Bonjour à tous
Comme tout les mercredis, je vous poste le chapitre suivant qui, je l'espère, vous plaira tout autant que les précédents. Il est un peu particulier car Alzena change un peu mais je pense que cela ne choquera personne, dans le sens où je pense l'avoir bien mit en scène. Je vous remercie énormément pour vos reviews qui m'encouragent un maximum, je peux vous dire que je suis quasiment rendu à la fin du troisième film dans mes chapitres et je commence à écrire la suite car je ne compte pas m'arrêter à la fin de la trilogie, il y a tellement de choses à raconter, je pourrais pas m'arrêter comme cela. Donc merci à tous pour votre soutien, votre fidélité et vos encouragements, c'est super à lire et c'est un bon moteur pour continuer. Donc voilà, je voulais vous remercier, même si je ne suis qu'au début de ma fic. Je vous souhaite à tous une bonne lecture, pardonnez moi pour les fautes sur ce chapitre, mais ma bêta n'a pas eu le temps de le corriger, mais je ne voulais pas vous faire attendre, donc je le poste quand même.
« La mort vaut mieux que la soumission »
Eschyle
Je jetai un dernier regard à ma chambre, ignorant si je la reverrais un jour prochain. J'avais déjà ressentis ce sentiment en quittant Fondcombe, mais désormais, il n'y avait plus aucun pays elfique entre nous et le Mordor. Cela, je le savais parfaitement. Et si je revenais un jour, peut-être ne serais-je plus en vie à ce moment-là. Je n'avais pas peur de la mort, je n'appréhendais pas la souffrance mais si je devais venir à voir mourir les gens que j'appréciais, je savais que je ne me relèverais pas indemne.
Je sais ce que c'est de faire ses adieux à des endroits où l'on ne sais pas si on reviendra, murmura la voix d'Aragorn dans mon dos. Tu peux encore refuser de continuer
Et vous abandonner tous ? demandais-je en le regardant. Je ne suis pas parfaite Aragorn, je suis dangereuse, je suis indifférente à beaucoup de choses, je ne ressens aucun véritable sentiment. Mais je suis loyale, et je n'ai qu'une seule parole. La seule chose qui m'aurait empêcher de repartir avec vous aurait été la mort. Mais j'ai survécus aux mines de la Moria, alors continuerais à vos côtés. Je ne regrette pas mon choix, et je ne le regretterais jamais
Aragorn ne répondit rien, mais ses doigts trouvèrent les miens et il les serra fortement. Lui aussi disait au revoir à une partie de lui-même. Il était humain, mais tellement semblable aux elfes. Et désormais, il n'y en avait plus devant nous.
On survivra Alzena, promit-il. Et on reviendra
J'en suis sûre, murmurais-je avec un bref sourire. Il faut garder espoir jusqu'au bout, même dans les pires moments. Et je suis heureuse de vous avoir à mes côtés pour cela
Il me serra contre lui et je refermai la porte derrière moi, le suivant jusqu'à la rivière qui traversait la Lothlorien. Il avait été décidé que nous prendrions une voie plus rapide et plus sûre. Le fleuve qui coulait un peu plus loin nous offrait cela.
Les elfes aidaient les autres à monter les provisions sur les bateaux, je distinguai Gimli qui les regardait en haut, trop petit pour pouvoir charger quoi que ce soit sur les barques. Il fixait d'un air mauvais Legolas qui avait du lui lancer quelque chose avant que nous n'arrivions. A cet instant précis, Celeborn arriva vers nous, demandant à parler seul à seul avec Aragorn. Inclinant la tête, je m'éloignai en direction du nain.
Que faites-vous ? demandais-je en m'asseyant à ses côtés. Vous pourriez profiter des derniers instants en Lothlorien
Je rêve de partir de ce royaume d'elfes, répondit-il d'un ton bourru
Vraiment ? questionnais-je en haussant un sourcil devant son manque de conviction. Il n'y a pourtant pas de mal à dire que la Lothlorien vous a convaincu que tous les elfes ne méritaient pas votre mépris
Gimli ne répondit rien et en voyant Galadriel s'approcher, je serrai son épaule avant de me diriger vers ma grand-mère qui m'attendait. J'ignorais royalement Legolas qui me regardait un peu plus loin et j'inclinai la tête devant Galadriel.
Mon enfant, murmura-t-elle que je fus parvenu à sa hauteur. Je souhaitais de voir une dernière fois avant ton départ. Je suis si fière de toi. Tu es la digne fille de ta mère, sache le. Et garde espoir quoi qu'il advienne. Tu es la princesse de ce royaume, il a besoin de toi comme le Gondor a besoin d'Aragorn, la Forêt Noire de Legolas ou les Nains de Gimli. Vous régnez sur un royaume, ne les laissez jamais tomber
Sa confiance en moi me fit chanceler, et je ne pu rien répondre, trop émue pour cela. Aussi me contentais-je de serrer les doigts de ma grand-mère qui m'attira dans ses bras, pour m'entourer une dernière fois de son amour.
J'ai perdue mes deux filles, continua-t-elle. Je pris le ciel pour ne pas perdre mes petits-enfants. De cette guerre dépend le sort d'Arwen, le tien, et celui d'Elladan et d'Elrohir. Ne succombez jamais à la tentation, au Mal. L'espoir sera votre meilleure arme
Je vous le promets ma dame, murmurais-je en reculant. Je ferais tout pour que ce monde est une chance de vivre en paix, loin de tout ces malheurs. Je vous le promets
Elle embrassa doucement mon front et me sourit. Je lui répondis, avant de rejoindre les autres. Je fus surprise de les voir aligner face à nous et je me plaçai entre Aragorn et Legolas sans vraiment comprendre pourquoi. Il y avait une place vide ici, alors je m'y mettais. En pivotant sur mes talons, je constatai qu'Haldir me faisait face et je fronçai les sourcils.
Amis de la Lothlorien, clama Celeborn. Nous espérons sincèrement votre réussite, car d'elle dépend le sort de notre monde. Votre sacrifice restera éternellement marqué dans l'Histoire, et pour vous souhaiter bon voyage, voici quelques présents
Haldir posa une cape sur mon dos, la reliant par l'emblème de la Lothlorien : la feuille verte. Pinçant les lèvres pour ne pas laisser couler les quelques larmes qui me montaient aux yeux, je laissai le gardien attacher ma cape, avant de prendre l'arc qu'il me tendait. J'en reconnus immédiatement la valeur, et à mes yeux, il s'agissait du plus bel arc que j'ai pu voir. Ces deux présents me suffisaient amplement, voilà la raison pour laquelle je fus surprise de voir Haldir prendre un autre objet entre ses mains, sous les yeux de mes coéquipiers.
Un hoquet me secoua quand un diadème léger en argent fut poser sur mes cheveux, se mêlant à la perfection à ma longue chevelure rousse. Haldir me sourit en l'ajustant et lorsqu'il recula, je ne fis pas un geste, tournant les yeux vers mes grands-parents qui se tenaient côte à côte à notre droite. Un sourire dessinait leurs lèvres et je ne pu empêcher les larmes de couler. Ils venaient de me reconnaître officiellement comme leur héritière, comme leur petite-fille. Je n'étais plus une fille banale, j'étais la princesse de Lothlorien. Et encore plus quand je fis tout les elfes s'incliner devant moi, sous mon regard ébahit.
Partez sans crainte, murmura Galadriel. Et que votre voyage soit bon
Je tournai les yeux sur Haldir qui me sourit, et je ne pu m'empêcher d'agir comme une humaine banale. Je m'avançai vers lui pour me réfugier dans ses bras. Son étreinte se referma autour de ma taille, me serrant contre lui doucement. Il avait peur de me briser, s'il savait ce que j'avais pu vivre de pire.
Prenez soin de vous, murmura-t-il à mon oreille. Tâchez de revenir en vie et entière. Ce royaume a besoin de sa princesse. De vous
Et faites bien attention à vous, répondis-je en reculant. Le danger n'est pas qu'en Mordor, il nous entoure. Veillez sur ce royaume en mon absence. Continuez d'en être le sage gardien
Il essuya mes larmes avec un sourire et m'embrassa sur le front, puis je sentis les doigts de quelqu'un se refermer autour des miens et je relevai les yeux sur Boromir. Il était temps de partir.
Prenez soin d'elle, demanda Haldir. Ce n'est pas qu'une princesse. C'est une fille merveilleuse
Je souris en serrant Orophin contre moi, ainsi que mes grands-parents. Puis je me tournai vers les barques et me figeai. Legolas disait au revoir à l'elfe qui s'était tenu à ses côtés hier dans la soirée. Ils étaient bien trop proche pour être de simple amis et je fus heureuse d'avoir déjà ériger des barrières autour de mon cœur. Aucun doute qu'il aurait saigner à flots sans cela.
Laissez le donc, murmura Boromir en suivant mon regard. Il n'en vaut guère la peine
Vous avez bien raison, répondis-je en pivotant vers Haldir pour me réfugier une dernière fois dans ses bras
L'elfe me serra fortement contre lui, son étreinte plus forte que la première fois. Avait-il perçu ma souffrance ? Ma peur ? Je l'ignorais, mais je savais que je ne pouvais décevoir les miens. Alors je me plaquai un sourire sur les lèvres et reculai pour me retourner avant de me figer.
Les autres étaient déjà tous monté, et attendais que j'en fasse de même. Je jetai un regard à la première, qui contenait Aragorn, Frodon et Sam. Trop chargée. Je pivotai vers celle de Boromir, Merry et Pippin et constatai que cela revenait au même. Restait celle de Legolas et Gimli, sauf que je n'avais aucune envie de me retrouver avec le premier.
Venez dame elfe, clama Gimli. Cette barque peut contenir trois personnes. Et puis, ne me laissez pas seul avec un elfe taciturne
Legolas l'assassina du regard mais le Nain se contenta de le toiser d'un air mauvais. Soupirant en constatant que je n'avais guère le choix, je m'approchai de la barque, ignorant la main que me tendait Legolas, je montai de moi-même dans l'embarcation, guère rassurée de monter dans une chose qui bougeait au moindre de mes gestes. Et encore plus quand cette chose était également sensible aux gestes de mes colocataires.
Je m'assis aux côtés de Gimli, prenant une rame entre mes mains, refusant de me laisser porter comme une princesse. Même si, théoriquement, j'en étais une. Mais cela aurait trop fait plaisir à Legolas de me faire remarquer que je ne servais à rien. Alors je ne le laisserais pas me provoquer.
Faite bonne route, murmura Galadriel au moment où l'on commença à s'éloigner du rivage. Que la bonne étoile vous guide
Elle leva la main, signe de paix en elfique et j'inclinai la tête, percevant les sourires bienveillants des habitants de Lothlorien. Les miens. Mon peuple.
*0*0*
Je regardai le paysage défilé sous mes yeux. Il était si paisible, rien ici ne semblait avoir subit l'influence d'une quelconque menace. Tout était si vert, l'eau si bleu et transparente. J'étais heureuse d'être une elfe, de ne pas avoir à subir la souffrance musculaire à force de ramer. Je ne me serais certainement pas incliner devant Legolas. Tout, sauf lui.
Soudain, un grondement retentit à ma gauche et je tournai la tête violemment, à l'instar de Legolas. Mon cœur se serra sombrement et je plaquai mon poing sur la rame. L'ennemi était à nos trousses, il savait que nous avions quitter la Lothlorien. Je perçu les regards inquiets des autres et hochais la tête pour leur confirmer la présence de l'ennemi. Les hobbits n'avaient pas perçu notre échange, et ils continuaient d'admirer les rochers sous l'eau, hormis Frodon qui fixait droit devant lui, perdu dans ses pensées.
A ce moment là, un croassement de corbeau retentit, confirmant ma réponse. Les autres regardèrent autour d'eux, y comprit Merry et Pippin qui avaient sentit l'atmosphère s'alourdir. Mais je me contentai de leur sourire lorsqu'on entra dans un passage entre deux falaises. L'espace d'un instant, nous étions en sécurité.
Frodon, entendis-je Aragorn dire. L'Argonath
Je tournai les yeux vers l'endroit qu'il regardait et mes yeux s'écarquillèrent devant les deux immenses statues qui se dressaient devant nous, une main tendu devant elle. Mais ce n'était pas leur majesté qui me figea, mais l'impression de déjà vue sur les traits de celui de gauche. Je me tendis, il me rappelait le visage de mon père, la seule image humaine que j'ai eu de lui avant de le voir devenir un spectre, un mort parmi les vivants.
Je rêvais de voir les rois de jadis, murmura Aragorn. Mes ancêtres
Je me tendis encore plus, faisant lentement le lien entre ses mots et ce que je savais. La statue devant moi n'était pas celle de mon père, mais d'un de ces ancêtre, je le savais parce que mon père me l'avait un jour dit. La seule fois où il m'avait parler du Gondor, le royaume dont il était le roi avant de devenir un spectre parmi les ombres. Mon sang se figea dans mes veines, me faisant lâcher un hoquet sourd. La statue devant moi était celle de mon grand-père.
Alzena vous allez bien ? demanda Gimli
Je tournai la tête vers Aragorn qui hocha la tête doucement. Je m'agrippai à ma rame, laissant un instant Legolas pagailler seul dans l'eau. Lentement, les pièces se mirent seules en place. Au fond de moi, je savais depuis longtemps qui était mon père, un des plus grands roi du Gondor, et je savais aussi qu'il n'était maintenu en vie que grâce à la force de l'anneau qu'il portait. Lorsque ma mère l'avait rencontrer, ils avaient l'éternité devant eux, s'il n'avait pas sombré dans la noirceur des ténèbres. Autrement dit, j'étais une cousine éloignée d'Aragorn.
Depuis combien de temps le sait tu ? demandais-je à Aragorn en fronçant les sourcils
Je m'en doutais depuis le moment où j'ai su que tu était la fille du chef des cavaliers noirs, répondit Aragorn. Mais ta réaction m'a confirmer ce que je pensais
Alors c'est bien vrai, murmurais-je
Tu est bien la fille d'un des anciens roi du Gondor et la petite-fille de celui là, confirma Aragorn en désignant la statue de gauche. Bienvenue dans la famille
Il avait dit cela avec un bref sourire auquel je répondis. Bienvenue dans une famille de maudits : mon père, Isildur. Je m'étranglais sur place, tandis qu'Aragorn haussait un sourcil amusé. J'étais aussi la descendante de ce dernier. Vive la génétique.
C'est une bonne famille tout cela, répondit-il ironiquement. On a tout pour plaire tout les deux
Ne m'en parle pas, sifflais-je. Moi qui pensais avoir eu ma dose avec mon père, je ne savais guère que j'avais encore plus de raison d'en vouloir à ma famille paternelle
Boromir et Aragorn ricanèrent et je levai les yeux au ciel. Avant de me mettre à examiner les deux statues, mettant de côté le fait que Legolas ramait tout seul. Il pouvait bien m'accorder ce moment particulier.
Au bout d'un moment, je sentis un précipice droit devant nous et ne fus guère surprise qu'Aragorn nous dise de nous arrêter à droite du fleuve. Garant la barque sur le rivage, je sautai à terre, heureuse de pouvoir à nouveau toucher la terre ferme. Je constatai soudainement que Boromir n'avait pas l'air bien du tout et m'approchai de lui, mais je fus distraite par Aragorn.
Nous traverserons le lac au crépuscule, clama-t-il à ma droite. Cachez les bateaux et marchez. Nous atteindrons le Mordor par le Nord
Je fronçai les sourcils et me tournai vers lui. Il décidai d'entrer en Mordor par les portes noires ? Cela nous conduirait directement à la mort. Mais j'avais fait confiance à Aragorn jusqu'à maintenant, je ne commencerais pas à douter.
Il nous suffira simplement de trouver notre chemin à travers Emyn Muil, clama Gimli en me volant les mots de la bouche. Infernal labyrinthe de rochers coupants. Et après cela, ce sera encore mieux. Des marais gluants et nauséabondes à perte de vue
J'haussai les sourcils, impressionnée par sa connaissance de l'entrée du Mordor, mais Aragorn coupa court à mon admiration.
Oui maitre nain, répondit-il. C'est notre route. Reposez vous et reprenez des forces
Je vis Pippin avaler de travers devant la description de Gimli et ce dernier s'offusqua des paroles d'Aragorn.
Retrouvez mes…, commença-t-il en bondissant sur ses pieds mais il fut coupé par Legolas qui arriva précipitamment
Partons maintenant, clama-t-il comme si nous n'avions pas assez d'ennui
Non, répondit Aragorn tandis que je regardai autour de moi, ressentant la menace du Mordor oppressante. Des orques patrouillent sur la rive est. Attendons la nuit
Mais je savais parfaitement ce qui inquiétait Legolas. Et il ne s'agissait pas des orques. Je tournai les yeux partout autour de moi, et commençai à m'inquiéter en ne voyant pas Boromir et Frodon. Je me tendis net en constatant leur absence commune alors qu'ils ne s'entendaient pas du tout.
Ce ne sont pas eux qui m'inquiète, murmura Legolas. Une ombre et une menace grandissent dans mon esprit. Quelque chose approche. Je le sens
Je pivotai sur mes talons en entendant quelqu'un approcher, mais il ne s'agissait que de Merry. Frodon et Boromir étaient toujours absents.
Où est Frodon ? demanda Merry
Boromir aussi à disparu, renchéris-je en constatant qu'effectivement, aucun des deux n'étaient présents
Brutalement, je sentis la pression de l'anneau sur mon esprit et je chancelai, me rattrapant à la tunique de Legolas qui m'empêcha de tomber au sol. L'anneau, il parlait si fort, si puissamment. La frayeur me prit et je me redressai malgré mon malaise.
Frodon, murmurais-je en dégainant mon épée. Il vient d'enfiler l'anneau maudit
Les autres comprirent immédiatement ce que cela signifiait mais je ne fis pas attention à ce qu'ils décidaient, partant en courant vers l'endroit où je distinguai la puissance de l'anneau. Frodon donnait à tout le Mordor notre position.
Vous allez mourir Frodon de la Comté, susurra la voix de Sauron autour de moi. Rien n'est bon dans la mort
Frodon, hurlais-je en langage noir, le seul qui puisse lui parvenir alors qu'il portait l'anneau. Où êtes vous ?
Je me retrouvai violemment devant Boromir, à genoux au sol. La pression sur mon esprit disparut brutalement, et je sus que Frodon avait enlever l'anneau. Une bonne nouvelle, mais peut-être un peu trop tard.
Que c'est-il passer ? demandais-je à Boromir en m'agenouillant à ses côtés, cherchant avec mes sens la présence de Frodon. Boromir, dites moi ce qui s'est passer ?
L'anneau m'oppresse, murmura-t-il alors que je prenais ses mains entre les miennes. J'ai cédée un instant Alzena, j'ai faillis le tuer
C'est finit, fis-je en le prenant dans mes bras et en le serrant contre ma poitrine. C'est finit, Frodon va bien, il est en vie, je l'ai sentis
Sauf que brutalement, l'oppression sur mon cœur se fit plus forte. L'ennemi était là, tout proche. Je me redressai et Boromir comprit immédiatement ce qui se passait, car il se releva à son tour, son épée dégainer.
Hey, cria quelqu'un et je reconnus la voix de Pippin. Par ici
Je tournai la tête à droite, d'où je sentais la menace approcher. Sans que l'on ait besoin de se concerter, Boromir s'élança à ma suite dans la direction du cri.
Alors que l'on débouchait sur une clairière, je vis l'orque lever sa hache au-dessus de la tête de Merry et Pippin, j'attrapai mon arc, et lâchai une flèche qui le heurta en pleine tête. Boromir se jeta sur les suivants et je m'intercalai entre les hobbits et l'ennemi, dégainant mon épée.
Emporter par mon élan, je ne vis pas les orques devenir de plus en plus nombreux. Je ne voyais rien, je ne ressentais plus rien. Je frappai, je tuais, je décapitai. Le tout sans le moindre sentiment. Je savais tuer mieux que n'importe qui. J'étais capable du pire et du meilleur. Et à cet instant précis, les deux se mélangeaient.
On va y rester, hurlais-je à Boromir en voyant les deux hobbits se précipiter sur nous pour nous aider. Il nous faut de l'aide où l'on ne tiendra pas longtemps
Boromir frappa un orque, puis il se plaça derrière moi, attrapant le cor du Gondor. Comprenant sa décision, je me battis pour deux, protégeant ma vie et la sienne le temps qu'il appelle les autres à l'aide.
Sauf que le bruit du cor fut également entendu des orques qui avaient le défaut de ne pas être sourd. Cela ramenait donc en conséquent le double d'ennemi. Criant de rage, je décapitai violemment celui qui se trouvait devant moi.
Reculez, ordonnais-je aux Hobbits en attrapant le bras de Boromir. Cours, ou on va mourir
Sauf que les orques devenaient de plus en plus nombreux autour de nous.
Courez, cria Boromir aux Hobbits tandis que l'on se plaçait dos à dos. Je crois que c'est finit cette fois
Ne dit pas cela, répondis-je froidement. Je ne compte pas mourir aujourd'hui
Soudain, comme au ralentit, je vis le chef des orques s'avancer, élevant un arc devant lui. Ce n'était pas moi qu'il visait, mais Boromir. Il ajusta son tir et ma décision fut prise instantanément. Je ne m'étais pas jeter sciemment devant Legolas dans les mines de la Moria, cela n'avait pas été un sacrifice. Mais je refusai de voir mourir Boromir. Pas lui
Non, hurlais-je en me jetant devant mon ami
La flèche me heurta puissamment, et je fus précipiter au sol, hoquetant de souffrance. Mais je savais que rester au sol signifierait signer mon arrêt de mort. Alors j'agrippai la terre et me remis debout, brisant le haut de la flèche.
Alzena, cria Boromir en s'élançant vers moi
Sauf qu'il ne m'atteignit pas car une flèche se figea dans sa poitrine. Tremblant de tout mon corps, je le vis tomber à genoux. Tentant d'éloigner l'inconscience qui me guettait, je décapitai un autre orque, m'avançant vers Boromir. Et malgré nos blessures, on se mit dos à dos, restant debout face à la mort.
La troisième flèche atteignit à nouveau Boromir qui l'avait vue arriver avant moi et qui m'avait précipiter au sol. A moitié avachi sur moi, je le sentis trembler presqu'aussi fortement que moi. En relevant les yeux, je constatai que Merry et Pippin n'avaient pas trouver la force de fuir, et nous regardait d'un air horrifiée.
Je vis à nouveau l'orque lever son arc et je poussai Boromir sur le côté, nous évitant de justesse l'arme. Je regardai mon ami dont le sang cascadait à flot et nos yeux se rencontrèrent. Chacun y trouva la force nécessaire pour se relever une dernière fois et on fit face aux nouveaux orques qui approchaient.
Brutalement, un orque me frappa violemment au visage, me précipitant plusieurs mètres plus loin. Lorsque je relevai la tête, je vis la quatrième flèche se loger à nouveau dans la poitrine de Boromir.
Non, murmurais-je, trop faible pour hurler. Boromir
Je me fichai du reste, du fait que les orques nous entouraient rapidement, du fait que j'allais mourir. Plus rien n'avait d'importance. Sauf mes trois amis dont un était gravement blesser.
Ignorant à nouveau l'inconscience et la douleur, je trouvai la force de ramper sur le sol, parvenant à tuer deux orques et atteignis Boromir devant qui je me plaçai. Je vis Merry et Pippin attaquer et avant que je n'ai pu faire quoi que ce soit, les orques les attrapaient déjà, les soulevant de terre pour les entrainer avec eux. Ces créatures passaient autour de nous, sans qu'aucun de tente de nous achever. Les ordres n'avaient pas été de les tuer, mais de les enlever. De les emmener en Mordor.
Alzena, suffoqua Boromir
Je baissai les yeux et constatai que les siens étaient orientés derrière moi. Lentement, je me retournai, maintenant Boromir derrière moi.
Je ne pourrais rien faire, l'orque était trop loin, tout comme mon épée. Je tendis les doigts vers mon carquois, attrapant mon arc et une flèche, refusant de me laisser tuer sans résister. Mais ma vue se troublait et ma flèche passa à côte de la tête de l'orque, lui coupant quelques mèches au passage.
Pousse toi Alzena, murmura Boromir en tentant de me placer derrière lui
J'étais affaiblis, mais il l'était plus et tout ce qu'il réussit à faire, c'est me plaquer contre lui. Je ne laisserai pas l'orque le tuer en premier. Alors je levai les yeux sur notre assassin, bravant la mort en face. Il tendit la corde, visa ma tête et je serrai les dents.
Sauf qu'à cet instant précis, un hurlement de rage retentit et Aragorn se jeta sur lui, les faisant rouler sur plusieurs mètres. Sachant que je ne serais d'aucune aide, je me tournai vers Boromir dont le visage blafard ne laissait aucun doute sur la gravité de ses blessures. Retenant péniblement mes larmes, je posai sa tête sur mes genoux, caressant doucement ses cheveux. C'était tout ce que je pouvais faire. Je n'avais pas le don de guérir les blessures, ni celui d'éloigner la mort. Je ne pouvais que constater la cruauté du monde.
Sa va aller, murmurais-je en tentant de le distraire. Tout va bien se passer, tu va guérir
Tu n'a jamais su mentir Alzena, sourit-il douloureusement. Pas plus aujourd'hui qu'hier. C'est une bonne qualité
Je ne te laisserai pas mourir, répondis-je en retenant bravement mes larmes. Je ne te laisserai pas partir
Je tendis les mains et analysai les blessures, mais cela ne fit que confirmer mes craintes. Même Galadriel ou Elrond ne pourraient rien pour lui.
Ne me laisse pas seul, implora Boromir. S'il te plait
Je ne te laisserai jamais seul, répondis-je en serrant les dents pour ne pas exploser en sanglots. Jamais Boromir
Promet moi de gagner cette guerre, murmura-t-il en analysant mon visage. Promet moi de sauver le Gondor et la Lothlorien. Promet moi d'être heureuse, de vivre
Je ne pouvais retenir mes larmes mais je parvins à contrôler mes sanglots. Caressant doucement ses cheveux, j'hochai la tête lentement.
Je te le promet, murmurais-je. Et je te promet aussi que personne n'oubliera ton nom tant que je vivrais
Merci, répondit-il en serrant mes poignets. Merci
Je vis la tête de l'orque rouler à mes pieds et je la regardai se perdre en contrebas. Aragorn avait gagner, mais à cet instant précis, la victoire avait un goût amer. Aragorn nous rejoignit et tomba à genoux devant Boromir.
Ils ont enlever les petits, clama Boromir en suffoquant et en agrippant la tunique d'Aragorn
Restez tranquille, ordonna Aragorn en regardant à son tour les blessure de Boromir avant de lever les yeux sur moi, muette
Frodon ? demanda Boromir. Où est Frodon ?
Je l'ai laisser s'en aller, répondit Aragorn
Je savais que ce n'était plus à moi de parler, que mes adieux étaient passer. Venait ceux d'Aragorn.
Moi je n'ai pas pu, suffoqua Boromir que je sentais trembler contre moi. J'ai voulu lui prendre l'anneau
L'anneau est hors de portée maintenant, murmura Aragorn
Pardonnez moi, implora Boromir dont la respiration se faisait de plus en plus difficile. Je n'avais pas réalisé. Je vous ai tous trahi
Je raidis mes doigts autour de son visage, refusant de l'entendre se rendre coupable d'une chose dont il n'était pas responsable.
Non, contra Aragorn. Non Boromir. Vous vous êtes courageusement battu. Votre honneur est sauf
Il voulu enlever l'une des flèches de la poitrine de Boromir mais ce dernier fit reculer sa main. Je caressai son visage doucement, tentant d'empêcher mes sanglots de me secouer. Je ne devais pas céder, pas maintenant, je devais me montrer forte.
Laissez là, demanda Boromir. Tout est fini. Le monde des Hommes va s'effondrer. Tout tombera dans les Ténèbres. Et ma cité sera en ruines
Aragorn attrapa une de ses mains entre les siennes tandis que liais mes doigts à ceux de Boromir. La promesse que s'apprêtait à faire Aragorn serait la mienne également.
J'ignore quelle force anime mon sang, murmura Aragorn. Mais je vous jure que la Cité Blanche ne tombera pas et que notre peuple survivra
Boromir leva les yeux sur moi et j'hochai la tête, scellant la même promesse.
Notre peuple, murmura Boromir en écho aux paroles d'Aragorn. Notre peuple
Je sentais sa respiration se ralentir et je me tendis. Il comprit instantanément et tendit un bras vers son épée qu'Aragorn mit dans sa main. Refermant ses doigts autour, il l'a plaqua contre sa poitrine.
Je vis vaguement Legolas et Gimli approcher et je levai des yeux dévastés sur eux avant de les reposer sur Boromir qui trouva la force de caresser ma joue du bout des doigts de sa main libre.
Soit heureuse, me murmura-t-il
Je t'aime, répondis-je en laissant les mots m'échapper, ignorant véritablement ce que je disais, mais sachant que mes propos étaient vrais
Moi aussi, fit-il en souriant difficilement. Et je suis heureux de te l'entendre dire
Je me penchai en avant, posant mes lèvres sur les siennes, agissant comme si je l'avais toujours fait. Boromir me répondit doucement et, l'espace de quelques instants, je sentis son cœur s'accélérer, à l'instar du mien. Puis je fermai les yeux et relevai doucement la tête.
Soyez heureuse, répéta-t-il en laissant retomber son bras. Je vous aurais aimer jusqu'au bout et pour l'éternité. Soyez heureuse pour nous deux
Je te le promet, murmurais-je en laissant couler mes larmes et en continuant de caresser son visage. Je te le promet
Il tourna les yeux vers Aragorn, sa respiration ralentissant à nouveau.
Je vous aurais suivit jusqu'au bout, murmura-t-il. Mon frère. Mon capitaine. Mon roi
Je sentis son corps se détendre et je me sentis trembler. Il leva les yeux et les planta dans les miens. Tenant jusqu'au bout, je parvins à contenir mes sanglots jusqu'à ce qu'il rende son dernier souffle et que je sente la vie quitter son corps. Alors seulement, je cédai.
Un sanglot me secoua violemment, puis un second et je m'effondrai contre lui, incapable de contrôler le moindre de mes gestes. J'étais blessée, mais la blessure physique n'avait rien d'aussi douloureux que celle qui était mentale. J'étais incontrôlable, et je regrettai presque que l'ennemi ne soit plus là. Cette soif de vengeance, mon côté humain qui ressortait. Mais je ne faisais que pleurer, que sangloter, sans pouvoir lâcher les vêtements de Boromir.
Soyez en paix, murmura Aragorn en fermant les yeux de mon ami. Fils du Gondor
Cela ne fit que renforcer mes pleurs et je raffermis ma prise sur la tunique de Boromir, comme si cela pouvait le faire revenir. Ou du moins pas s'éloigner. J'avais l'impression d'être hystérique, je ne contrôlai plus mon corps. Je ne contrôlai plus mes sentiments.
Je n'avais jamais imaginé aimé Boromir à ce point-là. Bien sur, j'avais finis par comprendre que je l'aimais. Mais pas à ce point là. Alors je continuais de sangloter, infiniment.
Une main se posa sur mon épaule, je voulus la repousser mais elle caressa ma joue doucement. Je relevai les yeux sur Aragorn, ma vue se troublant. J'étais blessée, et mes blessures ne s'étaient pas effacer avec la mort de Boromir.
Alzena, appela-t-il. Il faut vous soigner. Et il faut laisser partir Boromir. Lui rendre un dernier hommage
Comment faite vous ? demandais-je à bout de force. Comment faite vous pour accepter de subir tellement de peine et de souffrance ?
Aragorn me prit contre lui, mais je me débattis et tentai de m'agripper à la tunique de Boromir. Ses bras autour de moi se firent plus durs et il me sépara du corps du défunt.
Non, grondais-je. Laissez moi
Vous avez fait une promesse Alzena, murmura Aragorn, me calmant instantanément. Vous lui avez promit de sauver son royaume et son peuple. Tiendrez vous parole ?
Bien sûr, répondis-je outrée
Alors prouvez le, clama-t-il. Relevez vous, et affrontez la dure réalité
Quelque part dans ma tête, une voix résonna, songe d'un homme qui était à présent mort « Comme tout ceux qui vivent des heures si sombres, mais ce n'est pas à eux de décider. Tout ce que vous avez à décider, c'est quoi faire du temps qui vous ait impartit ». Un nouveau sanglot me secoua, mais je trouvai la force de me redresser, aidée par Aragorn.
On ne peux pas le laisser ici, murmurais-je refusant de laisser le corps de mon ami à la merci des charognards. Il faut…
Boromir mériterait des obsèques dignes d'un roi, répondit Aragorn tandis que Legolas et Gimli nous rejoignaient. Et tout ce que nous pourrons lui offrir, ce sont des adieux en compagnie de ses amis
Mettons le dans une des barques, murmura Legolas. Son corps voguera vers l'infini
J'hochai la tête, sachant que c'était la meilleure solution. Essuyant mes larmes qui ne cessaient de couler le long de mes joues, je m'écartai pour laisser à Legolas et Aragorn la place nécessaire pour entrainer le corps de Boromir. Gimli posa une main sur ma hanche et on suivit en silence les deux autres en direction du fleuve.
Je ne quittai pas le visage de Boromir des yeux. Aurais-je été capable de l'aimer autant qu'il l'aurait souhaité ? Pourquoi m'étais-je rendu compte de ce sentiment alors même que je me sentais irrémédiablement attirée par Legolas ? Pourquoi maintenant ?
Arrivés sur la rive, j'aidais les autres à enlever les affaires d'une barque, puis je les regardai déposée doucement le corps inerte de Boromir dans le bateau. Lorsqu'ils eurent finit, Aragorn me fit signe de faire mes derniers adieux. Bouleversée comme je ne l'avais jamais été, je m'approchai de la barque.
Si je n'avais pas vue les trois flèches le heurter, j'aurais pu penser que mon ami dormait paisiblement. Son visage était en paix, ses yeux fermer de bougeaient plus, la mort n'avait pas encore rendu livide sa peau et je caressai du bout des doigts sa joue. Même dans la mort, il restait l'ami que j'avais toujours rêver d'avoir. Peut-être aurait-il été plus s'il avait eu le droit de continuer à vivre.
Reposez en paix, murmurais-je en elfique sans m'en rendre compte. Que vos ancêtres vous accueille à bras ouverts. Je ne vous oublierais jamais
Je me penchai et déposai un dernier baiser sur ses lèvres froides, puis sur son front, avant de me redresser et de me placer entre Gimli et Aragorn. Ce dernier serra délicatement mes doigts, avant de pousser doucement la barque en direction de la chute d'eau. Je regardai l'embarcation s'approcher lentement du vide, puis elle disparu dans la brume provoquer par l'eau.
Alors je fermai les yeux, récitant une prière que je n'avais jamais apprise mais qui chantait dans ma tête. Des doigts légers effleurèrent ma hanche et je rouvris les paupières pour voir Legolas qui écartait mon bras pour examiner la blessure faite par la flèche. Je serrai les dents quand il arracha violemment le reste de l'arme, avant de poser une compresse contre la blessure. Je savais que je guérirais. Les elfes guérissaient de blessures qui auraient tuer des humains.
Vous avez un bleu à la joue, murmura Legolas en faisant preuve d'une douceur nouvelle à mon égard en posant des doigts froids sur ma joue. Évitez d'y toucher
J'hochai la tête, trop faible pour répondre à voix haute. Puis je m'assis sur un rocher, prenant enfin confiance que Frodon et Sam avaient disparu, que Merry et Pippin étaient aux mains des forces du Mal. Je frissonnai d'effroi en pensant à ce que le Mordor leur ferait subir.
Alors malgré ma souffrance, je relevai les yeux sur Aragorn et lui lançai un regard interrogateur. Il regardait Frodon et Sam accoster la rive est, je savais quel était son choix, et je savais que je me rangeai à ses côtés. Legolas se précipita sur une barque pour la mettre à l'eau mais je ne bronchai pas.
Dépêchez vous, ordonna-t-il. Ils vont atteindre la rive orientale
Il releva les yeux en ne nous voyant pas réagir. Son regard passa d'Aragorn à moi puis revint sur Aragorn. Il comprit instantanément notre décision.
Vous ne les suivrez pas, murmura-t-il en nous rejoignant
Le destin de Frodon n'est plus entre nos mains, répondit Aragorn
Alors tout aura été vain, fit Gimli en s'approchant à son tour. La communauté a échouée
Aragorn s'approcha et enlaça délicatement ma taille, je m'appuyai contre lui, épuisée. Mais je savais que son choix était le bon. La tentation de l'anneau deviendrait de plus en plus fort à mesure que nous nous approcherions du Mordor. Je n'étais pas sûre de parvenir moi-même à y résister. Frodon et Sam étaient les seuls à pouvoir accomplir cette douloureuse tâche. Ils étaient les seuls à pouvoir tous nous sauvez. Et pour ma part, je ne laisserais pas le sacrifice de Boromir impuni. Il était mort pour protéger Merry et Pippin, je les retrouverai, même s'il me fallait pour cela affronter mon père et Sauron lui-même.
Ce fut à cet instant que je constatai que Boromir m'avait offert le plus beau des cadeaux, même s'il était fait dans le sang et la douleur. L'amour qu'il m'avait transmit, cette volonté de faire en sorte que son sacrifice ne reste pas impuni, tout cela me permettrait de surmonter ma tentation de rentrer en Mordor. Il m'avait donner ce qui me manquait. Il m'avait offert l'amour. Et quoi qu'il advienne, je me battrais pour honorer sa mémoire.
Pas si nous restons loyaux les uns envers les autres, répondit Aragorn d'une voix forte. Nous n'abandonnerons pas Merry et Pippin à une mort atroce
Il posa une main sur l'épaule de Legolas et Gimli, semblant leur transmettre sa force.
Pas tant qu'il nous restera des forces, continua-t-il en rengainant une dague. Laissez le superflu. Voyageons léger, allons chasser de l'orque
Un sourire se dessina sur mes lèvres et il attrapa mes doigts, m'entrainant à sa suite. J'entendis Gimli crier d'une voix revigorifier et j'entendis l'elfe et le nain s'élancer à notre suite.
Je laissai un instant mes pensées dérivées vers Frodon et Sam, priant pour que leur voyage se passe le mieux possible, puis je me concentrais sur mon objectif : sauvez Merry et Pippin, honorer la mémoire de Boromir. Je n'avais qu'une seule parole. Et je l'a tiendrais.
Pour moi, cela a été absolument atroce de tuer Boromir, je voulais tant le faire survivre, mais sa mort m'aidait à poursuivre mon histoire, alors j'ai été obligée de le tuer. J'ai pleurer toutes les larmes de mon corps en faisant cela tellement c'était cruel. J'adore ce personne et sa mort est celle qui m'a le plus peiner avec celle d'Haldir dans le 2. Enfin bref, voilà c'est fait. Pour le baiser, il était nécessaire et je ne pense pas qu'il détonne par rapport aux deux personnalités des personnes. Grand nombre d'entre vous m'ont fait remarquer que si je ne l'avais pas mise avec Legolas, elle aurait été parfaite avec Boromir, donc je me suis faite plaisir, et j'ai mis ce baiser.
J'espère que, malgré sa tristesse, ce chapitre vous a plu, dites moi ce que vous en pensez, c'est essentiel. Je vous souhaite à tous une bonne fin de semaine. A ce week end. Bisous
