Chapitre 10 : D'où vient-elle ?
Après avoir doucement refermé la porte, Grey s'adossa au mur près du lit. Il observa comment Natsu se baissa pour laisser Noriyuko glisser de son dos sur le matelas. Il se retourna et demanda :
- Bon, on va voir si la crème magique de Papy a fait son effet. Fais-voir tes petits bras.
Natsu n'eut pas le temps de s'avancer que la petite s'était reculée jusqu'au mur, enroula ses bras autour d'elle et détourna la tête d'un air coupable.
- Que-ce qu'il y a ? demanda-t-il, troublé
- Tu ne crois pas que tu lui dois des excuses ? trancha la voix de Grey
- Pourquoi ? s'étonna Natsu
- Parce que tu lui as reproché d'être venu te sauver ! Je dois te rappeler les reproches que tu lui as lancés au visage alors qu'elle se faisait juste du souci pour toi, abruti.
L"abruti" sembla tout d'un coup réaliser de quoi il était question et il reporta ses yeux sur la jeune femme. Celle-ci refusa de le regarder, fermant les yeux.
- C'est vrai, j'ai eu tort de te parler comme ça. Excuse-moi.
Noriyuko lui coupa la parole en signant.
- "Je ne voulais pas m'immiscer dans ton combat, je suis désolée.
Natsu voulût répondre mais elle ne lui en laissa pas le temps et continua :
- C'est juste que quand j'ai vu cette femme t'attaquer, j'ai eu peur et mon corps s'est mit à bouger tout seul."
Il inspira pour répondre mais, à nouveau, elle ne s'arrêta pas et se confondis en excuse.
- "Je sais, c'est ma faute mais elle allait te tuer, je ne pouvais pas rester sans rien faire, je ne savais pas que vous auriez des ennuis à cause de moi, je suis déso..."
Elle s'arrêta net. Natsu lui avait attrapé les mains mais elle sursauta. Cependant, il ne la lâcha pas et serra même ses mains, diffusant sa chaleur apaisante.
- Tu n'as pas à t'excuser, petite. Rien, absolument rien, n'est de ta faute. Tu ne pouvais pas savoir que c'était un entraînement. C'est moi qui suis désolé de t'avoir crié dessus, je n'aurais pas dû. On aurait dû te prévenir que certaines choses se passent différemment ici qu'à d'autres endroits. Alors arrête de t'excuser, de culpabiliser, tu n'as rien fait de mal. Calme-toi juste...
Natsu réchauffa intentionnellement ses propres mains et il redirigea la chaleur vers celles de sa protégée. Elle sembla se détendre un peu et soupira. Elle ouvrit les yeux et leva lentement les yeux vers Natsu, les joues rouges. Quand leurs regards se croisèrent, un choc électrique se propagea dans le cortex frontal des deux protagonistes. Natsu pouvait se retenir de vouloir faire disparaître ce dérangement par un geste, mais pas Noriyuko qui s'appuya la paume contre le front, au-dessus du sourcil gauche.
Natsu esquissa un sourire et fit signe à la petite de s'approcher. Celle-ci obéit et avança vers le bord du lit où Natsu examina ses bras et jambes.
- Il reste deux, trois marques mais elles disparaîtront avec le temps. conclut-il
Quand le mage releva les yeux vers Noriyuko, ses traits se tordirent l'espace d'un instant. Troublée, elle se rendit compte que Natsu ne la regardait pas dans les yeux mais qu'il fixait quelque chose sur son visage. La cicatrice, réalisa-t-elle soudainement. Le jeune homme observait avec amertume la cicatrice blanche qui barrait l'oeil gauche de l'adolescente. Puis, lentement, Natsu leva la main et voulut toucher le visage de Noriyuko. Elle eut un mouvement de recul mais il n'arrêta pas son geste. Il passa doucement le pouce sur la cicatrice, retraçant la longueur sur le visage de notre héroïne. Partagée entre la peur et l'envie de réconfort, elle fut paralysée.
Finalement convaincue par la chaleur de Natsu, elle appuya sa joue contre la main du jeune homme en fermant les yeux. Elle aurait tellement voulu lui dire merci, montrer sa reconnaissance mais sa voix l'en empêchait, toujours éteinte.
- Comment est-ce arrivé ? chuchota Natsu
Elle signa, gardant les yeux fermés.
- Ils t'ont puni... Mais pourquoi ?
Elle expliqua du mieux qu'elle put.
- Tu as essayé de t'enfuir. Trois fois.
Elle montra trois doigts.
- La troisième fois...
Noriyuko mima le geste d'un fouet qui claque.
Natsu devint silencieux et détourna les yeux pour cacher la flamme qui venait de s'y allumer. Ses pensées fulminaient de rage. Comment ont-ils osé ?! Faire ça à une petite fille ! Quand je les retrouverais, je les tuerais ! En relevant les yeux vers elle, il se rendit compte qu'elle avait posé ses mains sur la sienne. Cette enfant a tellement besoin de réconfort...
Comme si elle avait entendu ses pensées, Noriyuko s'avança et vint s'asseoir sur ses cuisses, se pelotant comme un chaton contre le torse de Natsu. Celui-ci referma ses bras sur elle, serrant sa protégée contre lui, réchauffant ce petit corps fragile.
Bonjour à tous,
Voici le dixième chapitre de mon histoire, j'espère qu'il vous plaira, il n'est pas très long, je m'en excuse. Comme d'habitude, je réponds à vos reviews :
- Merci à Troll forever, tes compliments font toujours autant plaisir.
- QueenCici, merci, merci, ça me fait plaisir à moi de l'écrire. Et oui, pas de pairing ici.
- Et bien évidemment chère Louve, qui, fidèle à soi-même, à encore écrit plusieurs lignes. Mon identité n'est pas secret mais mystère. Concernant la tienne, je me demandai l'âge que tu as, à partir de là, il serait facile de deviner ce que tu fais dans la vie. Non, non, Erza reste la même mais vous verrez ça prochainement, elle reviendra. Ma signature et mon nom viennent d'un des personnages principaux du magnifique film de Hayao Miyzaki, réalisateur que tout le monde connaît, et à juste titre, « Le Voyage de Chihiro. » Je suis persuadé que tu le connais, et si tel n'est pas le cas, vade retro Satanas ! Sacrilège !
Un jour, peut-être, je me révèlerais. Mais ce jour est loin d'être arrivée alors je dirais, apprécie le mystère.
Un homme a dit un jour, « L'ignorance, est le plus beau des cadeaux », à méditer.
À votre service, Haku Saîto, δvαγον!
