Ouf ! Nom d'un chien, ça y est, je m'y suis remise !
Je suis désolée, chers amis… mais je sais pas comment je me suis débrouillée : j'avais pas le temps de continuer… Et quand j'ai enfin eu le temps, j'ai eu une grosse panne d'inspiration… raaah…
Heureusement, l'inspiration divine m'est tombée dessus alors que je prenais ma douche tout à l'heure, et tadaaaam !
Bon, j'ai encore plein de trucs à faire, alors je vous laisse en bonne compagnie avec ce nouveau chapitre !
UNE MISSION POUR LE MOINS INCONGRUE
Enfin une piste
Roy soupira.
Il avait encore sommeil, mais quelque chose lui chatouillait le visage et l'avait réveillé. En maugréant intérieurement, le colonel passa sa main sur son visage et en retira une mèche de cheveux.
Une mèche de… ?
Ses yeux s'ouvrirent sous le coup de la surprise. Il tenait bien entre ses doigts une mèche de cheveux. De cheveux blonds.
Il baissa alors le regard pour découvrir un Ed assoupi et lové contre lui, tenant serré dans ses poings un pan du pyjama de son colonel.
Après un instant de stupéfaction totale, la soirée précédente lui revint en mémoire, et un large sourire s'afficha sur le visage dudit colonel. N'ayant aucune envie d'éveiller son subordonné, il se contenta de l'observer tranquillement, tout en savourant sa chance.
Un instant, il fut tenté de le toucher, comme pour vérifier qu'il était bien réel, mais sa main s'arrêta à mi distance et resta suspendue dans les airs.
Ce fut ce moment que choisit Ed pour ouvrir les yeux. Roy sentit nettement les battements de son cœur s'accélérer.
- Grnx… colonel ?
- …Bonjour, FullMetal, répondit Roy, ne sachant absolument pas quel comportement il devait adopter.
- « FullMetal » ? répéta Ed d'une voix pâteuse en fronçant les sourcils.
- Pourquoi ? Tu veux que je t'appelle comment ? « Maudit braillon » ? « Sale môme » ?
Au lieu de s'énerver, le sale môme se redressa et répondit calmement tout en se frottant vigoureusement les yeux.
- Bah… faites pas l'con… C'est juste qu'il me semblait qu'hier soir, vous m'aviez appelé Edward... Et chais pas, moi, j'trouvais ça sympa…
Roy se sentit rougir jusqu'à la racine des cheveux.
- Bah… se contenta-t-il de répondre en détournant le regard. Tu prends la salle de bain en premier ?
- Ouais, fit Ed en sautant sur ses pieds. Mes cheveux sont dans un drôle d'état… Je crois qu'ils sont remplis de chantilly. Ce Hughes, je le retiens, lui et ses idées foireuses… Ca lui suffit pas de nous en faire baver aux fêtes du Nouvel An, faut encore qu'il en rajoute à mon anniversaire…
Tout en parlant, le jeune alchimiste était arrivé à la porte de la salle de bain. Avant d'entrer, il se retourna vers le colonel qui l'écoutait depuis le lit.
- Enfin… C'était quand même sympa, non ?
Puis il ferma la porte, laissant derrière lui un Roy plus que songeur.
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- Aaaaah, maître, je vous attendais… J'ai bien fait attention à ne toucher à rien, comme vous me l'avez demandé… J'ai juste ouvert un peu les fenêtres pour aérer.
- Merci, Monsieur Igor, répondit Roy en pénétrant dans la chambre de Breda, tandis que Hughes soufflait au patron « c'est bien, mon brave, vous serez récompensé ». Monsieur Igor afficha un large sourire édenté tout plein de molaires et se retira.
- Alors ? demanda Havoc en s'allumant une cigarette. On commence par où ?
- Je veux que vous fouilliez les trois chambres en entier, répondit Roy en se retournant vers eux. Et rapidement. Il me semble que cette histoire a assez duré.
- Yes, sir, fit Havoc. Mais… je peux vous demander ce que vous cherchez ?
- J'ai le vague espoir qu'au moins l'un des membres de l'équipe ait tenu un journal, ou un rapport, des notes, n'importe quoi… On a besoin d'une piste.
Havoc salua et partit d'un bon pas fouiller la chambre d'Hawkeye, suivi par Falman. Hughes partit en direction de la chambre de Fuery, laissant Ed et le colonel dans celle de Breda.
Roy commença à ouvrir divers tiroirs et à examiner la penderie sans prêter attention au jeune alchimiste, qui commençait à se sentir assez mal à l'aise.
- Je… euh… je vais.. fouiller la chambre de Fuery avec Hughes ! tenta Edward.
Roy ne prit même pas la peine de se retourner vers lui et lui répondit d'un simple hochement de tête. Ed eut l'impression que quelque chose se brisait en lui, et sortit de la chambre en courant presque.
Il rejoignit Hughes dans un état étrange, ce qui ne sembla pas échapper au Major. Cependant, il fit comme s'il n'avait rien remarqué, tandis que ses pensées allaient bon train.
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- Havoc ? Qu'est-ce que tu fais ! Ne fouilles pas dans ce tiroir, tu vois bien qu'il n'y a rien d'autre que de la lingerie !
Le dénommé se redressa de sa recherche et répondit à Falman d'un air très supérieur.
- Tsss ! Le colonel a dit « fouillez tout ! » alors c'est ce que je fais ! Et puis, si j'étais une femme, je pense que je cacherais mon journal dans ma lingerie, tu crois pas ?
Falman ne répondit pas et s'occupa de regarder sous le lit, tandis qu'Havoc s'exclamait « Waou ! T'as vu ça ? » derrière lui.
Un soupir s'échappa de la gorge du pauvre Falman qui tenta de faire comme s'il n'entendait rien.
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Cependant, le colonel sondait la valise de Breda quand sa main heurta une couverture glacée. Il poussa quelques chaussettes et extirpa un cahier bleu du tas de vêtements. Il l'ouvrit et parcourut rapidement la première page. Un immense soulagement le submergea et un sourire s'installa sur ses lèvres.
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Ed et Hughes venait de terminer la fouille de la chambre de Fuery, sans résultat. Ils sortirent donc de l'endroit et croisèrent Roy dans le couloir.
Le colonel se dirigeait vers leur chambre. Il s'arrêta quand il les vit en sortir. Ses yeux croisèrent ceux d'Ed mais se reportèrent sur Hughes pour y rester fixés. Il leva alors le bras, exhibant sa trouvaille.
Hughes et Ed s'approchèrent, intrigués.
- C'est ce que tu voulais ? fit Hughes.
- Oui ! Avec ça, on est sauvés.
Il tendit le cahier à Hughes qui l'ouvrit. Roy et Ed attendirent silencieusement sa réaction.
- Hum… reprit Hughes en refermant le cahier et en le rendant à Roy. Ce pauvre Breda devrait vraiment prendre des cours de rapports codés. C'est le pire que je n'ai jamais lu.
Le colonel afficha un sourire approbateur.
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Ils étaient tous redescendus dans la pièce principale de l'auberge. Monsieur Igor s'était empressé de leur préparer du thé tandis qu'ils s'étaient installés dans des fauteuils confortables. A présent, Havoc et Falman discutaient sombrement de leur vie privée, écoutés par Ed et Hughes qui souriaient en coin. Le colonel s'était assis dans un fauteuil un peu à part et s'était plongé dans la lecture du journal de Breda, ne le quittant pas des yeux, même quand il attrapait sa tasse pour avaler quelques gorgées de thé à la bergamote.
Le temps passa. Hughes, bientôt lassé des déprimes de ses compagnons, se leva et alla s'asseoir plus près de son meilleur ami. Il attendit sagement que Roy finisse sa phrase et qu'il ait relevé les yeux vers lui pour lui parler.
- Alors ?
Roy soupira avant de répondre.
- Alors… ça m'a l'air encore plus sérieux que ce que je pensais. Seulement, son code est ambigu… J'ai peur de comprendre de travers par endroits. J'aurais préféré lire les notes du lieutenant, mais je pense qu'elle devait les garder sur elle en permanence, ce qui explique pourquoi on ne les a pas trouvées.
Hughes hocha la tête d'un air compréhensif tout en sortant de sa poche sa petite boîte noire. Il l'ouvrit et ajouta une aspirine à son thé. Roy l'observa en silence.
- Pourquoi tu passes ton temps à boire de l'aspirine ? finit-il par demander.
- Bah… J'ai découvert que l'aspirine soignait absolument tout chez moi… Donc… répondit Hughes d'une voix éteinte.
Roy l'écouta avec inquiétude. Hughes gardait à présent les yeux fixés sur le sol.
Roy se redressa et posa le cahier sur un autre fauteuil avant de se pencher vers Hughes.
- Hughes ? Qu'est-ce que t'as ?
Hughes baissa encore un peu plus les yeux.
- C'est… c'est affreux, répondit-il d'une voix étranglée. Je… Elysia….
- Quoi ? le pressa Roy, au comble de l'inquiétude. Qu'est-ce qui est arrivé ?
- Elysia… elle me maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaanque !!!
Roy resta un instant éberlué. Puis il se redressa, reprit le cahier, le rouvrit et reprit sa lecture, sans plus prêter attention au Major qui avait relevé la tête et affichait maintenant un air anéanti.
- Rooooooy ! Tu ne me réconfortes pas ?
- Hughes, t'es vraiment trop con.
Hughes quitta alors son air tremblotant de chagrin pour afficher une mine boudeuse.
- Si ta fille te manques, appelle-là. Et puis franchement, ne pas pouvoir se séparer s'elle pour une grave mission, ça devient n'importe quoi… Tu devrais te faire soigner. Je te rappelle que si ça se trouve, la vie de Fuery, Breda et Hawkeye est en jeu.
Hughes décida de laisser ce sujet délicat de côté.
- Quand est-ce qu'il a écrit la dernière fois ? demanda le Major en désignant le cahier bleu.
- Il y a… dix jours. Mais il ne dit rien de plus intéressant que dans le reste… Apparemment, ils n'avaient pas de projet particulier le jour où ils ont disparu.
- Et quelle est la suite du programme, alors ?
- ….Eh bien… je pense qu'on va refaire leur parcours sur les traces, répondit le colonel en refermant le journal.
Il se leva, imité par Hughes. Havoc, Falman et Edward se tournèrent vers eux.
- C'est parti, lança Roy. Enfin un peu d'action.
- Et on commence par où, colonel ? demanda Havoc tandis qu'ils se levaient en grognant.
- Le cimetière.
Les militaires s'échangèrent des regards inquiets tandis que le colonel remerciait M. Igor de son accueil.
Puis ils sortirent d'un bon pas, vers de nouvelles aventures.
Voilà ! Une review ? chibi eyes
