19 juin 1993,

Je venais juste de terminer de donner les premiers soins à Lily qui était bouillante de fièvre. J'étais à la fois si heureux et inquiet de la retrouver. Ce tenait dans mes bras ce qui était censée être une gamine qui ne pesait pas plus lourds qu'un chaton, bouillante de fièvre et le visage creuser de douleur. Je n'arrivais pas à la regarder, pas après ce qu'elle me révéla sous la colère. Je voulais me dire que tout n'était que mensonge mais l'étincelle de désespoir dans son regard me découragea de penser cela.

Je vouais une haine sans précédent à mon père mais la haine que ressentait la petite m'était insupportable. J'aurais préféré la voir diriger sa haine contre moi mais il n'en était rien. Elle détestait le monde qui l'entourait, la vie qui lui était offerte, la chance de continuer à se battre et plus important sa propre existence.

Mon cœur s'était glacé lorsqu'elle m'avoua n'attendre qu'une chose de la vie, chose que la vie lui refusait constamment « la mort ». Je l'avais attentivement écouté, même si je ne voulais pas les voir, ses cicatrises commencèrent à faire surface, m'explosant en pleine figure. Des cicatrises qui sont encrée en elle et dont chacune d'elle lui rappelait ce dont pourquoi elle était encore là. Si j'avais le pouvoir de remonter le temps, je l'aurais épargné tant de souffrance, souffrance qu'aucun enfant ne devrait avoir à subir

Je commençais à me rendre compte ou plutôt à la voir comme elle était vraiment. Elle n'était pas seulement la réincarnation de Lily Evans mais aussi une enfant qui a affronté la vie tous les jours et que l'on avait pris plaisir à piétiner sans ménagement.

Pendant que je la transportais, je me demandais qui est-ce que je voulais aider réellement, la Lily Evans de mes souvenirs ou la gamine qui semblait avoir besoin d'aide devant moi ? Allais-je pouvoir lui prodiguer tout l'amour dont elle mérite ou reportai-je tous mes espoirs sur une gamine pour me donner bonne conscience ?

C'étaient des questions auxquelles j'allais devoir répondre pour que nous puissions tous les deux faire un bout de chemin ensemble, car après cette nuit, je m'étais juré de la protéger et de faire tout mon possible pour retrouver le sourire qu'elle me donna même si ce n'était que pour un bref instant. Pour l'heure, j'allais devoir veiller le reste de la nuit et m'assurer qu'elle aille mieux.

Bien à toi,

Severus.


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