Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Jeff Davis, ce qui est totalement inutile de préciser mais bon on a pas le choix...

L'histoire se situe après la saison 3A, Boyd et Erica ne sont pas morts, les personnages rencontrent des soucis surnaturels mais ils ne seront pas très présents, plutôt en retrait du fil continu de l'histoire, du moins au début. Le sacrifice au Nemeton a bien eu lieu mais aucune porte n'est restée ouverte, donc pas de Nogitsune, Stiles est tout ce qu'il y a de plus humain :P. Peter et Derek ont laissé Cora partir, donc pas de Cora et malgré que je l'adore, Malia ne sera pas présente... du moins pour l'instant :D

Je remercie énormément Lily2012 car elle fait beaucoup pour cette fanfiction :)

Bonne lecture et n'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez !

Pour la liberté d'expression : Nous sommes Charlie.


Chapitre 10 : Dreamed last night of a time and place where from our troubles we had escaped

Stiles s'arrêta devant la porte de sa chambre.

- Eh, Peter.

Ce dernier se retourna.

- Oui ?

- Merci pour ce soir, ça m'a fait du bien de parler de ça.

Peter lui sourit.

- Pas de problème. Bonne nuit, Stiles.

- Bonne nuit, Peter.

Ils se quittèrent dans le couloir. Stiles se jeta sur son lit. Il fit une grimace en regardant dehors.

- Quel temps pourri.

Il soupira et attrapa son téléphone. Il n'avait pas encore envoyé de message à son père. Il se décida donc à le faire : Salut papa, aujourd'hui, c'était Hollywood, dommage qu'il ait commencé à pleuvoir fin d'après-midi. Heureusement, on rentrait à l'hôtel quand il a commencé à pleuvoir. Je t'aime. Stiles.

Il envoya le SMS et seulement là, dans un sursaut, réalisa qu'il avait écrit « on ». Puis, il se dit que peu importait. Il trouverait bien un truc à inventer. Un ami qu'il se serait fait, par exemple. Car il ne pouvait pas avouer à son père qui était avec lui. Il aurait paniqué. Parce que si lui avait accordée son entière confiance à Peter, ce n'était pas le cas de son père qui continuait à se méfier de tout ce qui avait quoi que ce soit de surnaturel et en particulier de Peter.

Lorsque Peter ouvrit les yeux, il pleuvait toujours. La journée s'annonçait mal. Il attrapa son téléphone, Stiles lui avait envoyé un message : Je suis descendu prendre le petit-déj'. Je crois qu'on va rester à l'hôtel aujourd'hui.

Peter rejoignit Stiles. Celui-ci mangeait avec appétit, son plateau copieusement rempli.

- Bon appétit, souhaita Peter en s'asseyant face à lui, sa tasse de café à la main.

- Bien dormi ?

- Oui, et toi ?

Stiles haussa les épaules.

- J'ai passé une nuit plutôt mouvementée.

- Des cauchemars ? demanda Peter en prenant un croissant à l'adolescent.

- Ouais, c'est ça, marmonna l'adolescent.

Peter piqua une tranche de bacon sur son assiette, ce qui lui valut une tape sur la main.

- Mais t'as fini ! C'est une vraie manie ! T'es trop flemmard pour te chercher à manger toi-même ou quoi ?

- Je pense à ta ligne, répondit le loup garou d'un ton détaché.

Stiles baissa les yeux sur sa taille.

- Pourquoi, tu trouves que j'ai grossi ?

Peter balada son regard sur lui.

- Ben ouais, un peu, ouais.

Il reçut un coup de pied en réponse.

Stiles attrapa le bras de Peter.

- Regarde, ils ont un billard !

Peter lui lança un regard en biais.

- Tu sais jouer au billard, toi ?

Stiles s'accrocha davantage à lui.

- Moi non, mais je suis sûr que toi, oui, rétorqua l'adolescent en tirant Peter à sa suite.

Peter alla s'assoir sur l'un des fauteuils. Stiles, lui, prit l'une des queues et visa les boules. Il loupa son coup.

- Merdeuh.

Il visa une boule précisément et tira.

- T'as fait une faute, commenta Peter.

Peter se leva et se plaça derrière Stiles :

- Regarde, tu mets tes doigts comme ça et tu poses la queue dessus. Il faut que tes doigts y coulissent.
- Pervers, vas, ricana Stiles.
Peter ne releva pas la remarque de son élève et continua ses explications.
- Tu vises la boule, dit-il, sans prendre compte du gémissement obscène de l'adolescent, et…
Il se redressa et sourit fièrement.
- Tu tires ton coup.
Stiles fit sortir une des boules de la table de jeu.

- Peter, c'est pas juste ! Tu m'as déconcentré !

- C'est pas de ma faute si tu te comportes comme une vierge effarouchée.

- Pff, n'importe quoi, marmonna l'adolescent en allant récupérer la boule qui s'était échappée.

Pendant que Stiles tentait d'améliorer son niveau au billard, Peter surfait sur le net.

- Oh, j'y arrive pas ! Comment tu fais, Peter ?

Le loup garou le rejoignit une fois de plus.

- C'est Talia qui m'a appris. Lorsque j'étais encore petit.

Il prit la queue et se positionna. Avec aisance, il tira et deux boules rentrèrent dans les trous.

- Tu vois, c'est pas si compliqué. Vas-y, réessaye.

Stiles se remit en position.

- Là, ta main comme ça, le bras… voilà, vise maintenant.

L'adolescent s'exécuta. Ce n'était toujours pas ça, mais son tir était plus précis.

- Cool ! T'es de bons conseils, Peter.

L'aîné esquissa un sourire et s'appuya contre la table de jeu.

- Eh, Stiles.

- Ouais ?

- T'as une idée d'où on va demain ? Non parce qu'apparemment la tempête devrait cesser.

- Ah, ben j'y ai pas encore réfléchi.

- Ça tombe bien, demain, c'est moi qui conduis.

L'adolescent se tourna vers lui, surpris, mais au regard d'acier, mystérieux, par lequel Peter lui répondit, Stiles comprit qu'il n'aurait aucune réponse.