Hello! Voici la suite de c'était pas son jour! Le chapitre suivant est écrit et le 12 est en cours donc les updates seront régulières (3semaiens environ).
Je me mets au "Secret des Evans" le plus vite possible mais j'ai trois mémoires à faire donc ça va être dur dur --
Coldcream qui s'occupe de la beta car Lannie n'a plus le temps m'a fait entièrement recommencer ce chapitre. Le résultat est vraiment mieux, j'espère qu'il vous plaira!
Bonne lecture!
Chapitre 10 – Faut qu'on parle….
Ce contact acheva de le réveiller. Il ôta la main de Sirius de son torse, mit un espace entre eux et se retourna afin de lui faire face :
- Sirius, il faut qu'on parle… fit-il d'une voix mal assurée.
Sirius n'aimait pas ce ton, ni la célèbre phrase « il faut qu'on parle ». La dernière fois qu'on la lui avait dite il avait pleuré toutes les larmes de son corps… C'était Rémus qui l'avait prononcée. Cependant, il reprit contenance, et, avec un calme apparent, répondit :
- D'accord. De quoi veux-tu parler ? De nous ?
Malgré lui sa voix était froide et légèrement tremblante. Il ne voulait pas que cette histoire finisse. Il avait été tellement malheureux dans sa vie et maintenant qu'il avait une étincelle d'espoir de vivre enfin quelque chose de bien, Severus semblait vouloir refuser ce bonheur. Sirius sursauta lorsque ce dernier éclata d'un rire sans joie :
- De nous ? Comme s'il y avait un « nous » ! Moi, m'intéresser à un Gryffondor aussi stupide que toi ?
- Mais… je croyais que… balbutia Sirius. Et Rémus il était à Gryffondor non ! ajouta-t-il, à la fois furieux et étonné.
- Ne change pas de sujet et finis tes phrases, si tu en es capable.
- C'est toi qui changes de sujet ! s'insurgea Sirius. Et je ne comprends plus rien ! Tu as l'air triste, tu veux qu'on parle, je m'inquiète et tu te moques de moi !
L'ancien Gryffondor était hors de lui.
Severus hésita. Ca lui serrait le cœur de voir à quel point Sirius semblait tenir à lui, mais il ne pouvait pas… Le « nous » l'avait surpris et lui avait fait peur. Il allait faire marche arrière pendant qu'il le pouvait encore.
- Ecoute je voulais juste te dire que nous n'avons rien à faire ensemble.
- « Juste » ? répéta Sirius, dépité.
- Qu'est-ce que tu croyais ? Ca me coûte de l'avouer mais j'ai eu un moment de faiblesse. Je ne suis pas fait pour aimer et j'éviterai donc ce genre de situation à l'avenir. Ca m'embarrasse plus qu'autre chose.
- Ca t'embarrasse ? Tu veux dire que je suis un poids ? demanda Sirius d'une voix blanche.
- Tu comprends quand tu veux !
- Arrête d'être comme ça ! Pourquoi tu changes de comportement tout à coup ! C'est quoi le vrai problème ?
- C'est toi le problème ! Je ne te supporte pas !
- Ce n'est pas ce que tu disais hier soir… chuchota Sirius en baissant le regard.
- Mais j'ai eu le temps de réfléchir. Je te l'ai dit, c'était un moment de faiblesse.
L'animagus releva la tête, un air déterminé au fond des yeux.
- C'est justement ça qui cloche : tu réfléchis trop.
- Ce qui n'est pas ton cas c'est sûr, le railla Severus.
Sirius, imperturbable, continua d'une voix ferme :
- Il y a quelque chose que tu ne veux pas me dire. Quelque chose d'autre que le classique « Gryffondor contre Serpentard ». Car nous ne sommes plus des gamins, Severus. Ni toi, ni moi. Et tu as eu le temps de réfléchir avant de m'embrasser. Car c'est TOI qui m'as embrassé hier, je ne l'ai pas fait.
- Je n'ai rien à te dire que tu ne saches déjà, rétorqua Severus, mal à l'aise.
- Très bien. Alors, si c'est comme ça, je m'en vais. Salut Snape, ravi de t'avoir un peu servi quand tu avais besoin de tendresse.
Sur ce, Sirius sortit de la chambre en claquant la porte. Il s'arrêta dans le couloir, juste en face de la pièce et s'accroupit. Il prit sa tête dans ses mains et refoula ses larmes. Il espérait tellement que Severus le rattrape, qu'il l'embrasse fougueusement et lui dise que tout ça n'était qu'un mauvais rêve…
O o O o O o O o O
Severus ne comprenait pas comment les rôles avaient été échangés. Ca lui en avait coûté de rompre avec Sirius mais au moins c'était fait… Il inspira profondément et sortit. Il tomba nez à nez avec Sirius.
O o O o O o O o O
Sirius entendit la porte s'ouvrir. Par réflexe, il se redressa. Severus et lui se faisaient face. Severus baissa la tête, contourna Sirius, et s'en alla. Ce dernier décida de ravaler sa fierté et le rattrapa.
- Sev… Dis-moi que rien de tout ça n'a été dit…
- Lâche-moi s'il-te-plait.
- Je ne te lâcherai pas tant que tu ne m'auras pas dit la vérité, stupide serpent ! siffla-t-il entre ses dents, furieux.
Severus fit un geste brusque du bras afin de se libérer de l'emprise de Sirius et lui répéta :
- Il n'y a rien d'autre à dire !
L'animagus attrapa Severus, le plaqua contre le mur et l'embrassa avec toute la passion qu'il avait en lui. Severus répondit au baiser. Il gémit lorsque le genou de Sirius entra en contact avec son entrejambe. Sirius le lâcha brusquement :
- Tu es sûr que tu n'as rien à me dire ? Si vraiment tu ne voulais pas de moi, je pense que tu aurais mis fin à ça bien avant !
Severus ne sut quoi rétorquer. Bien sûr qu'il avait répondu au baiser de Sirius. Bien sûr qu'il n'avait pu dire non. Bien sûr qu'il avait aimé… Mais que répondre à ces affirmations ? Comment nier ?
- Je…
- Tu ? l'encouragea Sirius.
- J'ai peur, voilà ce que j'ai !
- Mais de quoi, ou de qui as-tu peur ? demanda Sirius avec douceur. La réaction de Severus lui fit faire un mouvement de recul ; il avait hurlé :
- J'ai peur de MOI ! Je suis mauvais !
- Mais non tu n'es pas…
Severus l'interrompit et répliqua froidement :
- Tu ne sais rien de moi. Je t'avais parlé de Valerian il me semble. On a vécu ensemble durant deux ans. JE l'ai tué. De sang froid.
Sirius fut décontenancé par cette annonce. Il chercha une explication rationnelle :
- Je suis sûr que tu n'as pas vraiment voulu qu'il meure. Ou qu'on t'a forcé… Ou… Je ne sais pas mais tu me caches quelque chose. Je sais que tu n'es pas méchant. Il n'y a qu'à voir comment tu te comportes avec les enfants. Alors arrête de me mentir, de te mentir… Dis-moi la vérité. Je suis là pour toi.
Severus était touché par les paroles du brun mais il ne le montra pas. Il le poussa légèrement afin de pouvoir passer et s'éloigna. Alors que Sirius le suivait tout en insistant, Severus ajouta :
- Je n'ai rien d'autre à dire. Je l'ai tué parce qu'il m'aimait. Je dois être complètement déséquilibré. Il faut dire que passer quinze ans à Mangemortland ne doit pas être particulièrement recommandé pour éviter de développer des maladies psychotiques, précisa-t-il cyniquement.
Sirius, ne sachant que répondre, fut presque soulagé de voir Severus changer de sujet. Il aurait bien le temps d'en parler un peu plus le soir-même, il préférait éviter de braquer l'homme et garder une chance de le faire parler :
- Maintenant que tu es renseigné sur le mauvais état de ma santé psychologique, je pense que le sujet est clos. Alors pourquoi ne pas en entamer un autre ? Par exemple, ton entrevue avec la directrice.
- Oh ça s'est bien passé ! Très bien même ! lui répondit Sirius d'un ton un peu trop enjoué pour être naturel. Elle ne voulait pas trop me croire au début mais je voyais bien qu'elle avait besoin de preuves ! Donc je lui ai fait le coup des oiseaux puis je lui ai raconté comment c'était Poudlard, histoire de donner un peu de corps à…
- Tu as QUOI ?
Sirius, hébété, se cogna à Severus qui s'était brusquement arrêté entre la trente-troisième et la trente-deuxième marche des escaliers. Il répéta, un peu moins fier, ce qu'il venait de dire, sans vraiment comprendre ce qu'il avait fait de mal. Severus explosa :
- Mais tu es STUPIDE ! Un vrai Gryffondor ! Un vrai de vrai ! Pendant quelques secondes j'ai pensé que peut-être je m'étais trompé sur ton compte, que finalement on pourrait peut-être éventuellement envisager d'essayer de vivre quelque chose mais non ! Tu as 5 ans d'âge mental ! Tu n'es capable de rien ! Même l'entrevue la plus simple à mener semble être mission impossible pour toi ! Je comprends que ta mère soit morte de chagrin ! Son problème n'était pas que tu étais à Gryffondor, mais juste que tu étais IDIOT !
Sirius tremblait de colère. Mais il laissa Severus cracher son venin :
- Idiot au point de penser 13 ans à Azkaban pour un meurtre que tu n'as pas commis. Tellement idiot que tu as conduit ton meilleur ami et sa femme à la mort ! Confier le secret de leur maison à Pettigrow, un Mangemort, il n'y avait que toi pour faire ça !
C'était le coup de grâce pour Sirius. Cependant, son cerveau tournait à plein régime. La méchanceté soudaine de Severus était trop…vicieuse pour être vraie. Il décida de garder sa rancœur pour lui et de répondre calmement :
- Au moins, maintenant, je sais ce que tu penses vraiment de moi. A moins que tu ne veuilles que je pense quelque chose de toi… Comme par exemple que tu n'es qu'un Mangemort sans cœur. Qu'aucun de tes crimes ne pourra être racheté.
Sirius s'approcha de Severus tout en continuant de parler avec douceur :
- Mais Sev je ne laisserai pas tomber. Je vois bien que quelque chose te pèse et je saurai quoi. Parce que je n'aime pas te voir dans cet état, parce que je t'apprécie beaucoup, parce que je tiens à toi et enfin parce que j'adore quand tu deviens rose comme ça.
Ces dernières paroles firent passer les joues du Maître de potions du rose au rouge, ce qui était plus qu'inhabituel. Il n'avait pas prévu ça. Il ne l'avait pas prévu du tout. Sirius l'avait percé à jour. Il savait que le Gryffondor était malin mais il savait également qu'il agissait souvent sous le coup de ses émotions. Il avait tout misé sur la partie irrationnelle de Sirius. Il s'était trompé. Il marmonna d'une voix blanche :
- Mais je suis mauvais… J'ai tué Valerian. Et pas que lui. Et même malgré ça, tu m'apprécies ? Je ne te crois pas. Je ne mérite pas d'être aimé. Ce n'est pas possible. Que peux-tu bien apprécier en moi ? A moins que tu ne me fasses une mauvaise blague, histoire que je sombre encore plus profond…
Ce que Sirius démentit par un baiser plein de tendresse.
A suivre...
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ZouX
Nyctalope, anciennement Chimgrid
