Réponses aux reviews :

Baekjeong : Fallait pas pleurer pour ça XD Surtout que je trouve que ce chapitre est pire avec le discours de George ! Mais en même temps je suis contente qu'on puisse ressentir autant de chose juste en lisant mes quelques mots ! Merci en tout cas !

Alycia Panther : Désolé si tu trouves ça vraiment trop triste x) Mais t'inquiète pas ça va prendre du temps mais je serais incapable d'écrire autre chose qu'un Happy End ! Et pour ta question je n'ai pas compris, Harry est mal puisqu'il s'est fait violer x)

Bref bonne lecture et une review fait toujours plaisir !


CHAPITRE 9.

"J'ai quelque chose à te proposer"

Harry dévisage le roux en sentant la mauvaise nouvelle arriver. Il faisait tout pour aller mieux, il espérait que George le voyait. Des signes de rétablissement presque invisibles pour certain étaient pourtant visible si on s'y attardait bien. Harry ne se sentait pas spécialement mieux mais il savait juste que le sommeil venait dans les bras de George, que quand il l'embrassait son ventre se tordait de nouveau de plaisir, que lorsqu'il lui parlait même de tout et rien il arrivait à tout lui faire oublier. Mais là, le ton de George à la fois incertain et déterminé ne le laissa pas en confiance.

"Je voudrais que tu sortes de l'hôpital"

Harry eut un petit rire nerveux. Un rire sans sourire. Si quelqu'un d'extérieur le voyait il pourrait presque croire qu'Harry faisait une crise d'épilepsie ou qu'il s'étouffait. Sa toux se calma et sans une parole il regarda George comme le dernier des demeurés.

"Je suis sérieux. Tu ne vas pas rester ici toute ta vie. Tu es terrorisé je le sais. Mais laisse-moi t'aider. Je ne peux pas le faire si tu ne me parles pas. Alors dis-moi quand ça va mal, mais aussi quand ça va bien, je veux que tu me fasses ressentir chacun de tes états d'âmes. Je veux partager tes cauchemars, tes rires grimaçants. Je veux pouvoir comprendre instinctivement tous tes regards. Chacun de tes gestes doit me parler. Je veux savoir de quoi tu as besoin, ce que tu désires, où tu veux aller et ce que tu veux faire. Je souhaite juste te comprendre pour qu'à ton tour tu puisses lire en moi, et qu'ensemble on avance. Tous les deux. On va s'en sortir. Parce qu'on n'est pas seul. Ma mère, Fred et mes autres frères et sœurs ne nous laisseront pas tomber. Tu vas venir à la maison. C'est la fin de l'année, on va passer l'été ensemble. Je te veux dans mes bras à chaque instant, je veux recueillir chacune de tes larmes qui osera couler sur ta joue, je veux être celui à qui sera destiné ton premier vrai sourire. Je veux tout ça Harry. Je le veux avec toi. Je te veux toi. Même si aujourd'hui on est un peu bancal et handicapé. Je te veux toi Harry. On va se redresser, on va y arriver, on va vivre et être heureux. Et je te laisserai pas tomber, tu m'abandonneras pas non plus. Car on est accro. Tu es ma faille, mais sans toi je respire plus tu le sais. Alors reste avec moi car ça va aller je te le promets. Ça va aller, je t'aime, je t'aime tellement."

George finit son discours les yeux embués, il ne voyait plus rien. Son corps glissa contre le mur derrière lui et il se laissa aller. Il craqua devant Harry. Il ne fallait pas mais il en avait besoin. Il laisserait toute sa faiblesse dans cette chambre d'hôtel et quand la porte serait derrière eux il deviendrait fort. Il portera sa vie et celle d'Harry. Un petit corps frêle lui fit face et vint se nicher au creux de ses bras.

"Tu me promets ?"

George réussit à articuler un oui inaudible à travers les larmes. Un petit rire nerveux mais heureux s'échappa de ses lèvres. Les mains d'Harry encadrèrent son visage et des lèvres se joignirent aux siennes. Le baiser fut langoureux, un peu humide aussi. Leurs souffles se mêlaient, leurs larmes aussi. Qu'importe.

"Je t'aime George alors me laisse pas tomber. Jamais"

"Jamais."

Le murmure de George s'évanouit dans la pièce. Leurs bouches étaient de nouveau liées. C'était leur vraie promesse, leur vrai lien. Les mots étaient importants, mais leur corps prouvait tout ce que leur esprit n'arrivait pas à dire.

Les minutes passèrent. George se releva en portant presque Harry. Trop faible encore c'est en fauteuil roulant qu'il sortit de l'hôpital. Le sourire d'Aurore lui mit un peu de baume au cœur alors que le soleil le frappa de plein fouet. Dans sa tête une seule phrase résonnait comme une douce litanie : "je te promet que ça va aller."