Bonjour ! Pardon pardon pardon pour ce retard, mais l'iut, ça donne franchement pas beaucoup de temps pour les loisirs...
Pas vraiment le temps de m'éterniser, je remercie infiniment les petites mains qui continuent à me mettre des reviews !
Je vous laisse à votre lecture en espérant que cela soit à la hauteur de vos espérances...
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SITUATIONS ATTRAYANTES
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PDV Bella
Un sentiment d'exaltation intense s'empara soudainement de moi alors que je me réveillais à peine et qu'une seule pensée m'assaillit et envahit mon esprit tout entier : Edward. J'eus une irrépressible envie de rire tellement je me sentais heureuse. Je m'étirai longuement dans le lit de la chambre d'amis de l'appartement d'Alice et Edward.
La soirée d'hier avait été parfaite. J'appréciais réellement Carlisle et Esmée. Les parents de ces trois fous d'Emmett, Edward et Alice étaient les êtres les plus exceptionnels que la terre ait porté. Esmée n'avait cessé de complimenter tous les aspects de ma vie et de ma personne pendant toute la soirée, tandis que Carlisle m'avait répété maintes et maintes fois que leur maison m'était ouverte, que je pouvais venir quand l'envie me prenait et qu'ils étaient ravis d'occuper une place de famille d'accueil pour moi qui avait des parents si éloignés. Etait-il vraiment possible d'être aussi gentil ? J'étais sceptique au début, mais j'avais vite compris que ces élans d'affection venaient du fait que leurs enfants leur manquaient beaucoup depuis qu'ils ne vivaient plus avec eux.
Rosalie était pratiquement devenue leur fille. Orpheline, ayant vécu chez une tante qui n'avait pas vraiment prévu d'avoir à charge deux enfants d'un coup, je comprenais pourquoi elle s'était attachée aussi facilement à cette famille qui représentait à la fois une bouée de sauvetage et un idéal pour cette jeune femme. Les Cullen étaient faciles à vivre, je me doutais bien que Carlisle et Esmée l'avaient accueillie à bras ouverts. Edward, pendant une de nos conversations, m'avait dit que Rosalie avait été très fermée au début. Lorsque Emmett l'avait présentée à tout le monde, elle était encore cette jeune fille un peu sauvageonne, sur ses gardes, comme les enfants qui refusent de dire bonjour aux grandes personnes : comme eux, elle avait peur. Cela s'était apparemment même mal passé avec Alice et Edward, contrairement à Carlisle et Esmée. Mais petit à petit, le frère et la sœur d'Emmett avaient réussi à briser la carapace de leur belle-sœur qui avait alors confié toute sa souffrance aux membres de cette famille qu'elle appelait désormais la sienne.
Edward m'avait aussi parlé de Jasper. Contrairement à Rosalie, Carlisle et Esmée s'étaient d'abord un peu méfiés. D'une part parce qu'Alice était une fille et qu'ils voulaient la protéger davantage, d'autre part parce qu'ils connaissaient son caractère un peu extravagant et qu'elle ne connaissait Jasper que depuis quelques jours. Ils ne se méfiaient pas tellement de lui, parce qu'après tout il était le frère de Rosalie, et il leur inspirait une totale confiance. Ils se méfiaient plutôt de la manière dont Alice voyait leur relation. Mais finalement, voyant que ce couple avançait de façon stable et sereine, Jasper était naturellement devenu un nouveau membre de la famille.
Ce soir-là, ce n'était cependant pas Edward qui m'avait parlé de Tanya, mais plutôt Emmett. Oh, certes, il n'avait pas fait une thèse sur son cas, mais il m'avait un peu éclairée à son sujet. Il était clair qu'il n'aimait pas cette fille, comme Alice. Sauf qu'il se montrait plutôt indifférent, pour ne pas blesser son frère. Dès le début de leur relation, il avait su qu'Edward ne ferait pas sa vie avec elle. Il lui avait dit, avait essayé de lui ouvrir les yeux, et était maintenant exaspéré de constater que même si Edward partageait son avis, il ne rompait toujours pas avec elle. Il avait rajouté en souriant que maintenant, ça n'allait plus tarder. Tanya n'avait apparemment jamais fait d'efforts pour s'entendre avec la famille Cullen. Elle était courtoise et polie, mais aucun d'eux ne l'intéressaient à part Edward. Elle évitait les repas de famille, si bien que Carlisle et Esmée ne l'avait plus jamais invitée. Au début elle n'adressait même pas la parole à Alice et Rosalie, mais voyant qu'Edward détestait ça, elle avait fait quelques tentatives, mais leurs conversations étaient très limitées. Et voilà où en étaient Edward et Tanya. Emmett, même s'il avait admis que Tanya pouvait se montrer gentille, m'avait dépeint un personnage plutôt inintéressant et dispensable.
Par ailleurs, Esmée et Carlisle m'avaient raconté quelques anecdotes du temps où leurs enfants étaient encore petits. Comme la fois où Alice chassait des papillons avec son petit filet et où Emmett n'avait rien trouvé de mieux à faire que de secouer la branche d'un arbre sur laquelle tenait en équilibre une ruche. Depuis ce jour, Alice était allergique aux piqûres d'abeilles en en avait une peur bleue. Ou la fois où Edward, voulant faire plaisir à sa maman le jour de son anniversaire, lui avait préparé un plateau pour un petit déjeuner au lit et avait voulu l'apporter dans la chambre parentale. Mais au moment de passer la porte, le petit garçon s'était coincé les deux mains entre les extrémités du plateau et les deux côtés du chambranle de la porte. Impossible à dégager, Carlisle y était allé à la tronçonneuse. La journée avait fini à l'hôpital. Ou encore le jour où Emmett avait trouvé un préservatif au collège, et avait trouvé amusant de l'enfoncer sur la tête d'Edward, avec beaucoup d'efforts bien sûr. Il avait fallu une semaine à Edward pour ne plus avoir l'impression que ses cheveux sentaient le latex et le lubrifiant. Alice avait aussi eu son jour de gloire au collège, en s'étant cachée sous le bureau de la principale pour photographier ce dont toutes les personnes faisant partie de l'établissement se doutaient : elle ne portait pas de culotte. Alice avait accroché plusieurs exemplaires de ces photos dans la cafétéria et jamais elle ne s'était fait prendre. Personne ne savait qu'elle était la petite espionne, seuls Emmett et Edward le savaient. Ses parents apprirent plus tard qu'elle les avaient soudoyés en leur proposant de faire le ménage dans leur chambre pendant un mois. Bref, j'étais désormais en mesure de faire du chantage si l'un des enfants Cullen m'importunait.
Je décidai enfin de me lever après que toute la soirée me soit revenue en mémoire. Arrivée ici hier soir, j'étais bien trop épuisée pour faire le chemin jusqu'à chez moi toute seule dans ma camionnette, Alice m'avait donc proposé de rester dormir ici et avait suggéré que nous pourrions nous rendre au studio ensuite. Je n'avais pas relevé sa dernière remarque et avait finalement accepté sa proposition, à moitié endormie dans sa voiture. Je me levai donc et passai le gilet qu'elle m'avait prêté la veille pour ce matin, couvrant un peu mon corps terriblement dénudé dans cet ensemble short débardeur. Encore une stupide idée d'Alice. Je sortis de la chambre qui donnait directement dans le salon et me dirigeai vers la cuisine. Je ne m'aventurai pas à fouiller partout pour trouver à manger, trouvant cela bien trop gênant, et me contentai de préparer le café. Ce qui fut une très mauvaise idée, puisque la cafetière faisait un bruit atroce.
- J'ai pas pensé à la détartrer… marmonna une voix ensommeillée terriblement sensuelle derrière moi.
Oh mon dieu, le matin j'étais insatiable. Je me retournai, toute rougissante, vraiment gênée de lui faire face en si petite tenue. Mais malheureusement pour mon petit cœur, il n'allait évidemment pas cesser de s'emballer puisque Edward était tout simplement… en caleçon. Un tout petit minuscule bout de tissu noir, qui devait cacher à peine un dixième du corps d'Apollon d'Edward. Bien sûr, il était dans sa cuisine, il était donc tout à fait normal qu'il se balade en caleçon devant moi… me montrant par la même occasion combien ses fesses semblaient musclées lorsqu'il passait devant moi pour continuer de préparer le café.
- Sais-tu quelle heure il est Bella ?
- Euh…
- Il est sept heures et demi. Es-tu une personne normalement constituée ?
- Bheeeu… Moui, pourquoi ?
- Penses-tu réellement qu'une personne normalement constituée se lèverait à sept heures et demi du matin alors qu'elle s'est couchée vers deux heures du matin ?
- Je suis insomniaque.
Edward émit un rire, avant de tirer une chaise pour que je puisse m'asseoir, et me servit un bol de café chaud.
- Croissants ? Pains au chocolat ? Tartines ? Céréales ? proposa-t-il en sortant tout d'abord des croissants à faire chauffer au four.
- Hmmm, comme toi.
- Alors ce sera croissants pour nous deux ! sourit-il.
Il n'imaginait pas une seule seconde l'effet qu'il avait sur moi. Edward était décidément un homme à mon goût.
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PDV Edward
Ne pas regarder Bella. Ne pas regarder Bella. Ne pas regarder Bella avant d'être installé à table. Je m'empressai de tout préparer pour la belle, voulant faire bien, mais luttant pour ne pas la regarder et ne pas entendre sa voix si mélodieuse et jolie. Je n'aurais peut-être pas dû descendre aussi précipitamment, sans prendre le temps d'enfiler au moins un bas de pyjama. Mais dès que j'avais entendu la cafetière, je sus que Bella était en bas, seule, Alice et Jasper n'ayant pas bougé de leur chambre. Je mis enfin les croissants au four et après m'être servi un bol de café, je m'installai en face de Bella.
- Alors Bella, bien dormi dans la chambre d'amis ? interrogeai-je en posant enfin mon regard sur elle.
Magnifique. Et terriblement sexy dans ce pyjama bien trop court de partout. Voilà pourquoi il valait mieux attendre d'être derrière la table avant de la regarder. Je sentais déjà un événement gênant se produire dans mon bas-ventre. Ses cheveux ébouriffés, ses yeux endormis, ses lèvres gonflées et ses joues rosies, tout en elle me donnait envie de la toucher, de la sentir contre moi, et même de l'embrasser.
- Oui, je, c'était… vraiment confortable, très agréable… bafouilla-t-elle de façon si adorable alors qu'elle plongeait son regard au fin fond de son bol de café.
Je ris. De la voir ainsi, tellement gênée. Je ne voulais pas qu'elle le soit devant moi mais je comprenais parfaitement sa réaction, un quasi inconnu en caleçon lui demandait comment s'était passée sa nuit en la reluquant. A sa place, j'aurais fuit. Mais je savais qu'une sorte de lien s'était formé entre nous, et qu'elle ne prendrait pas ses jambes à son cou.
- Qu'as-tu pensé de la soirée d'hier ? demandai-je pour relancer la conversation.
- C'était… vraiment génial. Tes parents sont formidables, si tu savais à quel point je suis heureuse de les avoir rencontrés ! Ça me touche énormément de savoir qu'ils m'ont acceptée si facilement dans votre petit cercle familial…
- Nous ne pourrions pas nous passer de toi maintenant, déclarai-je en vrillant mon regard au sien.
Nous nous regardâmes quelques secondes intensément. J'aimais regarder ses yeux si sombres, j'avais l'impression de me noyer dedans et je ne voulais surtout pas en ressortir, je ne voulais pour rien au monde rompre ce contact.
- Merci de m'avoir accueilli comme vous l'avez fait, dit soudain Bella tout en continuant à me regarder de ses yeux profonds.
Je fus surpris, même troublé par ce qu'elle venait de dire.
- Et bien… Ce n'est rien, vraiment… Ça nous fait très plaisir et je… enfin… tu vois, nous aimons que tu sois avec nous, bégayai-je.
Cette fille me transformait. Complètement. Jamais je ne perdais mes moyens comme ça mais avec elle tout était si… différent. Mieux.
- J'aime aussi passer du temps avec vous. Finalement… J'aime ces séances photos avec Alice.
- Moi aussi, dis-je sans réfléchir, voulant réellement lui faire comprendre que j'aimais être avec elle.
- Et… Enfin…
Bella rougit de plus belle.
- Oui ?
- Et bien… Même si au début, j'étais très gênée par tout ce que nous demandait Alice, pour les poses et tout… Je me suis bien amusée.
- Moi aussi Bella, vraiment. Ecoute, je… ajoutai-je en hésitant, je voulais m'excuser pour… pour Tanya et pour notre petite période de tensions, tous les deux…
Bella me regarda sans comprendre. S'il te plaît, ne me juge pas, ne pense pas que je suis accroché à Tanya comme une sangsue, c'est complètement faux…
- Pour Tanya ? répéta-t-elle.
- Elle… Elle n'avait rien à faire au studio et… je ne t'avais pas parlé d'elle et… comment dire, je sais que c'est à cause de ça que nous ne nous sommes plus revus pendant si longtemps, j'ai… vraiment détesté cette période…
- Edward, il n'y a aucun mal, je ne vois pas où est le problème…
- Je suis désolé.
- Mais… Tu n'as pas à t'excuser de quoi que ce soit, je veux dire… Tu n'as aucun tort. Pour ce qui est de cette période de… tensions comme tu dis c'est que… et bien c'est que j'avais beaucoup de travail, j'étais un peu débordée…
Non, ma Bella, ne me mens pas s'il te plaît…
- Je… J'avais très peu de temps libre, et j'étais épuisée, voilà tout, finit-elle en souriant.
Je n'insistai pas. Je devais rompre avec Tanya, et après, j'aurais tout le loisir de faire comprendre à Bella qu'elle comptait pour moi, bien plus qu'une simple amie. Car elle méritait de savoir cela. Je la regardai encore, ne pouvant m'empêcher de l'observer. Mais le four sonna. Merde. Petit inconvénient. Je fermai discrètement les yeux et pensai très fort à ma vieille tante, celle qui faisait tremper son dentier dans un verre d'eau dans la cuisine.
- Attends, ne bouge pas, je vais les chercher, murmura-t-elle en se levant.
Je bénis le ciel. Bella s'approcha du four, l'ouvrit et… prit le plateau. Oh merde. Evidemment elle retira sa main aussitôt, étouffant un cri et s'éloignant jusqu'à heurter le coin de la table avec ses reins. Je m'étais levé précipitamment et avait accouru auprès d'elle pour examiner sa brûlure. Rien d'atroce, mais cela devait quand même lui faire mal. Je l'entraînai rapidement au bord de l'évier en la poussant avec mon bras, et mis sa main sous l'eau froide. Quelques larmes s'étaient échappées de ses jolis yeux.
- Oh non, Bella, ne pleure pas… dis-je en essuyant ses larmes avec mon pouce après voir pris son visage en coupe.
Ma Bella rit un peu, mais sa main la faisait souffrir.
- Ne bouge pas, je vais chercher de la biafine.
En quelques secondes, j'étais revenu avec la pommade. Je fermai le robinet et pris sa main brûlée dans la mienne. Bella se laissait faire docilement, l'air un peu abattu. J'ouvris le tube de crème, en déposai dans ma main et commençai à l'appliquer doucement sur sa blessure.
- Je suis une véritable cruche, renifla-t-elle.
Je relevai le regard vers elle, stoppant mon geste.
- Tu racontes des bêtises, lui dis-je.
- Je suis une pauvre écervelée.
- Ca aurait pu arriver à tout le monde, c'était simplement un petit moment d'inattention.
- Tu dis ça pour que je me sente moins nulle…
- Je me suis un peu perdu dans ton regard. J'aurais eu la tête ailleurs moi aussi si j'y étais allé.
Je n'attendis pas qu'elle me réponde et retournai à ma tâche. Doucement, je lui frictionnais la paume de sa main pour que la pommade la soulage. Elle était bien amochée tout de même ma Bella…
Finalement je lui servis son croissant et me plaçai à côté d'elle pour savourer le mien. Nos corps étaient tous proches, je me délectais de cette sensation de bien-être que me procurait le fait d'être près de Bella.
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PDV Bella
Oh mon dieu, mais quelle idiote, vraiment. Comment passer pour une fille complètement maladroite et écervelée en deux secondes devant un dieu vivant ? En étant moi. Il me semblait que tout avait bien commencé, rien que de voir Edward… en caleçon – quand même – m'avait émoustillée. Mais le coup de la pommade sur la main m'avait achevée. Il s'était montré tellement attentionné, j'avais du mal à y croire. Je n'avais pas osé lui dire que je m'étais vraiment fait mal au dos, l'embarras avait été assez important. Je décidai maintenant de profiter du fait qu'Edward était littéralement collé à moi, nos cuisses nues se touchaient et la chaleur de son corps contre le mien me rendait folle. Mais, pour tout dire, il y avait une chose pour laquelle je me sentais en position de force : Edward, depuis un moment, faisait en sorte de rester caché derrière la table. Je n'étais pas stupide, je savais bien qu'il lui arrivait quelque chose de gênant, et honnêtement, j'étais heureuse d'être responsable de cela, même si ça m'avait paru improbable.
- C'est bon ?
Edward me tira de mes pensées.
- Hmm, pardon ? demandai-je en rougissant et en pensant à ce qu'il pouvait cacher.
- Tu aimes ces croissants ?
- Oh, oui, ils sont délicieux, répondis-je en me léchant les doigts pour enlever les miettes.
Edward toussota et gigota un peu sur sa chaise, provoquant un agréable frottement contre ma peau. Il reprit rapidement la parole :
- Et euh… Hum, Alice m'a proposé une nouvelle séance photo. Hum, à nous deux je veux dire. Quand tu veux, en fait.
- Oh c'est… d'accord, et bien euh… quand tu veux. Ce week-end si tu veux.
- C'est… parfait. Quand elle se réveille je lui dis.
J'acquiesçai sans répondre. La perspective de poser à nouveau avec Edward me rendait joyeuse, mais je devais garder en tête qu'il était avec Tanya et que je devais agir de manière correcte avec lui.
- Mais… tu ne travailles pas normalement le samedi ? interrogeai-je, curieuse.
- Euh… en fait j'avais posé ma journée, pour pouvoir dormir après le repas chez mes parents.
- Oh… D'accord, répondis-je en souriant.
Mais…
- Mais je t'ai réveillé !
- Ce n'est pas grave.
- Bien sûr que si, tu avais sûrement envie de faire la grasse matinée !
Edward se mit à rire alors que j'étais carrément désespérée.
- Mais enfin pourquoi tu ris ?
- Ce n'est pas grave Bella, au moins je profite de ma journée…
- Je n'arrive pas à croire que je t'ai réveillé à sept heures…
- Peu importe l'heure à laquelle je me lève, je suis content de prendre mon petit déjeuner avec toi.
- Oui mais bon… sept heures quand même…
Et là, ce fut l'instant fatidique pour mon pauvre petit cœur. Edward posa sa main sur mon poignet en riant et en disant, me semblait-il, que ça ne lui posait aucun problème de se lever si tôt, mais je ne saisis pas sa phrase en entier car mes oreilles s'étaient mises à bourdonner. Je n'étais consciente que d'une chose, malheureusement pour moi, c'est que je souriais bêtement à mon interlocuteur. Vraiment bêtement. La bouche un peu entrouverte, la tête légèrement penchée, il ne manquait plus que le filet de bave. Pourquoi mes parents m'avaient-ils faite aussi cruche ?
- Bella ?
- Hm ?
- Ca te convient ?
- Comment ?
- Euh… Est-ce que tu es d'accord pour dire à Alice que nous pouvons aller au studio cet après-midi ?
- Oh ! Oui, oui, bien sûr…
- Très bien. Alors le premier qui la voit lui dit, d'accord ?
- Oui, réussis-je à répondre alors que je fixai Edward béatement.
Un silence s'installa entre nous alors que nous nous regardions. Décidément, cela nous arrivait souvent et ce n'était pas pour me déplaire. Je plongeai alors dans ses yeux caramels tachetés de vert. Je déviai mon regard vers son nez droit et fin, puis vers ses lèvres fines et rouges qui cachaient des dents blanches parfaites. Cette bouche m'attirait irrésistiblement, et sans que je comprenne pourquoi, nos deux visages se rapprochèrent lentement, alors que nos yeux se croisaient et revenaient vers nos lèvres.
- Aïe !
Je sursautai, Edward aussi. Gênée et rougissante, je tournai la tête dans la direction de la voix tandis qu'Edward me fixait intensément, le regard beaucoup plus sombre et profond. C'était Alice qui s'était cogné le bras sur le rebord d'un meuble…
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PDV Edward
Je vais tuer ma sœur. La couper en morceaux. La brûler et répandre ses cendres aux quatre coins du monde. Cela devrait suffire à calmer ma rage de l'instant. Ou pas.
- Salut vous deux… dit-elle de sa voix nasillarde de petit lutin maléfique qui… stop.
Sa tête toute ébouriffée me dissuada de la couper en morceaux. Elle s'approcha de Bella et moi, colla une grosse bise sur la joue de Bella et me prit longuement dans ses bras en fermant les yeux, prête à se rendormir sur mon dos. J'en revenais pas. Elle qui voulait absolument me caser avec sa meilleure amie, elle n'imaginait pas que quelque chose avait failli se passer. Quelque chose de complètement magique. Aussitôt après avoir su que Bella et moi acceptions une séance photo cet après-midi, Alice se réveilla et devint hystérique. Elle décolla Bella de moi, créant un immense vide à la fois autour de moi et dans ma poitrine, et l'embarqua dans sa chambre – où soit dit en passant, Jasper devait encore dormir.
Je me levai alors, profitant du fait d'être seul et donc pas obligé de cacher quoi que ce soit, débarrassai la table et montai à l'étage pour aller prendre une douche. Je me lavai rapidement et retournai dans ma chambre pour enfiler un jean et un tee-shirt noir. J'entendais Alice pépier depuis sa chambre pauvre Jasper, il en prenait pour son grade et ne devait même pas comprendre pourquoi. Je descendis ensuite dans le salon après avoir étalé du gel dans mes cheveux pour tenter – en vain – de les discipliner. Je m'installai confortablement dans le canapé et allumai la télévision sur la chaîne musicale pour passer la matinée. J'aurais bien le temps de préparer le repas plus tard.
Cela devait bien faire un quart d'heure que je somnolais devant la télévision lorsque j'entendis un bruit de porte sur ma gauche. Je tournai rapidement la tête. C'était la porte de la salle de bain. Et Bella, ma Bella, se tenait sur le seuil, tremblante de froid dans sa serviette blanche, les cheveux mouillés dégoulinants sur ses épaules nues, le haut de sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration frénétique, ses jambes fines. D'un coup, je ne pouvais plus décoller mon regard de cette créature de rêve et je n'avais qu'une envie : me précipiter vers elle pour embrasser ses lèvres rouges sur lesquelles perlaient quelques gouttes d'eau, faire glisser sa serviette sur son corps mouillé, la caresser et l'aimer sur le champ. Il me sembla que nous étions restés de longues secondes à se regarder comme ça, lorsque Bella sursauta et rougit instantanément. Elle se mit à bafouiller des excuses incompréhensibles, qu'elle avait oublié ses affaires dans sa chambre et qu'elle était désolée d'avoir fait irruption comme ça. Je ne l'écoutai que d'une oreille tandis que je la détaillais sans gêne, arborant un petit sourire et insistant bien sur des parties de son corps, si bien qu'elle rougit de plus belle. Mon dieu qu'elle était belle. Une sensation agréable s'était répandue dans mon bas-ventre si bien que je me sentais désormais serré dans mon jean. Je n'eus pas l'occasion, à mon grand désespoir, de la déshabiller davantage du regard car elle se rendit d'un pas précipité vers sa chambre et claqua la porte.
Il me fallut quelques minutes pour me calmer en pensant pour la seconde fois de la journée à ma vieille tante au dentier qui trempe dans l'eau. Je me concentrai sur elle et le gros rappeur qui arborait d'énormes pistolets, et enfin je me sentis moins embarrassé. Alice choisit ce moment pour descendre. Elle vint s'installer à côté de moi sur le canapé et posa sa tête sur mon épaule.
- Merci infiniment Edward.
Avais-je réellement entendu ce que je venais d'entendre, sortant de la bouche de ma petite sœur ?
- Pourquoi ? demandai-je simplement.
- Pour avoir accepté de faire une autre séance photo. Ou plutôt, pour avoir décidé avec Bella de me proposer de faire une autre séance photo, ce qui est complètement différent.
Complètement différent, en effet…
- C'est Bella qui t'a forcé la main ?
Je me mis à rire immédiatement.
- Bella ? Tu rigoles ? Elle n'arriverait même pas à se convaincre elle-même de quelque chose, répondis-je dans un sourire.
- Alors c'est toi qui veux faire cette séance ! s'écria Alice.
- Alice, nous avons décidé ensemble de te faire plaisir.
Ma petite sœur se tut quelques secondes. Elle bougea un peu, se rapprochant encore de moi. Je passai mon bras sur ses épaules. Je réfléchis un instant. J'avais… besoin de lui dire, mais je craignais sa réaction.
- Alice…
- Oui ?
- Je crois que… Je crois que je vais quitter Tanya, lâchai-je de but en blanc.
Silence radio. L'avais-je perdue ?
- Tu… Tu veux dire… la quitter…
- Je vais quitter Tanya. Me séparer d'elle.
Nouveau silence. Raclement de gorge. Silence.
- Tu… Comment ?
- Je dois lui dire en face.
- Quand ?
- Dès qu'elle vient.
Alice bougea un peu. Puis se redressa. Elle me regarda quelques secondes dans les yeux et se reposa de nouveau sur moi. Elle renifla.
- Euh… C'est… C'est à cause de Bella ?
Mon cœur s'affola un peu. Je ne pouvais pas dire à ma sœur que Bella m'attirait, elle nous aurait rendu la vie infernale et aurait risqué de tout gâcher.
- Non. Non, j'ai seulement réalisé à quel point Tanya n'est pas faite pour moi.
- Bien.
…
- Oh pardon ! Non je voulais dire que, enfin… Laisse tomber, tu sais très bien ce que je pense.
- Oui Alice.
- Edward ?
- Oui Alice ?
- Je peux te donner mon point de vue ?
- Je le connais déjà.
- Non attends, je veux dire, te donner un avis plus approfondi sur la question, disons, autre que « je déteste cette fille ».
- Vas-y toujours.
- Et bien… Quand tu as rencontré Tanya à l'université, j'étais complètement dégoûtée parce que… Tu passais tout ton temps avec elle et… tu m'as abandonnée. Moi je… J'étais toujours avec toi, je mangeais avec toi, je dormais avec toi, je faisais mes devoirs avec toi, je… Tu étais mon frère, nous étions les mêmes, c'était Edward et Alice… Et quand elle a débarqué… Ç'a été Edward et Tanya. Et la petite Alice elle s'est retrouvée seule, sans son frère. C'est pour ça que j'ai eu du mal à accepter Tanya dès le début. Ensuite… Tu as voulu la présenter à papa et maman. Tu n'imagines même pas à quel point j'ai été heureuse que ce soit un fiasco total. Je pensais qu'après ça tu la quitterai, parce qu'elle ne prêtait pas la moindre attention à la famille. Mais j'ai vite déchanté. Tu as passé encore moins de temps avec nous pour rester avec elle. Et puis papa a eu sa mutation. Là j'étais vraiment certaine que ça finirait entre vous deux. Emmett et Rose se sont trouvé un petit appartement bien sympa et nous deux on a emménagé ensemble. J'étais tellement heureuse. Puis Tanya est arrivée. J'en revenais pas. J'essayais de me convaincre qu'elle repartirait mais elle est restée. Il n'y a que Jasper qui a réussi à me remonter un peu le moral. Tu vois… Peut-être que tu ne vas pas me croire, mais j'ai fait des efforts pour m'entendre avec elle. Je lançais la conversation, je faisais à manger quand elle venait, enfin bon, le fait est qu'elle ne me voyait que comme la petite sœur emmerdante et que je n'avais pas la moindre valeur à ses yeux. Elle n'a jamais eu l'idée de me remercier pour les repas, ou les cadeaux… C'est très vexant et surtout frustrant d'imaginer que son frère risque de faire sa vie avec quelqu'un qui ne vous apprécie pas. J'étais blessée que tu me préfères à cette fille. Et… je n'ai pas fait que la détester. Je t'ai aussi moins aimé pendant longtemps…
Je ne répondis pas. Je ne répondis rien à ce qu'elle m'avait dit, je me contentai de la serrer plus fort dans mes bras, parce que ma petite sœur, le seul véritable amour de ma vie m'avait tellement manqué.
- Tanya ne fait plus partie de ma vie Alice. Tu dois savoir que quelle que soit la femme qui sera la mienne, elle ne prendra jamais ta place. Jamais.
Quelques heures plus tard, après avoir mangé et fait une courte sieste – Bella m'avait tué à se lever à sept heures trente – je me retrouvai à attendre Alice et Bella dans le studio alors qu'elles étaient enfermées dans la salle de bain depuis un quart d'heure. Je craignais qu'une des deux ne tue l'autre et j'appréhendais le moment où je devrais rentrer pour les séparer. Depuis quinze minutes, je les écoutais se disputer sur la tenue de Bella.
- Alice ! Est-ce que tu penses vraiment que je vais m'habiller comme une pute ?
Ouah. Bella en furie, je donnerais tout pour la voir.
- C'est un très bel ensemble Bella, c'est le cuir qui te dérange, ou la couleur rouge ?
- Les deux, plus les jarretières !
Hum. Tante Elisa et son dentier.
- Je t'en prie Bella, tu vas être tellement sexy !
- Je préfère encore mettre cette nuisette plutôt que cet ensemble de film porno.
J'étais trop serré dans mon jean maintenant.
- Ça suffit maintenant, tu enfiles ça et tu ne discutes plus, j'ai assez perdu de temps.
J'entendis Alice jeter un cintre par terre, puis un froissement, et enfin elle sortit de la salle de bain, toute souriante. Arrivée tout près de moi elle me chuchota :
- Tu es prié de te contrôler, j'ai eu assez de mal à convaincre Bella de porter ce qu'elle doit porter.
Aucun mot ne put sortir de ma bouche. J'en revenais pas. Alice me força à enlever mes vêtements et je me retrouvai en boxer, obligé de me planquer derrière la table le temps de me calmer. Tout s'était passé si vite… Ma sœur était franchement diabolique et avait poussé le vice jusqu'à affubler Bella, l'angélique et douce Bella, d'un minuscule ensemble de lingerie féminine. Deux ridicules bouts de tissu qui cachaient le strict minimum. Je ne savais pas comment j'avais réussi à rejoindre Bella devant le rideau rouge sans me faire trop remarquer, mais je l'avais fait, et maintenant je me planquais derrière elle. Alice avait mis de la musique, du classique.
- Edward, tes mains sur ses hanches.
Je m'exécutai, fermant les yeux et me concentrant sur ma vieille tante. La douceur de la peau de Bella me ramena à l'étrange situation dans laquelle j'étais. Son parfum délicat embaumait mon cœur et je n'avais qu'une envie : ancrer davantage mes mains sur sa peau et parcourir son corps sans jamais la quitter.
- Bougez un peu, je veux de la sensualité. Prenez des poses.
Après quelques secondes d'hésitation et voyant que Bella était littéralement pétrifiée, je me décidai à faire en sorte que nos deux corps se meuvent ensemble. Je déplaçai mes mains en dessous de la poitrine de Bella, résistant à l'envie de prendre ses seins en coupe, tandis qu'elle passait ses bras au dessus de sa tête pour nouer ses mains autour de ma nuque.
- Edward, arrête d'être aussi timide et mets tes mains sur ses seins nom d'un chien.
Je crois que Bella et moi avons bugué pendant quelques secondes suite à la phrase d'Alice. Nous étions choqués autant l'un que l'autre.. Cependant, après avoir retrouvé mes esprits, je déplaçai lentement mes mains sur les seins de Bella, qui avait cessé de respirer, et me collai davantage à elle. J'étais certain qu'elle devait sentir mon érection sur ses fesses, mais tant pis. Elle était tellement désirable, je ne pouvais rien y faire. Je plongeais mon nez dans son cou et respirai son odeur, alors que je ne me gênais pas pour caresser sa poitrine faite pour mes mains. Quelle sensation divine. Sa respiration était saccadée, comme la mienne. Doucement, je me mis à l'embrasser dans le cou et à me serrer encore plus contre elle. Je continuai alors à caresser son sein gauche d'une main alors que je descendais ma main droite vers son bas-ventre. J'hésitai une seconde à quelques centimètres du point de non-retour, puis continuai et plaçai ma main sur son pubis. Du bout de mes doigts, je sentis la chaleur que dégageait Bella. Sous mes mains elle était toute tremblante, avait du mal à respirer et fermait les yeux en balançant sa tête en arrière. Je ne cessais de la caresser, cajolant son sein et frottant doucement son bas-ventre à travers le tissu de sa culotte, sans oser descendre plus bas. Je l'embrassai avidement dans le cou et ne pouvais m'arrêter de goûter sa peau douce et chaude, déposant des myriades de baisers de sa mâchoire à son épaule. Nous avions tous deux du mal à respirer, je la plaquai littéralement contre moi et elle passait ses mains dans mes cheveux et sur ma nuque, me procurant mille frissons. Le temps s'était arrêté. Des milliards d'étoiles tournaient autour de nous et plus rien n'existait à part nos deux corps. J'entendis Bella soupirer puis gémir faiblement, ce qui me fit durcir encore plus. Je pressai encore plus son sein et câlinai son bas-ventre plus durement.
La réalité me rattrapa lorsque je me rendis compte que les flashs d'Alice ne crépitaient plus et que celle-ci s'était éclipsée. Bella sembla s'en apercevoir au même moment puisqu'elle ouvrit les yeux et se figea. Doucement, nous nous écartâmes l'un de l'autre. Bella se retourna lentement vers moi, les joues rosies par ce que nous avions vécu. Elle m'observa, se mordant la lèvre inférieure. Je ne savais pas vraiment quoi dire.
- Je… Je suis désolé Bella…
- Non ! T'inquiète, c'est… Euh… C'est rien.
Elle se racla la gorge. Je replaçai une mèche de ses cheveux derrière son oreille.
- Euh… Nous devrions euh… hum, nous… rhabiller ? proposa-t-elle, la voix un peu tremblante et le regard fuyant.
- Euh, oui, bien sûr, balbutiai-je.
Nous nous regardâmes encore quelques secondes, puis dans un même mouvement nous décidâmes de bouger. Je passai ma main dans le creux de ses reins pour l'accompagner jusqu'à la salle de bain et la laissai sur le seuil. Elle me remercia d'un sourire timide et d'un hochement de tête, puis disparut derrière la porte.
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Voilà voilà...
J'attends vos réactions, j'ai hâte =P
(L)
