Juste une précision: les textes de chansons sont écrites par nous mêmes! Maielle écrit le PDV Edward et Louise Malone celui de Bella!
Edward PDV
Chaque moment passé avec elle au téléphone ou par web cam me rend son absence plus cruelle encore. Elle me manque.
Bubulle me manque. Oui, c'est un poisson rouge, qui tourne en rond dans son bocal, avec ses gros yeux globuleux et sa bouche aux grosses lèvres ourlées qui s'ouvrent en faisant des bulles dans l'eau. Oui. Et alors? C'est notre bébé à nous, à Bella et à moi. Et toc. Voilà. Amoureux! Et c'est tout.
C'est ma seule excuse mais c'est la meilleure du monde! Heureusement qu'on se rapproche du 15 juillet, plus qu'une semaine avant de voir mon ange, mon amour, ma vie! Plus qu'une semaine avant de pouvoir de nouveau la serrer dans mes bras, avant de pouvoir enfin regoûter la douceur de ses lèvres, avant de pouvoir parcourir son corps de mes caresses brûlantes, avant de me noyer dans la chaleur de ses divins yeux chocolats, avant de pouvoir... ok, je suis en manque, je vais l'appeler... entendre les gazouillis de ses rires... je suis accro. Drogué. Et quelle drogue! De la meilleure qualité! De celle qui ne fait pas mal au corps ni à l'âme! De celle qui est toujours disponible!
Enfin, sauf là. Pourquoi ça ne répond pas? Je tombe sur sa boîte vocale. Je regarde ma montre. C'est une heure à laquelle je peux la joindre habituellement sans problème. Elle ne travaille pas ou elle est en pause. Alors... Bon, ce n'est pas grave, je laisse un message tout en pianotant de mes doigts la table... énervé? Moi? Si peu... « Coucou mon amour, ça fait longtemps que je n'ai pas entendu ta voix... je t'aime ».
Rappeler son correspondant. Encore occupé? Mais avec qui peut-elle parler aussi longtemps? La seule personne qui la retient, normalement, c'est moi. Bon, encore sa boîte vocale. Encore un petit message. « Je t'aime bébé... mais j'aimerai bien te parler... juste pour te dire que je t'aime... ».
Je passe la main dans mes cheveux. Regarde le plafond. Vais aux toilettes. Me lave les mains. Tout ça a du me prendre suffisamment de temps pour... qu'elle ait terminé avec son mystérieux interlocuteur, n'est-ce pas?
Bon dieu, si j'apprends, par inadvertance, qu'il s'agit d'un Mike ou d'un Tyler, ou d'un n'importe-quel-prénom-masculin, je... je... je ne sais pas ce que je ferai mais ça va barder... et oui, parce que depuis que je suis tombé amoureux fou de ma Bella, mon côté néandertalien est ressorti à une vitesse supersonique de sa caverne et qu'il me faut des efforts « supermanesques » pour les brider... pas que j'ai envie de l'enfermer dans une cage dorée non, non, non (quoi qu'enfermée... mmm, tant de possibilités, bref, non, pas une solution envisageable) mais vu que seuls ma famille et son père sont au courant de notre relation, j'imagine bien qu'elle doit se faire accoster à tout bout de champ... et ça... ça m'est difficile. C'est ma Bella. À moi. Pas à quelqu'un d'autre. À moi. La femme que j'aime. Qui m'aime. Pas jaloux. Non. Ça je ne le suis pas. J'ai juste les limites de sécurité légèrement, très, très légèrement restreints. Voilà.
Bref. Allez. Je rappelle. Encore occupé! Mais bon sang! Encore cette maudite messagerie! Je vais finir par m'arracher les cheveux de la tête si ça continue... « Bella, qu'est-ce qui se passe? J'aimerai avoir de tes nouvelles mon ange... ne pas t'entendre me manque... j'espère que tout va bien! Si tu as le moindre problème, je veux que tu m'en parles! et... bref... je t'aime! ».
Ok, il est dit qu'à ce moment là, je ne pourrais pas parler avec mon ange. Autant faire autre chose, s'occuper l'esprit, les doigts. Non, j'ai pas la tête à écrire quoi que ce soi, j'ai plutôt l'esprit... embrumé. Pourvu que rien ne lui soit arrivé, pourvu qu'elle aille bien, pourvu... Edward! Me fustiges-je! Arrête, elle téléphone! Si ça se trouve, c'est important, c'est pour la fac, pour ses études! Ouais, ouais, ça doit être ça... ou mon insécurité est si forte... peut-être... et aussitôt, quelques paroles surgissent... je ne peux faire autrement que de les écrire...
« Absence, absence, cruelle absence
Comme la plus âpre des remontrances
Qui vrille mon cœur de gouttes d'amertume
Faisant suinter le sang de ma plume
Absence, absence, cruelle absence
Qui rend le monde délirant, sans plus de sens
Aucune issue que le noir qui consume
Mon esprit meurtri par ton indifférence
Absence, absence, cruelle absence
Des résonances de nos corps qui dansent
Valse lente et érotique des besoins, éternels
Et si lointains, agonisant sans ta présence
Absence, absence, cruelle absence
De ta voix, de tes mots, de ton maintient
Lorsque coulant dans mes bras d'airain
Tu chantais que tu serais là... encore demain
Absence, absence, cruelle absence
Je sais, je suis un fou, mais un fou qui sait
À quel point de simples mots peuvent marquer
Le temps, le temps déséspérement compté
Absence, absence, cruelle absence
De nos ébats, de nos rires, de nous simplement
Enchevêtrés dans nos rêves d'amour, infiniment
Vivants en mon esprit, tournoyant... évanescence
Absence, absence, cruelle absence
Cœur brûlé, noyé, écrasé, où es-tu ma beauté?
Celle qui seule sait me faire rêver, me mets en transe
Où es-tu, toi mon égérie, ma folie, ma vie?
Absence, absence, cruelle absence
Des mots, des mots, des mots, qu'écrire d'autre?
Que ma passion, mon aliénation, ma seule raison
D'être en vie, encore, encore, espérer plus fort
Absence, absence, cruelle absence
Juste pour dire, juste pour laisser
Mon cœur parler, fou, fou, fou, fou
D'amour, pour l'éternité, l'éternité, l'éternité
Absence, absence, cruelle absence
Jusqu'à ce que tu sois là, pour aujourd'hui
Ton cœur, mon cœur, dans ma main qui luit
D'envie, de rêves pour tous deux réunis
Jusqu'à ce que l'absence, l'absence, cruelle absence
Ne soit plus, ne soit plus que ce souvenir fugace
Glissé dans un mouchoir de dentelle brillante, plaisir
Luminescence, rêves de nous, pour toujours, magnificence
De notre amour, toujours, pour toujours
De ta présence qui éclaire
Mon éternité d'amour
Absence balayé par la réalité
Toi, moi, nous, sans l'absence, sans la cruelle absence
Des mots que je n'aurais su dire, et qui pourtant
Veulent simplement crier cette vérité en latence
Chaque instant passé me rend ton absence
Si précieuse que je ne peux que la savourer, la dévorer,
Pleinement, délicieusement, sans prudence
Car je sais que je vais te retrouver,
Te retrouver, toi et tous nos rêves en partance
En partance, avec toi, à mes côtés... où es-tu, ma beauté? »
Bon, là, je pense que je vais réussir à lui parler? Hein? En directe? Appel. ENCORE SA MESSAGERIE! Non! c'est pas possible! Il a dû lui arriver un accident, un quelque chose, un quelque chose de grave! C'est pas possible autrement!
Le téléphone vrillé à mon oreille, écoutant encore mes appels tomber sur sa messagerie, je me dirige à la vitesse d'une horde de taureaux vers la chambre de ma petite-délicate-(!)-comme-elle-l'aime-se-faire-appeler-sœur-Alice et entre sans prendre la peine de toquer... depuis le temps, ils devaient (je veux dire, Alice et Jazz) avoir l'habitude, et bon, vu que la porte est ouverte, ça veut dire qu'ils ne font pas de cochonneries, c'est cool, ok, on se recompose et on fonce... et m'arrête devant le dos de ma sœur, qui est, je pense, en pleine conversation téléphonique...
- « Bella, Bella, je ne vois pas pourquoi tu t'inquiètes comme ça, c'est totalement ridicule! Eddy-chou est comme tous les mecs... ouais... ouais... et encore ouais... non... ah... Ben ouais... mais c'est un mec quand même! Bella! c'est mon frère, je le connais! Ouais, il peut être coincé des fois... non? NON? Sérieux? Là, tu m'en bouches un coin? Vraiment? J'y aurai jamais cru! ah... ahhhhhhh? Mais non! Bella, t'inquiètes! Il n'arrête pas de parler de toi! Il ne rêve que de toi! Je suis même sûre qu'il se... bref, qu'il fait des trucs très privé dans sa douche en pensant à toi!... arrête, ce n'est pas sale! Franchement! Et ça ne rend pas sourd contrairement à ce que certaines personnes continuent de dire et de penser! Moi-même parfois.. non, en fait, non, hein, Jazz est... oui... ah oui, forcément.. il est toujours avec moi, alors c'est plus facile... oui, l'avoir sous la main! ou dans la main! Mais non, ce n'est pas une conversation glauque ou déplacée... je suis contente si je peux te rassurer... oui! vraiment? Ah! Ouais! Top! Ouais, moi aussi! Tu penses! oui, c'est toujours prévu le concert du 15! et t'as intérêt à être là! oui... »
Je dois avoir les yeux qui sortent de leurs orbites. Je suis là. Dans la chambre de ma sœur. Préférée. Unique. Et je l'entends. Parler avec ma... mon amour. Ma Bella. Et tout cela... hum... elles parlent de sexe là? Hein? Je gratte mes oreilles histoire de sentir si mes sens ne m'ont pas... hum.. bernés... et ben non. Non. Oh. Putain. De. Merde! Pourvu qu'Alice ne commence pas à lui donner des conseils. Genre ce qu'elle fait quant elle est dans l'intimité avec Jazz... oh non! hein! Pas possible. Juste. Pas possible!
Heureusement, Alice se tourne et me voit. Et se fige. Je pense que mon attitude, regard, mâchoire serrée, tout ça quoi, doit l'intimider... ou pas...
- « Oh, Bella, faut que je te laisse... non, j'adore parler avec toi... hum... oui, je te rappellerai... t'inquiètes.. un emmerdeur vient de faire irruption dans la chambre... non, ce n'est pas Emmet, sinon, tu l'aurais déjà entendu brailler de l'autre côté du couloir avant son arrivée! non...pas Jazz non plus, autrement... non... oui, à tout à l'heure.. bisous »
- « ALICE CULLEN HALE! puis-je savoir ce qui se passe » dis-je en passant la main dans mes cheveux (je pense que je vais souffrir d'une calvitie précoce dans ces conditions)
- « Hum... EDWARD CULLEN! Que fais-tu dans ma chambre? »
- « Ho... Rien! J'étais juste... passé pour faire un bisou à ma sœur préférée... et lui demander un conseil... amoureux... mais je pense que je viens de trouver la réponse! »
- « Hein? »
Ne l'écoutant que d'une oreille, je rappelle Bella.
- « Allo? Ho, coucou mon ange »
- « Edwarrrrrrd.. j'attendais ton appel »
- « Ah... vraiment? Tu attendais mon appel?»
- « Oui... pourquoi? »
- « Écoute Bella... ça doit bien faire une heure que je tente de t'appeler... mais je tombe toujours sur ta messagerie. J'ai eu le temps d'écrire des chansons pour un album complet, plus la musique et les arrangements, faire pipi, me ronger les ongles, et accessoirement me demander si tu étais allé danser avec un étudiant! »
- « Edward! Tu es bête! »
- « Non... c'est toi qui me rends.. hum... je te rappelle, faut que je dise deux ou trois choses à Alice »
- « Pas de problèmes... j'attends que tu me rappelles... je t'aime mon chéri »
- « Je t'aime aussi ma beauté... à tout à l'heure »
J'ai un sourire débile qui fleurit sur mes lèvres, je ne peux pas m'en empêcher. Enfin. Jusqu'à ce que je croise les yeux de ma sœur. Ma sœur. Je respire et vais pour me lancer.
- « Je t'arrête tout de suite Eddy-chou! » dit-elle en levant un index parfaitement droit et accusateur
- « Quoi? »
- « Je sens que tu vas me faire le coup du: "Alice! Qu'est-ce que tu fais? Tu téléphones à ma copine dans mon dos! Tu vas lui faire peur! Et de quoi est-ce que vous parliez? Ne me dis surtout pas que tu... tu parles de ma vie sexuelle avec elle! Qu'est-ce qui t'octroie le droit de le faire? Et comment as-tu eu ce numéro? C'est privé bon sang Alice!" »
- « Heu... » bon, je suis séché, son imitation de ma voix est tout simplement... remarquable
- « Alors mon cher et tendre frère que j'aime, je ne dirais que ceci: elle est géniale ta Bella, je l'adore, j'ai vraiment hâte qu'on soit au 15 juillet pour la rencontrer, on va s'éclater ensemble, ça me paraît normal qu'on fasse connaissance, oui, on parle de choses sexuelles, mais toutes ne te concernent pas – et me coulant un œil sous ses longs cils- je ne pensais pas que tu serais aussi expansif sur ce plan là, paraît que tu es plutôt doué... et d'autre part, non, je ne lui fais pas peur, bien au contraire, je la rassure, parce qu'elle fait partie de notre famille maintenant. Et oui, j'avoue, je reconnais votre honneur, que j'ai mémorisé, malgré moi, son numéro de téléphone, mais tu devrais plutôt me remercier plutôt que de vouloir me tuer ou m'engueuler... j'attends d'ailleurs... »
- « Alice... »
- « Enfin, tant pis. Pas grave. De toutes façons, les mecs amoureux n'ont aucune reconnaissance envers les efforts de leur famille pour intégrer leur moitié. Bref, oh, il faut que je me prépare, Jazz va m'emmener dîner dans un endroit chic, allez, salut Edward, passe une bonne soirée! »
Qu'est-ce que vous voulez que je réponde à ça? Je lève les bras au ciel et les laisse retomber lourdement le long de mon corps avant de lui jeter un regard froid mais Alice a déjà tourné le dos et est en train de sortir plusieurs robes qu'elle étale avec amour sur le grand lit. Bien. Je n'aurai jamais gain de cause avec elle. Jamais. Secouant la tête, je sors. Défait. Vaincu. Par un petit bout de femme pas plus grande qu'une main d'Emmett, mais nettement plus redoutable.
Sortant de la chambre, je rappelle Bella. ET TOMBE SUR SA MESSAGERIE, non de non, de non de non, de... scrogneugneu. Demi-tour. Entrée fracassante dans la chambre de ma sœur. Au téléphone.
- « ALICE CULLEN HALE, JE CROYAIS QUE TU AVAIS UNE SOIREE DE PREVU, LACHE MA PETITE-AMIE ET FILE T'HABILLER! »
- « Hum, Bella, oui, je te rappelle demain... sans faute... faut que j'aille frotter les oreilles de mon frère... non, t'inquiètes... mais non! Tu commences à me connaître... si, si... je suis très douce! Comment ça tu ne me crois pas? Non... mais non, je ne vais pas te l'abîmer! Oui! Promis! Bisous! », puis se retournant vers moi: « Quoi? Qu'est-ce qu'il y a encore? Tu vas finir par me mettre en retard! »
- « Alice, Alice, Alice! Est-ce qu'il est possible que tu arrêtes d'appeler ma Bella quand je veux la joindre? Entre nous deux, je pense que le droit de l'appeler me reviens à moi, pas à toi! Arrête de monopoliser son temps de parole! »
- « Edward, Edward, Edward! Ce n'est pas comme si je passais mes journées au téléphone avec elle quand même! »
- « À chaque fois que j'essaie de la joindre, je peux pas! Parce que t'es en train de l'appeler! »
- « Rhooo... t'es vraiment un mec très personnel, possessif, pas prêteur... pfff... tu devrais être heureux qu'on s'entende bien au lieu de râler comme un vieux bougon rabougri! »
- « Je ne suis pas un vieux bougon rabougri! »
- « Si »
- « Non »
- « Si »
- « Non! »
- « Si, si, si et si! »
- « Non, non, non, et encore non! »
- « Mammaaaaaaannnnnnnn, Edwarrrd m'embêteeeeeeeeeeeeee! »
- « Alice! Tu t'entends? Maman n'est pas là je te signale! Non mais, t'as quel âge? On n'a plus 10 ans! »
- « Mais heuuuuuuuuu! »
- « Écoute Alice, nous sommes deux adultes... enfin, surtout moi... tentons de résoudre le problème en discutant »
- « Gnia, gnia gnia » dit-elle en me tirant la langue, « je ne vois pas ce qui t'octroie le droit de l'appeler plus que moi! »
- « Mais parce que c'est ma petite-amie Alice! »
- « Ouais, ben moi, c'est mon amie! »
- « Tu ne l'as jamais vu! »
- « Peut-être mais ça va changer! Et si je ne lui parle pas, comment tu veux que je fasse sa connaissance? Hein? Ha, tu vois, j'ai toujours raison! »
- « Tu me fatigues Alice! Tu me fatigues! Écoute » dis-je en me pinçant l'arrête du nez, « je te propose que tu l'appelle dans la journée mais qu'à partir de 20h, tu t'occupes de ta vie, de Jasper, d'embêter Emmett, de te coiffer, baigner, maquiller ou dieu ne sait quoi, mais tu me laisses la soirée avec Bella! »
- « D'accord... »
- « D'accord? »
- « Oui... tu vois, ça ne servait à rien de t'énerver comme ça! Je suis la fille la plus conciliante qui existe! Jamais envahissante! Toujours délicate! La discrétion incarnée! La... »
- « Alice... »
- « Allez, dehors mon chéri, dehors, ta sœur préférée a encore du boulot pour me rendre sublime et irrésistible pour mon mari. Zou, dehors! »
Secouant la tête, je me dirige vers la porte, jetant un dernier coup d'œil à ce lutin... qui me rend dingue. Heureusement que c'est ma sœur. Enfin, non, pardon, rectification... heureusement que Jasper l'a épousé et qu'elle nous embête moins maintenant... presque... un peu moins... pas beaucoup moins... mais ce peu là est appréciable!
Bella PDV
Je ne suis pas une rock star.
Mais j'en gère 2.
Et c'est pas facile-facile.
Alice est adorable.
Parfaitement. Un amour.
Mais est-ce qu'elle se tait parfois ?
Un truc bizarre se produit chaque fois que je l'ai au téléphone.
Elle me fait dire plus de choses que je ne voudrais.
Elle a apprit, de cette façon, des choses que PERSONNE, en dehors d'elle et moi ne connaît.
Quand je raccroche, j'en reste étonnée moi-même.
Par exemple, même Edward n'a pas encore entendu parler de Jake, mon premier petit ami.
Mais Alice m'a fait craché le morceau…
« Bella ? Tu as eu beaucoup de copains, avant mon frère ? »
« Euh…non ! »
« Combien ? »
« Et bien…un seul, en fait ! Sérieux, je veux dire ! »
« Comment il s'appelait ? »
« Hum, Jacob… »
« Oh c'est cool comme prénom ! Il fait quoi dans la vie ? »
« Hum, il est mécanicien, il travaille dans la ville où vit mon père, c'est le fils de son meilleur ami, c'est un Indien Quileute »
« OH c'est super COOL ! Il était bon au lit ? »
« ALICE ! »
« Roh ! Si on peut plus parler de sexe entre sœurs maintenant ! Alors, il était comment ? »
« Eh bien, hum, il a été mon premier, et j'étais sa première alors…on a tout découvert ensemble, tu vois… »
« Ouais je vois ! Tu sais comment on voit un bon coup ? »
« … »
« Un bon coup, c'est le gars qui te lèche sans te demander de le sucer avant, ou t'obliger à le faire après ! »
Edward est un bon coup, alors, selon la définition d'Alice…
« Ah… »
« Edward est un bon coup ? »
« Oui… »
Je me sens rougir rien qu'en repensant à la suite de cette conversation… :
« Qu'est ce que tu préfères toi ? »
« C'est-à-dire Alice ? »
« Ben comme position ? Comme truc sexuel ? »
« Hum, la…enfin, le, je veux dire…Bon sang Alice ! C'est gênant ! »
« alléééééééééé ! Dis le moi ! Moi c'est la position des petites cuillers, tu sais quand »
"Oui Alice, je connais cette position, merci ! »
« Et Rose, elle, elle adore attacher, ou être attachée ! Elle dit que ça multiplie ses sensations !"
J'ai imaginé un instant Emmett Cullen, l'armoire à glace du groupe, attaché, et le fou rire m'a prit.
Alice a prit une voix ferme :
« Bon alors Bella TOI c'est quoi ta position préférée ? »
« La levrette… »
« Aaaaaaaaah ! Je voie ! Tu caches bien ton jeu ! Petite coquine ! »
« Bah quoi ? »
« Non rien…Je comprends qu'Edward te mange dans la main ! »
Et des conversations comme ça, on en a eu encore beaucoup d'autres.
A tel point qu'Edward a finit par faire une crise de jalousie.
Et on en est arrivé à la situation actuelle :
Tous les soirs, je fais l'amour par web cam interposée avec Edward et, ensuite, le lendemain, je raconte…tout ou presque à Alice.
Alice, qui s'est autoproclamée marraine de Bubulle.
Elle m'a même fait livré par livreur spécial (et sans doute trés cher) un petit rocher et des algues pour mettre dans l'aquarium, et des granulés pour poisson bio.
"Bubulle a droit à ce qu'il y a de mieux"
m'a-t-elle dit…
Entre elle, qui est…folle, et Edward, qui, c'est visible, n'en peut plus d'attendre le 15 juillet pour me sauter dessus, je deviens barjo moi-même.
A la bibliothèque je travaille mécaniquement.
Moi qui adore les livres, je n'en ai pas ouvert un seul depuis des jours.
Par contre…
Qu'est ce que j'écris !
Je ne me savais pas capable d'écrire des chansons d'amour et pourtant…
Si !
On partira
Juste toi et moi
Plus loin qu'on ne croit
A un endroit qui n'est pas
Juste une île vierge
Juste un paradis aménagé
Ce sera un endroit pour s'aimer
Pour vivre cachés
Pour construire un amour secret
Pour s'aimer…
Il y aura, juste toi et moi
Et un poisson qui ne sait pas
A quel point on adore l'aimer
Un endroit fait pour rêver
Un endroit que personne ne connaît
Surtout pas celle qui m'appelle
Sans cesse même si on l'aime
Peu importe en fait
L'endroit on je serai
Tant que c'est à tes cotés
Un endroit pour s'aimer
Un endroit où je me lèverai
Dans tes bras, ou je rirai
Dans tes bras aussi, ça me fait rêver
Je ne veux rien d'autre que ça
Toi et moi
Et notre amour si grand
Qu'il prend une place infinie
Pas encore assez pourtant
Il me semble qu'il enfle encore, jamais
Je ne t'aimerai assez
J'envoie la plupart de mes écrits à Edward.
Par mails.
Il s'est crée une nouvelle boite mail. Sécurisée.
Il n'a pas confiance, j'ai cru comprendre, dans sa petite sœur pourtant si mignonne…
Son adresse est « edwardaimebella ». J'adore…
Il aime tout ce que j'écris.
Sans exception.
Il a montré mes textes à Jasper.
Le jour où il m'a dit ça, j'ai faillit m'évanouir…
« HEIN ? Tu as fais QUOI Edward ? »
« J'ai fait lire tes textes de chanson à Jasper ! Tu sais, Jasper Hale, l'autre compositeur du groupe, avec moi ! »
« mais tu m'as pas demandé mon autorisation ! Autorisation que je ne t'aurai PAS donnée ! »
« C'est bien pour ça que je t'ai pas demandé voyons ! »
« Oh là là ! »
« Il adore ! »
« Hein ? »
« Tes textes ! Lui aussi adore ! »
« Ah ? »
« Oui ! Lui et moi on trouve que ça donne un souffle nouveau à notre création ! Et une touche féminine aux composition !s on va faire chanter Rosalie, pour un de tes titres ! »
« ….. »
« À moins que…. »
« … »
« Bella ? Tu sais chanter ? »
« NON ! ABSOLUMENT PAS ! »
« Mmmh, tu es sure mon amour ? Parce que je ferais bien un duo avec toi ! »
« NON ! Oh NON ! Chante avec Rosalie ça vaut vraiment mieux ! »
Il a rit.
Et quelque chose me dit qu'il n'a pas totalement abandonné son projet…
J'ai raccroché, épuisée après cette conversation, et moins de 5 mns plus tard, c'est Alice qui m'a appelée, pour me demander si j'avais des bottes à talons.
J'ai répondu la vérité, à savoir non, et elle a dit :
« C'est bien ce que je pensais »
Sur un ton qui m'a flanqué la trouille.
Depuis, j'éteins mon portable, geste de survie , quand je suis au travail, ou dans la rue.
Je ne suis pas une rock star, mais sincèrement, en côtoyer deux, ça me suffit !
Mon père m'appelle souvent.
Pour savoir si je n'ai pas le coeur brisé.
Il sait toujours ou se trouve le groupe , il suit leur progression ville par ville.
Ca en est angoissant, pour Edward, si jamais mon père se mettait en tête qu'il me fait de la peine!
Je l'ai dit à Edward, qui m'a demandé s'il devait embaucher un garde du corps supplémentaire!
"hum, en fait non je ne pense pas, tant que tu ne me brises pas le coeur Edward!"
"alors je suis tranquille! jamais je ne te ferai de mal mon amour!"
Mon coeur s'est emballé.
J'ai caché ma gêne en lui disant:
"par contre, si ma mère venait à apprendre la vérité, déménage carrément sur la lune: ou même sur Jupiter! c'est plus sur!"
On était à la web cam, nus, et je l'ai vu éclater de rire, avant de redevenir plus sérieux:
" Bella, mes parents ont hate de te rencontrer!"
"tu comptes me présenter tes parents? ouah!"
Il a eu l'air surpris:
"évidement Bella! tu ne me présenteras pas les tiens?"
"si , volontiers, si je ne pensais pas que ta sécurité soit remise en cause!"
Il a sourit mais a continué:
"Bella, la tournée s'achève le 28 juillet. En aout je ne fais rien de spécial, on pourrait..."
"oui bien sur! tu peux venir chez moi! je travaille la journée mais tu pourras te reposer et visiter la ville pendant ce temps!"
"l'essentiel c'est qu'on soit ensemble mon amour!"
"oui comme tu dis!"
J'ai du mal, à afficher mes sentiments. Me montrer nue, faire l'amour en direct à la web cam, pas de soucis. Lui dire que je l'aime, c'est à présent naturel. Mais officialiser, ça me fait pour nous . Je suis sure de nous deux! Mais j'ai peur de ce que sa célébrité peut engendrer...
Edward PDV
Le temps passe... lentement... tâches automatiques. Robotiques. La seule chose qui maintienne mon horizon à flot, c'est cette simple date: 15 juillet. Voir Bella. Sentir Bella. Discuter avec Bella. Caresser Bella. Me noyer dans les yeux de Bella. Hum... me noyer dans Bella... voir Bubulle, mon fils. Notre fils. Notre bébé. Et accessoirement chanter. Dans la ville dans laquelle vie Bella. Et Bubulle. Okay, toujours aussi crétin, obsessionnel, mais j'ai la bonne excuse. La seule valable. Je suis amoureux.
J'aimerai... j'aimerai lui épargner ma famille. J'aimerai... vraiment... mais... quelque chose me dit que je ne pourrais pas. Non. Vraiment pas. Elle s'appelle Alice et s'accroche à moi pire que de la super glu. Comme si j'allais lui faire un coup tordu et foncer dans un avion, kidnapper Bella et m'enfuir dans une île déserte, tous les deux, tous seuls... bon, l'idée me paraissait bonne, mais vu que je n'ai pas cinq minutes d'autonomie... bref... ils m'aiment, hein... m'aiment si fort que c'est limite si je peux aller aux toilettes sans leur compagnie. Pire que de la super glu! Définitivement.
Finalement. J'ai craqué. J'ai craqué! Je les ai réunis, mes comparses, mes collèges... ma famille, dans ma chambre...
- « Rosalie, Alice, Emmett et Jasper »
- « Edward? »
- « Écoutez... écoutez et ouvrez bien vos oreilles... demain... demain sera un grand jour »
- « Oui, on le sait Eddy-chou. On le sait. Tu vas encore chanter... Comme à peu près tous les soirs... aïe Rose! »
- « Merci Rosalie »
- « De rien mon grand »
- « Donc, demain est un grand jour. Demain, on va se produire à Seattle. Demain... vous allez rencontrer la femme de ma vie »
- « Ouiiiiiii, j'en peux plus, je meurs d'impatience, le temps va trop lentement! Vivement que l'on fasse du shopping! Tu crois qu'on aura le temps? Oui, on aura le temps! Hein! On va se le trouver! Oui! Ça va être trop génial! J'ai déjà prévu, avec Rose, de l'emmener au spa, de faire juste une petite dizaine de boutique, faut savoir commencer léger pour ne pas la brusquer, et.. »
- « Alice! »
- « Ben quoi? J'exprime avec douceur et délicatesse mon approbation et mon enthousiasme! »
- « Okay. Donc, j'aimerai... hum... si ce n'est pas trop demander... à chacun d'entre vous, et surtout en particulier à Em, de se tenir... raisonnablement bien... pour ne pas la faire fuir »
- « Eddy, franchement, si elle avait dû fuir, ça aurait été fait déjà depuis longtemps! Avec la manie que tu as de tout intellectualiser! Montres-toi comme ce que tu es! Un homme! Un vrai! Fais-la d'abord grimper aux rideaux, y'a que ça qui fonctionne avec les bonnes femmes! Aïe Rose! »
- « Merci Rose »
- « Celle-là, c'était même pas pour le faire taire, c'est pour qu'il tente de réfléchir un peu aux âneries qu'il est capable de sortir. Je ne devrai pas m'étonner après tout ce temps, mais il arrive encore à me surprendre... »
- « Hihihi »
- « Merci Jazz... je me sens soutenu! Je sens que ça va être... un vrai désastre! »
- « Mais non, Eddy, mais non! Ça va être trop génial! Et tu verras, on va bien se tenir »
- « Promesse, promesse! » dis-je en levant les bras au ciel.
Ce debriefing n'a servi strictement à rien. À rien. Nous sommes à l'aéroport. Mon cœur sursaute dans ma poitrine, impatient de retrouver sa maison. Mais jamais il ne pourra frétiller autant qu'Alice. Si on voulait passer inaperçu... même entouré de nos gardes du corps, même en entourant et tentant de la noyer parmi nos grandes tailles, elle semble comme monté sur ressort, sur échasse, sur pile nucléaire, impossible à calmer... je sais qu'une montagne de calmants n'aurait jamais réussi à la calmer. Mais je ne pensais pas qu'elle serait... limite plus impatiente que moi!
J'avoue, je ne suis pas de mauvaise foi votre honneur... je reconnais qu'un déplacement de dix personnes, dont cinq qui ressemblent à de vraies armoires normandes par rapport auxquelles même Emmett ferait penser à un pet-shop, ce n'est pas facile à cacher. Même avec nos casquettes et lunettes noires. Personnellement, j'ai toujours pensé que c'était ridicule de porter des lunettes de soleil dans un endroit où il n'y a pas de soleil, mais paraît que ça évite que les fans nous reconnaissent et nous saute dessus déclenchant des crises d'hystérie... bref.
En tant normal, nous voyageons séparément, histoire d'être plus discrets. Mais là. Impossible de leur faire changer d'avis. Voyage avec moi ou pas de voyage du tout. Comme s'ils s'attendaient à ce que Bella soit là à nous attendre à l'aéroport. N'importe quoi! Si j'étais pas un chanteur à succès, j'aurai apprécié que ma chérie vienne m'attendre sur le tarmac, mais là... impossible, surtout pour sa propre sécurité et tranquillité. Donc, nous sommes un troupeau de Vampires in Heaven en déplacement. Et pour l'instant tout se passe plutôt bien. On arrive même à se glisser assez discrètement vers la salle d'embarquement...
Jusqu'à ce qu'Emmett commence à ronchonner...
- « J'ai faim »
- « Tais-toi Em, tais-toi... tu as mangé une bonne dizaine de beignets il y a dix minutes! »
- « Oui, mais j'ai quand même faim »
- « Mange ta main et garde l'autre pour demain »
- « Gnia gnia gnia! »
- « Tu pourras manger dans l'avion! »
- « Pfff, personne ne me comprend! »
- « Oui, c'est ça »
- « HIIIIIIIIIIIIIIIIII! REGARDEZ! REGARDEZ! C'EST UN CADEAU PARFAIT POUR BELLA! » hurle Alice en sautant, « UN SAUTOIR VINTAAAAAGGGGEEEE QUI IRA SUPER BIEN AVEC SA JUPPPPEEEE! »
Et se faufilant sous la bras de tout le monde, elle se rue dans le duty-free, achète le collier, tout ça en l'espace de deux secondes trente.
Deux secondes trente qui se transforment en cauchemar. Et bien oui... parce qu'avec la discrétion de sa voix douce, elle s'est fait remarquer par une jeune adolescente qui la regarde les yeux grands ouverts, la main posée sur sa bouche pour s'éviter de crier... Nous retenons tous notre souffle...
Pas comme la copine de la jeune fille qui se met à hurler, « mon Dieu, Alice Cullen des Vampires in Heaven »!
Évidemment, s'en suit une panique indescriptible. Les gorilles s'aperçoivent qu'Alice manquant à l'appel, qu'elle va finir par se faire piétiner par une horde de fans en furie, et que nous-mêmes allons sans aucun doute nous faire happer par la masse impressionnante qui s'est formée en quelques micro-secondes. Heureusement, Jasper est plus vigilant, plus rapide que les autres. D'un autre côté, c'est son mari, il faut qu'il assume son choix! Il attrape Alice, la jette comme un sac à patate sur son épaule, et tous ensemble, nous fuyons l'attroupement menaçante de déborder, nous ruant dans la petite salle privée dans laquelle nous pourrons attendre le départ de notre vol.
Alice a la délicatesse de ne pas protester lorsque son époux la dépose au sol, saine et sauve, et nous regarde, contrite. Faut dire qu'une toute petite femme qui fait face à sa famille dont chacun des membres la dépasse de 180 m, ça n'aide pas. Mais c'est sans compter qu'on a affaire à Alice quand même...
- « Ça va, désolée, pas la peine d'en faire tout un foin! Je sens qu'un certain chanteur a très envie de m'asticoter, mais c'est bon, je recommencerai plus, promis, ça va, pas la peine de faire la leçon! »
- « Alice... » dis-je
- « C'est bon, c'est bon! J'ai eu aussi peur que vous, désolée, désolée, désolée... tiens, on appelle pas notre vol? »
- « C'est ça, change de sujet! Bon sang, c'est la dernière fois qu'on prend un vol tous ensemble! »
Pour toute réponse, ma chère et tendre sœur me tire la langue. Nous embarquons, après tout, ce genre de choses arrive assez fréquemment, mais certainement jamais parce que l'un d'entre nous désire faire du shopping de dernière minute... hum... sauf Alice évidemment.
Installé, je pianote sur mon téléphone. « Bella, tu sais, parfois, j'ai envie de tuer ma sœur. Heureusement que je sais que je vais bientôt te serrer dans mes bras. Je t'aime »
- « Qu'est-ce qu'elle a encore fait? Je t'aime aussi »
- « Je te raconterai... je meurs d'impatience de te serrer dans mes bras »
- « Moi aussi »
- « Chaque seconde qui passe me rapproche de toi... fou comme une seconde ressemble à une éternité tant j'ai hâte de te voir »
- « Edward... je t'aime »
- « Je t'aime aussi ma Bella... à tout l'heure »
« Je t'aime Edward... à tout à l'heure. Vite »
Souriant, je pose la tête et tâche de me reposer. Une longue et belle soirée/nuit m'attend.
Bella PDV
Je ne travaille pas aujourd'hui.
Ni demain.
Aujourd'hui je me prépare. Edward arrive à l'aéroport à 15h10 et saute dans un taxi pour venir chez moi.
Et demain je passe la journée avec lui !
Enfin, eux, quoi !
Je range.
Absolument.
Par le vide, en grande partie, et en fourrant un maximum de choses dans les tiroirs et le placard.
Ca ressemble pas à Ikéa, c'est sur, mais c'est mieux que la première fois qu'il m'a vue.
J'arrive pas à manger.
Non, j'y arrive pas !
Mais je me force.
Je serai bien capable, sinon, d'avoir une hypoglycémie en faisant l'amour.
Je réussis à manger du melon, et du chocolat.
Je tourne comme un lion en cage.
Littéralement.
Je regarde Bubulle.
Il a l'air calme, détendu.
Tout cela ne l'affecte pas.
Veinard…
A 14h00 je file sous la douche.
Je fignole mon épilation au rasoir.
Miraculeusement ,je ne me blesse presque pas. Juste un petite coupure sur le mollet que j'arrête facilement en pressant dessus, et qui ne se voit quasiment pas.
Mon coeur bat à toute allure.
Il va arriver!
Je m'habille.
Je mets me jupe rouge, mon tee shirt blanc. Mes spartiates. J'attache mes cheveux en chignon souple. Je ne me maquille presque pas: juste un peu de gloss.
J'hésite à mettre des sous vêtements ou pas.
Finalement, je mets juste un string mais pas de soutien gorge. On devine mes seins nus sous le tee shirt, ça devrait lui plaire.
Je prépare du chocolat chaud. Je sais qu'il aime beaucoup ça. Comme moi!
Je n'en peux plus d'attendre!
Je veux le toucher, l'embrasser, être dans ses bras!
Je m'assied prêt de Bubulle.
Je le contemple, tachant de me calmer.
Texto.
C'est Edward:
"je suis dans le taxi! je t'aime, à tout de suite!"
Il arrive! Il... IL ARRIVE!
Je lui réponds:
"je t'attends! je t'aime aussi!"
Un autre texto arrive pendant que je rédige ma réponse à Edward.
C'est Alice, qui m'écrit:
"il vient de sauter dans un taxi! prépare toi à te faire manger tout crue et surtout toute nue!"
J'éclate de rire, et lui réponds dans la foulée:
"c'est peut-être moi qui vais le dévorer!"
Dommage que Bubulle soit un poisson rouge, je le serrerais bien contre mon coeur en ce moment...
On sonne à la porte.
Je bondis.
Oui, c'est lui!
Il est encore plus beau que dans mon souvenir.
Il porte un jean délavé et une chemise blanche froissée et roulée aux coudes.
Il me saute dessus en riant et me soulève.
Je noue mes jambes autour de sa taille et nos lèvres se trouvent toutes seules.
Il claque la porte et on bascule ensemble sur le canapé.
Ses lèvres quittent les miennes, juste un instant, pour me dire:
"je t'aime Bella, je t'aime tant, tu m'as tellement manquée!"
"je t'aime aussi! je n'en pouvais plus!"
Il est là.
Enfin!
