Voici la suite après de petites vacances.

Chapitre 10 : Réminiscences

Il fit alors ce qui lui semblait la meilleure option et s'assit au sol déposant délicatement la tête de Mycroft sur ses genoux.

John lui tapotant doucement le visage : Mycroft, tu m'entends, réponds moi. Je t'en prie, fichue tête de mule.

Il berçait doucement Mycroft se remémorant les évènements qui les avaient conduits tous les deux ici.

Flash back

Londres, deux mois plus tôt

Voilà quelques jours maintenant que Sherlock et John enquêtait sur une affaire qui pour le célèbre détective correspondait à une certaine banalité. Sherlock s'en plaignait allègrement auprès de tous ceux qui osaient l'approcher. John prenait son mal en patience en espérant toute l'affaire serait rapidement résolue car le comportement de Sherlock devenait de plus en plus pénible avec les jours qui défilaient.

Cependant, une chose lui semblait suspecte dans l'attitude de Sherlock, quelque chose clochait mais il ne parvenait pas à en définir la nature exacte et cela le perturbait d'autant plus que Mycroft semblait lui aussi plus distant. Bon, c'est vrai, les 2 frères n'étaient pas des modèles de communication, l'un n'était pas bavard, l'autre parlait de tout et de rien afin de contourner un sujet épineux. Là, ça dépassait tout ce qu'il avait pu connaître en dix-huit mois d'amitié et dix mois en couple.

Sherlock et John rentraient à pieds tranquillement lorsque la voiture maintenant familière de Mycroft les accosta. Anthea en sortit d'une parfaite élégance comme d'habitude.

Anthea : Messieurs si vous voulez bien me suivre.

Sherlock : Je n'ai pas que cela à faire. Nous avons une enquête urgente qu'il attende la fin pour nous ennuyer. J'ai besoin de John à cent pour cent.

L'insinuation et le regard qu'il jeta à son ami étaient suffisamment éloquents pour en faire rougir ce dernier jusqu'à la racine des cheveux. Il se souviendrait longtemps de la première fois où Mycroft et lui avaient fait l'amour. Il s'était fait le plus discret possible en rentrant au petit jour au 221b Baker Street marquant une légère claudication. Il n'avait pas allumé la lumière et avait retiré ses chaussures. Il manqua un arrêt cardiaque lorsque la lumière s'alluma subitement, Sherlock était installé parfaitement immobile dans le canapé.

Sherlock lui lançant son ancienne canne : Je crois que tu auras besoin de ça pendant quelques jours.

John rougissant : Tu… Secouant la tête : Non, laisses tomber… enfin, oui je veux savoir.

Sherlock : Voilà deux mois que Mycroft et toi sortez ensemble. Ne nies pas, tu sais très bien que lui et toi vous ne pouvez rien me cacher. Et vu ta discrète élégance d'hier soir, ton nouvel après rasage ainsi que la crème pour le corps hors de prix qui t'a été offerte me donne une bonne idée de ce qui a pu se passer hier soir.

John : Tu veux peut être les détails à moins que tu ne les connaisses déjà.

Heureusement pour lui, Sherlock n'était pas du genre à s'éterniser sur ce qu'il jugeait comme des détails futiles surtout depuis que Sherlock s'était trouvé une nouvelle occupation en la personne de l'inspecteur Grégory Lestrade. Le sujet revenait de temps en temps sur le tapis par quelques piques bien senties de la part de Sherlock.

La voiture ne les conduisit pas à leur lieu de rencontre habituel avec Mycroft mais à l'extérieur de Londres loin de toute habitation. Ils trouvèrent Mycroft devant ce qu'il semblait être une entrée de boomker.

Sherlock : Mycroft, quelle déplaisante nouvelle vas-tu m'apporter aujourd'hui ?

Mycroft : Ce n'est pas pour toi que je vous ai fait venir.

Sherlock : Alors pourquoi m'avoir fait venir.

Mycroft : John, tu es en état d'arrestation pour vol de documents classés secret défense et par conséquent espionnage.

John : Quoi, mais qu'est ce que ça signifie ?

Mycroft : Inutile de nier, nous avons toutes les preuves nécessaires.

John : Tu me connais, je suis incapable de faire ce dont tu m'accuses.

Mycroft : Je ne vois aucune raison puisque tu n'as jamais eu notre confiance, nous ne la donnons à personne.

John : Pardon, voilà près d'un an qu'on est ensemble dix-huit mois qu'on se connaît et jamais vous ne m'avez pas fait confiance.

Mycroft : Emmenez-le.

Il fut escorter par deux types à la carrure imposante mais il ne songea même pas à protester tant il était abattu et résigné. Puis, au fur et à mesure que les heures défilaient un fort sentiment de colère et de déception le gagna. Comment n'avait il rien pu voir ? Dire qu'il avait été assez bête pour refuser des offres de boulot très intéressantes pour rester aux côtés de ses 2 hommes pour quel résultat. Il s'était vu haï, méprisé et jugé sans aucune possibilité de se défendre mais dès qu'on, viendrait l'interroger, il se défendrait bec et ongle et prouverait son innocence.

L'occasion ne se présenta cependant pas de la façon dont il s'attendait. Il s'est retrouvé enfermé trois jours et trois nuits dans une cellule sans fenêtre avec une lumière artificielle. Personne ne lui adressa la parole apparemment, ils avaient reçu des instructions. Il était bien nourri et traité. Il était 6 heures au matin du quatrième jour lorsque Mycroft ouvrit la porte.

Mycroft : Tu peux sortir, tu es libre.

John : Comme ça, pas d'interrogatoire serré, qu'est il arrivé à tes preuves irréfutables ?

Mycroft : Finalement, nos recherches ont prouvé ton innocence, c'était l'œuvre de Moriarty.

John : Et qu'est ce que je suis censé faire maintenant reprendre tranquillement ma vie comme si rien ne s'était passé. Non, cette fois, Sherlock et toi êtes allés beaucoup trop loin. Je suppose qu'Anthea m'attend alors bonne journée Mycroft.

Dans la voiture, il se dit que la réaction de Mycroft à sa libération, ne faisait que le conforter dans sa décision. Il demanda à ce qu'on l'arrête au centre médical où il travaillait mais ne réalisa même pas que ses collègues ne l'interrogent sur son absence. Il apporta sa lettre de démission et récupéra les quelques affaires sur place.

Fin du flash back

John : Allez, réveilles-toi. Pour une fois dans ta vie, fais ce qu'on te dit. Promis, j'accepterais d'écouter ce que tu as me dire mais reviens à toi.

Mycroft ouvrant brusquement les yeux : C'est bien vrai ça, alors je pense te l'accorder…

A suivre