Chapitre 9

John expliqua ce qui lui était arrivé dans la chambre de Derek en compagnie de Stiles et Katherine. Les trois étudiants éclatèrent de rire, ils avaient imaginé le pire scénario possible. Leur joie dissipée, une question de Stiles mit l'ambiance à plat.

-Et le chasseur qui t'as attaqué, il ne devait pas être de l'Université, il était beaucoup trop loin. Vous croyez qu'ils ont appelé des renforts ?

-Espérons que non, dit Katherine en se massant les genoux, en tout cas, j'ai dix-sept appels manqués de Lydia et trois de Malia, elles sont du trouver quelque chose d'intéressant. Pourvu que ce soit en rapport avec la position de Scott, ça me tue de le savoir à la merci des Thêta Tau.

Katherine baissa la tête de culpabilité.

-Ce n'est pas ta faute si tu n'as pas réussi à extirper Scott de sa cage, la consola Derek, tu es une louve après tout, et sous l'aconit on ne peut rien faire.

-A moitié, le corrigea-t-elle sèchement, je n'ai pas réussi à délivrer Scott parce-que je ne contrôle pas ma seconde nature, je suis faible quand il s'agit d'utiliser mon côté maternel.

-Son côté maternel ? Demanda John intrigué.

Derek et Katherine eurent un regard complice mais interrogateur. A part leurs amis, personne ne savait que Katherine était à la fois une louve et une Enchanteresse. Abandonnée par ses deux parents à la naissance, elle avait été élevée avec sa tante, Kali, et n'avait aucune connaissance de son hybridation avant l'arrivée de sa jumelle dans sa vie à ses 17 ans. Période durant laquelle, - précisons-le – elle sa survécu aux attaques du Benefactor, qui visait également sa meute et d'autres créatures surnaturelles de Beacon Hills.

-Rien, abrégea l'Alpha en se levant, je ferai mieux de rejoindre les filles à la Fraternité. Ne vous entretuez pas.

Katherine sortit de la chambre et regarda les trois garçons dans la chambre. Elle ne put s'empêcher – en bonne Sterek shipper – de s'imaginer des scénarios improbables et plutôt excitants. Sur cette pensée érotique, elle ferma la porte et émit un rire incontrôlé et inaudible. Qu'ils étaient mignons à vouloir se battre entre eux, alors que la seule chose qu'ils voulaient vraiment, c'était le bassin de leur voisin.

Elle quitta discrètement Alpha Mu et ferma la porte en sortant. Il faisait nuit noire et des patrouilles passaient régulièrement depuis les meurtres en série. Elle sonda l'environnement et ne sentit rien d'anormal ni de dangereux dans les environs. La voiture de patrouille était assez loin, ce qui lui laissait le temps de marcher jusqu'à sa Fraternité à une cadence régulière. Elle se repassa en boucle les images de son confinement dans la tête. Des sous-sols évidemment, du matériel de torture, une cage, des menottes, de l'aconit. Scott continuait à endurer cela, s'il était toujours vivant évidemment, et elle ne pouvait même pas le soutenir par sa présence. Elle arriva aux portes des Kappa Phi Nu, ouvrit la porte principale avec son jeu de clef, entra et la referma. Elle s'adossa contre la porte, il faisait chaud ici. La température était réglée de sorte qu'il ne fasse ni trop chaud ni trop froid dans la maison, mais comparé à la froideur de Septembre, la maison était le nid de Vulcain.

Katherine monta les escaliers et entra dans la chambre de Malia, elle était vide. Elle vérifia sa salle de bain – au cas où – et ressortit. Elle trouva les filles assises dans la chambre de Lydia en train d'étudier.

-Salut, lâcha-t-elle en posant sa veste sur une chaise, il fait affreusement chaud vous ne trouvez pas ?

-Non, répondit Lydia.

-Si j'avoue, j'ai vérifié le Thermostat dans la cuisine, il est à 17°C, la contra Malia.

-Et dans la cave ? Il est peut-être bloqué dans la cuisine.

Lydia haussa un sourcil étonné. Ses amies parlaient température alors que leur Alpha était porté disparu et que des tueurs en série se promenaient librement sur le campus. Elle ne fit aucune remarque mais pointa du doigt un gros livre en cuir marron à reliure noire.

-Passe-moi ça Katherine s'il te plait.

La blonde saisit le volume épais et le posa à côté de Lydia. Elle s'en empara et l'ouvrit à une page au hasard.

-Démon. Créature revenant de l'Enfer pour faire le Mal. Ils ne peuvent être tués mais on peut les exorciser grâce à cette formule blablabla… Lut-elle en survolant du doigt le langage latin du livre.

-Truc de Banshee ? Demanda Katherine en s'asseyant à côté de Lydia.

-Truc de Banshee, affirma Malia en regardant au-dessus de l'épaule de sa commère, si on s'en réfère à tes pouvoirs incontrôlés, sans oublier pas sûrs à cent pourcents, on aurait affaire à un… démon ?

-Possible… Murmura Katherine, après tout, ça m'étonne que les Thêta Tau soient si forts pour nous coincer, nous localiser, nous…

Elle hésita un moment avant de lâcher un – et elle l'a vraiment dit comme ça - :

-Nous tout quoi.

-Ouais nous tout, répéta Lydia. D'après ce livre, les démons sont d'anciens humains réincarnés par l'Enfer après avoir été torturés puis avoir torturé à leur tour. Ils puisent leur force des Enfers et du Mal qu'ils provoquent.

-Il y a un Enfer ? S'étonna Malia, moi qui pensais que la vie sur Terre en tant qu'humain était déjà la pire vie.

Katherine regarda Lydia, un sourire moqueur aux lèvres. Lydia secoua la tête avant de continuer sa lecture.

-On peut éloigner les démons avec du sel, les emprisonner dans des glyphes, les reconnaître à leurs yeux noirs…

-Rien que ça, plaisanta Malia en se levant, et ils se baladent avec une fourche et ils ont des cornes de taureau ?

-Exactement ! Acheva Lydia en riant.

Elles rirent et Katherine prit le livre des mains de Lydia.

-C'est plutôt inquiétant. Nous avons toujours affronté des créatures malfaisantes mais elles étaient toujours vivantes, précisa-t-elle en appuyant sur le « vivantes », comment voulez-vous vaincre un démon ? Il y a écrit qu'on peut l'exorciser, pas le tuer. Et la formule en latin, c'est trop compliqué à retenir.

-On peut l'écrire sur un post-it, proposa Malia, ou la mettre sur notre téléphone en fond d'écran, comme quand on a contrôle de SVT Lydia elle…

-Lydia elle fait rien du tout, la coupa rapidement la Banshee, on va la mettre sur notre téléphone et on verra si elle sera utile. Si ça se trouve j'ai ouvert le bouquin à cette page par hasard et mes capacités de Banshee me font défaut.

Elles déglutirent à l'idée de vraiment affronter un démon. C'était tout nouveau pour elles, et elles ne pensaient pas devoir se battre une énième fois contre une créature qui leur voulait du mal. Le pire dans tout ça, c'était que des humains étaient impliqués d'une certaine manière. De ce fait, ils étaient vraiment en sous-effectif.

Le lendemain matin, Stiles se réveilla à même le sol dans la chambre de Derek. Le garou n'avait pas daigné lui laisser son lit – sûrement une vengeance pour les événements de la veille – et avait en plus dormi avec John. Inutile de préciser que Stiles avait passé une sale nuit, les deux garçons se tripotaient sous la couette et il arrivait que John geigne alors que le jeune humain commençait à tomber dans les bras de Morphée. Les caresses et l'excitation dans la chambre avaient sûrement fait fuir Morphée, Stiles ne put dormir avant que les deux garous ne s'endorment d'abord. Stiles se leva et sortit de la chambre en grognant. Un rapide coup d'œil vers le lit de Derek lui apprit que les jeunes amants étaient réveillés et que leur outillage l'était aussi – mais ce n'était qu'un détail, il sortit tout de même -, cette vue le fit soupirer. Il se rappela qu'il n'avait pas vu Dean depuis deux jours et décida de lui donner rendez-vous dans sa chambre. Il s'empressa de quitter la Fraternité de Derek pour rejoindre la sienne et ouvrit la porte de sa chambre, le jeune loup était déjà assis sur le lit de Stiles, souriant.

-Je pensais que tu ne voulais plus me revoir, dit-il en levant les yeux vers Stiles.

-J'étais occupé, se contenta de répondre Stiles avec sérieux.

Il se baissa et ramassa un caleçon qui trainait et le fourgua dans son armoire, remit un peu d'ordre dans la chambre en deux minutes et ouvrit la fenêtre. Dean resta muet pendant que l'humain faisait son ménage et devina qu'il l'utilisait – le ménage précisons-le – pour éviter de parler.

-J'ai entendu dire qu'un Alpha était mort cette nuit. Une fille de ma Fraternité est devenue Oméga. A ce qu'on dit aussi, la meute comportait quatre Bêta dont...

-Dont John, je suis au courant, le coupa Stiles.

Il regarda par la fenêtre, dos à Dean.

-Ecoute Stiles, j'ai l'impression que tes amis et toi avez pas mal de problèmes ces temps-cis, la disparition de Scott, de John, les meurtres…

-Ouais… Murmura Stiles à la fenêtre.

-Si tu veux je peux m'effacer et tu peux m'oublier. Bien sûr ça me ferait mal au cœur de faire ça car je t'aime bien et t'es plutôt sexy, drôle et assez énergique, ce que j'aime bien chez un mec, mais si tu es trop occupé je peux vraiment te laisser en paix.

Stiles ne répondit pas et réfléchit. Il aurait aimé que ce soit John qui propose cela à Derek. Bien sûr, il comptait bien utiliser Dean pour faire enrager Derek, mais d'un autre côté, ce n'était pas son genre d'utiliser les gens de cette manière. Il dessina du doigt des formes sur la vitre propre.

-Stiles ? L'interrompit Dean, blessé face au silence de l'humain.

-Ouais.

-Ouais quoi ?

-Ouais tu peux partir.

-Quoi ?

-Quoi quoi ? Je n'ai pas été assez clair ?

-Je…

-Dégage.

Dean n'eut rien à redire. Il n'était pas du genre à se battre ou à insister, c'était un bon élève, un bon ami, un bon Bêta, il ne voulait pas créer d'embrouilles, surtout pas se bagarrer avec Stiles pour une histoire d'un soir. C'est lui qui avait lancé le débat après tout.

Il se mordit la lèvre et baissa la tête vaincu, ramassa son sac et claqua la porte de la chambre de Stiles. L'humain sursauta au « Clac » de la porte et inspira profondément pour ne pas échapper une larme de pitié.

-Un innocent de sauvé, murmura-t-il en regardant Dean s'éloigner de la Fraternité.

Même s'il avait apprécié le soir qu'il avait passé avec Dean, et même Dean en lui-même, il ne pouvait pas lui demander de se battre à ses côtés. Ce serait égoïste de sa part. En plus, Katherine avait noté qu'il était beaucoup trop faible et gentil pour le combat. Stiles attrapa son téléphone et avertit Katherine que Dean était hors de danger, écarté de la situation. Elle lui répondit dans la minute qui suivait « Ok ».

Katherine fut réveillée par un sms de Stiles. Elle répondit « Ok » sans le lire, ce qu'elle fera plus tard, et alla se doucher, s'habiller, se maquiller, afin de cacher son angoisse à l'idée de retrouver Scott mort, de faire face à un nouveau meurtre et de tout simplement masquer ses cernes disgracieuses. A part toutes ces petites choses, elle avait une vie plutôt banale.

Elle descendit à la cuisine, se prépara des œufs brouillés avec du bacon, prit une orange et se servit un verre de jus de goyave. Elle enfila son petit déjeuner à une vitesse incroyable et sortit de la Fraternité pour sonder le campus en vue d'une menace démoniaque ou autre. Après quinze minutes de patrouille, elle fut témoin d'un événement plutôt inquiétant. Un orage menaçant arrivait à une vitesse vertigineuse à plus de dix kilomètres vers le Sud. Elle était en mesure de l'entendre et de le sentir grâce à ses capacités qui reprenait leur puissance d'avant son passage chez les Thêta Tau, mais ce n'était qu'un détail. Elle aperçut Jenny, leur Présidente de fraternité, descendre un escalier souterrain derrière une maison abandonnée. Immédiatement, elle envoya son emplacement à ses amis et se jeta dans la gueule du loup, prête à déchiqueter des gorges pour sauver Scott. Elle examina l'endroit et remarqua qu'une dalle en pierre était cachée en dessous de feuilles mortes. Elle fit sauter le mécanisme d'un coup de pied et rattrapa la lourde dalle avant qu'elle ne tombe et ne trahisse sa présence. Katherine posa la dalle sur le côté et descendit les escaliers qu'avait empruntés sa Présidente cinq minutes avant elle. Grande fut sa surprise en découvrant un monde complètement différent de la surface. Les murs n'étaient pas en pierre recouverts de métal comme la dernière fois mais taillés dans une pierre blanche. Il y avait deux sous-sols différents et ils n'étaient sûrement reliés que par une seule porte.

-Voilà comment ils se sont déplacés, murmura l'Alpha en avançant sans bruit dans le dédale.

Elle arriva à un carrefour et sortit un couteau de sa poche – au cas où - et regarda à gauche, à droite, devant, derrière, personne. Elle fit un pas en avant et une porte métallique se dressa en quelques secondes entre elle et le couloir dont elle venait.

-Code, fit une voix électronique.

-Thêta Tau, marmonna Katherine alarmée.

Des portes métalliques se dressèrent de tous les côtés. Elle était à nouveau piégée.

-Code, répéta la voix.

-Humain ! Hurla Katherine affolée.

-Code erroné, processus d'empoisonnement activé. Passez une bonne journée avec Security Incorporation.

De la brume d'aconit se déversa des portes métalliques et Katherine s'évanouit, son cerveau attaqué par les cellules empoisonnées de la plante toxique.

Scott entendit l'ascenseur descendre et maudit Vivianne – ou Bridget – d'avance. A sa grande surprise, deux hommes sortirent de l'ascenseur en portant une Katherine inconsciente. Ils la jetèrent dans la cage, et s'en allèrent. Quelques minutes plus tard, Vivianne, car ses yeux étaient noirs, les rejoignit.

-Regardez qui s'est fait prendre ? C'est Katheuuuuuuriiiine ! Nargua le démon en souriant, vous êtes stupides, vous humains. Il a suffi qu'une fille paraisse suspecte pour que ta chère Alpha des Alphas se jette dans la gueule du loup et se fasse prendre. J'ai presque pitié face à votre stupidité.

Scott grogna et se débattit, mais les sangles étaient serrées et l'aconit rentrait dans sa chair maintenant à vif.

-Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui Scotty ? Couteau ? Piqûres ?

Elle marqua un temps d'arrêt, puis sourit.

-Dissection ! Lança-t-elle un sourire maléfique aux lèvres.

Sa voix mielleuse et à la fois machiavélique était terrifiante. Elle attrapa un couteau de dissection et le planta dans l'épaule de Scott.

-Je rigole, je ne suis pas du genre à torturer, blagua Vivianne. Je venais juste te saluer, toi et ta petite amie. Je repasserai ce soir pour me présenter correctement. Elle ne m'a pas encore salué !

Elle sortit de la cage et laissa le couteau dans l'épaule de Scott. Elle prit l'ascenseur et remonta à la surface.

Une heure plus tard, Katherine se réveilla. Elle se massa les tempes et se leva en sursaut. L'aconit en brume lui montait au cerveau, ce qui la déséquilibra. Elle s'agrippa à une jambe et se rendit compte que c'était Scott qui était inconscient. Il avait un couteau planté dans une blessure ensanglantée. Katherine s'empara de l'arme blanche et la tira d'un coup, puis la mit derrière son jean et le cacha en dessous de son tee-shirt. Scott se réveilla et hurla, ses yeux rouges brillèrent et ses crocs sortirent.

-Scott, Scott, c'est moi, du calme.

Elle posa une main sur le torse meurtri d'entailles presque cicatrisées du True Alpha et soulagea la douleur de son ami. Il se calma et reprit ses esprits.

-Katherine…

-Tout va bien, qu'est-ce que je suis heureuse de te revoir, dit-elle en posant son front sur son torse nu.

-Tu peux me détacher ? Demanda Scott en haussant les sourcils.

-Je pense, répondit Katherine en sortant ses griffes.

Elle trancha facilement les sangles et libéra Scott. Le loup se leva et tituba, puis se rééquilibra. Il fit le tour de la cage trente fois et lança :

-Il est quelle heure ?

-Je suis arrivée ici ce matin, enfin dans les sous-sols.

-Il doit être presque dix heures. Une humaine va bientôt nous apporter à boire.

Katherine porta la main à ses fesses. Elle allait devoir tuer quelqu'un.

-Je vais te rattacher, quand la fille arrivera, je lui trancherai la gorge, dit Katherine imperturbable.

Elle rattacha Scott au lit de torture – à son grand malheur – et feignit l'inconscience. Comme prévu, une Thêta Tau arriva à tâtons dans la cage et déposa à boire, Katherine se jeta sur elle et la projeta sur la vitre de la cage. Désorientée, la fille ne savait plus ou donner de la tête, Katherine sortit le couteau de son jean et le lança droit sur la fille. Il se logea au creux de sa gorge, elle s'arrêta, tomba sur les genoux, puis au sol. Le couteau traversa sa gorge entière et ressortit de l'autre côté de son corps dans une explosion de sang à en rendre jaloux les Grands Sacrifices. D'un geste vif, Katherine détacha les sangles qui retenaient encore une fois Scott prisonnier et sortit de la cage, appela l'ascenseur et attendit.

-Je n'y crois pas… Murmura Scott.

-Ne t'emballes pas trop, je ne connais pas le chemin de sortie, le stoppa Katherine.

Scott déglutit. Il était épuisé et incapable de se battre. Ils rentrèrent dans l'ascenseur et appuyèrent sur le 3, qui devait être l'étage le plus élevé.

Ils attendirent.

Ils avaient l'impression que la montée durait des heures.

Des heures.

Ding.

La porte coulissa et ils virent un couloir de Fraternité. Ils étaient chez les Thêta Tau.

-Non… murmura Katherine.

-Quoi ? Demanda Scott plaqué contre un mur.

-Nous sommes chez les Thêta Tau, c'est rempli de Chasseurs et la maison est en sorbier. Je ne pense pas avoir la force pour forcer le passage.

-Je suis trop fatigué pour forcer le passage aussi… Se lamenta Scott.

-On peut passer par le grenier, détruire le toit et sauter du toit, proposa Katherine en haussant les épaules.

-Rien que ça ? Répéta Scott médusé.

-Rien que ça, réitéra l'Alpha des Alphas.

Ils tapissèrent les murs, par chance, il n'y avait personne à cet étage, et montèrent au grenier. Des dizaines de livres jonchaient le sol et des centaines étaient posés sur des bibliothèques. Un autel avait été posé et des bougies étaient allumées. Un trou dans le toit laissait passer la lumière du soleil qui berçait l'autel.

-Notre passage pour la liberté, lança Katherine.

Elle fit la courte échelle à Scott et le balança sur le toit, littéralement. Elle regarda l'autel, puis le renversa d'un violent revers de pied. Les bougies enflammèrent le parquet en bois, et Katherine eut vraiment cru avoir entendu un hurlement. Elle se jeta sur la l'ouverture dans le plafond et rejoignit Scott sur le toit.

-A trois ? Demanda-t-elle en prenant la main de son ami.

-A trois.

-Trois, lança-t-elle d'un coup en les entraînant dans le vide.