Bonjour à tous !

Bon je voudrais commencer par présenter mes excuses à celles qui ont été gênées par les deux scènes du chapitre précédent. Moi je les aime bien, mais je comprends que ce n'est pas le cas de tout le monde. Cependant, je tiens à rappeler que cette fanfic est classée M, et mérite ce rating, même si je ne compte pas y mettre de lemons.

Je me suis éclatée à écrire ce chapitre, il m'a fait beaucoup rire, mais je suis bon public, et tout ce que je peux espérer, c'est qu'il vous fera rire aussi.

Merci, MERCI, pour vos review, je les adore, vous êtes géniaux. Je ne dis plus que je vais y répondre, mais je vais quand même essayer, dans les jours qui viennent. Mais continuez à en laisser, elles sont toutes géniales.

Sur ce, bonne lecture !


Le temps semblait s'être arrêté. Une dizaine de minutes interminables passa, où Sirius, toujours nu, assassinait la jeune femme du regard. Finalement, celle-ci se retourna et ouvrit le frigo pour attraper un pot de crème glacée.

_ Allez Black, fais pas la gueule, c'est de bonne guerre, lança-t-elle.

_ De bonne guerre ? Souffla-t-il. De bonne guerre ?! Non mais tu te fous de moi là !

Hermione saisit une cuiller et alla s'installer sur la table, tandis que son colocataire se tourna pour rester face à elle. Malgré elle, ses yeux revinrent sur une certaine partie de son anatomie.

_ Oui, de bonne guerre, répliqua-t-elle, et non, je ne me fous pas de toi. Tu m'as balancé pas mal d'amabilités à la figure, et aussi agréable qu'ignorer ton existence puisse être, il fallait bien que je me venge !

_ Tu n'étais pas en reste en terme d'amabilités je te ferais dire !

Le ton montait. Après un mois de silence, les mots qu'ils mourraient d'envie de prononcer paraissaient prêts à jaillir sans retenue.

_ Oui mais moi, au moins, j'ai voulu être gentille en t'emmenant voir la tombe de James. Toi, être sympa avec moi, ça te viendrait même pas à l'esprit ! Ah si, juste pour m'embrasser... Super dis donc !

_ Mais bien sur... C'est toi qui m'a embrassé, répliqua-t-il, sautant sur l'occasion de changer de sujet. En profitant bien d'un moment de vulnérabilité. Ne refais pas l'histoire Granger.

_ Non mais je rêve ! Moi, t'embrasser ? Non merci, j'ai un minimum de dignité, et je tiens à ma santé. Et puis, pour t'embrasser, il faudrait que je sois attirée par toi, et ça, mon vieux, c'est pas près d'arriver !

_ Tu pourrais être crédible si tu ne fixais pas mon entrejambe depuis tout à l'heure, dit Sirius avec un sourire moqueur, incapable de s'en empêcher.

Hermione releva brusquement la tête, rougissant malgré elle. Amusé, l'homme se rapprocha d'elle, les mains sur les hanches, jusqu'à pratiquement se coller à elle. Il se pencha alors à son oreille et chuchota :

_ Ne me dis pas que tu n'apprécies pas le spectacle, je ne te croirais pas.

La jeune femme serra les dents et posa une main sur son torse pour le repousser. Cet air de suffisance l'exaspérait au plus haut point, et elle se rendit compte qu'il n'attendait que ça, qu'elle l'envoie se faire voir. Elle aurait alors admis que sa proximité la gênait, et il aurait gagné.

C'était hors de question.

Après deux secondes d'hésitation, elle esquissa un sourire, et déplaça ses doigts dans ses cheveux puis écarta les jambes pour lui encercler la taille.

_ Démasquée... D'ailleurs si tu ne t'écartes pas tout de suite, je te saute dessus pour faire sauvagement l'amour sur cette table.

Décidant de pousser la provocation plus loin, elle lui lança un regard de défi, et enleva son haut, se retrouvant en soutien-gorge. Sirius s'apprêtait à répliquer quand un raclement de gorge près de l'escalier attira leur attention. Lentement, presque au ralenti, ils pivotèrent l'un et l'autre vers la source du bruit. Harry les observait, les sourcils haussés.

Hermione repoussa brusquement Sirius et sauta à terre, se couvrant la poitrine de ses vêtements.

_ Je sais que c'est cliché, mais c'est pas ce que tu crois ! Et oui, je sais que cette phrase aussi en elle-même est clichée !

_ Ah mais moi, je ne crois rien du tout, je vois.

_ Salut Harry, comment tu vas ? Lança Sirius, le flegme incarné.

_ Je crois que je ne veux pas savoir. Et je crois que je vais aller attendre dans le salon.

Sur ces mots, le jeune homme tourna les talons et remonta les marches. Hermione enfila son haut en lançant un regard venimeux à son colocataire tandis que celui-ci se rhabillait, peinant à se retenir de rire. Elle rangea la crème glacée puis ils rejoignirent Harry au rez-de-chaussée.

Ce dernier se redressa en les voyant et s'éclaircit la voix.

_ Ah bien, vous voilà. Pour ma santé mentale et oculaire, on ne va pas parler de ce que j'ai surpris, et je vais remiser ce moment dans un coin très reculé de mon esprit. Ça vous va ?

Hermione hocha vivement la tête, le visage rouge pivoine, et Sirius se contenta de hausser les épaules.

_ Bien. J'en viens donc à la raison de ma visite. Il me semble que vous avez chacun promis à quelqu'un de vous expliquer avec l'autre au sujet du mois dernier. Ils m'ont envoyé pour vérifier que ça avait été fait. Alors ?

_ Et bien à vrai dire...

_ Pour tout t'avouer...

Ils avaient parlé en même temps, en baissant les yeux et en se tordant les mains, dans un mouvement parfaitement synchrone. Le brun se leva.

_ C'est bien ce qu'on pensait. Donc, pendant que vous vous rhabilliez, j'ai scellé la pièce. Je ne vous laisserais en sortir que quand vous aurez discuté. Je repasse dans une heure, faites nous gagner à tous du temps, mettez vos foutues fiertés de côté et parlez.

Il s'approcha de la porte et agita sa baguette. Une vaguelette bleutée courut sur la porte et il l'ouvrit. En sortant, il lança :

_ Ne soyez pas nus à mon retour, faites moi plaisir.

Malgré l'injonction du jeune homme, ils ne décochèrent pas un mot pendant près d'une demie-heure. Finalement Hermione alla s'asseoir sur un canapé, et Sirius prit place face à elle.

_ Qu'est-ce qu'on fait ? Demanda-t-il. On essaye de s'expliquer ou on attend qu'il revienne et on fait semblant d'être devenus les meilleurs amis du monde ?

_ Je ne sais pas, répondit la sorcière en se massant les tempes. Tu l'as promis à qui toi ?

_ Remus, bien sur. Il était plutôt remonté contre moi dimanche dernier. Et toi ?

_ Ron, ce matin. On devait se voir pour finir de vider notre maison et la mettre en vente.

Un autre quart d'heure de silence passa. Hermione faisait tourner sa baguette entre ses doigts et Sirius faisait les cent pas dans la pièce.

_ Bon ça suffit ! S'écria-t-il tout à coup en venant se rasseoir. Je te propose quelque chose, on compte jusqu'à trois, et on dit ce qu'on meurt d'envie de dire à l'autre. D'accord ?

_ D'accord...

_ Un... Deux... Trois... Tu es une garce !

_ Tu es un crétin !

Ils sourirent.

_ Et je suis désolée.

_ Et je suis désolé.

Ils se regardèrent et l'homme se lança.

_ Je suis désolé. Ce que je t'ai dit ce jour-là est vrai, j'ai l'impression de ne plus avoir ma place dans ce monde. De ne pas avoir le droit d'être en vie. Je suis malheureux, et culpabilise de l'être, parce que moi, je n'ai pas eu à subir la guerre. Je ne dois rien reconstruire. Je n'ai rien, Azkaban m'a prit l'avenir que j'aurais pu avoir, et oui, j'ai le sentiment que je suis condamné à vivre. Condamné par toi. Tu étais, es, le bouc-émissaire parfait. C'est plus facile de t'en vouloir, de me focaliser sur une colère irrationnelle, que d'espérer et faire en sorte d'être enfin heureux. C'est plus facile de te tenir responsable que de laisser filer James pour aller de l'avant. Mais tu ne mérites pas ça. Alors... Je suis désolé.

Hermione resta silencieuse quelques instants, digérant les mots qu'il venait de prononcer, puis répondit lentement :

_ Moi aussi... Moi aussi je suis désolée. Je... A l'époque, quand je t'ai ramené, je n'ai pas pensé une seule seconde à ce que tu pouvais ressentir. Je me suis concentrée sur Harry, refusant de voir ton mal-être dans les mois qui ont suivi, répondant à ta violence par de la violence. Je n'ai pas voulu aller plus loin, parce que c'était trop dur, parce que j'estimais que ce n'était pas mon rôle. Je n'aurais jamais du te traiter d'égoïste, ni de lâche. Tu ne l'es pas. Tu étais, es, quelqu'un dont j'admire le parcours, le passé. Mais avec cette espèce de... de guerre perpétuelle entre nous, j'en suis venue à penser que l'homme dont j'avais fait la connaissance à mes treize ans n'existait pas, que j'avais simplement idéalisé un type insupportable. Je ne voulais pas me rendre compte qu'il y avait quelque chose derrière la façade.

_ Ah mais je suis vraiment un type insupportable, répliqua Sirius en souriant, brisant ainsi l'atmosphère tendue.

Elle ricana.

_ Au temps pour moi alors, je vais continuer à te haïr.

_ Tu ne me hais pas Granger, cesse de te mentir à toi-même. Tu en veux trop à mon superbe corps pour ça.

Harry les trouva riant ensemble comme deux vieux amis. Sans bruit il s'adossa au chambranle de la porte, et leva le pouce en direction de l'entrée. Ron et Remus, qui tenait Teddy dans ses bras, s'avancèrent pour voir Hermione lancer tous les coussins à sa portée sur Sirius qui les évitait sans mal.

_ Ah tiens, salut ! S'exclama ce dernier en les apercevant.

_ Alors ? Demanda Harry.

_ Alors on a décidé d'un commun accord de continuer à se foutre mutuellement sur la tronche, mais amicalement, répondit la jeune femme.

_ Champagne ! S'écria Ron en levant les bras en l'air en signe de victoire.

_ Champagne ! Répéta Teddy en l'imitant.

Remus rit et posa son fils à terre pour aller chercher à la cuisine des verres et une bouteille de champagne, qu'il ne trouva pas. Il prit donc du whisky pur feu et une brique de jus de fruit, puis remonta au salon. Il servit tout le monde, ignorant les protestations de l'enfant qui réclamait la même boisson que les adultes, et porta un toast.

_ A l'entente !

_ Au calme ! Ajouta Harry.

_ A un niveau de décibels acceptable ! Conclut Ron.

Hermione leur tira la langue et but, imitée quelques secondes plus tard par les autres, y compris par Teddy qui, bien que ne comprenant pas la situation, ne refusait jamais une occasion de boire du jus de fruit.

_ Au passage, fit le brun avec un sourire en coin à l'intention de son parrain et de sa meilleure amie, c'est sympa de m'avoir écouté. Je crois que je n'aurais pas survécu à une nouvelle vision de vous deux l'un sur l'autre.

_ Quoi ?! S'exclamèrent Ron et Remus en chœur. C'est quoi cette histoire ?

_ Potter... grogna Hermione. Je croyais qu'on avait décidé de ne pas parler de ça...

_ Ah mais si ! On veut savoir nous !

Harry, le sourire à présent jusqu'aux oreilles, lança un regard à la sorcière lui indiquant qu'il avait hâte de voir comment elle allait se débrouiller. Pour toute réponse, elle passa son pouce sur sa gorge, puis s'éclaircit la voix.

_ C'est rien.. Un malentendu...

_ C'est ça, répliqua son ami qui se délectait, un malentendu où Sirius est tout nu et toi en soutien-gorge, les jambes autour de sa taille.

_ Quoi ?!

_ Tu tiens vraiment à mourir en fait, voilà donc enfin l'explication à toute notre scolarité ! C'était rien, on se provoquait, c'est tout, on n'a pas couché ensemble, et on allait pas le faire. Ron, est-ce que tu viens sérieusement de pousser un soupir de déception ?

Le concerné lui fit un grand sourire, tandis que Sirius profitait de son verre pour dissimuler son hilarité. Il vint finalement au secours de sa colocataire en s'approchant de son filleul.

_ Mais dis moi, toi qui a l'air de t'intéresser autant à nous, tu pourrais aussi nous parler de toi et de ta mystérieuse petite amie non ? Tu as enfin conclu ? Pitié, dis moi oui, sinon je vais avoir l'impression d'avoir raté ton éducation.

Ron et Remus tournèrent la tête, attendant visiblement une réponse. Harry, qui n'avait pas prévu ce changement de sujet, bredouilla :

_ Euh, bah, c'est à dire que...

_ Fais pas ton timide Potter, lança Hermione qui souriait à présent.

_ Et bien, euh, oui, j'ai conclu. Pas que ça vous regarde ceci dit, et en plus c'est même pas important. Je suis pas avec elle pour ça. Si je veux m'envoyer en l'air, j'ai juste à aller dans n'importe quel bar sorcier et dire « bonjour, je suis Harry Potter ».

_ Papaaa, fit soudain Teddy, qu'ils avaient légèrement oublié, ça veut dire quoi s'envoyer en l'air ?

_ Faire du trampoline gamin, répondit Sirius.

_ Voilà, faire du trampoline, reprit Remus. Les adultes, quand ils sont amoureux, ils font du trampoline ensemble.

_ On peut faire du trampoline même quand on n'est pas amoureux ?

_ Oh oui, répondit Hermione. Tonton Patmol par exemple, il fait du trampoline tous les soirs, mais il n'est pas amoureux.

_ En parlant de trampoline, lança ce dernier en se levant, je n'ai pas eu ma dose quotidienne, vu qu'une certaine personne m'a interrompu. Vous restez manger ou je peux y aller ?

_ Non vas-y, Teddy et moi allons rentrer, et je crois savoir que Harry est attendu ailleurs ce soir. Par contre, Ron, je ne sais pas.

_ C'est bon pour moi, tu peux t'en aller.

L'homme hocha la tête et monta se changer. Le lycanthrope attrapa son fils par la main, salua les jeunes gens, puis transplana. Le brun se mit debout, posa son verre vide sur la table puis prit son amie dans ses bras, et disparut à son tour. Restait le rouquin, qui attrapa les verres vides et descendit à la cuisine, suivi d'Hermione qui tenait les bouteilles. Il s'assit à la table et regarda autour de lui.

_ Alors voilà l'épicentre du drame, murmura-t-il.

_ Ron, arrête, il ne s'est rien passé...

_ Mouais, c'est ça. N'empêche que... soit vous vous écharpez, soit vous vous jetez l'un sur l'autre. Je me trompe ou le juste milieu c'est pas votre fort ?

_ On ne s'est pas jeté l'un sur l'autre ! C'était de la provocation, une guerre de fiertés, comme d'habitude. Ne vas pas t'imaginer...

_ … Une quelconque tension sexuelle qui était sur le point d'éclater sur cette même table ? Bien sur que non.

_ Lavande te gave un peu trop de comédies romantiques si tu veux mon avis, répliqua Hermione en souriant.

_ Si tu le dis. Et bien je vais aller la retrouver tiens, elle ne vas pas tarder à sortir du travail, elle sera contente.

En le regardant se lever, le sourire de la jeune femme s'agrandit.

_ Ça me fait plaisir de te voir comme ça.

_ Me voir comme quoi ?

_ Amoureux.

Ron leva les yeux au ciel, lui embrassa la joue, et transplana.


Bien plus tard dans la soirée, Hermione était tranquillement dans son lit, en nuisette, et lisait un épais livre sur les voyages temporels tout en prenant des notes, quand la porte de sa chambre s'ouvrit. Sirius entra à petits pas, entièrement nu, tenant un oreiller contre son bassin. La sorcière leva les yeux en l'entendant, et haussa un sourcil.

_ Pourquoi aujourd'hui, à chaque fois que je te vois, tu es à poil ?

_ Parce qu'aujourd'hui, à chaque fois que je suis en train de faire du trampoline, on m'interrompt.

_ Oh. Où est l'heureuse élue ?

_ Dans ma piaule. Elle pleure.

_ Tu es si nul que ça ? Fit Hermione en esquissant un sourire en coin .

_ Ha ha, je suis mort de rire Granger. Non, quelqu'un l'a appelée sur son tef- phel-

_ Téléphone, oui, et donc ?

_ Voilà, sur son téléphone, en plein acte quoi ! De ce que j'ai compris, c'était son copain qui la quittait, parce qu'elle était trop infidèle. Elle s'est mise à pleurer, et moi les nanas qui pleurent... Donc je suis venu me réfugier ici !

_ Je comprends pas, elle a décroché pendant que vous le faisiez ?

_ Oui oui ! « C'est peut-être important, mais vas-y continue » qu'elle me fait. Bah moi ça m'a complètement coupé dans mon élan.

Hermione éclata de rire.

_ Sérieusement, je sais pas où tu vas les pêcher tes morues, mais un conseil, change de mer.

_ Morues ? Releva l'homme avec un sourire, en s'asseyant sur le lit. Jalouse Granger ?

_ Black, décarre tes fesses poilues de mon lit. Tout de suite !

Elle le poussa de toutes ses forces et le fit tomber.

_ Aieuh, grommela-t-il en se relevant. Ça fait mal.

_ Black, coussin.

_Oh.

Il ramassa l'oreiller et le remit sur son bassin.

_ Et pour ton information, reprit Hermione en se replongeant dans sa lecture, je ne suis pas jalouse. Cesse de croire que je voue soudainement un culte à ton corps.

_ J'ai jamais dit que c'était soudain.

La jeune femme soupira en levant les yeux au ciel.

_ Black, je travaille là. Si la frustration de ces dernières vingt-quatre heures te monte tellement à la tête que tu en viens à me sortir des phrases de flirt douteuses, alors je t'en prie, je t'en supplie, repars à la pêche.

_ La flemme, soupira-t-il en se laissant tomber sur le lit. Et puis il est trop tard là. Tu travailles sur quoi ?

_ Ça t'intéresse vraiment ? Sur le voyage dans le temps. On essaye de mettre au point un nouveau Retourneur de Temps qui au lieu de fonctionner en heures, fonctionnerait en jours. Mais c'est complexe.

_ D'accord, je te laisse travailler. Mais je reste ici encore un peu, je veux être sur qu'elle soit partie.

_ Très bien, mais alors, fais moi plaisir, couvre toi.

A sa plus grande surprise, il se transforma en chien et se roula en boule. Elle s'absorba dans son livre et travailla plus d'une heure dans un silence complet. Fatiguée, elle finit par fermer l'énorme volume et le posa sur la table de nuit. Elle se rendit compte alors que Sirius s'était endormi, la tête sur les pattes. Elle se leva sans bruit et alla dans la salle de bain se servir un verre d'eau. En revenant, elle tendit l'oreille devant la porte de son colocataire et n'entendit aucun bruit. Elle l'ouvrit et trouva la pièce vide. Elle retourna dans sa chambre et secoua doucement le chien.

_ Black... Black... C'est bon, le terrain est dégagé, tu peux aller retrouver ton lit...

L'animal s'éveilla lentement, et un instant plus tard, l'homme avait réapparu. Il bailla et se leva en attrapant l'oreiller.

_ Sure ?

_ Sure. Laisse moi dormir maintenant.

Sirius hocha la tête et avança. Une fois dans l'embrasure de la porte, il se retourna.

_ Bonne nuit... Hermione.

Celle-ci sourit.

_ Bonne nuit Sirius.


Voilà !

Un chapitre quasiment exclusif sur Sirius et Hermione ! J'espère qu'il vous a plu ! Vous avez enfin leur explication, et puis... le début d'une évolution ? Qui sait, affaire à suivre !

N'oubliez pas de laisser votre vais, je ne le dirais jamais assez, mais ça me motive plus que tout à écrire et ça me fait déborder de joie !

Au plaisir,

Black.