Hello !

Merci d'être encore là malgré le temps qui passe et le rythme de parution assez lent. Merci pour vos mots, encouragements, etc …, ça me fait réellement plaisir de sentir que vous êtes là, pas loin ;)

Voici le chapitre que j'avais en tête depuis le début, je me répète je sais mais tous ceux d'avant sont une réponse à Mithy. Maintenant débute l'histoire que j'avais originellement créée, en espérant que le changement de cap ne soit pas trop dur, à vous de me dire !

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La lumière commençait déjà à décliner, le soleil ne tarderait pas à se coucher, ce qui signifiait qu'il était déjà tard, au moins vingt-une heure. Les grandes baies vitrées, qui s'étiraient sur la moitié de la pièce et permettait d'apercevoir la ville sous leurs pieds, donnaient aux personnes présentes des allures fantasmagoriques par les jeux de lumière qu'elles laissaient passer jusqu'à leur peau.

Il n'y avait que le général et les cinq ex-pilotes dans la pièce. Assis autour d'une table ovale qui aurait pu accueillir sans problème le double de personnes, ils étaient tous particulièrement troublés. Wufei semblait compter les feuilles du ficus qui ornait un coin de la pièce, Trowa était perdu dans la contemplation des nuages qui se teintaient joliment de violet, Quatre, sourcils froncés, avait clairement les yeux dans le vide, Heero regardait fixement devant lui et Duo …

_ D'accord … d'accord … d'accord, répétait-il inlassablement, le teint livide, aussi immobile qu'une statue, droit sur sa chaise de la salle de conférence du QG.

_ Arrête de répéter ça s'il-te-plaît, le coupa Heero d'une voix blanche, son état plus proche encore de celui d'un condamné à mort que ne l'était son compagnon.

Lequel tourna, enfin, la tête vers lui avec un regard de bête traquée rattrapée par son chasseur. La vue de son amant dans cet état lui fit comme un électrochoc, lui rappelant que même si il était concerné, Heero l'était plus encore. Par conséquent, il n'était plus temps de se lamenter mais bien de le soutenir dans cette … histoire ? épreuve ? farce du destin ? Il n'aurait su comment qualifier ce que venait de leur apprendre le général, en avait-il seulement besoin ?

Lui-même avait l'impression d'avoir plongé dans un insondable cauchemar, une réalité alternative peut-être ? Alors son brun … Il ne l'avait jamais vu aussi perturbé, bien que son visage ne laissait transparaître aucune émotion, figé comme les plus froides des glaces éternelles, ses yeux laissaient passer une myriade de sentiments plus confus les uns que les autres.

_ Colonel Yuy ? L'appela enfin le général. Avez vous compris la situation ? Êtes-vous prêt à prendre une décision ?

Une décision ? Heero n'était même plus sûr de savoir comment il s'appelait et elle voulait qu'il prenne une décision qui changerait sa vie et celle de Duo à tout jamais ?

_ Je crois que vous devriez leur laisser du temps pour faire le point général ? Suggéra Quatre avec toute la diplomatie qui le caractérisait.

_ Oui, si vous pensez que c'est nécessaire, finit-elle par admettre. Mais vous vous doutez bien qu'il nous faudra une réponse au plus vite, ajouta-t-elle en les fixant tour à tour avant de sortir.

Les cinq jeunes hommes restèrent en silence autour de la table de réunion. L'ambiance était pesante, étouffante même, et aucun n'avait envie de prendre la responsabilité des premiers mots qui résonneraient dans la salle.

Ce fut un raclement de chaise qui les fit sursauter et ils virent Heero se lever précipitamment pour sortir tout aussi vite vers une destination inconnue. Duo baissa des yeux dépités vers ses mains posées sur ses genoux qui s'agitaient nerveusement, il se sentait affreusement impuissant et il détestait ça plus que tout.

_ Pourquoi tu ne le rejoins pas ? Lui demanda finalement le blond.

_ Si il l'avait voulu, il n'aurait pas fuit mon regard en sortant, répondit Duo d'une voix morne. Et puis ... pour lui dire quoi franchement ? Hey chéri ! Et si on adoptait la gamine de 12 ans que les agents de Trowa ont trouvé dans un labo de tarés au milieu d'une soixantaine d'autres gosses et qui apparemment serait ta fille ? Fit-il avec une ironie qui perça le cœur de ses amis présents. Putain … soupira-t-il, on pouvait pas vivre tranquillement pour une fois ?

_ Personne ne vous en voudra de ne pas en accepter la charge, voulut le rassurer Trowa.

_ Si, lui s'en voudra. Il ne supportera pas de la savoir là, quelque part, sa propre fille, sans qu'il ne s'en occupe lui-même, c'est impensable pour lui, même si il refuse pour l'instant d'y voir clair, c'est simplement de la peur, expliqua-t-il à ses amis et collègues, leur prouvant une fois de plus à quel point il connaissait son compagnon, puis à son tour il les quitta, sans rien ajouter.

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Heero s'était rué aux WC les plus proches. D'un pas rapide, le plus contrôlé possible pour n'alarmer personne, mâchoires serrées et muscles tendus, il avait poussé la porte des sanitaires, s'engouffrant ensuite dans une cabine juste à temps pour que son estomac rejette tout ce qu'il avait dernièrement ingéré.

Pendant plusieurs minutes, il ne lutta même pas contre les contractions qui parcouraient son abdomen, le forçant à vomir encore et encore. Quand enfin il cessa, il s'adossa au mur à côté de la cuvette pour reprendre son souffle. Cela faisait des années qu'il n'avait pas eu ce genre de crises. A bien y réfléchir, cela remontait à l'époque où il avait commencé à faire équipe avec son natté. Cette nouvelle amitié, qu'il avait rejeté violemment au départ, s'était avérée salutaire pour son organisme. Il n'aurait sûrement pas pu continuer à rendre tous ses repas comme il le faisait à l'instant sans que cela n'endommage son corps. J lui avait diagnostiqué un ulcère de stress mais les comprimés qu'il lui avait prescrit n'avaient jamais fonctionné. Seul la présence de Duo, sans qu'il ne sache pourquoi, avait eu un effet apaisant sur son mental et lui avait permis de mieux se sentir.

Et voilà qu'à présent, cela recommençait. Il inspira fortement. Il ne pouvait pas rester là. Si quelqu'un entrait … Il se remit péniblement debout, tira la chasse d'eau et sortit pour se rincer la bouche en évitant le plus possible son reflet dans la glace.

Il allait rentrer chez lui et faire face à son compagnon et à la situation. Il n'avait pas le choix. Il ne passa même pas à son bureau prendre ses affaires, il avait le minimum vital sur lui, à savoir son trousseau de clés.

Quand il passa la porte de l'appartement, il sut tout de suite qu'il était vide à l'exception de leur chat qui vint aussitôt se frotter à lui. Ce n'était rien de plus qu'un chat de gouttière qu'ils avaient trouvé un jour, miaulant et hirsute sur leur balcon. Après avoir fait le tour de l'immeuble en vain, ils s'étaient mis d'accord pour le garder avec eux, arguant que cela ferait de la compagnie à l'un ou l'autre quand ils partiraient en mission séparément.

Il se pencha machinalement pour le caresser une seconde, remerciant intérieurement le châtain pour le délai seul à seul avec lui-même qu'il lui octroyait, puis il se fit un café et s'installa dans le salon, tentant de faire le tri dans tout ce qui venait de se passer ce jour.

Son retour dans la matinée, les retrouvailles « sportives » avec son amant, le coup de fil du QG, leur arrivée dans cette salle où tout le monde les attendait, les explications du général …

_ Alors voilà, je ne vais pas tourner autour du pot, avait commencé Une une fois tout le monde installé. L'équipe de Trowa a été envoyée en infiltration et repérage il y a une quinzaine de jours sur L1, comme vous le savez déjà. Nous avions une piste sur des laboratoires clandestins anciennement affiliés à Romefeller. Nos indicateurs nous avaient parlé d'armes nouvelles, d'expériences interdites par l'organisation internationale de l'ordre des médecins, nous avions bêtement pensé à des armes biochimiques nouvelle génération, résuma-t-elle pour leur rafraîchir la mémoire. Ce que Trowa et ses hommes ont trouvé dépasse l'entendement, avait-elle laissé tomber en se rasseyant, comme assommée par le souvenir du compte-rendu fait par le châtain.

_ Voulez-vous que je prenne le relais général ? Avait proposé ce dernier en la voyant si pâle.

_ Ce serait mieux oui, avait-elle accepté avec reconnaissance, après tout, c'est votre travail, vous expliquerez mieux que moi.

Le châtain avait opiné en silence, dévisagé ses amis tour à tour ensuite, s'arrêtant plus longuement sur le japonais qui n'avait pas compris mais ne s'était pas posé plus de question, sachant que les explications ne tarderaient pas à venir.

_ Bien, en fait quand nous avons trouvé les trois labos, nous n'avons pas compris tout de suite, avait donc commencé Trowa après avoir inspiré fortement pour se donner du courage. En fait de labos, nous nous sommes retrouvés devant des bâtiments assez anciens que l'on pensait au départ être des leurres. Nous nous attendions à trouver des labos en sous-sol, à la pointe de la modernité, avait-il continué sans cacher l'ironie dans sa voix. De l'extérieur, il s'agissait de foyers pour orphelins, ils y étaient logés, instruits, ils n'en sortaient presque jamais. Nous les avons espionné pendant une semaine avant de nous infiltrer. Les trois lieux étaient dirigés par la même société, une compagnie écran qui n'existe en fait que sur le papier. Les bâtisses devenaient trop vieilles, ils ont décidé de les rénover et c'est l'occasion qu'on a saisi pour aller voir à l'intérieur sans être suspectés, avait-il expliqué encore en se passant une main sur le visage. J'ai envoyé six de mes hommes, deux par résidence, équipés de caméras espions et de micros, et je suis resté en arrière pour regrouper les infos. Elles se trouvent dans trois villes voisines, on s'est installé dans la plus grande et on a attendu que les images nous arrivent, s'était-il interrompu, lassé.

Il s'était levé doucement, se dirigeant vers la cafetière qui trônait sur la table d'angle à côté des baies vitrées. Aucun ne l'avait pressé, conscients que ce qu'ils allaient entendre ne serait pas facile à dire pour leur ami. Quatre était livide, il ne savait pas tout mais en avait compris l'essentiel et il aurait donné sa fortune pour enlever ça de la tête de son amant.

Trowa était resté face à la fenêtre, sa tasse dans ses mains, les images repassant en boucle dans sa tête.

_ Quand mes hommes ont commencé à faire le tour sous couvert de faire un état des lieux pour déterminer les travaux à effectuer, avait-il repris d'une voix basse et un peu enrouée, c'était le milieu de la matinée, les enfants étaient dans une salle et suivaient des cours. Le reste des bâtisses étaient quasiment déserts. Ils ont pu visiter les dortoirs, le réfectoire, la salle de sport, de musique, d'arts plastiques, la bibliothèque, la salle de repos, cela ressemblait à un pensionnat classique même si très pauvre. Ils ont cherché désespérément un accès à un sous-sol quelconque, continua-t-il en se retournant enfin vers eux. Ils n'ont rien trouvé. La seule pièce qui était inaccessible était le bureau du directeur, dans les trois foyers ... Construits à l'identique, si je n'avais pas moi-même vu les trois, j'aurai cru qu'il n'y avait qu'un seul bâtiment, on pensait s'être trompé, que notre informateur nous avait planté, avait-il expliqué après un moment de pause, son discours décousu montrant son désarroi. Et puis, par acquis de conscience, je leur ai dit de forcer l'entrée, de fouiller. Ils ont attendu que les directeurs partent déjeuner. Dans chacun des bureaux il y avait une trappe dans un mur qui ouvrait sur une pièce. Minuscule, sans fenêtre, à peine dix mètres carrés. Elle contenait un bureau et du matériel informatique dernier cri. Ils ont piraté les systèmes et copié les dossiers le plus vite possible, pris des photos et posé des micros, avait-il raconté avec un visage prouvant qu'il aurait préféré ne pas savoir. On a trié les infos au calme, dans notre planque. Il y avait des dizaines de dossiers qui remontaient à une quinzaine d'années pour les plus vieux, des photos, des vidéos, des rapports scientifiques ...s'était-il interrompu en baissant les yeux, revivant es derniers jours comme pris dans un cauchemar.

_ Asseyez-vous Trowa, je vais prendre le relais,l'avait sauvé Une à son tour. Savez-vous ce qu'est l'eugénisme ? Avait-elle ensuite demandé aux autres colonels.

Un blanc suivi sa question. Trois d'entre eux avaient semblé ne pas comprendre mais Quatre, lui, s'était affaissé sur sa chaise, encore plus livide que quelques minutes plus tôt.

_C'est une théorie hautement décriée aujourd'hui mais qui a été pratiquée à plusieurs reprises par le passé, avait-il dit quand même en essayant de se reprendre. Il s'agit de créer des êtres humains parfaits, cette définition changeant en fonction du pays ou du groupe qui était concerné, en sélectionnant des géniteurs selon certains critères. Dit comme ça, cela paraît peu grave, avait-il souri, de ce sourire sans joie, rempli d'ombres. En réalité, il s'agissait surtout de stériliser de force ou même d'exterminer toute personne qui ne correspondait pas aux critères, les handicapés physiques et mentaux, les nains, les bossus, les souffreteux, les malades psychiatriques, comme les schizophrènes, ou encore ceux qui n'étaient pas de la bonne origine ethnique, avait-il grimacé. Les futurs parents, quant à eux, étaient choisis et mariés, parfois de force, en fonction de leur arbre généalogique comme le ferait un éleveur avec des chiens pure race pour préserver la qualité d'une lignée, avait-il conclu et tous l'avait alors regardé avec tellement de sentiments contradictoires qu'il était difficile, même pour un empathe, de savoir ce qu'ils pensaient.

_Je ne veux même pas imaginer ce qu'ils ont fait là-bas, avait alors soufflé Wufei.

_ Vous n'aurez pas besoin d'imaginer Wufei, avait rétorqué le général avec un soupir résigné. Les dossiers qui ont été trouvé sont tous regroupés sous l'appellation EXPERIENCE et font état des … travaux, si l'on peut dire, menés par un groupe de chercheurs sous la direction de Romefeller, avait-elle débuté son explication. Leur but, comme souvent, était de bâtir une unité d'élite composée de soldats nés pour la guerre. Ces soldats, hommes ou femmes, seraient génétiquement conçus pour le combat, élevés et entraînés uniquement dans ce but, et surtout n'auraient pas de parents afin d'éviter toute interférence. C'étaient leur idéal … et ils ont réussi. Ils ont sélectionnés des ovules et des spermatozoïdes de sujets en parfaite santé et condition physique, si possible newtype, et les ont « assemblés » par fécondation in vitro. Les embryons étaient ensuite implantés dans des matrices remplaçant l'utérus de la femme et portés à terme. Dès la naissance ils étaient ...sélectionnés. Les bébés jugés trop chétifs, ceux qui souffraient de difformités, étaient … tués, avait-elle ralenti à ce moment de son discours, encore effrayée des vidéos et des rapports qu'elle avait parcouru. Les autres étaient placés en couveuse et ne recevaient que les soins vitaux, pas de contacts, ils devaient être « élevés à la dure ». Ils ont tout filmé bien sûr. Les vidéos sont insoutenables, tous ces bébés dans leur couveuse, laissés en quasi état de privation sensorielle, se mettant à avoir des comportements hyper-nerveux, se balançant sur eux-mêmes de droite à gauche comme pour se bercer tout seul, s'était-elle mise à gronder.

Nul doute que ces soit-disant savants allaient très mal vivre leur incarcération si l'on tenait compte de la colère du général.

_ Nous avons passé certaines vidéos, avait repris Trowa comme pour vider son sac, nous contentant d'en regarder une dizaine mais ça a été suffisant pour comprendre. Dès le plus jeune âge, ils ont été dressés, entraînés à toutes les techniques de combat à mains nues ou armés, ils parlent plusieurs langues, sont des pros de l'informatique et ont une culture générale très développée. Ils ne savent qu'obéir, avait-il amèrement ajouté. Certains sont newtypes mais nous ne les avons pas tous répertorié, d'autres ont une intelligence sur-développée, et les derniers des capacités physique hors du commun. Une résidence, un groupe. Nous avons contacté le général, nous ne savions pas comment agir. Il était évident que les enfants agiraient comme des gardes devant une intervention en force et il était hors de question que nous leur fassions du mal. Nous avons convenu que le mieux était d'envoyer deux ou trois hommes parler aux directeurs pour leur expliquer qui nous étions, ce que nous avions découverts et qu'ils n'avaient d'autre choix que de se rendre et de nous laisser les enfants, avait-il conclu en se tournant à nouveau vers Une.

_ J'ai accepté mais à condition que Trowa et son équipe me garantisse que personne n'en rechaperait, il était inconcevable qu'un seul d'entre eux s'enfuit, avait-elle alors repris. Et je voulais absolument savoir qui était la tête pensante avant qu'on ne se jette sur eux. Il nous a fallu encore une journée pour décortiquer les dossiers et pour comprendre que le chef était l'un des trois directeurs, la société écran qui les couvrait avait stupidement été créée à son nom.

Ils avaient discuté encore un moment des différents détails de l'intervention, des « savants » et du personnel qui avaient été incarcérés et interrogés. Aussi bien les scientifiques étaient coupables, autant les femmes de ménage, professeurs, cuisiniers, surveillants et autres pensaient honnêtement travailler dans un foyer pour jeunes orphelins surdoués.

Les scientifiques étaient passés aux aveux assez rapidement, expliquant que leur but était de conduire ces enfants à l'âge adulte et de reformer un groupe comme Romefeller avec une milice privée exceptionnelle.

Le plus dur avait été de se faire obéir des enfants. Ils étaient une vingtaine par établissement, allant de quatorze à dix ans et pas très coopératifs. Finalement, Trowa avait ramené tout ce petit monde au QG de L1.

_ On a tenté de les faire parler, de leur faire comprendre pourquoi ils étaient là, avait expliqué Trowa. En parallèle, nos chercheurs ont lancé des recherches ADN dans toutes les bases de données de la Terre et des colonies pour éventuellement leur trouver un parent en vie.

Il s'était à nouveau interrompu, mal à l'aise. Il était finalement retourné se servir un café, ne quittant plus sa tasse des yeux.

_ Il nous a fallu une semaine pour établir le contact avec eux, réellement, avait enchaîné le général en voyant que cette fois il ne dirait rien de plus. Les newtypes nous ont beaucoup aidé, la plupart étant empathes ou télépathes ont pu faire comprendre aux autres que nos intentions n'étaient pas mauvaises, que nous voulions seulement leur bien. De plus, les plus âgés de ce groupe commençaient déjà à avoir des doutes quant aux intentions de leurs tuteurs, ils n'ont pas été difficiles à convaincre. Ils vont être testés psychologiquement et intellectuellement et en fonction des résultats et des risques potentiels qu'ils pourraient représenter, ils seront placés dans des familles d'accueil avec une surveillance amplifiée ou alors en centre le temps de les réadapter, dans la mesure du possible, avait-elle ajoutée en soupirant, laissant bien entendre que certains étaient déjà considérés comme perdus. Nous avons pu tracer certains ADN. Tous étaient des parents involontaires si on en croit les dossiers. Ils avaient des complices dans de nombreux hôpitaux, une vidéo explique qu'ils avaient créé un logiciel qu'ils avaient implanté dans les réseaux informatiques des hôpitaux et qui croisait les données comme les résultats sanguins, les tests d'effort,ce genre de choses, leur permettant de repérer des géniteurs potentiels. Ensuite, ils agissaient de nuit, les endormait, prélevait ce dont ils avaient besoin et repartaient sans que cela ne ce sache. Toutefois, la guerre a fait beaucoup de victimes et les rares enfants pour lesquels on a pu trouver une concordance resteront orphelins, tous sauf une … avait-elle conclu en se tournant vers Heero.

Le japonais se releva, se mettant à parcourir la pièce nerveusement. Soudain, l'appartement lui paru trop petit, étouffant. Il avait besoin d'air, de se défouler, « de taper dans quelque chose », se fit-il la réflexion. Il fila aussitôt dans leur salle de sport et s'attaqua au sac de sable qui pendait au milieu de la pièce.

Mask, dont le nom venait de la tâche blanche qui ornait une grande partie de sa tête y compris ses yeux, l'avait suivi mais était très vite retourné se terrer dans son panier tant l'aura agressive de son maître lui avait fait peur.

Ne s'en préoccupant pas, le brun enchaîna coups de pieds et coups de poings à une vitesse exceptionnelle. Il sentait sa rage se déverser hors de lui comme une rivière en colère retenue depuis trop longtemps. Il eut très vite le souffle court mais ne s'arrêta pas pour autant. Il avait besoin d'extérioriser. Il voulait comprendre ce qu'il ressentait. Cette fureur, cette tristesse, cette angoisse qui tournaient en boucle dans son esprit, entrecoupées de flash de cette discussion qu'il aurait souhaité ne jamais avoir.

_ Mais comment ? Avait soufflé Duo en comprenant en même temps que les autres le regard du général. C'est impossible, avait-il voulu croire.

_ Apparemment, vous avez été hospitalisé aux environs de vos douze ans, avait-elle repris de la façon la plus délicate possible en fixant Heero. Le dossier de cette enfant ne donne pas l'identité du géniteur mais laisse apparaître une fiche médicale. Il y est noté que le sujet mâle choisi est âgé approximativement de douze ans mais que malgré son jeune âge, il a atteint la maturité lui donnant la possibilité de procréer, avait-elle continué en grimaçant sur certains termes employés par les savants. Ils ont ajouté que le sujet était exceptionnel par ses conditions physiques et ses capacités de récupération. A ce qui est écrit, vous aviez été hospitalisé parce que retrouvé au bord d'une route sans connaissance en proie à une très forte fièvre, s'était-elle interrompue, semblant attendre une confirmation du colonel.

_ Mon premier tuteur venait de mourir, c'est là que J est venu me chercher, avait finalement lâché Heero, le regard perdu.

_ Il y a autre chose dans ce dossier ? Avait demandé Duo, inquiet des retombées psychologiques sur son compagnon.

_ Juste une note précisant que le sujet était idéal pour les essais de clonage, avait-elle répondu du bout des lèvres. Et avant que vous ne posiez la question, non, ils n'ont jamais pu mettre en place ce projet, avait-elle anticipé. Il y avait bien des fichiers sur le sujet mais ils ont abandonné faute de temps et de moyen.

_ Et que voulez-vous que je fasse ? Avait demandé Heero au général.

_ Je ne vous ordonne rien, l'avait-elle rassurée. Mais sachez que vous avez la possibilité de demander sa garde, ça ne sera qu'une formalité administrative parce que biologiquement parlant, vous avez tous les droits … c'est votre fille Heero, avait-elle asséné comme pour bien lui faire comprendre les faits.

Le silence avait été pesant soudainement. Ils étaient tous particulièrement troublés. Wufei semblait compter les feuilles du ficus qui ornait un coin de la pièce, Trowa était perdu dans la contemplation des nuages qui se teintaient joliment de violet, Quatre, sourcils froncés, avait clairement les yeux dans le vide, Heero regardait fixement devant lui et Duo …

_ D'accord … d'accord … d'accord, répétait-il inlassablement, le teint livide, aussi immobile qu'une statue, droit sur sa chaise de la salle de conférence du QG.

_ Arrête de répéter ça s'il-te-plaît, le coupa Heero d'une voix blanche, son état plus proche encore de celui d'un condamné à mort que ne l'était son compagnon.

Puis il n'avait plus rien entendu, avait juste ressenti le besoin de fuir, loin de tout et de tout le monde, y compris son compagnon auquel il ne pourrait donner aucune réponse. C'était la première fois de sa vie qu'il fuyait.

De rage, il envoya si fort son poing droit dans le sac que celui-ci se décrocha pour s'écraser un peu plus loin dans un bruit sourd. Haletant, il le fixa sans le voir, ne voyant même pas la déchirure dans la toile qui laissait s'échapper des grains de sable dorés qui feraient le bonheur de Mask dès qu'il s'en rendrait compte. Il essuya machinalement les gouttes de sueur sur son front et se laissa tomber au sol. Vide de toute émotion, même la douleur de ses mains lui paraissait étrangère. Père. Il était père. Sans le savoir, sans l'avoir même jamais voulu.

Quelle était la bonne solution ? Rejeter cette fille dont il ignorait l'existence quelques heures plus tôt ? L'accueillir à bras ouverts comme une vieille connaissance ? La laisser avec les autres enfants avec lesquels elle avait grandi ? Lui offrir un foyer dans lequel elle pourrait s'épanouir ? En serait-il seulement capable ? Il fallait être honnête, il était un soldat, comment élever un enfant ? Et cette culpabilité rétroactive qu'il ressentait en sachant tout ce par quoi elle avait dû passer. Comme si il était responsable de ne pas avoir su qu'elle existait ...

La tête dans ses mains, à genoux sur le sol, il ressemblait à un supplicié qui ne sait pas quoi avouer pour faire stopper son bourreau. Quelle solution les ferait le moins souffrir, cette fille, Duo et lui ? Parce qu'il n'était pas seul. Duo avait aussi son mot à dire. Il vivait ensemble après tout.

Une nouvelle peur fit alors son apparition. Et si son amant ne supportait pas la situation et qu'il le quittait ? Il ne voulait pas le perdre ! Surtout après toutes les difficultés qu'il avait rencontré pour se mettre en couple avec lui.

Le bruit d'une porte qui se ferme, des pas dans l'entrée puis le salon lui firent relever la tête. Son homme était là, devant lui, le regardant avec compassion. Puis les yeux violet le quittèrent et s'écarquillèrent en se posant sur le sac éventré au sol.

Duo poussa un soupir, à la fois de soulagement de voir Heero chez eux et de dépit en même temps, il faudrait encore racheter un sac. Est-ce que son amant ne pouvait pas être plus mesuré pour une fois ?

Cependant, il reconnaissait volontiers que la situation était délicate. Apprendre aussi abruptement que l'on a un enfant … Cela avait de quoi déstabiliser. Et pourtant, l'américain ne semblait pas dramatiser autant que Heero. Peut-être parce qu'il n'était pas le père ? Ou tout simplement parce que c'était dans sa nature de laisser faire les choses et de voir ce qui en ressortirait. Il était plus intuitif là où Heero était plus cérébral, pas dans tous les domaines certes, mais dans la plupart des cas.

Il s'installa derrière Heero, passant ses bras autour de sa taille pour l'attirer contre son torse. Le brun s'y cala avec un grognement de contentement. Ils restèrent un moment silencieux, Duo se contentant de déposer de petits baisers doux dans le cou et sur la nuque de son compagnon pour le détendre un peu.

_ Quoi que tu décides, je te soutiendrai et serai toujours là, lui assura-t-il d'une voix douce.

_ Je ne sais pas quoi décider, soupira le brun, je n'en ai pas la moindre idée.

_ Et si tu la rencontrais ? Lui proposa alors Duo. Sans lui dire qui tu es bien sûr, mais en tant que Preventer ? Ça te permettrait de te faire une idée concrète de la situation. Savoir comment elle s'appelle, mettre un visage sur cette enfant et en apprendre un peu plus sur elle. La rendre humaine en la faisant sortir des rapports et dossiers divers ? Qu'en penses-tu ? Conclut-il en embrassant doucement sa nuque encore une fois.

_ J'en pense que tu as raison, lui sourit-il en se tournant vers lui.

_ Je comprends que ça te fasse un choc lover, reprit-il dans son oreille, ce n'est pas une nouvelle anodine, mais il faut essayer de dédramatiser. Au mieux, nous pourrons offrir une nouvelle vie à une jeune fille et au pire, elle grandira dans un foyer d'accueil nettement plus sain que celui où elle était jusque là.

_ Nous ?

_ Bien sûr nous, tu ne crois quand même pas que je te laisserai tomber à la première épreuve ? L'interrogea-t-il en tournant son visage vers lui d'une main alors que l'autre continuait de caresser son ventre doucement.

La mine effrayée du brun parlait pour lui et Duo était désolé de voir que la crainte que son amant avait de le voir le quitter était toujours si présente malgré le temps passé ensemble.

_ Heero, soupira-t-il. Je ne vais pas te quitter, surtout pas maintenant alors que tu as besoin de soutien, lui assura-t-il fermement.

Heero se détendit, se laissant aller plus encore contre le torse de son américain. Sa tête partit en arrière, reposant sur l'épaule de Duo, et ses mains se posèrent sur celles qui jouaient sur son ventre. Ils restèrent un moment silencieux, laissant la tension et la colère retomber doucement même si l'un comme l'autre se doutaient que, dès qu'ils remettraient les pieds au QG pour régler cette histoire, la fureur referait surface.

Sans le savoir, les mêmes pensées les habitaient. Ils ne pouvaient enlever de leur tête ce que ces enfants avaient dû vivre, ressentir … Si eux-mêmes avaient eu une enfance horrible, enfant-soldat au milieu d'une guerre impitoyable, ils avaient tous d'une certaine façon connu l'amitié et l'amour, la solidarité, … Eux, ces enfants cobayes, n'avaient pas eu tout ça, même si une certaine complicité s'était nouée entre certains, la plupart restaient solitaires et renfermés, à l'image de ce qu'ils auraient pu devenir si ils ne s'étaient pas trouvé tous les cinq.

_ Allez viens, fit Duo en se redressant et en attrapant la main du brun pour qu'il le suive, tu vas prendre un bain.

_ Non, répondit Heero en restant assis. Je n'ai envie de rien là.

_ Mais ce n'était pas une question, sourit gentiment le châtain, je t'explique juste la suite des événements, rétorqua Duo à son tour. Ça ne nous avancera pas de nous morfondre, reprit-il plus sérieusement d'une voix douce, il faut prendre une décision et s'y tenir. Veux-tu aller la voir demain ?

Les yeux las que le japonais leva vers lui lui mirent un violent coup au cœur. La succession de sentiments qui était passée par son visage depuis qu'il l'avait rejoint était la preuve indubitable de son trouble.

_ Lover mine … je n'aime pas te voir comme ça, murmura-t-il. Laisse-moi au moins prendre soin de toi, le pria-t-il.

Était-ce le regard sincère de l'américain, sa voix, sa main tendue ? Heero abdiqua et s'en remis à lui. Après tout, vivre en couple, c'était aussi savoir se reposer sur son compagnon et il était encore assez lucide pour réaliser qu'il en avait besoin à cet instant précis, plus que besoin.

Il le suivit dans la salle de bain, sans rien dire, encore secoué par sa journée. Duo le déshabilla doucement, enlevant les vêtements couverts de sueur du corps de son amant sans chercher à la caresser ou quoi que ce soit d'autre. Ses gestes étaient très cliniques, basiques et précis. Il posa un peignoir moelleux sur ses épaules et prépara le bain avant de se dévêtir à son tour.

C'était une des choses qu'il préférait dans cet appartement et qui l'avait poussé à choisir celui-ci plutôt qu'un autre. Lorsqu'ils avaient vu l'annonce, il n'avait pas été plus enthousiasmé que ça. Le troisième étage n'était pas assez haut pour lui, il aurait préféré être plus à l'écart de la rue, mais Heero avait insisté pour aller le voir, arguant qu'on ne savait jamais.

Et il avait eu raison. Une fois la porte passée, Duo avait complètement oublié à quel étage ils étaient. L'entrée était toute en rondeur, chose assez originale, et comportait déjà des placards intégrés au mur pour ranger chaussures et manteaux. Elle ouvrait sur un vaste salon- salle à manger que la baie vitrée inondait de lumière et dont les peintures venaient d'être refaites, des teintes claires, beige sablé, ocre, qui accentuaient la luminosité de l'endroit tout en le rendant chaleureux. La cuisine américaine permettait de préparer le repas sans s'isoler et était toute équipée, l'américain était conquis avant même d'avoir vu la terrasse qui courrait tout le long de la baie vitrée – et sur laquelle ils avaient trouvé Mask sans avoir jamais compris d'où il venait jusqu'à ce qu'il le voit passer de la terrasse à un arbre tout proche – , les deux chambres avec dressing et la salle de bain qui était juste époustouflante.

De tout évidence, l'ancien propriétaire aimait son confort. Le mur à gauche de la porte était tout entier recouvert d'un immense miroir et comportait un meuble bas dans lequel était encastré deux lavabos en verre soufflé d'un ton bleu qui n'avait pas été sans rappeler un certain regard à Duo. En face, dans chaque angle une grande cabine de douche d'un côté et de l'autre une baignoire, d'angle également, qui avait tout de suite donné des idées à Duo.

La première fois qu'ils avaient l'amour dans cette baignoire, le châtain s'était rendu compte de la visibilité « nouvelle » qu'offrait le miroir et il avait été tellement excité par la vision de leurs corps se mouvant l'un contre l'autre qu'ils étaient restés près de deux heures dans l'eau.

Tout à ses pensées, il remarqua de justesse qu'il était temps de couper l'eau. Combien de temps s'était écoulé ? Quelques minutes tout au plus, mais Heero n'avait pas bougé d'un pouce. Le contre-coup était plus terrible que ne le pensait l'américain. Il ne désespérait pas pour autant. Selon Sally, il y avait plusieurs étapes à passer pour sortir d'un choc traumatique : l'incrédulité, la colère, le désespoir et la résignation. Heero en était à l'avant-dernier, Duo gardait confiance.

_ Viens, l'appela-t-il en allant tout de même le chercher. Viens avec moi Heero.

Et il le fit entrer à sa suite dans la baignoire, l'asseyant contre son torse, entre ses jambes, et l'entoura de ses bras. Il cala son menton sur son épaule et soupira d'aise. Il espérait que cela détendrait son amant mais au bout d'une dizaine de minutes, il dut se rendre à l'évidence que c'était insuffisant.

Si son corps n'était plus autant crispé, il n'avait toujours pas décroché un mot et ne semblait toujours pas décidé à donner de réponse à son amant quant à ses intentions envers l'enfant. Duo soupira en secouant la tête quand une idée le fit doucement sourire.

Ses mains remontèrent alors lentement pour aller trouver ses épaules. Il les caressa du bout des doigts avant de poser franchement la paume de ses mains sur leur arrondi. Il glissa vers la nuque, descendit le long de la colonne vertébrale et commença à le masser, de plus en plus fermement, faisant rouler ses muscles entre ses doigts, cherchant les nœuds et les attaquant les uns après les autres.

Au bout d'un moment, son massage ayant apparemment l'effet escompté, il descendit sur les pectoraux et noua ses bras autour du cou de son amant. Il l'enlaça un long moment en déposant de légers baisers dans son cou. Heero soupira, mais de bien être cette fois, et le châtain n'eut plus d'hésitation.

Il laissa ses mains dériver, explorer le torse, le ventre et remonter encore. Il caressa gentiment les mamelons bruns qui répondirent comme il l'espérait. Il les taquina quelques secondes mais ne perdit pas de temps en sentant l'impatience grandissante de son homme.

Ce dernier s'était appuyé de tout son poids sur lui et respirait déjà de façon plus anarchique. Ses mains s'empressèrent alors de le satisfaire et empoignèrent délicatement son sexe à semi-érigé. Si par ce moyen il pouvait lui permettre d'oublier tout ça, ne serait-ce que quelques minutes, alors ce serait déjà ça de gagner.

Il le caressa de haut en bas pour commencer, sur un rythme très lent, et son autre main se posa sur son ventre pour y dessiner de petites arabesques. Il le sentit durcir sous ses doigts et s'émerveilla encore une fois d'avoir cette sorte de pouvoir sur lui, sachant que la réciproque était tout aussi vraie. Son désir commençait à l'emporter et Duo le savait à voir sa peau se colorer délicieusement et ses abdominaux se contracter. Son propre sexe réagissait également – comment aurait-il pu en être autrement ? – mais il pris sur lui pour l'oublier, ce n'était pas sa priorité.

Sa main descendit caresser les bourses pleines et Heero haleta plus fort, il joua sensuellement avec et partit encore plus bas, autant qu'il put par leur position, avant de remonter le long de l'aine, le faisant frémir.

Puis il attrapa son sexe de ses deux mains et le frotta doucement entre elles, le malaxa, passa son pouce sur le gland découvert et violacé de désir, il joua avec de longues minutes, le taquinant du bout des doigts, le chatouillant presque, puis il le masturba plus rapidement d'un fourreau formé par sa main gauche alors que la droite remontait jouer avec un téton.

Heero gémissait et poussait des plaintes tour à tour douloureuses et de plaisir en fonction des caresses de Duo. Il était au supplice mais son esprit se reposait, oublieux de tout ce qui s'était dit dans la salle de conférence du QG. Il ne pensait plus qu'au corps de son amant contre lui.

Dans un réflexe primitif, ses muscles se relâchèrent et ses jambes s'écartèrent pour laisser plus d'amplitude de mouvements au châtain. Celui-ci grogna son appréciation, aucun mot ne franchit leurs lèvres respectives, seul le clapotis de l'eau résonnait dans la pièce. Cette eau si délicieuse qui rendait les caresses plus fluides, plus langoureuses.

Il desserra et resserra en rythme le fourreau de sa main et passa du téton aux bourses en un seul mouvement. Il les malmena doucement tout en pressant le gland turgescent et Heero envoya ses hanches vers l'avant dans un geste réflexe.

Il ne put contrôler son corps à partir de cet instant et laissa son bassin aller et venir au devant des mains de son amant, lequel le branla plus franchement, sentant le point de non retour franchi, il accéléra encore et lui mordilla le cou. S'en fut trop pour le japonais qui se tendit soudainement en éjaculant, poussant un grognement sourd qui gonfla de joie et de fierté le cœur de Duo.

Sentir le corps du brun tressaillir contre lui avant de retomber sur lui de tout son poids, chaque parcelle de leur peau en contact, avait quelque chose de particulièrement plaisant. Il se sentait utile pour Heero et ça n'avait pas de prix.

Il allait falloir laisser l'eau s'écouler, se rincer et se sécher mais pas encore, pas tout de suite, il voulait profiter encore un peu de Heero dans cet état.

_ Je veux la voir, souffla soudainement ce dernier.

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Voilà, voilà …

On entre dans le vif de l'histoire, j'espère que vous n'êtes pas déçues. Je vous rassure, ce sera un peu plus original qu'une fic simplement centrée sur leur couple qui s'adapte à un enfant, non pas que je n'aime pas mais ça a déjà été fait plusieurs fois et je voulais essayer autre chose. J'ai quelque chose de bien précis en tête et j'espère que vous me suivrez et que je ne vous ferai pas peur ;-)

Merci encore à toutes les personnes qui me suivent depuis le début, c'est merveilleux de lire vos petits mots et très motivant, ce n'est pas pour ça que j'écris, un auteur écrit surtout pour lui-même, mais savoir que vous êtes là et que vous aimez me met du baume au cœur.

A bientôt !