Chapitre 10
Cette nouvelle fit l'effet d'une bombe dans la Grande Salle devenant silencieuse. Tous se tournèrent vers Ronald qui lisait la Gazette avec un air stupéfait. Tous sursautèrent quand les jumeaux Weasley s'écrièrent :
-Tu es content de toi ?!
-On va faire comment maintenant, hein ?!
-Mais je...
Les jumeaux Weasley lancèrent un regard mauvais vers leur frère quand il y eut une beuglante qui arriva et explosa devant Harry :
-ESPECE DE SALE MONSTRE ! TU AURAIS DÛ MOURIR FACE A CE LOUP-GAROU. TU ME REPUGNES ET JE T'INTERDIS DE T'APPROCHER DE MON PETIT GREGORY.
Harry resta tétanisé sur son siège, le regard fixe. Brusquement, une autre beuglante arriva et hurla :
-TU N'AS RIEN A FAIRE A POUDLARD, ESPECE DE SALE CREATURE. TU N'AS PAS INTERET A TOUCHER MON PETIT THEODORE.
Harry se transforma en loup et quand il vit un autre hibou avec une enveloppe rouge, il courut se réfugier dans un endroit sombre de la pièce et grelotta dans un coin. Toute l'école horrifiée vit le pauvre loup se faire sur lui sous la terreur qu'il ressentait. Les filles pleuraient devant l'état du pauvre loup. Severus se leva et rugit :
-A tous les serpentards, bloquez les prochaines beuglantes et mettez les de côté.
Tous les serpentards des années supérieurs sortirent leur baguette et les pointèrent sur les hiboux qui lâchèrent les lettres et s'enfuirent à tire d'aile. Le même sort fila des différentes baguettes sur les enveloppes qui n'explosèrent pas. En même temps, Severus se transforma en panthère et alla rejoindre le loup qui tremblait dans une mare d'urine. Il lui lécha tendrement le haut de la tête. Puis, comme une mère avec ses petits, il lui attrapa la nuque et l'emmena vers les cachots. Le corps d'Harry pendouillait dans le vide tandis qu'il avait mis sa queue touffue entre ses pattes tremblantes.
Le professeur Dumbledore serra les poings, se leva en tremblant de colère et avant de pouvoir dire quoi que se soit, Draco Malefoy siffla à toute la Grande Salle :
-A tout ceux qui aime Harry Potter, prenez les...
-Beuglantes, et lancez tous les sorts que vous connaissez dessus. Vos professeurs et moi-même nous occuperons des beuglantes pour qu'elles se modifient, coupa Albus Dumbledore furieux.
Tous regardèrent le directeur avec stupeur et frémirent devant la fureur qui se lisait dans son regard bleu exempté du moindre pétillement de malice. Tous acceptèrent et les élèves à partir de la seconde année lancèrent chacun un sort de leur choix, bien que les serpentards n'aient eu aucun scrupule à faire de magnifiques mélanges de sorts, dont certains à la limite de la légalité et de la magie noire. Puis, toutes les beuglantes furent renvoyés à l'envoyeur. Le professeur Dumbledore avec un grand sourire satanique lança :
-Bien maintenant, vous savez quoi faire en croisant une beuglante.
-Oui professeur Dumbledore ! s'esclaffèrent les élèves.
-Bien, j'ai hâte d'avoir les nouvelles demain. En attendant, bonne nuit.
Tous les élèves quittèrent la Grande Salle et rejoignirent leur dortoir tandis que dans les cachots, Severus ayant reprit forme humaine caressait doucement la fourrure encore humide du loup qui gémissait le museau caché dans les vêtements du sombre professeur du Potions. Il fallut plus de quatre heures avant qu'il ne commence à se calmer. Severus était outré, Harry était totalement inoffensif et pourtant tout le monde sorcier le voyait comme un monstre alors qu'il était un enfant adorable et très câlin. Severus alla se coucher après avoir pris une bonne douche avec Harry pour nettoyer sa fourrure salie et alors que d'habitude il ne supportait pas l'eau sur son poil, Harry ne réagit pas et se laissa faire tout en tremblant de peur. Quand Severus s'écarta pour se sécher, le loup poussa des cris et il dut s'habiller en un coup de baguette. Dès que ce fut fait, le loup se précipita contre lui et se colla au professeur. Severus caressa tendrement le poil souple de Harry. La nuit fut calme, et le lendemain, quand il se leva, il fut suivit par un loup couinant et comprit avec horreur que Harry s'était de nouveau caché derrière le loup, comme il l'avait fait durant tant d'années. Severus s'accroupit devant lui et s'exclama :
-Harry, Harry reviens.
Le loup le regarda fièrement le professeur et Severus demanda :
-Zen, c'est toi ?
Le loup noir remua la queue joyeusement et lécha avec frénésie le visage du professeur. Severus alla prendre sa douche. Cependant, le loup resta cette fois-ci dans la chambre et ne le suivit pas sous l'eau. Ensuite, il dit :
-Zen, tu vas rester avec moi.
Le loup jappa et remua la queue, puis tous les deux allèrent dans la Grande Salle afin de petit déjeuner. Quand Severus arriva, tous espérèrent que l'enfant chéri de Poudlard le suivait, mais leurs espoirs s'effondrèrent quand ils virent un loup noir à la fourrure ébouriffée et aux yeux émeraudes le rejoindre. Synthia se leva et fondit en larme. Tout le long travail de sa famille était perdue à cause de ces salopards de sorciers rétrogrades. Elle se mit à genoux et supplia :
-Harry, Harry reviens, s'il te plaît. Zen, laisse-le revenir.
Le loup remua la queue et lui lécha le visage trempé de larmes de sa sœur. Elle soupira lourdement et murmura en utilisant sa dernière carte :
-Harry, enfin, Zen. Poudlard n'est pas fait pour un loup. Je vais demander à papa et à maman de venir te chercher. Papa aurait dû attendre avant de t'y amener. Grand-père et les autres t'apprendront ce qu'il faut. D'accord ?
Au fond de lui, Harry ne voulait pas repartir chez lui, il avait enfin des amis, il ne voulait pas tout perdre à cause des autres. Non, NON...
-NOOOOOOOOON !!
Tous sursautèrent quand, dans une explosion puissante et dans une aura verte, le loup se transforma en Harry Potter avec une lueur combative au fond de son regard. Toute l'école l'applaudit devant son envie de se battre. Synthia folle de joie se jeta sur son frère et le serra fort contre elle. Elle était tellement fière de lui. Avec un grand sourire ravi, elle l'emmena vers son siège et tous commencèrent à manger après que les jumeaux Potter aient remercié comme il se doit le sombre professeur de Potions. Ils étaient tous en train de papoter gaiement, tentant d'entraîner Harry dans leurs discussions quand un hibou arriva avec une lettre bleue. Avec réluctance, il ouvrit la lettre et une voix enfantine sortit de l'enveloppe :
-Tu es mon héros, je te trouve très beau et je veux me marier avec toi quand je serais plus grande. Tu es d'accord dis ?
Toute la Grande Salle explosa de rire alors que Harry était écarlate. Il tenta de s'enfuir de la Grande Salle quand d'autres hiboux apportèrent des lettres bleues et roses, mais sa sœur l'attrapa et le rassit sur sa chaise.
-Oh non, mon petit loup. Tu vas faire fi de ta timidité et tu vas écouter ce qu'elles disent.
-Mais je...
Devant le regard noir de sa sœur, il soupira et dit :
-Bon d'accord.
Soupirant comme un malheureux devant toute l'école qui l'observait avec amusement, il ouvrit la lettre et le professeur Dumbledore lança de nouveau le sort qui permettait de t'entendre ce que la lettre disait avec la voix de celui qui avait écrit la lettre :
-Ô tu es mon loupinou d'amour à moi. Je t'aime ta Zezette.
-Mouarfarfarfarf !!
Tous les élèves et certains professeurs riaient devant neuneunitude de la lettre. Même le sombre professeur de Potions avait envie de rire. Synthia s'exclama :
-Ouvre une autre.
-Bien.
Il ouvrit une enveloppe de mauvaise qualité et une voix malsaine et mauvaise retentit dans la salle qui devint totalement silencieuse :
-Ta peau est-elle toujours aussi douce ? Je me souviens encore de la saveur de ton sang, la tendreté de ta chair quand j'ai enfoncé mes crocs dans ton épaule. J'ai hâte de te retrouver mon petit louveteau. Alors comme cela tu as réussi à contrôler tes transformations, je suis très fier de toi. A la prochaine mon petit génie. Je te retrouverai où que tu ailles.
FG
-Fenrir Greyback ! siffla Severus en devenant blême.
-Alors c'est lui qui t'a mordu ? demanda Draco à son meilleur ami.
-Oui, il m'a fait tellement mal, gémit doucement Harry dans le silence obtenu.
Complètement choqué par cette lettre, il se leva et voulut quitter la Grande Salle, mais il fut arrêté par les professeurs au complet alors que Severus Rogue lançait un sort de silence afin que personne n'entende leur conversation. Dumbledore demanda à Harry :
-Harry, tu te souviens de cette attaque ?
-Oui. Mais je ne me souviens plus avant que l'ombre m'ait lancé le rayon vert.
-Voldemort. Tu te rappelle de ça ?
-Oui. Quand le sort qu'il m'a lancé est revenu vers lui, une ombre est partie de lui et je me souviens que... qu'il a dit :« Ô Merlin, pardonnez-moi ! » et puis il a fermé les yeux et il a disparu.
-Qu'est-ce que ça veut dire ? demanda Severus.
Brusquement un voix encore plus rauque que celle de Harry retentit et les professeurs virent le loup-garou les observer avec un regard plus sombre, plus sauvage. Severus comprit qui leur parlait.
-Tsss ! Les humains, ce que vous pouvez être stupides et ignares !
-Zen ?
-Oui, si Harry peut devenir un loup quand il le veut, je peux parler quand il le faut et là, c'est important. L'ombre qu'a vu Harry était possédée par une autre ombre. Personne ne connaît vraiment son nom. Mais il est là depuis le début de toutes choses. Il est le contraire de la vie et de la mort. Il est le néant et le chaos. Il ne peut posséder qu'un sorcier de onze ans avant qu'il n'arrive dans une école de magie. Durant des années il est en sommeil préparant ses plans et quand le sorcier reçoit son héritage magique alors il se réveille. Il l'a fait pour le fils de Salazar Serpentard et il l'a fait pour Voldemort.
-Alors si c'est le cas, l'esprit qui a possédé Voldemort va revenir, il doit être toujours dans les parages. En déduisit Minerva McGonagall.
-Peut-être aussi que Tom est toujours vivant, enfin, son esprit est toujours vivant. Tom est un serpentard, il a toujours été rusé et cela ne me surprendrais pas qu'il ait réussi à survivre malgré cet esprit, remarqua Dumbledore.
Voldemort au fond de cet abruti de Quirrel faillit pleurer de joie, mais comme tout bon serpentard qui se respecte, il était méfiant et paranoïaque, alors il ne savait pas trop quoi faire. Il décida de quitter le cercle de silence afin d'y penser. De ce fait, il n'entendit pas Dumbledore demander à Harry :
-Harry ?
-Oui, demanda le loup méfiant.
-Tu pourrais le retrouver ?
-Heu... et bien si j'avais son odeur, oui.
-Severus ?
Le professeur de Potions comprit et dévoila à Harry sa marque des ténèbres. Harry se transforma en loup et renifla avec beaucoup d'attention le bras de Severus et détecta trois odeurs, celle de Severus, celle du mal et une dernière pleine de souffrance, de peur et de douleur. Il comprit que cette dernière odeur appartenait à Tom Elvis Jedusor. Il s'imprégna de cette effluve, puis parti en courant afin de retrouver son origine. Le loup partit en courant et gratta misérablement à la porte pour sortir. Tous les professeurs comprirent et le suivirent. Il courut dans les couloirs poursuivit par un chat tigré, un phœnix, une panthère et une ribambelle de professeurs qui voulaient connaître le fin mot de cette histoire. Le loup accéléra quand il vit le prof au turban, lui sauta dessus et lui arracha sa coiffe. Puis, il se mit à lécher le deuxième visage. Voldemort grimaçait et poussait des grognements de dégoût. Albus demanda à Severus de retirer Harry et dit à Tom :
-Tom. Pardonne-moi. Je suis humain et je ne connais pas tout. J'aurais dû voir que tu étais maltraité.
-Et qu'auriez-vous fait ? siffla Tom en se relevant.
-Je.. J'aurais tenté de te retirer de cet orphelinat et de t'adopter.
-Père célibataire et trop vieux ? Personne ne vous aurait laissé faire, personne ne vous aurait laissé prendre un enfant.
-J'aurai tellement voulu faire quelque chose.
-Détruisez ce démon.
-Avec ton aide Tom, on le fera.
-Merci.
-Je te le promets Tom, nous le détruirons avec ton aide. Tu es le seul qui le connaisse bien. Tu connais ses faiblesses, tu sais tout de lui.
-Je le détruirais comme il m'a détruit. J'en fais le serment, il paiera pour tout ce qu'il a fait.
-Nous t'aiderons. Mais pour l'instant, tu vas reprendre ta place de professeur de DCFM en faisant en sorte que personne ne se doute de ta véritable identité. Le Ministère serait ravi de te mettre la main dessus et te donner le baiser du détraqueur.
-Mais Quirrel est un abruti ! gémit Tom.
-Merci, ça fait plaisir, soupira Quirrel qui commençait aussi à en avoir marre de garder cet esprit acariâtre et mauvais perdant.
-Allez courage, il ne vous reste plus qu'un an à tenir.
-Mais avec la pierre philosophale... commença Tom.
-Il va bien falloir y réfléchir mon petit, lança Dumbledore.
-Petit ? J'ai plus de soixante dix ans, s'insurgea Tom.
-Ah non. Tu vois, quand le sort t'es revenu en pleine face, tu es mort. Mais tu es réapparu sous la forme d'un esprit. Donc pour moi, tu es un enfant de dix ans et donc que tu le veuilles ou non « JE » t'adopterai quand je trouverai le moyen de te rendre un corps.
-Mais...
Le terrible Seigneur des Ténèbres poussa un couinement peu viril quand le grand et sage Albus Dumbledore lui colla une claque sur les fesses en lui ordonnant d'aller se reposer. Quirrel lança :
-C'est lui le responsable et c'est moi qui reçois les claques ?! C'est dégueulasse.
L'esprit et le professeur se dirigèrent vers les appartements de Quirrel en se disputant. Albus avec un sourire lança :
-Severus, cela te dis de le remplacer ?
-Oh ! Oui alors.
Maintenant que tous savaient que Tom Jedusor était innocent et qu'un être démoniaque se promenait quelque part dans le monde, Albus se tourna vers Harry qui attendait paisiblement qu'on s'intéresse à lui et lui dit :
-Harry, Zen, je suis très fier de vous deux. Dix points pour Serpentard. Bien, le repas doit-être terminé. Tu as faim, Harry ?
-Oui, je n'ai pas beaucoup mangé.
-Alors tu retournes dans ta maison, tu cries « les cuisines » et là tu demandes ce que tu veux, expliqua Dumbledore.
-Tout ce que je veux ?
-Tout ce que tu veux.
-Génial !
A suivre
