Réponses aux reviews :
Maugreyfiliae : Merci beaucoup ! Ça me fait vraiment très plaisir que tu penses comme moi que Severus a des sentiments : c'est un personnage très complexe, très intéressant je trouve… (J'essaie de faire en sorte qu'il ne soit pas trop OOC en ne modifiant son comportement que lorsqu'il est avec sa sœur.) Au fait, tu es ma première review donc double merciiiii !
lunathelunatique : Oui tu as raison, le début est un peu lent, c'est un chapitre de présentation et en même temps on ne devait pas trop en apprendre sur Samantha… Compliqué… (au fait, si tu as des propositions, je modifie à la demande sans problème : n'hésite surtout pas !) Merci de m'avoir dit pour les reviews anonymes : je n'avais pas encore repéré la commande qui les autorise… Mais maintenant, c'est fait !
Ce chapitre est un tout petit chapitre de transition où l'on apprend ce qui est arrivé à Sevy dans le précédent : le suivant est beaucoup plus long et permet de révéler enfin les dessous de la Prophétie… Je le mettrai très vite en ligne, promis !
X- Reprise de contrôle
Apaisée, je rouvris les yeux vers onze heures. Je souris béatement en sentant l'état de quiétude dans lequel se trouvait mon esprit et je bondis hors de mon lit ; je savais ce qu'il me fallait… : un petit plongeon dans le lac !
J'enfilai un maillot deux pièces vert, mis un T-shirt et une jupe et pris un livre et une serviette, avant de me faufiler hors du château. Tout était paisible, calme ; le vent agitait légèrement les feuilles des arbres. J'inspirai à fond l'air de l'automne et me rendis d'un bon pas jusqu'aux bords du Lac.
D'un geste, j'enlevai jupe et T-shirt, puis je plongeai dans l'eau transparente. Je nageai une bonne demi-heure avant de ressortir et de me sécher. Ensuite, je me rhabillai et pris mon livre : Le Loup, du mythe à la réalité, de Gérard Ménatory. Je lus quelques chapitres, assise sur ma serviette, avant d'être interrompue par la voix aux accents très reconnaissables de mon frère :
- « Errer, un livre en main, de bocage en bocage ; Savourer sans remords, sans crainte, sans désirs,…, cita-t-il.
- … Une paix dont nul bien n'égale les plaisirs », terminai-je en me retournant. Tu vas mieux ?
- Je suis debout, non ?
- Ce n'était pas ma question…
- Disons que si tu n'avais pas été là hier soir… enfin, c'aurait pu être pire. Au fait, tu sais que tu ne devrais pas êtreici ?
- On va dire que je l'ignorais. Qu'est-ce que je risque ?
- Il y a un calamar géant…
- Oh, lui… Il est inoffensif, un peu joueur tout au plus, remarquai-je.
- Tu veux dire que tu as… Non, je préfère que tu ne me répondes pas, soupira-t-il.
- Tu ne veux pas me raconter ce qui s'est passé ? demandai-je. Ce n'est vraiment pas de la curiosité ; si tu préférais ne pas en parler, je comprendrais.
- Tu sais que je ne suis pas quelqu'un de bavard, Sam. Je me suis battu avec Crabbe, c'est tout ce que je peux te dire.
- Oh, tu veux dire le père de celui qui est à Serpentard ?
- Oui. Lui.
- Et… tu l'as laissé dans quel état ?
Un sourire moqueur naquit sur ses lèvres :
- Disons dans un pire état que moi !
- C'est possible ça ? Tu l'as tué ou quoi ?
- Non, Il ne me l'aurait pas permis : ce qui intéresse Le Seigneur des Ténèbres, c'est la souffrance. Il refuse de perdre un aussi loyal serviteur !
- Je comprends… enfin, je crois, murmurai-je. Tout cela est tellement aberrant ! Tous ces complots, ces manigances, ça me dépasse complètement : je suis plutôt habituée à des méthodes plus… définitives.
- Du genre ?
- Les êtres que j'affronte sont en principe relativement stupides et avides de sang, expliquai-je. Ils ne s'embarrassent pas de scrupules.
- Je vois, acquiesça Severus. Voldemort est plus subtil : on ne sait jamais où il veut en venir.
- Et… tu n'as jamais eu envie de tout arrêter ?
- Chaque jour, à chaque instant, avoua mon frère. Mais que veux-tu que je fasse ? Il est trop tard maintenant. D'ailleurs, on ferait mieux de rentrer au château : Minerva va s'inquiéter de ne pas te voir au déjeuner…
- Ah, MacGonagall… Au fait, qu'est-ce que tu lui as raconté quand je suis partie ?
- Je n'ai pas ajouté grand-chose. Elle m'a dit qu'elle m'avait à l'œil… Elle peur que je dévergonde une de ses chères Gryffondors !
- Ah, elle aussi… Tu ne crois pas qu'on devrait mettre les profs au courant finalement ?
- Mauvaise idée, répondit-il, on ne peut pas changer comme ça de plan en cours de route ! Et puis, s'il y avait un espion parmi eux… on ne peut pas prendre un tel risque. Viens, rentrons. »
Son ton n'admettait pas de réplique. Je me levai donc et le suivis à l'intérieur du château. Un quart d'heure plus tard, j'allai déjeuner. Je fus accueillie par Hermione qui, désolée pour moi, me tendis ses notes de la matinée. Malfoy, lui, trouva le moyen de me faire un clin d'œil. (Vivement que Severus ait fini de préparer la potion de cet énergumène !)
Pourtant, même son attitude ne put me démoraliser : cette journée promettait d'être parfaite. Depuis mon réveil, je me sentais revigorée et calme. C'était la première fois depuis longtemps que j'étais en paix avec moi-même et j'ignorais cependant pourquoi.
