénétiquement. Alors elle se leva, il fallait qu'elle s'éloigne de lui, qu'elle sorte prendre l'air. Il fallait qu'elle retrouve Jane. Dans le mouvement, elle perdit son foulard coloré qui flotta jusque sur les coussins.

Un main ferme vint lui agripper le poignet. Dans la douleur, elle se courba et il la tira vers lui. Maura aurait aimé que quelqu'un intervienne mais personne ne faisait attention à eux.

- Où allez-vous Docteur Isles ? demanda-t-il, les yeux fous.

- Lâchez moi vous me faîtes mal ! couina Maura en essayant de se dégager.

Alors Matthias réalisa. Il n'avait pas su se contrôler. Il n'arrivait jamais à se contrôler face à Maura Isles. Il y avait toujours un moment ou il s'écartait du chemin tracé... Qu'était-ce alors ? Une parole, un geste peut-être un peu tendre pour de simples collègues de travail ? Jamais il n'avait dépassé la limite à ce point. Il vit la peur dans ses yeux. Toute confiance et respect venait de s'envoler. Il allait devenir fou. Ses doigts, doucement, desserrèrent leur étreinte et Maura en profita pour se dégager. Elle se tint sa peau endolorie et se recula doucement.

- Docteur Isles... Je ne sais pas quoi vous dire... J'ai...

- J'en ai assez entendu pour ce soir, cracha-t-elle. J'en ai assez entendu de votre part, Docteur Steevens, définitivement.

Les derniers mots vinrent le percuter de plein fouet. Maura ne l'avait jamais appelé comme ça. Elle avait accepté dès le début de l'appeler par son prénom. Il comprit qu'à partir de ce soir leur relation ne resterait que strictement professionnelle. Il avait envie de pleurer. Tous ses efforts. Tout ce travail... Il était devenu le collègue parfait, à la limite de l'indispensable. Maintenant Maura ne voulait même plus entendre parler de lui...

Elle s'éloigna rapidement. Sur son passage, elle bouscula plus d'une personne. Dans sa précipitation, elle trébucha plus d'une fois. Elle s'était sentie impuissante face à ses mots, à ses gestes. Blessée, humiliée encore fois de part le choix de ses amours, de sa vie, Maura avait envie de pleurer.

Aucune trace de Jane aux toilettes, ni dans la salle principale. Elle savait que la détective ne se serait pas aventurée dans les salons privés. La légiste se précipita dehors. Jane était là, les joues rougies pour le froid, la tête rentrée dans les épaules.

Elle s'était changée rapidement, enfilant son vieux jean's noir et une chemise bleue. Elle était alors revenue sur ses pas. Maura était en compagnie de son collègue. Elle avait l'air de bien s'amuser. Jane n'avait pas su les rejoindre. Elle allait s'énerver, elle le savait. Pourquoi gâcher la soirée de son amante ? Elle avait donc préféré sortir et se détendre. L'air froid lui avait fait un bien fou. Un peu plus tard, alors qu'elle n'avait aucune idée de ce qui était en train de se passer au vernissage, elle demanda une cigarette à une femme qui venait tout juste de sortir. La première bouffée l'engourdie, cela faisait très longtemps.

Un cliquetis familier se fit entendre derrière elle. Jane sourit. Elle le reconnaitrait entre mille. Lentement elle se retourna. La jolie blonde s'approcha, soulagée de la voir. Maintenant, tout allait bien. Jane remarqua son regard pressant et inspira la fumée avec délectation. Maura la réprimanda d'un regard. Combien de fois elle avait pu la gronder lorsqu'elle sentit l'odeur de cigarette sur ses vêtements, lui vantant pendant des heures l'effet néfaste de ce poison. Mais si c'était juste une fois de temps à autre avait répliqué la détective, je ne vois pas en quoi cela devient dangereux.

Alors, doucement, elle expira, les yeux pétillants. La fumée, visible grâce à la nuit, prit forme, éphémère. Elle caressa la peau de Maura, elle imprégna ses vêtements, ses cheveux, toujours plus dévorante, aussi dévorante que le désir que Jane avait pour elle. L'englobant totalement, elle formait un halo presque protecteur autour d'elle. Maura esquissa un sourire quand l'idée d'être mise en cage la traversa, la rendant ainsi prisonnière, livrée corps et âme à sa belle brune. Jane sourit lorsque aguicheuse, Maura prit une bouffée de cette fumée. C'était comme si elles venaient de se caresser sans se toucher...

Jane écrasa la cigarette du pied et vint se coller contre elle. La musique du vernissage résonnait, presque sourde dans la rue déserte. De temps à autre un groupe d'amis s'aventuraient jusqu'à l'ancien hangar ou alors quelques personnes quittaient les lieux, joyeuses de leur soirée.

- Je veux rentrer... murmura Maura dans son cou, laissant échapper un nuage de buée.

- Mais tu voulais voir le reste de l'exposition.

- Ce n'est pas important...

- Et ta mère, tu lui as dis au revoir ?

- S'il te plaît...

Jane fronça les sourcils, il devait s'être passé quelque chose. Peut-être un accro avec Constance ?

- Chérie... Il s'est passé quelque chose ?

Tout le corps de Maura se tendit. Elle repensa aux mots blessants, semblables à des balles, elle repensa à ses lèvres sur les siennes, l'envie de vomir la gagna. Maura n'avait qu'une hâte, s'était de rentrer, de se mettre à l'abri, de profiter de la soirée avec Jane.

- Jane... demanda une fois encore la légiste.

La détective, septique, hocha la tête. C'était d'accord, elles allaient rentrer. Jane passa la main par dessus son épaule et la serra contre elle avant d'avancer vers la voiture.

Toujours assis sur le canapé, Matthias pleurait de rage. Maura... Sa douce Maura venait de lui échapper. Elle l'avait regardé avec dégoût, avec peur. Entre ses doigts, il serrait le tissu du foulard que Maura avait oublié. Il y plongea le visage et s'imprégna du parfum, se délectant de chaque arôme, à la limite de la jouissance. Lorsqu'il se détacha, un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres et il se mit à rire. Les pupilles se dilatèrent.

[...]

Le jean's glissa le long des cuisses galbées. Maura attrapa la peau halée entre les dents. Jane se redressa, elle voulait la voir lui faire l'amour. Elle voulait voir cette Maura impétueuse qui menait la danse, à son plus grand bonheur. Entre ses mains, la légiste pétrie les formes. Elle voulait la dévorer. Elle voulait prouver à quel point elle l'aimait, la désirait, peu importe ce que les autres disaient, peu importe qu'elles soient seules contre tous.

Jane retint un grognement quand la main froide vint se glisser sous le tissu du boxer. Maura la plaqua sur le matelas et vint prendre sa bouche entre ses lèvres. Alors Jane glissa les mains le long de la fermeture éclair de la robe. Lorsqu'enfin elle réussit à la lui retirer entre deux baiser sulfureux, Jane voulut la jeter un peu plus loin mais c'était sans compter sur le côté maniaque de Maura. Cette dernière lui prit le poignet qui tenait la robe. Elle voulut se retirer du baiser. Jane réalisa. Elle serra alors Maura un plus contre elle et vint glisser une cuisse entre les siennes. La légiste jeta un oeil à sa robe hors de prix, il ne fallait pas qu'elle soit chiffonnée...

- Jane... souffla-t-elle entre deux baisers alors que son amante descendait doucement le long de son cou, juste trente secondes...

Jane ne pouvait pas le croire. Elle était en train de lui faire passionnément l'amour et pourtant Maura ne pensait qu'à une chose ; sa robe à trois mille dollars.

- Maura s'il te plaît, ce n'est qu'une robe, c'est pas grave, essaya-t-elle de la détourner alors qu'elle lui enlever le slip dans un mouvement brusque, presque animal.

Jane s'empara à nouveau de sa bouche, ce qui n'empêcha pas la réponse d'arriver :

- C'est une Debbie Wingham, s'offusqua la légiste dans un sourire.

Les yeux dans les yeux, Jane sut de suite qu'elle avait perdu. Sa fierté en prit un coup. Perdre face à un bout de tissu quand même. Dans un rire elle bascula sur le côté, libérant son amante qui posa doucement, en évitant tout faux plis, la robe sur la chaise. Jane, appuyée sur un coude, la regarda faire, amusée. Décidément, Maura Isles ne cessera jamais de la surprendre.

Alors que Maura se diriger vers elle, totalement nue, une idée lui vint. Elle en rougit. Elle n'avait jamais fait ça avec Jane. Elle se recula vers la salle de bain sous le regard interrogateur de la belle brune.

- Juste cinq minutes, sourit Maura.

Jane se laissa choir sur le matelas, elle allait devenir folle, folle d'envie.

- Maura je t'en prie ! supplia-t-elle dans un rire. Dépêche toi ! Si dans un deux minutes tu n'es pas là je déboule dans la salle de bain !

La légiste ne perdit pas de temps. Elle enfila l'une de ses tenues légères réservées exclusivement pour la chambre. Tenue qu'elle avait d'ailleurs acheté en pensant à Jane. Elle enfila les bas noirs qu'elle accrocha aux portes jarretelles. Le corset serré, mettant en avant sa poitrine généreuse et sauta dans ses chaussures simples à talon dont la semelle était rouge sang. Par plaisir elle se maquilla plus que nécessaire, sans être vulgaire, de toutes manières, même avec toute la volonté du monde elle ne le sera jamais. Elle s'ébouriffa légèrement les cheveux et se contempla un instant, Jane allait être séduite, elle le savait. Charmeuse elle ouvrit la porte et s'avança dans la chambre de manière sensuelle.

Maura n'y croyait pas, Jane s'était endormie. Elle s'approcha alors du lit et détailla son visage. Elle dormait vraiment. Elle se laissa tomber sur les draps, dépitée. Comment avait-elle fait pour s'endormir ? S'endormir comme maintenant ? Maura ne pouvait pas le croire. Elle jeta un oeil à sa tenue et se trouva bien bête à l'instant. Elle sourit lorsque ses yeux se posèrent sur le visage tant aimé. Il était vrai que Jane avait beaucoup de sommeil à rattraper, les journées étaient longues et l'enquête épuisante. Elle ne lui en voulait pas, elle avait même plutôt de la peine pour elle :

- Tu as raté quelque chose... murmura Maura en lui baisant la tempe.

Elle tendit le bras et éteint la lumière. D'un geste, elle souleva les couvertes et se glissa à l'intérieur. La chaleur du corps contre sa peau la fit frissonner de plaisir. Pourtant, ce soir, c'était ceinture. Elle voulut en rire mais se retint, il ne fallait pas réveiller la belle endormie. Elle se colla contre son dos et lui baisa l'épaule.

Un gémissement se fit entendre et une main lui attrapa le poignet. Jane approcha la main jusqu'à ses lèvres, s'entourant du bras de son aimée. Maura sourit un peu plus et passa la jambe par dessus les cuisses de Jane, l'enveloppant totalement de son amour.


Voilà voilà :) La fin arrive à grand pas, j'espère que vous aimerez jusqu'au bout ;)

Des zous mes gens ! Hâte de vous lire !